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Éjaculer plusieurs fois a-t-il un risque sur le cancer de la prostate ?

Éjaculer plusieurs fois a-t-il un risque sur le cancer de la prostate ?

En fonction de son activité sexuelle, on peut se demander si éjaculer plusieurs fois à une incidence sur notre santé, notamment le cancer de la prostate. Le cancer de la prostate constitue la forme de cancer la plus fréquente chez les hommes âgés de plus de 50 ans. Avec près de 9 000 décès par an, il constitue la deuxième cause de décès par cancer chez l’homme. Compte tenu de son risque pour la fertilité et la santé de l’homme, cette affection fait l’objet de plusieurs études et interrogations. En particulier, diverses recherches se sont intéressées à l’influence de la fréquence d’éjaculation sur le risque et le développement du cancer de la prostate. Finalement, éjaculer plusieurs fois est-il dangereux ?

Éjaculer plusieurs fois : quels sont le mécanisme et l’utilité de l’éjaculation ?

L’éjaculation constitue un phénomène physiologique et un réflexe de l’organisme masculin. Elle répond à l’accroissement de la libido et une forte stimulation, puis correspond à l’expulsion du sperme par le pénis. Ce liquide, poussé hors de la verge, se compose essentiellement de spermatozoïdes. Eux-mêmes produits dans les testicules et de sécrétions des glandes annexes :

  • le liquide séminal sécrété par les vésicules séminales ;
  • le liquide prostatique produit par la prostate ;
  • le produit de la glande bulbo-urétrale ;
  • et le liquide sécrété par les glandes de Cowper.

Grâce à cette constitution, le liquide séminal contient des nutriments, des minéraux et des oligo-éléments, des hormones de croissance, de la testostérone, des cellules épithéliales et des globules blancs. Cette constitution permet d'assurer la survie des cellules reproductrices mâles. Plus encore, elle leur permet d’atteindre l’ovule lors d’un coït avec pénétration vaginale et éjaculation.

Avec l’excitation qui s’accroît au cours du rapport sexuel, les glandes de Cowper produisent le liquide pré-éjaculatoire. Il permet la neutralisation de l’acidité laissée par les traces d’urine et la lubrification de l’urètre. 

Pendant ce temps, les organes génitaux masculins se contractent. Ils sécrètent chacun leurs liquides qui viennent se mélanger à la base du pénis, dans l’urètre supérieur. C’est là que se forme le sperme. Cette accumulation de l’éjaculat dans l’urètre crée progressivement une tension

La survenance de l'éjaculation

Lorsque la pression atteint son maximum, l’éjaculation devient imminente : c’est le point de non-retour ou point d’inévitabilité éjaculatoire. Le muscle pubococcygien, muscle du périnée situé autour de la base du pénis et de l’anus, se contracte alors. Cette contraction permet d'expulser le liquide à une vitesse moyenne de 45 km/h.

Cette organisation laisse le sperme d’atteindre le fond du vagin lors de l’éjaculation, facilitant ainsi la fécondation. Considérée comme un symbole de virilité, de masculinité et de puissance par les hommes, l’éjaculation joue donc un rôle déterminant dans la procréation. Elle constitue également un indicateur de la santé de l’homme. Par exemple, une éjaculation douloureuse ou une absence d’éjaculation peut être considérée comme la manifestation d’un problème de santé.

Ejaculer plusieurs fois : que savoir du cancer de la prostate ?

Forme de cancer la plus fréquente chez les hommes, le cancer de la prostate constitue une pathologie caractérisée par une transformation et une multiplication anarchique des cellules de la prostate. Dans la majorité des cas, cette maladie se développe à partir des cellules épithéliales. C'est la multiplication des ces cellules qui forment une tumeur maligne.

