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Papillomavirus : symptômes, causes, traitements

Papillomavirus : symptômes, causes, traitements

Le HPV (Human Papilloma Virus), soit papillomavirus humain, est un groupe de virus très courants dans le monde. On dénombre une centaine de types de HPV, et au moins 14 % d’entre eux sont cancérogènes. Il y a donc certains types de HPV qui sont totalement inoffensifs.

On observe deux classes de virus : ceux à l’origine des verrues (condylomes acuminés) et ceux responsables de condylomes plans, des verrues non visibles à l’œil nu.

Il peut donc s’agir de simples verrues ordinaires (plantaires ou vulgaires), comme de verrues génitales.

Souvent asymptomatique, le papillomavirus est pourtant responsable de nombreux cancers de la zone anale, du col de l’utérus et de la vulve, de près de la moitié des cancers de la gorge, d’un tiers des cancers du pénis.

Il existe cependant un vaccin efficace, qui permettrait de réduire considérablement les risques.

Dans une population donnée, le nombre de cas varie entre 3 et 20 %, en fonction de l’âge, du sexe, de l’origine des patients, du statut immunitaire et de l’activité sexuelle.

70 à 80 % de la population active sexuellement serait infectée au moins une fois dans leur vie, mais moins de 20 à 40 % serait porteuse du virus.

Les jeunes femmes actives sont les principales touchées (25 à 50 % des femmes de moins de 25 ans et 5 à 15 % des femmes de plus de 35 ans).

Papillomavirus : transmission et conséquences

Le virus du papillome humain est l’infection virale la plus courante de l’appareil reproducteur et touche à la fois les hommes et les femmes. Le virus étant présent dans les voies génitales, il peut contaminer toutes les muqueuses, notamment la muqueuse oropharyngée lors du sexe oral (cunnilingus, anulingus, fellation).

Pour les chiffres (datant de 2017) : 40 à 46 % des cancers de l’oropharynx sont causés par une infection au HPV.

Pour les cancers du col de l’utérus, on retrouve dans 60 à 90 % des cas, la présence du virus HPV.

On répertorie 180 génotypes différents de papillomavirus ; parmi ces génotypes, 40 sont se localisent dans la zone génitale. On peut les retrouver sur les muqueuses, mais aussi dans la périphérie de la zone génitale (organes sexuels externes).

Papillomavirus : une transmission redoutable et souvent asymptomatique

L’infection au papillomavirus se transmet souvent de manière furtive, sans que l’on s’en rende compte ; notamment lors des premiers rapports sexuels.

Pour cette raison, le public concerné est souvent jeune, aux prémices de sa vie sexuelle.

Un fait important : le papillomavirus est la seule IST (Infection Sexuellement Transmissible) qui peut se transmettre lors de rapports sexuels protégés, le virus étant si petit, qu’il peut passer à travers le latex des préservatifs.

Enfin, sa transmission est particulièrement redoutable, car le virus est présent dans toute la zone génitale, et pas uniquement sur les muqueuses. Ce microorganisme peut donc se transmettre en dehors de la pénétration, lors d’attouchements, de caresses sexuelles ou d’un simple contact direct des parties génitales.

De plus, le papillomavirus reste indétectable dans l’organisme car le système immunitaire le tolère.

Le virus, une fois présent dans les voies génitales ou sur les organes sexuels externes, va tenter de s’introduire dans l’ADN des cellules, afin de le transformer et provoquer des lésions précancéreuses.

Entre la contamination et l’apparition des lésions, il peut s’écouler quelques semaines comme plusieurs années.

À lire aussi : comment distinguer les 4 IST les plus fréquentes ?

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Comment dépister le papillomavirus chez la femme ?

Souvent asymptomatique, la première famille de virus peut cependant être diagnostiquée lorsqu’elle cause des verrues visibles.

Pour la seconde famille, le dépistage du papillomavirus chez la femme consiste en un prélèvement cervical pour les femmes. Il est donc important pour les femmes de le faire régulièrement afin de dépister au plus vite d’éventuelles cellules anormales.

Seul un prélèvement local peut mettre en évidence la présence du HPV car il n’existe aucune sérologie : le virus se dissimule.

1. Se rendre chez un gynécologue

se rendre chez un gynécologue

Le dépistage du papillomavirus se fait par prélèvement cervical. Ce prélèvement est généralement réalisé par le gynécologue qui assure le suivi de la femme. Néanmoins, un médecin généraliste ou une sage femme par exemple sont également des professionnels de santé aptes à le réaliser.

2. Effectuer un prélèvement cervical

effectuer un prélèvement cervical

Le prélèvement des cellules se fait au niveau du col de l’utérus, souvent à l’occasion d’un frottis. Le médecin place un spéculum dans le vagin et prélève ensuite quelques cellules à l’aide d’une brosse. Cet acte médical est indolore et ne dure que quelques minutes.

