AccueilBlogSexualitéInfertilité masculine : causes, symptômes et traitements !

Infertilité masculine : causes, symptômes et traitements !

Infertilité masculine : causes, symptômes et traitements !

Contrairement aux idées reçues, l’infécondité dans le couple n’est pas seulement du ressort de la femme. Les hommes sont aussi concernés. Selon des statistiques, dans plus de 30 % des cas, le problème vient du partenaire de sexe masculin. Quelles sont les causes de l’infertilité masculine ? Quels sont ses symptômes et quelles sont les solutions disponibles pour la traiter ? Le point ici.

Quelles sont les causes de l’infertilité masculine ?

L’infécondité chez l’homme peut être le résultat de nombreux facteurs. 

Une anomalie des cellules reproductrices peut causer l'infertilité masculine

Un défaut de la production des gamètes mâles par les testicules reste l’une des causes les plus répandues de l’infertilité masculine. Il peut s’agir entre autres de :

  • l’azoospermie qui désigne une absence totale de spermatozoïdes dans le sperme ;
  • l’asthénospermie qui indique un défaut de mobilité des gamètes ;
  • l’oligospermie qui se traduit par un nombre insuffisant de cellules reproductrices dans l’éjaculat ;
  • la nécrozoospermie se caractérise par un nombre important de gamètes morts ;
  • la tératospermie qui correspond à une quantité importante de spermatozoïdes à la morphologie anormale dans le sperme.

Généralement, ces anomalies spermatiques sont dues à des complications congénitales comme la cryptorchidie dans le cas de l’azoospermie. Elles peuvent être aussi le résultat d’un traitement lourd (chimiothérapie, radiothérapie), des séquelles d’une maladie infantile (oreillons) ou d’une perturbation endocrinienne.

Les maladies infectieuses chroniques (urétrite) ainsi qu’une mauvaise hygiène de vie (consommation excessive d’alcool, tabagisme, toxicomanie) font également partie des facteurs à la base des anomalies qui touchent les spermatozoïdes. 

Par ailleurs, lorsque le patient combine l’oligospermie, la tératospermie et l’asthénospermie, on parle alors d’une oligo-asthéno-tératospermie. Son niveau de fertilité devient alors très faible. Toutefois, dans certains cas rares, il peut arriver qu’une grossesse survienne d’une manière inopinée. La qualité du sperme peut connaître une véritable amélioration chez des malades. 

L'infertilité masculine causée par des pathologies au niveau des organes génitaux

Les anomalies touchant les cellules reproductrices ne constituent pas les seules causes qui affectent le processus de reproduction dans un couple. Les maladies endommageant le fonctionnement optimal des gonades masculines sont également des causes de l’infertilité chez l’homme. 

La varicocèle

Pathologie caractérisée par une varice au niveau du cordon spermatique, la varicocèle touche 15 % des personnes de sexe masculin. Quand la dilatation de la veine est importante, elle peut entraver le bon développement et le fonctionnement du testicule. 

À ce jour, il n’existe pas d’études établissant avec précision le rapport entre la varicocèle et l’infertilité. Toutefois, certaines statistiques suggèrent que 35 % des hommes présentant une infécondité primaire souffrent d’une varicocèle. Ce pourcentage monte à 80 % quand on s’intéresse à l’infertilité secondaire

La mucoviscidose

Pathologie génétique qui ne touche qu’un nouveau-né sur 4 500, la mucoviscidose s’attaque essentiellement aux voies respiratoires et digestives du malade. 

Néanmoins, elle possède des conséquences majeures sur les organes de reproduction qui se traduisent par une anomalie ou une absence totale des canaux déférents. 98 % des personnes de sexe masculin affectées par cette maladie sont sujettes à l’infertilité. 

La cryptorchidie

Encore connue sous le nom de « testicule non descendu », la cryptorchidie est un défaut congénital qui désigne un arrêt de la migration du testicule au cours de la croissance du fœtus. Dans la majorité des cas (soit 80 %), ce phénomène n’affecte qu’une seule gonade. Lorsque les deux testicules sont touchés (chez une personne sur cinq), cela influe alors sur la fécondité. 

