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Quelles sont les 4 IST les plus fréquentes ? Comment les distinguer et les traiter

Quelles sont les 4 IST les plus fréquentes ? Comment les distinguer et les traiter

Les IST sont très fréquentes et, surtout, très contagieuses ! Il est donc important de réaliser des tests au moindre doute afin d’éviter toute complication et toute transmission de l’infection à vos partenaires sexuels. Alors, quelles sont les 4 IST les plus fréquentes ? Quels sont les symptômes et traitements ? On vous détaille tout.

Les 4 IST les plus fréquentes : qu’est-ce qu’une IST ?

Une IST est une infection sexuellement transmissible. On parle aussi de MST (maladie sexuellement transmissible) bien que ce terme soit moins privilégié. Les IST sont dues à des agents infectieux tels que des bactéries, des virus ou des parasites.

Elles se transmettent par voie sexuelle. Autrement dit, il est possible de contaminer ou d’être contaminé lors d’un rapport sexuel non protégé, qu’il soit vaginal, anal ou oral. De la même façon qu’il est possible d’attraper le sida sans éjaculation, toutes les IST peuvent se transmettre même sans contact avec du sperme. Certaines IST se transmettent aussi par le sang et les produits sanguins.

Il semble important de préciser qu’aucune IST ne se transmet par simple contact. Ainsi, une accolade, un câlin, un baiser langoureux, un éternuement ou le partage d’un même verre ne sont pas des situations à risque.

Au total, on comptabilise plus de 30 IST en circulation. D’ailleurs, les infections sexuellement transmissibles font partie des cinq motifs de consultation les plus courants en France. C’est dire si elles sont fréquentes ! Et pourtant, elles passent souvent inaperçues, entraînant alors des complications et des contaminations qui auraient pu être évitées.

Voici donc 4 des IST les plus fréquentes : les symptômes, complications possibles et traitements. L’idée est de savoir les reconnaître pour pouvoir agir au plus vite.

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1. L’herpès génital

L’herpès génital est une IST très contagieuse. Elle est due à une infection au virus Herpès simplex (HSV). Elle fait partie des MST les plus courantes puisqu’elle touche 13 % des 15-49 ans. Par ailleurs, on retrouve tant l’herpès génital chez l’homme que l’herpès génital chez la femme.

Il existe 2 types d’Herpès simplex : le HSV1 (principalement responsable de l’herpès labial) et le HSV2 (transmis par voie sexuelle). Toutefois, en cas de rapport sexuel bouche-parties génitales (fellation ou cunnilingus), le HSV1 peut entraîner un herpès génital chez la personne contaminée.

Souvent, l’herpès génital est asymptomatique. Toutefois, certains symptômes peuvent parfois apparaître et doivent alerter : vésicules au niveau des parties génitales, sensation de brûlure ou démangeaisons. Les symptômes apparaissent alors une semaine ou plus après le rapport sexuel contaminant.

Le virus a la particularité de rester dans l’organisme à vie, à l’état de latence. Ainsi, il n’est jamais totalement éliminé, ce qui peut entraîner des récidives. Un traitement antiviral permet de soulager les symptômes. De même, le traitement du partenaire sexuel est vivement conseillé afin d’éviter les récidives.

2. L’hépatite B

Le virus de l’hépatite B (VHB) est très transmissible, notamment par voie sexuelle. Il fait partie des MST les plus courantes.

Cette IST est assez grave puisqu’elle entraîne des lésions inflammatoires aiguës du foie. D’ailleurs, dans 2 % à 10 % des cas, l’infection évolue vers une forme chronique et favorise le développement d’une fibrose ou d’une cirrhose hépatique.

La période d’incubation de l’hépatite B est comprise entre 60 et 90 jours. Cela peut donc être long ! Les symptômes sont les suivants : fatigue, fièvre, nausées, perte d’appétit, douleurs musculaires, etc.

Dans 90 % des cas, l’hépatite B guérit spontanément, sans traitement. Mais pour 1 % des personnes infectées, l’hépatite B devient fulminante. On constate alors des lésions sévères et le pronostic vital du patient peut être engagé. Une greffe hépatique peut même être nécessaire. Au vu de la gravité des complications, la vaccination est vivement recommandée, dès les premiers mois de vie.

Côté traitement, il en existe un pour freiner les complications liées à l'infection et ralentir la réplication du virus. Toutefois, il ne permet pas encore de guérir l'hépatite B chronique, contrairement au nouveau traitement de l'hépatite B en 2020 à l'essai en ce moment... À suivre !

3. La syphilis

La syphilis est due à la bactérie Treponema pallidum. Elle fait partie des IST les plus courantes. Dans 80 % des cas, elle touche des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

Le premier symptôme apparaît 2 à 4 semaines après le rapport contaminant. Il s’agit d’une petite plaie, accompagnée d’une éruption sur la peau et les muqueuses. Il n’y a cependant aucune douleur ou inconfort.

Le dépistage de cette infection se fait grâce à une sérologie TPHA VDRL.

Lorsque le diagnostic est posé rapidement, l’IST peut être soignée via un traitement antibiotique injecté en intramusculaire. En revanche, en l'absence de traitement, l’infection devient chronique. Le risque de transmission aux partenaires sexuels augmente et il peut y avoir des complications (atteinte au niveau du cerveau, des nerfs, du cœur, des yeux, etc).

