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Urologue : dans quels cas aller voir ce médecin spécialiste ?

Urologue : dans quels cas aller voir ce médecin spécialiste ?

Urologue, andrologue, sexologue… Lorsqu’un homme rencontre des soucis d’ordre intime, il est parfois difficile de savoir vers quel spécialiste se diriger. L’urologue propose une prise en charge plus globale que ses confrères puisqu’il traite les problématiques liées à la fois au système urinaire et à l’appareil génital masculin. Quel est son rôle ? Dans quels cas le consulter ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur le médecin en urologie.

Urologue : qui est-il ?

L’urologie est une spécialité médico-chirurgicale qui permet de soigner des pathologies infectieuses, congénitales, traumatiques, hormonales, etc. Plus précisément, l’urologue prend en charge les affections de l’appareil urinaire de l’homme et de la femme (vessie, uretère, urètre) et de l’appareil génital et reproducteur masculin (pénis, testicules, prostate). Dans le cadre de l’urologie pédiatrique, il pratique aussi la circoncision et traite l’énurésie (incontinence nocturne) par exemple.

Généralement, le patient voit d’abord son médecin-traitant qui, s’il le juge nécessaire, l’oriente vers une consultation en urologie. Il peut alors adresser une lettre au spécialiste, permettant au patient de rester de le parcours de soin et, de ce fait, de bénéficier d’un meilleur remboursement de sa consultation par la sécurité sociale.

L’urologue se distingue de l’andrologue. Si le premier traite les affections à la fois urinaires et génitales, le second cible davantage des soucis liés à l’appareil génital masculin. On consulte donc un andrologue pour des sujets de fertilité de l’homme, d’érection du pénis ou d’éjaculation masculine. Il est à même de trouver les causes d’une éjaculation faible, d’une dysfonction érectile ou encore d’une éjaculation retardée.

Quelle formation a suivi ce spécialiste ?

L’urologue est un médecin ayant suivi une formation très poussée. Il lui faut réaliser 13 années d’études après l’obtention de son baccalauréat pour obtenir le titre d’urologue. Ce long parcours scolaire se décompose en 3 étapes majeures : 5 années en facultés de médecine, puis 5 années de spécialisation en urologie et enfin 3 années en clinique d’urologie pour obtenir le Diplôme d’Etat de chirurgien urologue.

L’urologue peut ensuite exercer dans le service d’urologie d’un hôpital public, dans une clinique privée ou en libéral dans son propre cabinet. On compte environ 1 450 urologues à Paris et partout en France.

Evidemment, l’exercice de la profession d’urologue est réglementé. Tous les médecins que vous croiserez auront forcément reçu la formation précédemment mentionnée et seront donc tout à fait compétents pour vous soigner.

Quels peuvent être les motifs de consultation chez un urologue ?

Comme nous vous l’expliquions, l’urologue prend en charge les pathologies rénales, urétérales, vésicales, prostatiques, etc. Ainsi, différents symptômes ou affections peuvent vous amener à consulter en urologie :

L’urologue intervient aussi en cas d’infertilité masculine, de troubles de l’érection ou de problèmes d’éjaculation. Ainsi, tout symptôme lié à ces problématiques délicates peut donner lieu à une consultation ; n’ayez pas peur d’en parler. Ces sujets intimes, et parfois encore tabous, méritent votre attention car leurs répercussions sur la vie sexuelle et le quotidien peuvent être importantes. Érection qui retombe pendant l’acte, éjaculation douloureuse, difficulté à décalotter, perte de sensation du pénis, éjaculation prématurée… Tous ces soucis justifient une consultation si vous les vivez mal.

Bon à savoir : l’urologue propose également le dépistage du cancer de la prostate dès 50 ans. D’ailleurs, il intervient aussi en cancérologie, dans le traitement de certains cancers urologiques.

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Comment l’urologue pose-t-il son diagnostic ?

Comme de nombreuses consultations avec un spécialiste, le rendez-vous en urologie débute par un interrogatoire. L’urologue questionne le patient sur les symptômes qu’il ressent et ses antécédents médicaux et familiaux. Ensuite, le médecin procède à un examen clinique classique. Il examine aussi les parties génitales externes du patient à la recherche d’une anomalie visible : gonflement, rougeur, asymétrie, bosses, etc. Si besoin, en fonction des symptômes évoqués, l’urologue réalise un examen du périnée de l'homme et/ou un toucher rectal.

Après cette première phase d’examen, l’urologue a souvent plusieurs pistes en tête. Ainsi, pour préciser le diagnostic, il peut demander des examens complémentaires. Ceux-ci peuvent être :

  • Un ECBU (examen cytobactériologique des urines).
  • Une échographie.
  • Une endoscopie.
  • Un bilan urodynamique : mesure du volume uriné, de la pression dans la vessie, du débit urinaire, etc. 
  • Une cystoscopie : exploration de la paroie interne de l’urètre et de la vessie.
  • Etc.

En cas de consultation pour infertilité, il peut aussi prescrire un spermogramme et un spermocytogramme. Ces examens permettent d’analyser la qualité du sperme et des spermatozoïdes. Ils peuvent ainsi mettre en évidence des affections souvent responsables de difficultés à procréer : asthénospermie, oligospermie, tératospermie, azoospermie, nécrospermie, etc.

Bon à savoir : il est souvent conseillé de ne pas uriner avant une consultation en urologie. En effet, le professionnel peut parfois réaliser un examen de débitmétrie pour étudier la miction. N’hésitez pas à vous rapprocher du secrétariat de votre urologue pour en savoir plus et connaître les recommandations. 

La chirurgie urologique

Comme nous vous le disions, l’urologue est également un chirurgien. En cela, lorsque certaines pathologies le nécessitent, il procède à des traitements chirurgicaux. Ceux-ci peuvent être variés :

  • Adénomectomie voie haute : ablation d’un adénome prostatique.
  • Bandelette sous urétrale : en cas de fuites urinaires à l’effort, à la toux ou au rire, l’urologue place une bandelette sous l’urètre afin de le soutenir.
  • Biopsie de la prostate : prélever des fragments de la prostate, à travers la paroie rectale, pour les analyser.
  • Lithotritie extracorporelle : fragmentation d’un calcul grâce à des ondes de choc. Les fragments sont ensuite évacués par voie urinaire ; il n’y a donc pas d’ouverture sur le corps.
  • Néphrectomie élargie : en cas de cancer du rein, ablation de l’organe entier emportant ainsi la tumeur positionnée dessus.
  • Prostatectomie totale : en cas de cancer de la prostate, ablation de la prostate.

Quoi qu’il en soit, les avancées technologiques permettent aux urologues de pratiquer des opérations chirurgicales de moins en moins invasives. Parfois, l’hospitalisation n’est pas obligatoire et l’opération peut se faire en ambulatoire. La chirurgie robotique, par exemple, a de nombreux bénéfices pour le patient (moins de cicatrices, moins de douleurs post-opératoires, moins de risque d’infection, etc).

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