Le bon déroulement de la spermatogenèse nécessite que les gonades soient à l’intérieur des bourses où règne une température entre 33 et 34 °C. À l’intérieur du corps, la température est à 37 °C, ce qui perturbe le processus normal de formation des cellules reproductrices.

L’orchite

Inflammation de la gonade, l’orchite résulte d’une infection ou d’une maladie virale comme les oreillons. Dans la plupart des cas, cette pathologie endommage les testicules et influe négativement sur la spermatogenèse. 

L’épididymite

Généralement, l’inflammation de l’épididyme est due à une infection sexuellement transmissible comme la chlamydia ou la gonorrhée. Il peut également arriver que la présence d’une entérobactérie telle que l’Escherichia coli endommage cette partie du système reproducteur. Alors, même quand la production du sperme se déroule correctement, le liquide ne peut pas être évacué. 

L’éjaculation rétrograde

L’éjaculation rétrograde désigne l’évacuation du sperme à l’intérieur de la vessie. La cause la plus répandue de ce phénomène est la prise de certains produits pharmaceutiques. Des interventions chirurgicales au niveau de la prostate ou de la vessie peuvent aussi entraîner ce dysfonctionnement.

Les troubles hormonaux peuvent perturber la fertilité masculine

Le défaut de fécondité chez l’homme peut être aussi la conséquence d’un hypogonadisme. Ce dernier désigne une insuffisance de la sécrétion des hormones FSH et LH. Elles régulent la spermatogenèse et des taux inférieurs à ceux requis peuvent entraîner une azoospermie sécrétoire. Les causes d’hypogonadisme peuvent être liées à différents facteurs. 

Des anomalies congénitales

Le syndrome de Klinefelter fait partie des anomalies congénitales qui entraînent un défaut de sécrétion de la FSH et de la LH. Il touche un garçon sur 600 et se caractérise par la présence d’un chromosome sexuel X supplémentaire. 

Généralement, cette pathologie est présente depuis la naissance. Toutefois, les symptômes ne s’observent que pendant la puberté. Même si les manifestations sont variables, l’infertilité reste un signe constant. 

Une tumeur hypophysaire

Un cancer au niveau de l’hypophyse peut endommager les fonctions de l’axe hypothalamo-hypophysaire. Ce dernier régule la sécrétion des hormones gonadotropes (KH et FSH) qui stimulent l’activité des gonades. 

Par ailleurs, une pathologie chronique comme le diabète ou le cancer de la thyroïde peut affecter le système endocrinien et la spermatogenèse par la même occasion. 

Les autres facteurs d'infertilité masculine

En dehors des causes de nature organique, spermatique et hormonale, le mode de vie possède également un impact considérable sur la qualité du sperme. On pense notamment à une mauvaise hygiène alimentaire, un stress continu, la consommation de tabac, de drogue et d’alcool (en grande quantité). 

Par ailleurs, l’exposition continue à de fortes températures ou à des polluants environnementaux peut aussi influer sur la fécondité masculine. 

Quels sont les symptômes de l’infertilité chez l’homme ?

Le signe le plus répandu de l’infécondité de l’homme est l’absence de procréation au sein du couple. La suspicion d’un problème de fertilité apparaît quand les deux partenaires éprouvent des difficultés à concevoir après une année minimum de rapports sexuels réguliers et non protégés. Néanmoins, on peut associer l’hypofécondité à d’autres manifestations cliniques. Il s’agit notamment de :

Bien que ces facteurs ne soient pas nécessairement à la base de l’infertilité, ils peuvent amener le médecin à effectuer une investigation plus poussée. En outre, certains symptômes peuvent se traduire par un déséquilibre endocrinien comme un défaut de pilosité ou une hypertrophie mammaire de l’homme (gynécomastie). 