4. Le papillomavirus

Cette IST est due au virus Human papilloma virus (HPV). Elle compte parmi les IST les plus courantes. Par ailleurs, il s’agit du principal facteur de cancer du col de l’utérus chez la femme.

Les symptômes du papillomavirus sont assez éloquents, lorsque l’infection n’est pas asymptomatique. Il s’agit de condylomes (verrues génitales) que l’on retrouve sur les parties génitales et l’anus. Ces lésions sont bénignes mais peuvent être récidivantes, tant dans le cas d’un papillomavirus chez l’homme que d’un papillomavirus chez la femme.

Généralement, le virus s'élimine spontanément. Toutefois, lorsque le système immunitaire n’est pas assez fort, le virus persiste et peut entraîner des lésions précancéreuses au niveau du col de l’utérus, de la vulve ou de l’anus.

Ainsi, les meilleures armes contre le papillomavirus sont la vaccination (des jeunes filles et des jeunes garçons) et le frottis de dépistage régulier. Ce sont les meilleurs moyens pour réduire les infections et les complications associées. Le traitement des condylomes, lui, est local : azote, laser ou électrocoagulation.

Bonus : la chlamydia, la trichomonase et le VIH

La chlamydia est une infection bactérienne. Elle est due à la bactérie Chlamydia trachomatis. Elle est l’une des infections les plus fréquentes chez la femme. Si cette IST est souvent asymptomatique, on peut tout de même constater chez certains patients l’apparition de symptômes une à deux semaines après le rapport contaminant. Il s’agit alors de brûlures et d’écoulements, au niveau de la vulve ou du pénis

La chlamydia se soigne facilement si elle est prise en charge suffisamment tôt. Des antibiotiques en comprimés suffisent alors. Par contre, en l'absence de traitement, la chlamydia peut entraîner des lésions sur les trompes de Fallope et, donc, favoriser la stérilité féminine et les grossesses extra-utérines.

La trichomonase est une des IST les plus courantes. Elle est due à un parasite, le Trichomonas vaginalis, qui vit dans l’appareil génital. Elle a la particularité de pouvoir infecter des zones non couvertes par le préservatif. Il est donc plus difficile de s’en protéger. L’infection est souvent asymptomatique. 

Le VIH, ou virus d’immunodéficience humaine, est probablement l’IST dont on entend le plus parler. Chaque année en France, on dénombre 6000 nouvelles contaminations. Cette infection s’attaque aux cellules du système immunitaire. Les symptômes apparaissent dans les deux semaines suivant le rapport contaminant et évoquent ceux d’une grippe. Il s’agit de fièvre, fatigue, diarrhées, courbatures, etc.

Le SIDA (syndrome d'immunodéficience acquise) est le dernier stade de l’infection. Il arrive après plusieurs années et signifie l’effondrement du système immunitaire du patient. Il est alors sujet à toutes les maladies opportunistes. Aucun traitement n’existe pour guérir du VIH. Toutefois, la trithérapie permet de diminuer la charge virale et de freiner le développement de l’infection. Enfin, la PrEP est un traitement qui, pris en continu, permet d’éviter une infection au VIH lorsqu’on y est fortement exposé.

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Les 4 IST les plus fréquentes : l’importance du dépistage

Parmi les 8 infections les plus courantes dans le monde (plus d’1 million de nouveaux cas chaque jour), 4 sont curables (gonorrhée, syphilis, chlamydia, trichomonase) et 4 sont incurables (VIH, herpès simplex, hépatite B, papillomavirus). De plus, il arrive très souvent que ces IST soient asymptomatiques et qu’elles passent donc inaperçues. Pourtant, une IST non traitée peut avoir de lourdes conséquences : cécité, stérilité masculine ou féminine, transmission de la mère à l’enfant, etc. Le papillomavirus et l’hépatite B peuvent même être à l’origine d’un cancer.

En cela, il est indispensable et nécessaire de se faire dépister régulièrement pour ne pas passer à côté d’une infection qui pourrait ne plus vous quitter ensuite… Les délais d’incubation étant différents d’une IST à l’autre, il est intéressant de se fixer une fréquence, par exemple tous les 3 mois. C’est également le dépistage qui permet de freiner les contaminations.

Nous vous recommandons donc de vous faire dépister de manière régulière et après chaque rapport à risque. Le dépistage des IST peut se faire en laboratoire, dans un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CEGIDD) ou dans un centre de planification et d’éducation familiale (CPEF). Votre médecin traitant peut aussi vous orienter en cas de doutes. Les tests IST peuvent être faits de différentes manières : prise de sang, analyses d’urine ou prélèvements locaux.

Bon à savoir : il existe des tests VIH en pharmacie pour s'auto-dépister le virus du sida.

Comment se protéger des 4 IST les plus fréquentes ?

Entre 2012 et 2016, le nombre d’IST a été multiplié par 3 en France. Pourtant, il existe un moyen de s’en protéger : le préservatif

Le préservatif masculin et le préservatif féminin sont les seuls remparts contre les infections sexuellement transmissibles. Vous devez les utiliser à chaque rapport sexuel, qu’il soit anal, vaginal ou oral, du début à la fin.

Rappelons que la pilule contraceptive ou le fait d’avoir ses menstruations ne protègent pas des IST. Le retrait (éjaculation externe) ou l’absence d’éjaculation n’empêche pas non plus une contamination.

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