3. Analyser les cellules 

analyser les cellules

Les cellules prélevées sont envoyées dans un laboratoire qui va les analyser. Le test HPV va rechercher la présence d’ADN de papillomavirus à haut risque (ceux responsables des cancers).

4. Attendre le résultat

attendre le résultat

Le test HPV permet de repérer 99 % des papillomavirus. Les résultats sont communiqués à la femme, ainsi qu’à son médecin, dans un délai de 2 semaines en moyenne. Si le test se révèle positif, cela ne veut pas automatiquement dire qu’il y a un cancer du col de l’utérus. Néanmoins, une colposcopie (examen approfondi du col de l’utérus) doit être réalisée pour en avoir le cœur net.

5. Recommencer tous les 5 ans

recommencer tous les 5 ans

Pour les femmes de 30 à 65 ans, le test HPV doit être réalisé 3 ans après le dernier examen cytologique (frottis), puis tous les 5 ans.

Comment dépister le papillomavirus chez l’homme ?

Les virus du HPV sont responsables de nombreuses lésions bénignes et cancéreuses chez l’homme : dans 96 % des cancers de la zone anale, on dénote la présence du papillomavirus ; et pour les cancers du pénis, on le retrouve dans 33 % des cas. Les cancers de la zone anale et du pénis sont cependant assez rares, bien qu’en augmentation.

Si le test HPV est facilement réalisable sur la femme, il est plus difficile de dépister la présence du papillomavirus chez l’homme. Il existe un test, pratiqué par un urologue, mais celui-ci est réalisé de façon moins systématique que chez la femme. Ainsi, au moindre signe évocateur, il est conseillé de consulter un médecin.

Diagnostic et traitement

L’importance du diagnostic est primordiale afin de traiter au plus tôt.

Les lésions provoquées par le HPV sont souvent asymptomatiques ; le risque de les découvrir lorsqu’elles ont évolué vers un état précancéreux ou un cancer est donc important.

Lorsqu’une femme est touchée au niveau du col de l’utérus, son partenaire l’est aussi au niveau de la verge dans 40% des cas.

Le diagnostic consiste donc en un bilan IST complet (VIH, VHB (hépatite B), VHC (hépatite C), syphilis, chlamydia…) des deux partenaires et d’un examen de la zone génitale.

Chez l’homme, les lésions peuvent être apparentes sur le pénis, mais pas nécessairement.

Enfin, les condylomes se traitent bien, à l’aide de ce qu’on appelle un immunomodulateur l’imiquimod (Aldara) ou des traitements chimiques (5Fluoro-Uracile ou podophyllotoxine) ou  encore par des traitements chirurgicaux (lasers).

Découvertes assez tôt, les cellules précancéreuses se traitent bien aussi.

Pourtant, les traitements anti-HPV n’éradiquent pas le virus ; ils s’attaquent uniquement aux lésions.

Que le traitement soit local ou chirurgical, un suivi médical est important car on reste porteur/porteuse du virus, et qu’il peut y avoir des récidives ; un nouveau traitement sera nécessaire.

Enfin, même si on est porteur/porteuse du virus, cela ne veut pas nécessairement dire qu’on peut le transmettre : s’il n’y a pas de lésions, il n’y a pas de transmission.

Prévention et vaccination

Il y a un grand bénéfice pour les femmes d’être systématiquement vacciner à l’adolescence ; non seulement pour prévenir des contaminations mais aussi des risques de développer des cancers.

Cela impacte aussi positivement la santé masculine.

Les facteurs de risque

  • Le nombre de partenaires sexuels
  • Le tabagisme (car diminution de l’immunité locale)
  • Le statut HPV du partenaire
  • Les rapports homosexuels masculins
  • L’immunodépression (VIH et traitement immunosuppresseur)

Prévention

Le préservatif est recommandé, même pour la fellation. Cependant, il n’annule pas toute contamination ; il diminue simplement le risque.

Le vaccin est fortement recommandé pour les jeunes filles et les jeunes femmes, entre 9 et 19 ans, jusqu’à 23 ans en rattrapage.

Le vaccin s’est ensuite étendu aux hommes qui ont des relations sexuelles avec les hommes, jusqu’à 26 ans, dans un CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic) et dans les centres de vaccination, sur prescription. 

Une fois une vaccination commencée (Cervaril, Gardasil ou Gardasil 9), elle doit être menée à son terme avec le même vaccin. Ainsi, les 2 doses nécessaires à un schéma vaccinal complet doivent être réalisées avec le même vaccin.

En conclusion

La vaccination ne doit pas remplacer chez les femmes les dépistages des cellules précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus.

Des frottis cervico-utérins réguliers sont importants, même chez les femmes vaccinées.

Enfin rappelons que le vaccin est d’autant plus efficace lorsque les personnes n’ont pas été exposées au risque d’infection par le HPV.

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