Comment s’établit le diagnostic de l’infécondité masculine ?

Avant de proposer une solution au patient pour son infertilité, le professionnel de la santé prescrit des tests dans le cadre d'un bilan de fertilité et un examen clinique. Il prend également en compte de nombreux facteurs tels que l’âge, le poids, la taille ainsi que la pression artérielle du malade. 

Le spermogramme fait partie des analyses que devra effectuer le patient à la suite d’une interview minutieuse avec le médecin. Le spermogramme en laboratoire permet de déterminer le nombre, la mobilité ainsi que la présence de potentielles anomalies au niveau des gamètes. 

Bon à savoir : le résultat du spermogramme est souvent complété d'une spermoculture (recherche de germes dans le sperme) et d'un spermocytogramme (analyse morphologique des spermatozoïdes).

Dans certains cas, le thérapeute peut prescrire d’autres examens comme le bilan hormonal, une biopsie des gonades ou encore une échographie des testicules. 

Quelles sont les solutions proposées pour traiter l’infertilité chez l’homme ?

La prise en charge de l’infécondité masculine dépend de l’origine du trouble. 

Le traitement de la cause de l’hypofécondité

Généralement, quand l’infertilité de l’homme est liée à une infection du système uro-génital comme l’urétrite, le médecin prescrit des antibiotiques. En revanche, dans le cadre d’un déficit hormonal, une supplémentation hormonale est le moyen le plus recommandé. 

Si l’infécondité est due à une carence alimentaire, l’expert conseille un apport supplémentaire en antioxydant. En plus d’aider l’organisme à lutter contre le stress oxydatif, cet élément permet aussi d’accroître la quantité de spermatozoïdes ainsi que leur mobilité.  

Bon à savoir : une bonne hygiène de vie et une alimentation saine agissent comme un traitement naturel de l'infertilité masculine, pour booster la qualité des spermatozoïdes.

Pour certaines pathologies, le patient peut subir une intervention chirurgicale pour essayer de corriger le problème. Par exemple, pour une obstruction épididymaire, une anastomose épididymo-déférentielle aide à rétablir le lien entre l’épididyme et le canal déférent. Dans le cas d’une varicocèle, l’embolisation de la veine spermatique en hauteur permet d’éviter le reflux sanguin. 

En outre, quand l’homme est atteint d’azoospermie excrétoire, son organisme produit des gamètes, mais ils ne sont pas présents dans le sperme. Ce phénomène est dû à la présence d’un obstacle sur le parcours des cellules reproductrices. L’intervention chirurgicale permet d’identifier l’obstruction, de la retirer et enfin de reconnecter les canaux. 

Les techniques de la procréation médicalement assistée

Quand il n’est pas possible d’envisager un traitement de l'infertilité masculine médical ou chirurgical ou que les solutions envisagées ne fonctionnent pas, le médecin propose alors une PMA. 

L’insémination artificielle (IA)

L’IA reste l’une des méthodes les plus anciennes et les plus aisées à pratiquer dans le domaine de la procréation médicale assistée. Elle consiste à insérer l’éjaculat dans la cavité utérine afin d’augmenter les chances d’une grossesse. Cette technique peut se faire soit avec le sperme du malade, soit avec celui d’un donneur. 

La micro-injection intracytoplasmique

Encore connue comme sous le sigle ICSI en anglais, la micro-injection intracytoplasmique consiste à mettre directement en contact le spermatozoïde avec l’ovocyte. La cellule reproductrice est sélectionnée au préalable en raison de son pouvoir fécondant. 

Par ailleurs, elle provient d’un échantillon prélevé par voie naturelle ou à l’aide d’une biopsie testiculaire. Cette technique de fécondation in vitro s’avère réellement efficace pour les cas d’asthénospermie, d’oligospermie ou de tératozoospermie. 

Qui veut être mon associé
Découvrez le passage de Charles.co sur 
M6
Voir le replayfleche-droite-fine-picto