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Pénis irrité après un rapport : avez-vous une balanite ?

Pénis irrité après un rapport : avez-vous une balanite ?

Pourquoi a t-on parfois le pénis irrité ? Le pénis constitue l’organe de la miction et de la copulation chez l’homme. Grâce à ses corps caverneux, il se remplit de sang et se gonfle pour favoriser l’activité sexuelle. Pour les hommes, il constitue, par sa taille, un facteur de virilité, de puissance et de masculinité. Compte tenu des nombreuses considérations qui concernent cet organe, tout trouble l’affectant peut facilement constituer une inquiétude pour l’homme. En particulier, lorsque le pénis s’irrite, les interrogations deviennent nombreuses. Le pénis est-il malade ?

Pénis irrité : qu’est-ce que la balanite ?

Chez l’homme, le gland désigne l’extrémité en forme de cône du pénis. Particulièrement fourni en nerfs et en vaisseaux sanguins, il joue un rôle indispensable dans le mécanisme du plaisir sexuel. Chez les garçons et les hommes non circoncis, cet organe essentiel de l’anatomie masculine est recouvert par une peau appelée le prépuce.

Le gland peut parfois être irrité, devenir rouge et s’enflammer : c’est la balanite. Lorsque ce trouble concerne également le prépuce, on parle alors de balanoposthite. Par contre, lorsque le prépuce constitue la seule zone affectée, on parle de posthite.

La balanite correspond donc à une inflammation du gland. Elle constitue un trouble assez fréquent au sein de la population masculine et peut survenir en dehors des relations sexuelles. Elle concerne aussi toutes les tranches d’âge et reste, dans la plupart des cas, une affection sans gravité.

En médecine, on distingue deux différentes catégories de balanite : les balanites aiguës et les balanites chroniques.

Les balanites aiguës

Une balanite aiguë peut être de nature infectieuse ou non et dure moins de 4 semaines. Dans le cas des inflammations infectieuses du gland, la cause est souvent candidosique (30 à 50 % des cas selon le rapport « Recommandations diagnostiques et thérapeutiques pour les maladies sexuellement transmissibles – La balanite » publié par la Société française de dermatologie). Toutefois, il peut également s’agir d’une infection bactérienne ou virale.

Par contre, les balanites aiguës non infectieuses regroupent les affections d’irritation et de type allergique. Celles-ci sont beaucoup plus fréquentes chez les hommes non circoncis. Dans des cas rares, une balanite aiguë peut être liée à une maladie sexuellement transmissible (MST) comme la syphilis, l’herpès génital, la gonococcie ou le trichomonas.

A lire aussi : Pénis infecté : quel traitement adopter ?

Les balanites chroniques

Contrairement aux balanites aiguës qui sont de courte durée, les cas de balanites chroniques persistent au-delà des 4 semaines. Elles sont généralement de cause irritative et surviennent principalement chez les hommes d’âge avancé. Celles-ci sont favorisées par la longueur du prépuce qui accroît le risque de macération urinaire entre le gland et le prépuce.

Chez certains hommes, la balanite chronique peut être liée à une pathologie comme le lichen scléroatrophique ou le lichen plan. On assiste alors à une rétraction de l’anneau préputial qui s’accompagne d’une difficulté à décalotter le gland.

Chez d’autres hommes, une telle affection peut constituer la conséquence d’une maladie inflammatoire, notamment le psoriasis du gland. Dans des cas rares, il peut s’agir d’un cancer, notamment la maladie de Kaposi.

Pénis irrité : Quelles sont les manifestations de la balanite ?

De manière générale, les premiers signes d’une balanite apparaissent deux ou trois jours après un rapport sexuel et correspondent à une inflammation (des rougeurs) du gland qui peut s’étendre au prépuce. 

À défaut, vous pouvez remarquer une plaque rouge sur une zone du gland ou du prépuce. Le plus souvent, ces premiers symptômes s’accompagnent d’une sensation de brûlures ou de démangeaisons plus ou moins intenses qui peuvent être très inconfortables.

Chez les enfants et chez quelques adultes, l’inflammation peut également s’accompagner d’une douleur pendant le décalottage. Lorsque le trouble n’est pas vite pris en charge, il évolue et le risque d’apparition d’un dépôt blanchâtre au sein du sillon entre le prépuce et le gland s’accroît.

Dans le cas particulier d’une balanite infectieuse d’origine bactérienne, il est fréquent d’observer un écoulement purulent au niveau de l’orifice urétral. Celui-ci est souvent associé à une odeur désagréable et peut engendrer des difficultés à uriner ou des douleurs mictionnelles.

Si le mal atteint un stade plus avancé, l’irritation du pénis peut engendrer de petites lésions très douloureuses qui accroissent le risque infectieux. La personne atteinte se retrouve alors dans une situation très inconfortable. La balanite peut donc affecter la qualité des relations sexuelles et plus généralement le bonheur de l’homme, quand bien même elle ne mène pas à une infertilité.

Pénis irrité après un rapport sexuel : quelles sont les causes de la balanite ?

Les causes d’une inflammation du sexe (gland ou prépuce) sont assez nombreuses. Lorsque l’irritation survient après un rapport sexuel non protégé, on soupçonne généralement une infection (mycose) ou une maladie sexuellement transmissible chez la partenaire. Les deux partenaires doivent donc faire des analyses complémentaires et être traitées. 

Dans le cas contraire, si le rapport est protégé par un préservatif, la balanite peut être considérée comme une réaction allergique, une allergie au latex. Cependant, l’irritation du pénis peut avoir diverses autres causes selon sa nature, même après un rapport.

