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Comment interpréter le résultat de votre spermogramme ?

Comment interpréter le résultat de votre spermogramme ?

Si vous éprouvez des difficultés à procréer, il est probable que votre andrologue vous préconise la réalisation d’un spermogramme. Il s’agit d’un examen qui analyse la qualité du sperme et son pouvoir fécondant. Mais comment interpréter le résultat d’un spermogramme ? Comment savoir s’il y a une anomalie ? Quels traitements peut-on envisager en cas de souci ? On vous explique tout.

Qu’est-ce qu’un spermogramme et pourquoi en faire un ?

Le spermogramme est le premier examen prescrit dans le cadre d’un bilan de fertilité. Il est donc réalisé, généralement, après un an sans grossesse (c’est-à-dire une absence de grossesse après 12 mois de rapports sexuels réguliers sans contraception). L’examen permet de savoir si la cause de l’infertilité du couple est masculine en mettant en évidence d’éventuelles altérations spermatiques. Rappelons tout de même que 25 % des infertilités restent inexpliquées.

L’examen consiste à compter et étudier les spermatozoïdes. C’est ainsi la qualité et l’aspect du sperme qui sont contrôlés au travers de différents paramètres spermatiques : viscosité, volume, concentration et numération des spermatozoïdes, etc.

L’examen se fait sur la base d’un échantillon de sperme recueilli par masturbation. Pour réaliser un spermogramme en laboratoire, l’homme procède au recueil dans une pièce dédiée, en respectant certaines règles d’hygiène. Le prélèvement est ensuite déposé au secrétariat puis conservé dans les conditions optimales avant analyse par un biologiste.

Bon à savoir : on distingue l'infertilité primaire de l'infertilité secondaire (qui arrive après une ou plusieurs grossesses).

Quel est le délai avant d’avoir le résultat du spermogramme ?

Une fois l’échantillon de sperme recueilli, celui-ci est analysé rapidement afin d’éviter toute détérioration. Toutefois, il faut ensuite prendre en compte le temps de rédaction du compte rendu, entre autres.

Ainsi, on compte en moyenne 10 jours d’attente, bien que ce délai puisse varier en fonction du laboratoire auquel vous vous rendez. Dans certains laboratoires, vous obtenez votre résultat en seulement 24h !

Par ailleurs, sachez que la sécurité sociale rembourse le prix du spermogramme dans le cadre d'un bilan de fertilité.

Qu’est-ce qu’un résultat de spermogramme normal ?

Paramètre spermatiqueNorme
Nombre de spermatozoïdes> 15 millions /mL
Vitalité> 58 %
Nombre de leucocytes< 1 million /mL
Forme typique> 4 %
Volumeentre 1,5 et 6 mL
PHentre 7,2 et 7,4
Viscositéliquéfaction en 30 minutes
Résultat d’un spermogramme normal selon l’OMS.

Un spermogramme est normal lorsque les valeurs indiquées correspondent aux normes ci-dessus. Ces normes sont celles de l’OMS ; elles sont donc une bonne base de référence.

Sachez toutefois que les valeurs de référence peuvent légèrement varier d’un laboratoire à l’autre. C’est pourquoi, en cas d'un test spermogramme de contrôle, il vaut mieux vous rendre dans le même laboratoire afin de pouvoir comparer efficacement ces résultats aux précédents.

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Qu’est-ce qu’un résultat de spermogramme anormal ?

Un spermogramme est anormal lorsque, sur un ou plusieurs des paramètres, les valeurs constatées ne sont pas dans les normes. Elles sont trop basses ou trop hautes par rapport à aux valeurs de référence.

Ainsi, plusieurs altérations spermatiques peuvent être identifiées à l’occasion d’un spermogramme anormal.

Il arrive souvent qu’un homme présente plusieurs de ces anomalies, ce qui, en toute logique, réduit d’autant plus ses chances de concevoir naturellement. D’ailleurs, pour 21 % des hommes infertiles, c’est une oligo-asthéno-tératospermie (OATS) qui est responsable. Il s’agit d’une combinaison de l’oligospermie avec l’asthénospermie et la tératospermie. C’est la cause d’infertilité la plus courante chez l’homme.

