AccueilBlogSexualitéBalanoposthites : comment soigner l’inflammation du gland ?

Balanoposthites : comment soigner l’inflammation du gland ?

Balanoposthites : comment soigner l’inflammation du gland ?

Plus courantes qu’on ne le pense, les balanoposthites se caractérisent par une inflammation du gland et du prépuce. Bien que bénigne, elle est source d’inconfort. Charles.co vous explique comment reconnaître cette affection et, surtout, comment la traiter.

Balanoposthites : qu’est-ce que c’est ?

Les balanites sont des inflammations du gland. Les posthites, quant à elles, sont des inflammations du prépuce. Ainsi, les balanoposthites sont des inflammations du gland et du prépuce.

Dans la plupart des cas, cela commence par une balanite du gland. Celle-ci conduit généralement à une posthite, particulièrement chez les hommes non-circoncis. C’est ainsi qu’apparaît une balanoposthite.

Une inflammation n’est autre qu’une réaction du système immunitaire. Face à une agression interne ou externe, le corps cherche à se défendre. L’inflammation permet également au corps d’alerter son propriétaire en montrant que quelque chose ne va pas. C’est donc une réaction qui, finalement, est utile à l’organisme. Toutefois, lorsque l’inflammation n’est plus contrôlée, elle nécessite un traitement.

Quelles sont les causes des balanoposthites ?

Les causes de cette maladie du gland peuvent être infectieuses ou non infectieuses. Pour déterminer la cause exacte, des tests et examens pourront être réalisés lors du diagnostic.

Les causes infectieuses des balanoposthites

Les causes non infectieuses des balanoposthites

Dans la majorité des cas (30 à 50 % d’entre eux), la cause d’une balanoposthite est la candidose. La prolifération du champignon Candida Albicans (responsable de la candidose) provoque l’apparition d’une balanite, qui elle-même se transforme en balanoposthite. Ce champignon est également responsable de la mycose vaginale qui se caractérise chez la femme par des démangeaisons, des pertes épaisses et une sécheresse vaginale. On parle alors de mycoses génitales, tant pour l’homme que pour la femme.

Enfin, une balanoposthite peut également résulter de la présence de condylomes sur le sujet. Il s’agit de verrues qui se situent sur la zone génitale. Liées au papillomavirus (HPV), ces verrues génitales provoquent parfois une inflammation du gland du pénis.

Qui est concerné par les balanoposthites ?

N’importe quel homme peut, un jour, souffrir d’une balanoposthite, peu importe son âge. Elle touche autant les hommes circoncis que ceux qui ne le sont pas. Néanmoins, un pénis non circoncis est un peu plus exposé à cette affection. L’environnement chaud et humide sous le prépuce rend propice la prolifération des bactéries. De plus, la balanoposthite est favorisée par une mauvaise hygiène intime (insuffisante ou excessive).

Quels sont les facteurs de risque ?

Comme dit plus haut, une balanoposthite commence souvent par une balanite. Il existe également quelques facteurs de risque :

  • Le diabète sucré (les personnes qui en souffrent sont particulièrement sujettes aux inflammations) ;
  • Le phimosis (orifice du prépuce trop petit, ce qui empêche d’avoir une hygiène correcte, il y a donc une prolifération de bactéries dans les sécrétions sous-préputiales, et c’est alors que l’inflammation apparaît) ;
  • Un prépuce serré.

Quels sont les symptômes des balanoposthites ?

Pour reconnaître une balanoposthite, il est important d’être attentif aux symptômes. Ceux-ci peuvent être de différentes natures :

Ces symptômes se manifestent généralement 2 à 3 jours après un rapport sexuel. D’autres symptômes peuvent suivre tels qu’un phimosis ou des ulcérations superficielles. Le sujet peut également éprouver des difficultés à uriner.

Youtube Video

Quelles sont les conséquences d’une inflammation du gland ?

Une balanoposthite est une affection bénigne. Néanmoins, elle augmente le risque de phimosis et de paraphimosis. Lors d’un phimosis, le gland ne peut plus être découvert car l’orifice du prépuce est trop serré. Il est alors difficile d’uriner. Le paraphimosis qui en découle est tout autant problématique. Il s’agit d’un étranglement du gland par l’anneau préputial (orifice du prépuce). Une fois le prépuce rétracté sous le gland, il est impossible de replacer le prépuce sur le pénis, il est bloqué. Il est donc important d’être vigilant à tout cela après avoir souffert d’une balanoposthite.

La balanoposthite n’est pas une MST. Néanmoins, il peut y avoir un faible risque de contamination. Si la balanoposthite est due à la candidose, il est possible que l’infection se passe d’un partenaire à l’autre.

Comment se fait le diagnostic des balanoposthites ?

Au moindre doute, ou si un ou plusieurs des symptômes évoqués plus haut se font ressentir, il convient de consulter un médecin. Le sujet peut se rendre chez un médecin généraliste en première intention, ou directement chez un urologue.

Pour réaliser le diagnostic d’une balanoposthite, le médecin réalise tout d’abord un bilan clinique (examen physique à l'œil nu). La peau du gland et du prépuce, ainsi que les muqueuses, sont examinées à la recherche de lésions cutanées. Le dépistage de verrues génitales peut se faire à ce moment.

