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Vessie hyperactive : comment uriner moins fréquemment ?

Vessie hyperactive : comment uriner moins fréquemment ?

La vessie hyperactive est un problème lié à l’urgence d’uriner. Les patients qui en souffrent ont des mictions très fréquentes et pressantes. Heureusement, il existe des solutions pour retrouver un rythme de miction normal : habitudes de vie, régime alimentaire ou prise de médicaments, on vous explique tout sur les traitements de l’hyperactivité vésicale.

Vessie hyperactive : définition et symptômes

Une vessie hyperactive se manifeste par des envies soudaines et incontrôlées d’uriner, même si la vessie n’est pas pleine. Ainsi, le patient urine très fréquemment et il éprouve des difficultés à se retenir. Il y a une véritable urgence d’uriner. Cela se produit le jour, mais aussi la nuit, entraînant un sommeil agité et des réveils nocturnes pour les personnes qui en souffrent.

La vessie hyperactive en tant que telle n’entraîne pas de fuites urinaires ou d’accidents nocturnes. Toutefois, lorsque le patient n’a pas la possibilité de se rendre aux toilettes quand il en a besoin, il peut y avoir des fuites ou une incontinence par impériosité.

Bon à savoir : on parle aussi de vessie irritable.

Cette pathologie peut arriver à n’importe qui, tout âge et sexe confondus. Néanmoins, il est vrai qu’il existe une prévalence chez les personnes âgées et les femmes.

Qu’est-ce qui provoque cette envie très fréquente d’uriner ?

Cette pathologie se définit par une hyperactivité du détrusor. Le détrusor est un muscle recouvrant la paroi interne de la vessie ; il joue un rôle prépondérant dans la miction. En effet, la vessie a la capacité de s'étirer quand elle se remplit, puis de se resserrer quand elle se vide. Cela est possible grâce au détrusor !

Normalement, le détrusor se contracte quand la vessie est pleine, vous envoyant alors le signal qu’il faut aller aux toilettes. Mais dans le cas d’une vessie hyperactive, le muscle se contracte bien avant que la vessie ait atteint sa capacité maximale. Il est alors nécessaire d’évacuer l’urine, même s’il y en a peu.

Cela entraîne alors une grande fréquence de mictions. Avec une vessie qui fonctionne normalement, l’Homme urine 4 à 8 fois par jour. Ainsi, si vous urinez plus de 8 fois par jour et que vous ressentez une sensation d’urgence, consultez votre médecin ! Vous souffrez peut-être d’une hyperactivité vésicale.

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Quelles sont les causes d’une vessie hyperactive ?

Il existe diverses causes à une vessie hyperactive. S’il y en a certaines qui sont simples à régler, il peut aussi s’agir de pathologies graves.

  • Obstruction de l’urètre : cela entraîne une sensation d’urgence.
  • Infection urinaire : les bactéries dans la vessie irritent la muqueuse, ce qui entraîne une sensation d’urgence.
  • Trop grande consommation de liquides : la vessie se remplit trop vite !
  • Ne pas boire suffisamment = eh oui, boire une quantité insuffisante d’eau pour tenter de régler le problème peut l’aggraver ! L’urine devient trop concentrée, ce qui irrite la muqueuse de la vessie. Encore une fois, c’est une sensation d’urgence qui se fait ressentir.
  • Consommation élevée de boissons ayant un fort taux de caféine (café, boissons énergisantes).
  • Calculs vésicaux.
  • Problèmes gynécologiques : par exemple, un prolapsus ou des tumeurs de l’ovaire peuvent provoquer une irritation de la vessie.
  • Hypertrophie bénigne de la prostate : notamment suite à une intervention chirurgicale liée à cette pathologie.
  • Pathologies du système nerveux : sclérose en plaque, spina bifida ou encore maladie de Parkinson.

Enfin, il existe des facteurs qui favorisent l’apparition de cette affection. Il s’agit de l’obésité, du tabagisme mais aussi du diabète. En effet, l’hyperglycémie augmente la production d’urine.

Comment poser le diagnostic de l’hyperactivité vésicale ?

Si vous remarquez que votre fréquence de miction a augmenté, n’hésitez pas à consulter un médecin. Celui-ci commencera par vous poser des questions pour mieux connaître votre historique médical. Il peut également pratiquer un examen gynécologique.

