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Éjaculation et prostate : quel lien ?

Éjaculation et prostate : quel lien ?

La prostate est un organe très important dans la sexualité masculine. Présente uniquement chez les hommes, elle est associée à la fertilité et au bon fonctionnement de l’appareil urinaire. Alors, quel lien existe-t-il entre éjaculation et prostate ? On vous explique tout !

Éjaculation et prostate : qu’est-ce que la prostate ?

La prostate est une glande génitale masculine. De la taille d’une châtaigne environ, elle fait partie de l’appareil uro-génital et est traversée de bas en haut par l'urètre. L’urètre est un tube qui permet à l’urine de sortir de la vessie et d'être évacuée.

Elle se situe sous la vessie, près du rectum. Elle pèse environ 20 g.

La prostate est formée de 3 parties :

  1. La zone périphérique : située sur le bas, c’est la plus grosse partie de la prostate. La majorité des tumeurs malignes de la prostate (75 % d’entre elles) se logent dans cette zone. Elle se situe au plus près du rectum, ce qui permet aux médecins de la palper assez facilement lors du toucher rectal.
  2. La zone transitionnelle : située au milieu de la prostate, c’est cette zone qui augmente de taille, d’année en année, à partir de 50 ans. Dans certains cas, elle peut même atteindre une taille plus importante que celle de la zone périphérique.
  3. La zone centrale : cette petite partie de la prostate entoure les canaux éjaculateurs.
schéma zones de la prostate

La prostate est également un centre de plaisir très important. Via un massage prostatique, les hommes peuvent avoir un orgasme encore plus puissant que celui donné par la stimulation du pénis. Le massage prostatique s’effectue par voie anale, avec les doigts ou le pénis dans le cas de relations homosexuelles. L’orgasme prostatique est associé au point P (le point G de l’homme).

Sachez enfin que l’on peut tout à fait vivre sans prostate. Dans le cadre du traitement d’un cancer de la prostate par exemple, une prostatectomie (ablation de la prostate) peut être réalisée. Celle-ci peut parfois amener quelques complications (troubles érectiles ou urinaires) mais elles s’estompent avec le temps. Il est tout à fait possible de vivre une sexualité satisfaisante et épanouie sans prostate.

Le rôle de la prostate dans l’éjaculation masculine

La prostate joue un rôle dans la fabrication du sperme. Il s’agit d’une glande exocrine, c’est-à-dire qu’elle fabrique un liquide destiné à aller à l’extérieur du corps. En effet, elle fabrique le liquide prostatique. C’est une substance qui constitue environ 30 % du sperme. Le liquide prostatique permet au sperme de garder sa vitalité dans le vagin, puis dans l’utérus. Il augmente donc l'espérance de vie des spermatozoïdes.

C’est également dans la prostate, plus particulièrement dans l’urètre prostatique, que se mélangent le liquide prostatique et le liquide séminal (fabriqué par les vésicules séminales) avant l’éjaculation.

Enfin, les muscles lisses de la prostate jouent un rôle lors de l’éjaculation masculine. C’est la contraction rythmique, entre autres, de ces derniers qui produit la force de l’éjaculation.

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Éjaculation et prostate : et après 50 ans ?

La prostate est un organe qui évolue tout au long de la vie. Dès 50 ans, son volume augmente de plus en plus. Ce phénomène est tout à fait normal. Toutefois, lorsque la prostate grossit plus que ce qu’elle ne devrait, on parle d’hypertrophie bénigne de la prostate (adénome de la prostate). Si elle est sans gravité, cette pathologie peut tout de même entraîner des problèmes urinaires (si elle est si grosse qu’elle appuie sur l'urètre) ou des problèmes d’érection.

Ainsi, à partir de 50 ans, un suivi régulier chez un urologue s’impose afin de contrôler le volume de prostate ainsi que pour dépister un éventuel cancer de la prostate dont le pic de diagnostic se situe dans cette tranche d’âge.

Avec le temps, la prostate vieillit, comme la plupart des organes. En cela, après 50 ans, elle fabrique moins de liquide prostatique et, ainsi, le volume de sperme expulsé diminue petit à petit. Les muscles lisses de la prostate sont moins toniques : l’éjaculation est donc moins forte et peut devenir un peu plus baveuse.

Tous ces phénomènes sont normaux à cet âge. Le seul risque est que la prostate devienne si grosse qu’elle comprime l’urètre et, ainsi, provoque des troubles urinaires qui peuvent être gênants : envies fréquentes d’uriner, difficultés à uriner, douleurs lors de la miction, voire impossibilité pour l’urine de s’évacuer.

Maladies de la prostate et troubles sexuels

On distingue 3 principales maladies de la prostate : la prostatite, l’hypertrophie bénigne de la prostate et le cancer de la prostate. Toutes ont souvent des conséquences sur la sexualité de l’homme, souvent de par les traitements qu’elles supposent. Par exemple, des troubles sexuels peuvent aussi apparaître suite à une ablation de la prostate ou même suite à une simple intervention chirurgicale autour de la prostate.

