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VHB : peut-on guérir de l’hépatite B ?

VHB : peut-on guérir de l’hépatite B ?

Si certains la pensent disparue, il n’en est rien ! L’hépatite B existe toujours et continue d’infecter des milliers de personnes chaque année en France. Mais alors comment reconnaître une infection par le VHB ? Peut-on guérir de l’hépatite B ? On vous explique tout sur cette maladie.

Qu’est-ce que l’infection au VHB ?

L’hépatite B est une infection par le VHB (virus de l’hépatite B). Elle s’attaque au foie et provoque des infections hépatiques qui peuvent être mortelles dans de rares cas. L’infection commence par une phase aiguë, puis disparaît ou devient chronique. Il s’agit d’une maladie très transmissible, notamment par voie sexuelle.

Selon les chiffres de l’OMS, en 2019, 296 millions de personnes vivaient avec une hépatite B chronique dans le monde. La même année, 820 000 personnes infectées sont décédées, à cause du développement de cirrhoses ou de carcinomes hépatocellulaires (cancers primitifs du foie).

En France, on compte en moyenne 1 500 décès par an à cause du virus de l’hépatite B. Par ailleurs, on estime à environ 280 000 le nombre de porteurs chroniques de la maladie. Toutefois, près de la moitié d’entre eux l’ignore !

Comment se transmet le VHB ?

Le virus peut se transmettre de différentes manières :

  • De la mère à l’enfant lors de l’accouchement ;
  • Par contact avec des liquides biologiques : sang, muqueuses des parties génitales ;
  • Injections à risque.

Ainsi, il est important de noter que l’hépatite B est une maladie sexuellement transmissible. Elle peut donc se transmettre lors de rapports non protégés, qu’ils soient vaginaux, anaux ou buccaux-génitaux (lors de cunnilingus ou plus encore lors de fellations). Même sans éjaculation, la contamination peut avoir lieu puisque c’est le contact entre les muqueuses qui présente un risque.

De plus, il s’agit d’une maladie extrêmement transmissible. En effet, le pouvoir contaminant du VHB est très grand. Par exemple, le risque de contamination lors d’une exposition au sang d’une personne infectée par le VHB est de 30 %. Pour vous donner un ordre d’idée, il n’est que de 0,3 % pour le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et de 3 % pour le virus de l’hépatite C (VHC). De même, le risque de contamination au cours d’un rapport sexuel non protégé avec un partenaire infecté et non traité est 100 fois plus élevé que pour le VIH. L’hépatite B est donc hautement transmissible.

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Quels sont les symptômes de la maladie ?

La plupart du temps, la maladie est asymptomatique, ce qui explique que bon nombre de personnes infectées l’ignore complètement.

Toutefois, pour certains, il y a une phase aiguë qui présente quelques symptômes typiques : une grande fatigue, des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales et même parfois un jaunissement de la peau et des yeux et une coloration sombre des urines.

Dans de rares cas, l’hépatite B aiguë fulminante entraîne une insuffisance hépatique aiguë qui elle-même peut entraîner la mort. De même, le virus peut provoquer une infection chronique du foie qui, souvent, donne lieu à une cirrhose ou un cancer hépatique.

Enfin, il est important de noter que le virus de l’hépatite B a une période d’incubation plutôt longue : de 60 à 90 jours. Cela signifie que l'infection ne sera pas visible dans vos résultats sanguins immédiatement ; il faudra patienter quelques semaines. De même que vos symptômes, si vous en avez, apparaîtront au terme de cette période.

Évolution de l’hépatite B : la chronicité

Après une phase aiguë, la majorité des hépatites B guérissent spontanément tandis que d’autres deviennent chroniques. Le taux de passage à la chronicité varie en fonction de l’âge de la contamination. Il est très haut chez l’enfant, avec environ 90 % d’hépatites B qui deviennent chroniques. Chez l’adulte, ce sont environ 10 % des hépatites B qui passent à la chronicité.

L’hépatite B chronique se caractérise par la persistance de l’antigène HBs (marqueur du virus de l'hépatite B) plus de six mois après la contamination. Ainsi, la maladie reste dans l’organisme et est plus ou moins active. Chez certains, on constate un portage inactif (le virus est présent mais il n’y a aucune lésion du foie) tandis que d’autres souffrent d’une hépatite chronique active (avec une réaction inflammatoire du foie). Dans ce deuxième cas, l’infection peut entraîner une fibrose, puis une cirrhose (stade avancé de la fibrose), puis un cancer.

Bon à savoir : si vous êtes infecté par le VHB, vous êtes exposé à une contamination par le virus de l’hépatite D (VHD). En effet, la contamination par le VHD ne peut se faire que chez les personnes infectées par le VHB (en simultané ou un virus après l’autre).

Par ailleurs, certains facteurs favorisent l’évolution délétère de la maladie : la consommation d’alcool et de tabac, le surpoids, une infection par d’autres virus des hépatites (VHC, VHD) ou par le VIH.