Ensuite, le médecin vous demandera de tenir un journal des mictions pendant quelques jours ou semaines. Cela consiste à noter tout ce que vous buvez, ainsi que combien de fois vous urinez. Ces données sont essentielles pour que le médecin puisse déterminer si votre fréquence de miction paraît normale ou non.

Enfin, il peut procéder à certains tests ou examens. Par exemple, cela peut être une analyse d’urine pour détecter une infection ou la présence de sang dans les urines. Il peut aussi vérifier si la vessie se vide complément en insérant un cathéter dans celle-ci. De même, il peut estimer intéressant de mesurer l’activité du détrusor. Pour ce faire, il remplit la vessie d’eau grâce à un cathéter puis prend des mesures avec une sonde. Cela lui permet de savoir si le muscle travaille normalement.

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Quels sont les traitements possibles de la vessie hyperactive ?

Traiter une vessie hyperactive n’est pas simple car il est parfois difficile de connaître la cause exacte de la pathologie.

Ainsi, en traitement initial, les médecins proposent souvent des mesures conservatives. Cela consiste d’abord en une rééducation de la vessie, notamment grâce aux exercices de Kegel. Cela peut aussi inclure un changement de mode de vie et un régime alimentaire particulier. Par exemple, le médecin peut préconiser de bien étaler sa consommation de liquides sur la journée et de réduire cet apport après 18h. L’idée étant de ne pas surcharger la vessie.

Si, toutefois, ces recommandations ne fonctionnent pas, il existe un traitement médicamenteux. Celui-ci repose sur des agents antimuscariniques qui empêchent le détrusor de se contracter trop tôt. Ainsi, les mictions peuvent s’espacer. Le médicament fait effet en quelques jours à quelques semaines, il faut donc un peu de patience !

De même, un autre traitement consiste en une injection de toxine botulique dans le détrusor afin que la vessie puisse garder davantage d’urine avant que le muscle ne se contracte.

Prévenir l’hyperactivité vésicale

Pour prévenir l’hyperactivité vésicale, ou tout du moins mieux vivre ses symptômes, voici quelques conseils.

Tout d’abord, il ne faut surtout pas limiter l’hydratation. Comme nous vous l'expliquions, cela peut être contre-productif. Buvez correctement, de petites quantités à la fois. En revanche, il y a certaines boissons à éviter : l’alcool, les boissons gazeuses, les jus de fruit ou encore les boissons contenant de la caféine.

De même, vous pouvez adapter votre régime alimentaire et, notamment, éviter certains aliments diurétiques :

  • Les agrumes : privilégiez les fruits peu acides ;
  • les aliments épicés ;
  • le vinaigre ;
  • le chocolat : il contient de la caféine.

Les médecins recommandent d’aller systématiquement aux toilettes avant le coucher pour limiter les envies nocturnes.

Enfin, rappelons qu’en cas de symptômes évoquant cette affection, il est recommandé de consulter un médecin. Prendre soin de votre santé est important, c’est pourquoi la réalisation d’un bilan de santé complet régulièrement est une bonne idée. Ce check up complet est aussi une bonne occasion pour parler de ce genre de symptômes qui, même s’il n’engendre pas de douleur, peuvent être gênants.

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Ne pas confondre hyperactivité vésicale et infection urinaire

La vessie hyperactive et l’infection urinaire sont deux pathologies qui touchent le même organe, la vessie, et qui ont des symptômes similaires. Pourtant, elles sont bien distinctes l’une de l’autre !

L’infection urinaire est due à la bactérie Escherichia coli. Celle-ci est naturellement présente dans le tube digestif, mais lorsqu’elle parvient à remonter dans la vessie par l’urètre, elle cause une infection. On retrouve parmi ses symptômes des envies d’uriner très fréquentes et une impression de ne pas pouvoir se retenir, exactement comme dans le cas d’une vessie hyperactive. Néanmoins, s’ajoutent à cela des brûlures lors de la miction, des urines troubles et odorantes et une sensation de poids dans le bas du ventre. Ainsi, si les deux affections sont pénibles au quotidien, l’infection urinaire est en plus douloureuse.

L’infection urinaire est bien plus présente chez la femme car son urètre est de petite taille, favorisant ainsi l’introduction anormale de micro-organismes dans la vessie. La longueur de l’urètre de l’homme le protège en quelque sorte. Toutefois, il n’est pas totalement épargné ! La survenue d’une pathologie de la prostate (adénome de la prostate ou cancer de la prostate) qui gêne la vidange de la vessie favorise l’apparition d’infection urinaire chez l’homme.

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