L’hypospermie et l’aspermie

L’hypospermie correspond à un volume de sperme éjaculé inférieur à 1,5 mL. Cela peut s’expliquer par l’âge de l’homme mais aussi par un déséquilibre hormonal, une inflammation des conduits éjaculatoires, des rapports sexuels trop fréquents ou une mauvaise hygiène de vie. Ainsi, plus le volume de l’éjaculation est faible, plus les chances de concevoir un enfant le sont aussi.

Dans le cas de l’aspermie, le volume de sperme est inférieur à 0,5 mL, voire nul. Ainsi, il est encore plus difficile pour la partenaire de tomber enceinte.

L’azoospermie

L’azoospermie correspond à une absence de spermatozoïdes dans le sperme. Dans cette situation, l’absence de gamète mâle dans le sperme rend l’homme stérile ; une grossesse naturelle n’est pas envisageable. L’azoospermie peut être due à un défaut lors de la production des spermatozoïdes ou encore à une obstruction des canaux qui les transportent depuis les testicules.

L’oligospermie

L’oligospermie correspond à une concentration de spermatozoïdes inférieure à 20 millions /mL. Cela signifie qu’il n’y a pas assez de spermatozoïdes dans le sperme. Cette altération spermatique peut se manifester selon différents niveaux de sévérité. Ainsi, moins il y a de spermatozoïdes dans le sperme, plus les chances de concevoir s’amenuisent. Toutefois, cela n’est pas synonyme de stérilité masculine puisqu’il suffit d’un seul spermatozoïde pour féconder l’ovocyte.

L’asthénospermie

L’asthénospermie correspond à un nombre de spermatozoïdes mobiles inférieur à 40 %. Cela signifie qu’il y a un trop grand nombre de spermatozoïdes présentant des troubles de la mobilité. Certains n’arrivent à se mouvoir vers l’avant de façon rectiligne tandis que d’autres sont bien trop lents par exemple. Cela est problématique car une bonne mobilité est indispensable pour remonter le vagin jusqu’à l’utérus.

La tératospermie

La tératospermie signifie que moins de 4 % des spermatozoïdes sont normaux, c’est-à-dire de forme typique. Dès qu’un spermatozoïde présente un défaut par rapport à sa structure normale, il est considéré comme atypique. En effet, leur particularité, quelle qu’elle soit, a un impact sur leur capacité à féconder l’ovocyte et à donner lieu à une grossesse. Une atypie peut les ralentir, les contraindre dans leurs mouvements, les rendre immobiles ou inhiber leur pouvoir fécondant.

La nécrospermie

La nécrospermie correspond à un taux de spermatozoïdes morts trop important (> 58 %). Parfois, la nécrospermie est totale et il n’y a donc aucun gamète vivant dans le sperme. La nécrospermie est parfois due à une infection génitale (IST par exemple) ou à un défaut génétique.

Le résultat du spermogramme est-il fiable ?

Eh bien si c’est le premier, non, le résultat de votre spermogramme n’est pas fiable. Le résultat d’un seul spermogramme isolé ne veut rien dire. En effet, de nombreux facteurs extérieurs peuvent altérer temporairement la qualité du sperme et des spermatozoïdes. Par exemple, c’est le cas d’une forte fièvre, d’un changement de saison ou d’une après-midi au hammam.

Ainsi, on part du principe qu’il faut constater une anomalie sur deux spermogrammes successifs pour que celle-ci soit avérée. De plus, ces deux spermogrammes doivent être espacés d’au moins 3 mois. En effet, c’est le temps nécessaire au corps pour entamer un nouveau cycle de production de spermatozoïdes. La spermatogenèse (production des spermatozoïdes) dure 74 jours.

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J’ai un résultat de spermogramme anormal, et après ?

