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Comment se déroule un bilan de fertilité du couple ?

Comment se déroule un bilan de fertilité du couple ?

En France, 1 couple sur 8 consulte pour des difficultés à concevoir un enfant. Et quand le couple consulte un spécialiste de l’infertilité, celui-ci leur prescrit plusieurs examens pour étudier les causes de ces soucis : c’est le bilan de fertilité.

Alors, à quel moment réaliser le bilan de fertilité ? Quels sont les examens prescrits ? Que permettent-ils de comprendre ? On vous dit tout sur cette phase de recherche indispensable pour une bonne prise en charge médicale de l’infertilité.

La première consultation pour infertilité

Lorsque l’envie d’un enfant est très forte mais que celui-ci se fait désirer, le couple envisage une consultation pour infertilité. Dans les faits, ce type de consultation n’est recommandé qu’après au moins 12 mois d’essais sans succès (à raison de rapports sexuels réguliers non protégés).

Ce délai peut être ramené à 6 mois en cas de maladie de l’appareil génital connue ou suspectée chez l’homme ou la femme ou en cas d’âge avancé (35+). En effet, l’âge a un impact important sur la fertilité. Le pouvoir fécondant de l’homme décline de 2 % chaque année, dès 25 ans. Chez la femme, on estime que les probabilités d’une grossesse sont divisées par deux après 35 ans.

Ainsi, le couple peut consulter un spécialiste de l’infertilité, par exemple un gynécologue. Le médecin va procéder à un interrogatoire du couple afin de juger si un bilan de fertilité est nécessaire. Toutes ces questions servent à en savoir plus sur vous et vos antécédents médicaux et repérer d’éventuels facteurs qui favoriseraient l’infertilité : l’âge, l’historique gynécologique de la femme, une maladie chronique (diabète), des problèmes similaires chez un parent proche, l’hygiène de vie, les habitudes dans la vie sexuelle, etc.

Parfois, la première consultation ne sert qu’à vous rassurer. Le médecin explique le fonctionnement des périodes d’ovulation. Il conseille aussi sur la fréquence idéale des rapports sexuels et les mesures diététiques qui permettent de favoriser la survenue d’une grossesse naturelle. Ces recommandations suffisent parfois pour parvenir à concevoir. Mais s’il juge cela nécessaire, le médecin prescrit un bilan de fertilité.

À noter : tous les examens présentés ci-dessous ne vous seront peut-être pas prescrits en totalité. En effet, le choix des examens à réaliser appartient à votre médecin et dépend de votre situation personnelle.

À lire aussi : existe-t-il un traitement naturel à l’infertilité masculine ?

Pourquoi réaliser un bilan de fertilité ?

Lorsque le médecin estime qu’il peut y avoir un souci médical à l’origine de l’infertilité, il prescrit un bilan de fertilité. Ce check up complet de fertilité permet de déterminer d’où vient le problème et de proposer une prise en charge médicale adaptée.

Si, fût un temps, on pensait que seules les femmes étaient la cause de l’infertilité du couple, il est maintenant admis que les hommes aussi ont leur part de responsabilité. Des difficultés à procréer peuvent alors être liées à une infertilité masculine, à une infertilité féminine ou même à une infertilité des deux partenaires. Ainsi, le médecin prescrit différents examens à l’homme comme à la femme afin d’étudier la fertilité de chacun.

Bon à savoir : dans le cas de l'infertilité secondaire, les difficultés à concevoir apparaissent après une ou plusieurs grossesses.

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Le bilan de fertilité chez l’homme

Pour la fertilité de l’homme, cela commence par une vérification de la qualité du sperme. Elle est suivie d’examens complémentaires en cas d’anomalies.

Le spermogramme et la spermoculture

Le spermogramme est l’examen de référence dans l’exploration de la fertilité masculine. Il consiste en une analyse de l’aspect du sperme et de la qualité des spermatozoïdes. Cela se fait sur un échantillon de sperme recueilli par masturbation. Vous devez alors respecter des règles d’hygiène strictes pour ne pas altérer le prélèvement.

Le biologiste étudie différents paramètres spermatiques : la viscosité, le volume de l’éjaculation, le pH, le nombre de spermatozoïdes, leur mobilité, vitalité, etc. Ainsi, des anomalies peuvent être détectées si les valeurs constatées ne correspondent pas aux valeurs de référence (celles d’un spermogramme normal). Ces anomalies souvent présentes sur les résultats d'un spermogramme sont souvent les suivantes :

Une anomalie doit être constatée sur deux spermogrammes successifs, à 3 mois d'intervalle, pour être avérée.

En parallèle du spermogramme en laboratoire, une spermoculture peut être réalisée. Il s’agit d’une mise en culture du sperme dans différents milieux favorisant la prolifération des bactéries. Cela permet d'observer la présence de germes, signes d’infection. En effet, ce bilan infectieux est pertinent car une infection génitale (IST ou infection génitale haute comme une prostatite) peut être responsable d’une infertilité masculine.

À noter : les prix du spermogramme et de la spermoculture sont pris en charge par l'assurance maladie dans le cadre d'un bilan de fertilité.