L'anamnèse (récit des antécédents) permet de mettre en lumière l’utilisation de préservatifs et donc une éventuelle allergie au latex.
Enfin, des tests peuvent être demandés afin de déterminer s’il s’agit d’une infection bactérienne ou non. Ainsi, avec cette information, le médecin pourra prescrire le traitement adapté.

Comment traiter les balanoposthites ?

Avant toute chose, le sujet souffrant d’une balanoposthite doit mettre en place des mesures d’hygiène. Celles-ci agissent aussi en prévention.

Durant l’affectation, il vaut mieux éviter les sous-vêtements trop serrés ou irritants. Il est également conseillé d’éviter les relations sexuelles. En effet, les frottements induits par la pénétration ne ferait qu’accentuer l’inflammation et l’irritation, provoquant même des douleurs chez certains patients.

Enfin, le traitement dépend de la cause de l’inflammation. Si celle-ci est infectieuse, alors le médecin prescrit un traitement antibiotique qui permet de régler le problème. Les antibiotiques agissent en tuant les bactéries responsables de l’infection ou en les empêchant de se multiplier. Il existe différents types d’antibiotiques. Le plus efficace sera choisi par le médecin en fonction de la nature de l’infection. Un traitement antibiotique n’est délivré que sur ordonnance.

En cas de mycose génitale

Une mycose génitale peut se résorber grâce à un traitement local sous forme de crème antifongique et de cortisone. La crème antifongique agit sur bon nombre de champignons, y compris le Candida Albicans. Il existe différentes sortes de crème antifongique. Elles sont disponibles en pharmacie, sans ordonnance.

En cas d'allergie au latex

En cas d’allergie au latex, une éviction de ce matériau permet d’éviter une récidive de l’inflammation. Pour se protéger lors de rapports sexuels, le sujet peut utiliser des préservatifs sans latex. La plupart d’entre eux sont fabriqués en polyisoprène. Ce matériau est issu du latex mais il ne contient pas les protéines responsables de l’allergie.

Dans certains cas, un phimosis peut persister même une fois l’inflammation résorbée. La circoncision (ablation du prépuce) est alors à envisager pour une guérison totale et définitive.

Bien qu’elle soit bénigne, la balanoposthite nécessite un traitement adapté. Sans quoi, l’affection peut évoluer vers des symptômes plus graves. Il est par exemple possible que le gland gonfle à tel point que l’urine ne puisse plus s’évacuer. Cette situation nécessite une consultation médicale et une prise en charge dans les plus brefs délais.

Existe-t-il des traitements naturels ?

Si le traitement d’une balanoposthite nécessite la prise d’antibiotiques ou l’application d’une crème antifongique, alors nous recommandons de s’y tenir. Néanmoins, il existe des traitements naturels qui, en complément, peuvent aider à soulager l’inflammation.

Certaines huiles essentielles, appliquées localement, permettent d’aider à la guérison de part leurs vertus diverses :

  • L’huile essentielle de Niaouli, pour sa vertu antiseptique ;
  • L’huile essentielle d’Arbre à thé, pour ses vertus fongicide, antivirale et antibactérienne ;
  • Mais aussi l’huile essentielle de Bois de rose, pour ses vertus fongicide, antivirale et antibactérienne ;
  • Et enfin, l'huile essentielle de Clou de girofle, pour sa vertu antalgique.

L’aromathérapie (l’utilisation d’huiles essentielles) peut s’avérer efficace chez certaines personnes. Toutefois, veillez à bien respecter les précautions d’usage.
Par ailleurs, l’ail peut être un très bon allié en période de balanoposthite. C’est un antiseptique et un antifongique puissant, permettant d’éradiquer toute sorte de champignons. Il est d’ailleurs particulièrement efficace contre le Candida Albicans (champignon responsable de la plupart des balanoposthites) de par sa composition.

Une bonne hygiène intime pour prévenir les balanoposthites

Comme chez la femme, une bonne hygiène intime est la clé pour un pénis en bonne santé.

Il convient de nettoyer convenablement le gland à chaque toilette intime. Celle-ci doit se faire une fois par jour. Pour ce qui est de la méthode, il faut passer le gland sous l’eau claire en rétractant le prépuce. La base du pénis et le scrotum (testicules) ne doivent pas être mis de côté : la transpiration est assez présente dans cette zone.

Il vaut mieux utiliser les mains plutôt qu’un gant de toilette, plus agressif. Un savon doux peut être utilisé mais, pour prévenir toute irritation ou sensation de picotement, il doit être au pH neutre et sans parfum. Enfin, il ne faut pas utiliser de déodorant ou de parfum sur le pénis, sous peine de provoquer des irritations.

Dernier conseil : rétracter le prépuce pour uriner est également une bonne habitude à avoir, de même que de le sécher avant de remettre le prépuce en place. Ainsi, l’urine ne stagne pas sous le prépuce. Cela évite les mauvaises odeurs ainsi que la prolifération de bactéries.

A lire aussi sur le même sujet : L'hypersensibilité du gland ou le gland insensible.

Youtube Video

Consulter immédiatement un médecin sexologue en ligne

Consultation (téléphone, vidéo ou messagerie privée) avec un médecin sexologue.

Délivrance de fiches conseils et d’une ordonnance  si nécessaire.

Qui veut être mon associé
icone croix
Découvrez nous sur 
M6
Découvrez le passage de Charles.co sur 
M6
Voir le replayfleche-droite-fine-picto