Les causes infectieuses

Dans le cas d’une balanite aiguë, l’origine fongique reste la plus fréquente. À l’instar de l’infection génitale féminine, la balanite est principalement liée à un champignon du genre Candida. Celle-ci est donc causée par la multiplication anarchique et pathogénique des champignons contenus dans l’organisme masculin. De fait, la contamination est dite endogène.

Dans des cas plus rares, la balanite infectieuse peut être causée par un virus ou une bactérie : balanite à anaérobies ou à streptocoques.

Causes non infectieuses

Parmi les causes non infectieuses, les allergies, une mauvaise hygiène (défaut ou excès) et l’utilisation de produits trop agressifs et non adaptés sont les cas les plus fréquents. Cependant, plusieurs facteurs peuvent accroître le risque :

  • l’immunodépression ;
  • le diabète ;
  • la longueur du prépuce ;
  • le phimosis ;
  • la prise d’antibiotiques (chez le jeune garçon) ;
  • la prise de certains médicaments (analgésiques, somnifères, laxatifs…) ;
  • l’irritation de la muqueuse génitale en lien avec une vie sexuelle très intense, etc.

Il convient tout de même de rappeler qu’une irritation du gland après masturbation ou coït avec pénétration vaginale peut simplement être causée par un problème de lubrification.

Inflammation du pénis : comment se pose le diagnostic ?

Dans la majorité des cas, la balanite ne constitue pas une affection très grave, puisqu’elle ne présente pas de grands dangers pour l’organisme. Cependant, elle crée une situation d’inconfort, puis affecte la libido et le plaisir sexuel. Il est donc important de se tourner vers un médecin sexologue, un urologue ou un dermatologue dès les premiers symptômes.

Cela pourrait paraître gênant, mais la prise en charge rapide est indispensable pour limiter le risque de récidive et éviter toute complication (dermatite allergique, phimosis, lésions, afflux sanguin insuffisant du pénis…). 

Cela est d’autant plus important lorsqu’on sait que l’application de produits antifongiques, antiseptiques ou antibiotiques peut aggraver l’inflammation ou fausser le diagnostic. Consulter un spécialiste constitue donc la meilleure solution lorsque vous avez un pénis irrité.

Dès que vous vous adressez à lui, celui-ci vous interrogera sur vos antécédents, vos habitudes de vie, ainsi que les circonstances d’apparition du trouble. Ensuite, il réalisera des tests complémentaires pour identifier la cause exacte du trouble.

Que la balanite soit chronique ou aiguë, le diagnostic est difficile à poser. En réalité, l’irritation du gland peut être causée par de nombreux troubles et facteurs à la fois : MST, maladies de la peau, allergies, etc. 

Le médecin réalisera donc un examen du pénis et de l’appareil génital qu’il pourrait compléter avec des tests pour les infections et les MST ou une mesure de glycémie. Cela lui permettra d’écarter les autres pathologies génitales qui peuvent causer une inflammation du gland et l’aidera à mieux identifier la cause du problème.

Dans certains cas rares de balanite chronique, une biopsie pourrait être effectuée pour diagnostiquer un lichen scléroatrophique ou détecter une tumeur.

Pénis irrité : comment traiter la balanite ?

Comme précisé plus haut, le meilleur réflexe lorsque vous avez un pénis irrité, après ou hors rapport sexuel, consiste à vous rendre chez un médecin, un dermatologue ou un urologue. Une fois le diagnostic effectué, celui-ci saura alors vous proposer un traitement adéquat en fonction de la cause de votre trouble.

Pénis irrité en cas de banalite candidosique

Si la balanite est d’origine candidosique, le traitement peut consister en l’application locale de substances antifongiques. Ces dernières pouvant être irritantes, il pourrait être préférable d’opter pour un traitement médicamenteux par voie orale. 

Cela dit, l’identification et l’élimination de la cause de la multiplication anarchique des champignons constituent la meilleure solution pour remédier à cette forme d’irritation du pénis et éviter la récidive. Dans le cas où votre partenaire serait également infectée, un traitement conjoint sera mis en place. 

En attendant la guérison, vous devrez donc utiliser un préservatif avant de passer à l’acte sexuel. Dans le cas contraire, il faudra pratiquer l’abstinence.

Pénis irrité en cas de balanite bactérienne

Si la balanite est d’origine bactérienne, un traitement antibiotique sera le plus approprié. Pour une inflammation causée par un parasite, le médecin vous recommandera des médicaments antiparasitaires. Par contre, un phimosis se traite par une circoncision, c’est-à-dire une résection du prépuce. De même, les troubles sous-jacents peuvent se traiter s’il s’agit d’une quelconque pathologie.

Dans certains cas, il sera suffisant de nettoyer le sillon entre le prépuce et le gland. Quel que soit le traitement préconisé, il faudra adopter une bonne hygiène de vie pour prévenir la survenue d’un nouvel épisode de balanite. Pour exemple, vous devez :

  • privilégier les savons neutres pour le lavage de votre sexe ;
  • retirer le prépuce pendant la miction pour ne pas l’humidifier ;
  • éviter les préservatifs si vous êtes allergique au latex ;
  • laver votre pénis après un rapport sexuel ;
  • adopter une bonne hygiène intime sans exagérer ;
  • bien sécher votre gland et votre prépuce, sinon le pénis en général, après chaque bain ;
  • éviter le port de pantalons et de sous-vêtements trop serrés, etc.

En définitive, la balanite constitue un trouble caractérisé par une inflammation du pénis. Elle peut survenir après ou hors rapport sexuel, mais doit être prise en charge au plus tôt pour éviter toute complication.

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