D’une manière générale, le patient peur observer une baisse de libido. Se faire diagnostiquer une maladie de la prostate peut avoir un impact psychologique sur le patient : baisse de l’estime de soi, sentiment de honte, fatigue, etc. Ces sentiments n'encouragent pas le désir sexuel et peuvent même provoquer un repli sur soi.

La prostatite

La prostatite est une inflammation de la prostate, souvent d’origine bactérienne bien que ce ne soit pas toujours le cas. Cette pathologie peut toucher les hommes de tout âge. Elle peut être aiguë ou chronique, on parle alors de syndrome douloureux pelvien chronique. Elle se caractérise notamment par une éjaculation douloureuse, des douleurs pelviennes et des troubles urinaires. Les hommes souffrant d’une prostatite chronique sont aussi davantage sujets aux troubles de l’érection et à l’éjaculation précoce.

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L’hypertrophie bénigne de la prostate

Comme nous vous le disions, à partir de 50 ans, la taille de la prostate augmente significativement d’année en année. Cela n’est, en soi, pas problématique jusqu’au jour où la prostate est si grosse qu’elle comprime le canal urinaire. On parle alors d’hypertrophie bénigne de la prostate. Les symptômes sont les suivants : difficultés à uriner, réduction de la puissance du jet, envies d’uriner fréquentes et pressantes, etc. Des infections urinaires à répétition peuvent aussi se manifester.

schéma hypertrophie bénigne de la prostate

Le diagnostic se fait généralement au moyen d’un toucher rectal. Tous les hommes âgés de plus de 50 ans sont exposés à ces complications, c’est pourquoi les médecins recommandent un suivi régulier de l’état de la prostate chez un urologue.

Dans le cas où le canal urinaire est si compressé que la miction en devient impossible, un traitement doit être mis en place. Il peut s’agir d’un traitement médicamenteux (des alpha bloquants et des inhibiteurs de la 5-alpha-réductase par exemple) qui, parfois, entraîne une dysfonction érectile. Le traitement chirurgical, lui, prend souvent la forme d’une résection transurétrale de la prostate, par endoscopie, afin de raboter le tissu prostatique. Dans 80 % des cas, cette intervention provoque une éjaculation rétrograde. Cela signifie que le sperme est éjaculé dans la vessie au lieu de sortir par le méat urinaire.

Globalement, si vous étiez en bonne santé et que vous aviez une sexualité épanouie avant les différents traitements, vos chances de souffrir de troubles érectiles ou de troubles de l’éjaculation sont moindres.

À lire aussi : l'éjaculation spontanée, ce trouble de l'éjaculation rare et méconnu.

Le cancer de la prostate

Le cancer de la prostate, aussi appelé adénocarcinome prostatique, se caractérise par la présence de cellules cancéreuses au niveau de la prostate. Il touche particulièrement les hommes de plus de 50 ans.

C’est pourquoi, en prévention, un suivi régulier en urologie est recommandé dès cet âge. Le médecin peut alors effectuer un toucher rectal afin de palper la prostate. Un dosage des PSA (protéines produites par la prostate) permet aussi de révéler une anomalie de la prostate. Cela peut se compléter par une bonne hygiène de vie, bien qu’il n’existe pas de facteur de risque.

Le traitement du cancer de la prostate est multiple. D’une manière générale, lorsque le médecin peut éviter une intervention chirurgicale, il le fait afin d’échapper aux possibles conséquences sexuelles de celle-ci. Par exemple, il peut utiliser la radiothérapie pour tuer toutes les cellules cancéreuses et empêcher leur multiplication.

Toutefois, dans les cas de cancer avancé, pour éviter le développement de métastases, une opération chirurgicale est nécessaire. Le médecin procède donc à une ablation de la prostate (prostatectomie).

Éjaculation et prostate : les conséquences de la prostatectomie

La prostatectomie provoque parfois des soucis d’incontinence et souvent des troubles érectiles. En effet, même s’il fait tout pour les conserver, le chirurgien peut toucher, voire sectionner, les nerfs érectiles, situés tout près de la prostate, qui se retrouvent alors lésés. La récupération totale de la fonction érectile peut prendre jusqu’à 2 ans, délai moyen de la cicatrisation neurologique.

Toutefois, des études suggèrent que la méthode de la réhabilitation pénienne permet un rétablissement plus optimal. La réhabilitation pénienne consiste à redonner au pénis sa fonction érectile, via la prise de médicaments, pendant cette période de rétablissement afin de préserver la tonicité des muscles et éviter une fibrose des corps caverneux du pénis.

Enfin, l’ablation de la prostate implique qu’il n’y a plus de liquide prostatique qui est produit. En cela, lors de l’éjaculation, il n’y a presque plus de sperme expulsé. Toutefois, l’orgasme et le réflexe d’expulsion sont toujours présents. On parle alors de petite éjaculation ou d’anéjaculation. Certains hommes ont besoin de temps pour s’y habituer.

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