Suite à deux spermogrammes, il est possible de diagnostiquer des altérations spermatiques. Le médecin pourra alors vous prescrire des examens complémentaires pour comprendre davantage d’où viennent ces soucis. Cette phase d’approfondissement est importante pour ensuite envisager le traitement le plus adapté.

  • Spermoculture : c’est un bilan infectieux du sperme. Celui-ci est mis en culture puis le biologiste procède à une analyse du sperme à la recherche de germes.
  • Spermocytogramme : il est souvent réalisé en parallèle du spermogramme. Il se concentre davantage sur l’aspect morphologique des spermatozoïdes.
  • Test de migration-survie des spermatozoïdes : il permet d’observer l’évolution des spermatozoïdes après 24h.
  • Test de Hühner (ou test post-coïtal) : il permet d’observer le comportement des spermatozoïdes dans la glaire cervicale.
  • Bilan hormonal : par exemple, dosage de la FSH (stimulation des cellules de Sertoli qui produisent les spermatozoïdes) et dosage de la LH (stimulation de la production de testostérone). Un déséquilibre hormonal peut expliquer une baisse de la fertilité.
  • Échographie testiculaire ou échographie des voies génitales : ces examens permettent de vérifier qu’il n’y a pas de souci anatomique non visible à l'examen clinique.
  • Caryotype : il permet de rechercher une éventuelle anomalie chromosomique. En cas d’azoospermie avérée, cela peut en effet être dû à une anomalie génétique.

Les traitements en cas d’infertilité masculine

Le médecin peut, dans un premier temps, proposer un traitement aux causes de l’infertilité, si cela est possible. Cela peut être un traitement hormonal, un traitement antibiotique ou un traitement chirurgical.

Toutefois, le traitement de l’infertilité masculine le plus utilisé est l’assistance médicale à la procréation. En effet, de nombreux couples infertiles parviennent à avoir un enfant grâce au parcours de PMA (Procréation Médicalement Assistée).

En fonction du niveau d’infertilité, le médecin peut utiliser différents procédés. Cela peut être l’insémination artificielle. Le médecin dépose les spermatozoïdes au niveau du col de l’utérus afin qu’ils puissent pénétrer dans la cavité utérine et y féconder l’ovocyte. Mais cela peut aussi être la FIV, fécondation in vitro. Les spermatozoïdes sont alors mis en relation avec l’ovocyte, lui aussi prélevé, et la fécondation se fait alors en laboratoire. Parfois le médecin réalise même une ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïde) afin d’aider le spermatozoïde à passer la barrière de l’ovocyte. Le médecin dépose ensuite l'embryon obtenu dans l’utérus pour s’y développer comme lors d’une grossesse classique.

En cas d’azoospermie sévère ou d’aspermie sévère, le couple peut avoir recours à un donneur de sperme.

Bon à savoir : en cas de chirurgie ou de traitement (chimiothérapie) pouvant altérer la fertilité, il est possible d'avoir recours à des techniques de préservation de la fertilité (congélation d'échantillons de sperme) pour obtenir une grossesse plus tard.

L’importance d’un suivi médical

Ces traitements, s’ils semblent être des solutions miracles, sont souvent difficiles à vivre pour les couples. En effet, accepter qu’une grossesse naturelle ne sera pas possible n'est pas simple, surtout pour le partenaire qui est à l’origine de la fertilité. La culpabilité et le sentiment d’impuissance ne facilitent pas la tâche. De plus, les couples essuient parfois des échecs avant de rencontrer leur bébé tant attendu. Un parcours de PMA est éprouvant et peut s’étaler sur plusieurs années. En cela, il est nécessaire d’être bien suivi par le corps médical, mais aussi de bien communiquer avec son ou sa partenaire.

Enfin, quoi qu’il en soit, nous vous recommandons vivement d’opter pour un traitement naturel à l'infertilité masculine : une hygiène de vie saine. Changer vos habitudes vous permet de booster naturellement la fertilité masculine et d'accroître les chances de réussite en cas de FIV.

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