En général, la maladie se développe lentement, pendant 10 à 15 années, avant l’apparition des premiers symptômes. Elle peut alors se manifester par :

  • une difficulté à uriner ;
  • une incapacité à uriner ;
  • des douleurs ou des brûlures pendant l’urine ;
  • un besoin plus fréquent d’uriner ;
  • une infection de l’appareil urinaire ;
  • la présence de sang dans les urines ou l’éjaculat ;
  • des éjaculations douloureuses ;
  • une absence d’éjaculation, etc.

Différencier une prostatite d'un adénome de la prostate

Au-delà des troubles de l’urine et de l’éjaculation, le cancer de la prostate peut évoluer très rapidement chez certains hommes et provoquer des métastases. Cela dit, on ne peut poser le diagnostic d’un cancer sur la base des symptômes. En effet, une prostatite ou un adénome de la prostate (hypertrophie bénigne de la prostate) peut avoir les mêmes manifestations.

Compte tenu de la période nécessaire à l’installation de la pathologie, le cancer de la prostate se manifeste plus chez les personnes âgées à partir de 50 ans. C’est d’ailleurs pourquoi le nombre de cas augmente davantage à 70 ans. 

Les causes du cancer de la prostate

Pour ce qui est de la cause, cette maladie est beaucoup plus fréquente chez les personnes d’origines antillaise et africaine. On la retrouve aussi chez les hommes ayant des antécédents familiaux de cancer. L’obésité, la taille et les mutations génétiques héréditaires constituent également des facteurs qui peuvent accroître le risque.

Les conséquences du cancer de la prostate

Le cancer de la prostate peut causer une infertilité ou une impuissance lorsqu’il n’est pas vite pris en charge. Ainsi, il est important de se tourner vers un médecin ou un urologue (de préférence) dès l’apparition des premiers symptômes. 

Celui-ci pourra alors établir son diagnostic après des interrogations sur vos antécédents et une série d’examens cliniques, notamment un toucher rectal et un dosage du PSA dans le sang. En fonction des résultats, il peut exiger une biopsie prostatique sous anesthésie locale et un bilan d’imagerie médicale.

Une fois le diagnostic effectué, différents traitements vous seront proposés. Ils seront accompagnés de soins complémentaires contre les effets secondaires des médicaments : troubles de l’érection ou de la sexualité, difficultés urinaires, fatigue, douleurs, troubles de l’alimentation, etc.

Ejaculer plusieurs fois : le sperme présente-t-il des risques ?

Quand bien même la relation entre le sperme et le développement du cancer de la prostate n’est pas encore réellement prouvée, elle constitue l’une des principales bases de la recherche sur l’impact des rapports sexuels fréquents avec éjaculations

En effet, cette étude est liée à la « fameuse et ancienne théorie de la frustration » qui se fonde sur le caractère unique carcinogène du liquide prostatique qui doit être évacué pour ne pas endommager la prostate.

En réalité, le sperme contient de nombreuses substances carcinogènes : toutes les polyamines, la spermidine, la spermine, la putrescine, etc. De fait, de nombreux scientifiques et spécialistes supposent qu’une concentration importante de ce liquide importante dans la prostate pourrait devenir cancérigène et accroître le risque de cancer de la prostate.

Éjaculer plusieurs fois : quel effet sur le cancer de la prostate ?

Plusieurs études ont été menées au cours des dernières années pour vérifier la « théorie de la frustration ». En particulier, des recherches ont été réalisées aux États-Unis sur une population de près de 32 000 hommes sur une période de 18 ans. 

Celles-ci portaient sur l’intensité de leur vie sexuelle. Plus précisément, elles portaient sur l’impact de la fréquence d’éjaculation mensuelle sur le risque de développement d’un cancer de la prostate. Basée sur un questionnaire, cette étude a pris en compte la fréquence d’éjaculation sur trois périodes différentes de la vie des hommes concernés :

  • l’année avant la participation à l’étude ;
  • la période correspondant à la tranche d’âge de 20 à 29 ans ;
  • puis celle correspondant à la tranche de 40 à 49 ans.