Les examens complémentaires

En cas d’anomalie détectée sur le test spermogramme, le médecin prescrit souvent d’autres examens plus approfondis. Cela permet de mieux comprendre les causes de l’hypofécondité et donc de proposer une meilleure prise en charge.

  • Spermocytogramme : analyse de la morphologie des spermatozoïdes.
  • Test post-coïtal (test de Hühner) : observation du comportement des spermatozoïdes dans la glaire cervicale, après un rapport sexuel.
  • Test de migration-survie des spermatozoïdes : observation de l’évolution des spermatozoïdes après 24h.
  • Bilan hormonal : dosage de certaines hormones jouant un rôle dans la fertilité ou la production des spermatozoïdes (FSH, testostérone, etc).
  • Examen anatomique des testicules et des voies génitales : échographie testiculaires par exemple.
  • Caryotype : recherche d’anomalies chromosomiques.

Le bilan de fertilité chez la femme

Pour la fertilité de la femme, il s’agit de vérifier que les trompes et l’utérus sont fonctionnels et qu’il n’y a pas de troubles de l’ovulation. Différents examens peuvent donc être réalisés.

L’échographie pelvienne est l’examen de référence dans l’exploration de la fertilité féminine. Au cours de cet examen, le médecin va évaluer la réserve ovarienne en comptant les follicules antraux. Il va aussi rechercher des causes ovariennes (kystes) ou des causes utérines (polypes, fibromes, endométriose). Pour compléter l’échographie pelvienne, le médecin prescrit d’autres examens :

  • La courbe de température : cela consiste à noter sa température tous les matins à partir du premier jour des règles. Cet examen permet d’évaluer la qualité de l’ovulation. Toutefois, les médecins le préconisent de moins en moins car il manque de fiabilité.
  • La prise de sang : elle permet de réaliser un bilan hormonal et de détecter une anomalie du fonctionnement ovarien ou de l’hypophyse.
  • L’hystérosalpingographie : il s’agit d’un examen radiologique avec injection d’un produit permettant de mettre en évidence une obstruction des trompes utérines.
  • L’hystéroscopie : le médecin prescrit cet examen en cas de soupçons d’une anomalie de l’endomètre ou de la cavité utérine. Il consiste en une observation de l’intérieur de la cavité utérine avec une fibre optique.

Que faire des résultats d’un bilan de fertilité ?

Les résultats de tous les examens que vous aurez réalisés arriveront selon un délai variable. Le temps d’attente dépend en effet de l’acte réalisé et varie d’un endroit à l’autre.

Une fois reçu, vous devez les faire parvenir à votre médecin. Il pourra alors vous diriger vers le traitement ou la solution la plus adaptée pour mener à bien votre projet de parentalité.

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Les examens d’un bilan de fertilité sont-ils remboursés ?

La sécurité sociale prend en charge à 100 % les bilans et soins de l’infertilité, sur la base du tarif conventionnel. Cela signifie que l'organisme ne vous remboursera peut-être pas 100 % de vos frais réels. Votre mutuelle peut rembourser tout ou partie de la différence, en fonction des conditions de prise en charge.

De plus, il est important de noter que ce remboursement de la sécurité sociale ne s’applique que si vous respectez le parcours de soins coordonnés. Autrement dit, vous devez consulter votre médecin traitant avant de voir un spécialiste.

Les traitements en cas d’infertilité du couple

Du côté de la femme, un traitement existe en cas de troubles de l’ovulation. Il s’agit de la stimulation ovarienne. C’est un traitement à base d’hormones administré selon le cycle menstruel, par voie orale ou par injections. Pris pendant environ 3 mois, le taux de réussite de ce traitement s’élève à 90 % chez les femmes de moins de 38 ans !

Pour le traitement de l’infertilité masculine, cela passe par des traitements curatifs des causes. Mais ceux-ci sont rarement suffisant pour obtenir une grossesse naturelle.

Ainsi, le traitement de l’infertilité du couple le plus utilisé est l’assistance médicale à la procréation. Le parcours de PMA permet à de nombreux couples de devenir parents, bien que celui-ci soit souvent long et éprouvant.

Deux principaux procédés existent : 

  • L’insémination artificielle : elle consiste à déposer le sperme au niveau du col de l’utérus afin qu’ils aillent y féconder l’ovocyte. L’idée est alors de “faciliter la tâche" aux spermatozoïdes peu mobiles par exemple.
  • La FIV, fécondation in vitro : le médecin prélève les spermatozoïdes et les ovocytes et les place dans une éprouvette afin que la fécondation se fasse. Parfois, le médecin réalise une injection intracytoplasmique de spermatozoïdes pour faciliter d’autant plus la fécondation. Le médecin dépose ensuite l'embryon dans l’utérus.

En cas de stérilité de l’homme ou d’infertilité sévère, le couple peut utiliser un don de sperme ou accueillir l’embryon d’un couple donneur.

Enfin, sachez que si vous allez subir une opération chirurgicale ou prendre un traitement dont on connaît les effets néfastes sur la fertilité (prostatectomie, chimiothérapie), vous pouvez avoir recours à des techniques de préservation de la fertilité. On conserve alors des échantillons de sperme par congélation ou par cryoconservation dans l’azote. Vous pourrez les utiliser les années suivantes si vous souhaitez avoir un bébé.

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