Comment diagnostiquer une infection par le VHB ?

Ce sont des tests sanguins qui permettent de diagnostiquer une infection par le VHB. Une prise de sang est réalisée puis l’échantillon est analysé à la recherche de l’antigène de surface de l’hépatite B : HBsAg ou antigène HBs.

Les professionnels recommandent d’effectuer régulièrement un dépistage de l’hépatite B si vous êtes une personne à haut risque de contamination :

  • Personnel de santé ;
  • Personnes immunodéprimées ;
  • Toxicomanes ;
  • Personnes ayant plusieurs partenaires sexuels, etc.

Le dépistage doit être fait suffisamment à distance de la contamination pour que l’infection soit visible dans les résultats sanguins. Comptez au moins 3 à 6 semaines après l’exposition au virus, l’idéal étant 3 mois (durée d’incubation).

En cas de diagnostic de l’hépatite B, le médecin réalise un bilan pour évaluer le stade d’avancement de la maladie. Le patient réalise donc un PCR permettant de connaître la charge virale ou encore une échographie du foie pour détecter d’éventuelles lésions. Le médecin recherche aussi une co-infection par les virus des hépatites A, C et D, ainsi que par le VIH.

Peut-on guérir de l’hépatite B ?

Dans 80 à 90 % des cas, une hépatite B aiguë guérit spontanément. Il est donc possible de guérir de l’hépatite B.

Toutefois, lorsque l’infection est devenue chronique, il n’est plus possible de se débarrasser du virus.

Un traitement existe pour les infections chroniques. Il est à base d’agents antiviraux tels que Ténofovir ou Entécavir. Ce sont les agents médicamenteux les plus efficaces en cas d’infection au virus de l’hépatite B. Le traitement permet notamment de ralentir la progression de la cirrhose et de réduire l’incidence d’un cancer hépatique ; en d’autres termes, il évite autant que possible l’apparition des complications liées à la maladie. Ainsi, il supprime efficacement la réplication du virus mais ne guérit pas l’infection. Le virus reste présent dans l’organisme, il est donc nécessaire de poursuivre ce traitement à vie afin de conserver la meilleure qualité de vie possible. Un bilan hépatique annuel est aussi à prévoir.

Bon à savoir : les chercheurs travaillent sur un nouveau traitement de l'hépatite B en 2020. Certaines molécules sont à l'essai pour permettre de guérir complétement l'hépatite B chronique.

Comment prévenir l’infection par le VHB ?

Les autorités de santé préconisent différents moyens de prévention afin de freiner la propagation du virus de l’hépatite B.

La vaccination

Tout d’abord, il y a la vaccination. Il existe un vaccin qui protège de 98 à 100 % d’une infection par le VHB. Il s’agit donc d’un vaccin sûr et efficace qui est administré en 3 doses. Le vaccin est recommandé pour l’ensemble des individus, au vu des conséquences désastreuses que peut avoir cette maladie. D’ailleurs, il s’agit d’un vaccin obligatoire pour les bébés en France depuis 2018 ; il est administré aux nourrissons dès l’âge de 2 mois.

La vaccination est une arme puissante pour freiner un virus. Et pour preuve, selon les dernières estimations de l’OMS, la part des enfants de moins de 5 ans présentant une infection chronique par le VHB dans le monde est passée d’environ 5 % à l’ère pré-vaccinale (1980-2000) à un peu moins de 1 % en 2019.

Si vous êtes adulte et non vacciné, il est recommandé de le faire. Cela vaut particulièrement si vous faites partie des personnes particulièrement exposées au virus ou si vous comptez voyager dans un pays où le virus circule beaucoup.

Le dépistage régulier

Ensuite, un dépistage régulier est très important, surtout lorsqu’il s’agit d’une infection qui peut être asymptomatique comme l’hépatite B, le VIH ou la chlamydia par exemple. Selon l’OMS, en 2019, seuls 30,4 millions d’individus (10 % du total estimé de la population vivant avec l’hépatite B) avaient connaissance de leur infection !

Un test IST permet donc de faire le point de manière régulière et de diagnostiquer des infections à côté desquelles vous seriez passé. Cela permet de freiner efficacement la propagation du virus. En effet, si vous ignorez votre infection, vous ne pouvez pas prendre les précautions adéquates.

Le préservatif

Enfin, comme pour toute infection sexuellement transmissible, le préservatif est de mise. Il permet d’être protégé contre le virus de l’hépatite B s’il est porté correctement : du début à la fin du rapport, qu’il s’agisse d’une pénétration vaginale, une pénétration anale ou une fellation. Pour ce qui est du cunnilingus, les professionnels recommandent l’usage d’une digue dentaire, particulièrement si la femme est en période de règles.

Le port du préservatif, notamment avec un partenaire sexuel non régulier, est indispensable. Il protège de diverses maladies : hépatite B, syphilis, gonorrhée, papillomavirus, herpès génital, mycose génitale, etc.

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