S’il est vrai que cette étude n’est que observationnelle et repose entièrement sur les affirmations des participants, les résultats permettent de conclure que l'éjaculation fréquente possède un rôle bénéfique dans la vie de l’homme

En effet, les analyses et les tests réalisés ont permis d’identifier que le risque de développer un cancer de la prostate diminuait avec la fréquence d’éjaculation sur chacune des 3 périodes concernées.

En particulier, les chercheurs sont parvenus à la conclusion qu’éjaculer en moyenne 21 fois par mois réduirait de 22 % le risque d’un cancer de la prostate par rapport aux personnes dont l’activité sexuelle se limite à 4 ou 7 éjaculations par mois. Au-delà de l’effet sur le cancer, la fréquence des éjaculations possède un impact non négligeable sur l’humeur et permettrait de gagner en confiance.

Une autre étude chinoise

Une recherche chinoise publiée dans le Journal of Sexual Medecine et basée sur 22 études avec la participation de 55 490 personnes apporte un autre point de vue et de nouvelles informations. S’il est vrai que l’éjaculation pourrait protéger la prostate en éliminant les substances chimiques nocives et carcinogènes contenues dans le sperme, une hyperactivité sexuelle comporte elle aussi des risques.

Cette étude chinoise conclut qu’un nombre élevé d’éjaculations (plus de 4 fois par semaine) augmenterait le risque d’un cancer de la prostate. En considérant que le niveau hormonal, des lésions ou une autre pathologie de la prostate pourraient être impliqués, l’étude suggère qu’une éjaculation modérée (entre deux et quatre fois par semaine) pourrait bien protéger la prostate.

Une éjaculation modérée contribuerait donc à réduire l’accumulation des substances cancérigènes. Elle contribuerait aussi à freiner la formation ou le développement des cristalloïdes intraluminaux prostatiques impliqués dans le cancer de la prostate.

Quels sont les facteurs qui peuvent influencer le risque de cancer de la prostate ?

Le rapport publié dans le Journal of Sexual Medecine considère que le nombre de partenaires sexuels peut accroître le risque de cancer de la prostate. Plus les partenaires sont nombreux, plus l’homme se trouve exposé. 

Multiplier les partenaires

Ce nouveau facteur peut notamment s’expliquer par le fait que la multiplicité des partenaires féminines augmente le risque de contamination aux infections sexuellement transmissibles (IST) qui constituent aussi un facteur de risque.

L'activité sexuelle

Certains aspects de la vie physique peuvent également être pris en compte. En particulier, il est connu de tous que la bonne forme physique peut avoir un impact sur la performance sexuelle. Plus un homme est en bonne santé, plus il est actif sexuellement. 

Par contre, sa libido et sa puissance baissent avec la maladie. Cette remarque suggère qu’éjaculer régulièrement implique un meilleur fonctionnement du système immunitaire et une réduction du risque de cancer.

D’un autre côté, la pratique d’une activité physique quotidienne constitue un excellent moyen de garder la pleine forme. Elle augmente sa libido et sa puissance sexuelle. Dans le même temps, il est connu de tous que l’inactivité prolongée accroît le risque de développer différents cancers. Et ce, même si le lien n’a pas encore été vérifié pour le cancer de la prostate. 

Et si vous souhaitez avoir des orgasmes plus forts, il existe des activités et des exercices dits de Kegel qui pourraient vous aider. Ils permettent de renforcer le périnée de l'homme et donc d'avoir un meilleur contrôle sur son plaisir. Par ailleurs, ils permettent aussi une rééducation urinaire en cas de vessie hyperactive par exemple.

Conclusion

En définitive, éjaculer régulièrement peut constituer un excellent moyen de réduire le risque du cancer de la prostate. Cependant, vous devez veiller à adopter un rythme modéré, de 2 à 4 éjaculations par semaine, masturbation comprise. Vous devez également limiter le nombre de partenaires avec lesquelles vous avez une relation sexuelle. Ceci permettra de limiter le risque de contamination d’une IST. 

Enfin, pensez à adopter un mode de vie sain et à éviter les vices, notamment le tabac.

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