Syphilis : symptômes, causes, traitements

Syphilis Virus

L’origine de la syphilis fait encore débat de nos jours ; ce qui est sûr, c’est que cette infection sexuellement transmissible (IST) est très ancienne.

Il existe deux grandes théories à ce sujet : une théorie affirme que ce sont les marins de Christophe Colomb qui ont ramené la syphilis des Antilles ; d’autres pensent que l’infection existait déjà depuis la préhistoire, mais qu’elle a été associée à diverses maladies, notamment à la lèpre.

C’est en 1905 que l’on découvre le germe responsable de la syphilis : le Treponema pallidum.

Quasiment éradiquée au XXème siècle grâce à la pénicilline, la syphilis est en recrudescence depuis quelques années, notamment à cause d’un relâchement de la prévention.

Bref retour historique sur cette IST, qui fit des ravages pendant de nombreux siècles.

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Syphilis : un fléau historique

Il y a cinq siècles, la syphilis faisait des ravages sur le vieux continent.

Découverte en Europe à la fin du XVème siècle, la syphilis fut à l’origine de grandes épidémies ; on l’a surnommait « la grande vérole », en opposition à la variole, ou encore « le mal de Naples » ou bien « le mal des français ».

Plus récemment, elle était particulièrement répandue chez les séropositifs ; on rapporte que 50% des personnes infectées par le VIH l’étaient aussi par la syphilis, et qu’inversement, beaucoup de nouveaux cas du VIH étaient découvert lors d’un dépistage de la syphilis.

Depuis les années 2000, la syphilis semble être de retour. On compte par exemple une centaine de nouveaux cas en France chaque année.

La syphilis est particulièrement active chez les homosexuels, comme le démontre l’enquête Press gay de 2004 ; notamment à cause d’une hausse des rapports sexuels non protégés (70% entre 1997 et 2004).

La prévention de cette IST est donc revenue sur le premier plan, ainsi que la connaissance de ses symptômes et de ses sérologie, car beaucoup de médecins n’avaient jamais eu affaire à la syphilis

Syphilis : une bactérie nommée Treponema pallidum

L’origine de la syphilis est bactérienne et causée par le Treponema pallidum (ou tréponème pâle).

Dans la plupart des cas, la bactérie infecte les parties génitales, la gorge et l’anus ; mais elle peut entrainer de lourdes complications cardiovasculaires et neurologiques.

Il n’existe aucun vaccin contre la syphilis, mais la découverte des antibiotiques avait quasiment éradiquée la maladie en 1945.

Transmission

La contamination est à 95% sexuelle : rapports non protégés, relations sexuelles orales (contact de la bouche avec les parties génitales ou l’anus), partage de jouets sexuels…

On peut également contracter la syphilis par contamination sanguine : contact d’une peau saine avec une lésion infectée, plus rarement lors de partage de matériel à l’usage de drogue (injections ou inhalations de substances récréatives).

Enfin, lors de la grossesse, si la mère est infectée, elle peut transmettre la syphilis au nouveau-né ; même si c’est assez rare.

Syphilis : symptômes et complications

L’incubation est généralement muette ; la contamination ne présente aucun symptôme pendant 3 semaines.

Cette période peut être plus courte, en cas de lésion comme l’herpès, ou plus longue (de 10 à 90 jours).

Non traitée, la syphilis se développe en différents stades, sur une longue période, et la bactérie se multiplie rapidement après la transmission.

La phase primaire

Lors de la phase primaire, la syphilis forme un petit chancre indolore, un bouton généralement rouge, d’un diamètre de 1cm, à l’endroit où la bactérie a pénétré dans l’organisme.

Ce chancre peut parfois passer inaperçu.

Dans 95% des cas, le chancre se forme sur la région génitale : prépuce, méat urinaire, sur le gland, au niveau du frein… On peut aussi le retrouver au niveau de l’anus, de la gorge ou des amygdales ; le chancre est souvent douloureux à ces endroits.

Le plus souvent, il présente une fissure.

Chez la femme, le chancre se forme dans la majeure partie des cas au niveau de la vulve, des grandes et petites lèvres (plus rarement dans le vagin ou au col de l’utérus).

Là aussi, les chancres peuvent se former au niveau des amygdales ou de la langue, sur les lèvres, l’anus… Très rarement sur les mamelons ou le bout des doigts (faisant penser à un panaris).

Enfin, les chancres sont souvent atypiques et trompeurs, rendant les diagnostics plus compliqués.

Ces premiers symptômes disparaissent après 1 à 2 mois, même sans traitement ; pour autant, la personne infectée peut toujours transmettre la syphilis.

La phase secondaire

En l’absence de diagnostic et de traitement, la syphilis va se répandre dans l’organisme et continuer son évolution.

Les symptômes sont :

  • Une fatigue importante, des maux de tête, de la fièvre
  • Des douleurs musculaires et articulatoires
  • Une perte des cheveux
  • Des éruptions cutanées sur le corps et les muqueuses
  • Une inflammation de l’œil, des ganglions douloureux

Tout comme lors de la phase primaire, les symptômes peuvent disparaitre d’eux-mêmes ; mais la personne infectée peut continuer pour autant de transmettre la bactérie.

La présence de ces symptômes ne suffit pas à diagnostiquer la syphilis ; seul un dépistage peut confirmer la présence de cette IST.

2 ans après la contamination, la syphilis rentre dans une phase de latence, qui peut durer jusqu’à 30 ans (2 à 10 ans dans la majeure partie des cas).

La syphilis ne comporte plus de symptômes et la personne infectée ne peut plus transmettre l’infection à partir de la 3ème année.

Cependant, chez une personne infectée par le VIH, cette période de latence est généralement plus courte et des manifestations neurologiques peuvent survenir : paralysie faciale, surdité…

Cette phase de latence est suivie par la phase tertiaire, la phase critique pour le cœur et le système nerveux.

La phase tertiaire

Cette phase touche environ 15 à 30% des personnes non-traitées ; elle est la plus dangereuse pour l’organisme.

Elle survient généralement lors de la 3ème année ( de 2 à 10 ans) après la contamination.

L’évolution est plus rapide pour une personne séropositive.

Cette phase est devenue rare, mais 20% des personnes non-traitées en meurent. A ce stade, les signes cliniques sont :

  • Des troubles cardiovasculaires ou articulaires
  • Des troubles neurologiques (accidents vasculo-cérébrales, méningites, migraines, troubles de la personnalité et mentaux, surdité…)
  • Des naissances prématurées ou des avortements spontanés
  • Une destruction des tissus des organes internes

Pendant cette période, une personne infectée ne peut plus transmettre l’infection. Grace aux dépistages réguliers et au suivi médical, la syphilis de phase tertiaire reste cependant rare.

Syphilis : quelle prévention ?

Il n’existe malheureusement aucun vaccin, puisque la syphilis est une infection bactérienne.

La prévention consiste donc à freiner la circulation et la transmission de la bactérie (le Tréponem) ; le préservatif masculin ou féminin est donc la meilleure solution à cet effet.

Lors d’usage de drogue, le matériel utilisé doit être stérilisé et à usage unique.

De plus, il est important de se faire dépister régulièrement, la syphilis étant souvent asymptomatique ; notamment lors des périodes de latence.

Dépistages et traitements de la Syphilis

La période pour se faire dépister de manière fiable est de 3 mois maximum après la contamination. Au-delà, le test perd en efficacité.

Le dépistage est particulièrement préconisé pour ces personnes à risque :

  • Les personnes vivantes dans des zones à risque (taux de syphilis élevé)
  • Les personnes travailleuses du sexe (et leurs client.e.s)
  • Les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes
  • Les femmes enceintes
  • Les personnes ayant eu un rapport avec une personne infectée par la syphilis

Le dépistage est efficace après 48 heures, idéalement au bout de 7 jours.

La prise de sang est le seul moyen de se faire dépister. Le médecin pourra confirmer le résultat par des prélèvements sur les zones touchées.

En phase primaire, secondaire ou latente, la syphilis se soigne très bien par injection d’antibiotiques, la pénicilline. D’autres traitements existent aussi par voie orale.

Important : une personne ayant eu des rapports avec une personne infectée, peut se faire prescrire des antibiotiques gratuitement, sans attendre l’apparition de symptômes.

Lors du traitement, le patient doit obligatoirement se protéger lors des rapports sexuels (pendant au moins 7 jours pour un traitement par injection).

La syphilis se guérit bien et le traitement est efficace ; cependant il ne répare pas les lésions provoquées pendant les phases secondaires et tertiaires.

VIH et syphilis

Les lésions de la peau, aux organes génitaux, créées par le chancre, offrent une porte d’accès importante au VIH ; on estime que le risque  de contracter le VIH est multiplié par 5.

La charge virale de la syphilis est augmentée par le VIH dans les sécrétions génitales et anales ; ce qui rend le risque de transmission de la syphilis encore plus important chez une personne séropositive.

Plus généralement, une personne séropositive devra passer des tests spécifiques pour mettre en évidence ou non une infection de la syphilis.

Ce qu’il faut retenir

Le fait d’avoir contracté la syphilis n’immunise pas l’organisme de cette infection ; on peut être infecté de nouveau.

Il est important pour une personne infectée de prévenir tous ses partenaires sexuels des 6 derniers mois ; des traitements préventifs permettent de prendre en charge efficacement l’infection et réduire les risques de transmission.

Il est possible de prévenir ses partenaires de façon anonyme par un organisme de santé public,  lorsque cela est trop difficile pour la personne infectée.

Vous pouvez trouver un formulaire anonyme sur ce site.

Enfin, en conclusion, rappelons que le dépistage des IST est maintenant facile d’accès, gratuit et anonyme dans les Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD).

Pour des informations complémentaires sur les IST et le dépistage, rendez-vous ici.

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