AccueilBlogISTPeut-on attraper le sida sans éjaculation ? 5 idées reçues sur la transmission du VIH

Peut-on attraper le sida sans éjaculation ? 5 idées reçues sur la transmission du VIH

Peut-on attraper le sida sans éjaculation ? 5 idées reçues sur la transmission du VIH

Le sida est une maladie sujette à de nombreux stéréotypes. Le virus du VIH fait peur et les personnes séropositives sont souvent victimes de stigmatisation et de rejet dès lors qu'elles exposent leur situation. Ainsi, Charles.co a décidé de déconstruire 5 idées reçues sur la transmission du VIH. Peut-on attraper le sida sans éjaculation ? En s’embrassant ? Lors d’une fellation ? On vous dit tout sur les modes de transmission et les traitements du VIH.

Sida et VIH : c’est la même chose ?

Le sida et le VIH ne désignent pas la même chose.

Le VIH, c’est le Virus de l’Immunodéficience Humaine. Sexuellement transmissible, ce virus est responsable de la maladie du sida (syndrome d’immunodéficience acquise). Ainsi, on peut tout à fait être séropositif au VIH mais pas ne pas être atteint du sida. Le VIH peut rester latent dans l’organisme pendant plusieurs années. La maladie du sida ne se déclare qu’après plusieurs années.

Quand l’infection au VIH n’est pas diagnostiquée, et donc pas traitée, le risque d’évolution vers le sida est très fort. C’est pourquoi il est très important de réaliser des dépistages systématiques et réguliers pour commencer le traitement au plus vite en cas d’infection.

Qui est concerné par le VIH ?

Beaucoup de personnes pensent à tort que le VIH ne concerne que les homosexuels.

Si la communauté homosexuelle est davantage touchée par le VIH, les hétérosexuels ne sont pas en reste. En France, 40 % des personnes infectées par le VIH sont hétérosexuelles.

De plus, il faut savoir que les femmes sont plus vulnérables face au virus. En effet, elles ont 8 fois plus de risques d’être infectées lors d’un rapport sexuel avec un homme contaminé. Cela s’explique par le fait que le sperme est un liquide plus contaminant que les sécrétions vaginales.

À lire aussi : quels sont les 4 IST les plus fréquentes ?

Peut-on attraper le sida sans éjaculation - quels sont les symptômes du VIH et du sida ?

Avant d’atteindre le stade de malade du Sida, la personne infectée par le VIH présente différents symptômes qui se manifestent selon plusieurs phases.

La première phase est appelée phase de primo-infection. Quelques semaines après l’infection par le VIH, la personne ressent des symptômes similaires à ceux d’une grippe. Ainsi, fièvre, maux de tête, douleurs musculaires ou encore grosse fatigue peuvent être observés.

Une fois ces symptômes disparus, c’est la deuxième phase qui commence ; on parle de phase asymptomatique. Le corps ne présente plus de symptômes de l’infection. Le virus reste silencieux dans l’organisme.

En fait, on devient malade du sida environ 10 ans après la primo-infection, lorsque le système immunitaire a été très affaibli par le virus pendant toutes ces années. Quand la personne devient atteinte du sida, elle développe des symptômes plus intenses, tels qu’une perte de poids, une toux sèche, un essoufflement, etc. Par ailleurs, les malades du sida sont immunodéprimés. En cela, ils sont sujets au développement de diverses pathologies graves, notamment les cancers.

Youtube Video

Peut-on attraper le sida sans éjaculation ? 5 idées reçues sur la transmission du VIH

De nombreuses légendes circulent sur la transmission du VIH. Si certaines personnes prennent de gros risques en l’ignorant, d’autres au contraire sont bien trop méfiantes alors qu’il n’y a pas de risque. En cela, il est important de rappeler à tous de quelles façons on peut contracter une infection par le VIH, et quelles situations ne présentent aucun risque.

Le virus du VIH se transmet par les liquides biologiques : le sang, le sperme, le liquide pré-séminal, les sécrétions vaginales et le lait maternel. C’est le contact entre ces liquides et les muqueuses qui présente un risque de transmission. Ainsi, la salive ou la transpiration par exemple ne transmettent pas le virus. Il n’y a alors aucun risque à boire dans le même verre qu’une personne infectée, à lui serrer la main ou à partager les mêmes WC.

Par ailleurs, la transmission du virus de la mère à l’enfant est quasiment inexistante de nos jours. Une femme qui suit un traitement adapté n’a que 1 % de risque de transmettre le virus à son bébé. Sans traitement, le risque serait de 20 %.

1. Je peux attraper le VIH en donnant mon sang

Non, cela n’est pas possible en France. Le don de sang est désormais soumis à des règles d’hygiène très strictes. Le matériel est stérile et à usage unique. En cela, vous ne courrez aucun risque en faisant don de votre sang.

En ce qui concerne le fait de recevoir une transfusion sanguine, il est vrai qu’un risque infime existe. Le sang utilisé dans les transfusions sanguines est soumis à une batterie de tests et de dépistages avant d’être utilisé. Toutefois, dans environ 1 cas sur 1 million, la transmission est possible.

2. Je peux attraper le VIH en embrassant quelqu’un

Le virus du VIH ne peut pas se transmettre en embrassant quelqu’un, même s’il y a un échange de salive. La salive ne fait pas partie des liquides à risque de transmission, et ce même si par exemple la personne saine présente des petites plaies sur les gencives.

3. Le VIH ne s’attrape pas lors d’un rapport sexuel sans éjaculation

Voilà une question que beaucoup se posent : peut-on attraper le sida sans éjaculation ? Eh bien oui, cette situation présente un risque de transmission. Lors d’une pénétration, le pénis laisse s’échapper le liquide pré-séminal, liquide à risque de contamination. Si l’homme est infecté, il peut alors contaminer sa partenaire même s’il n’éjacule pas. Cela vaut pour une pénétration vaginale mais aussi une pénétration anale.

Rappelons que même sans éjaculation, le port du préservatif est indispensable pour se protéger d’une infection par le VIH.

4. Je ne peux pas attraper le VIH en pratiquant le sexe oral

Si, le sexe oral non protégé est une situation à risque. Le risque est moins élevé que lors d’une pénétration, mais il est tout de même présent.

Faire une fellation à un homme porteur du VIH présente un risque, particulièrement en cas d’éjaculation dans la bouche. Ce risque est d’autant plus réel si la personne qui effectue la fellation a des petites plaies dans la bouche (après s’être brossé les dents par exemple). Ces plaies sont de véritables portes d’entrée pour le virus.

Le cunnilingus est moins risqué que la fellation car les sécrétions vaginales transmettent moins le virus que le sperme. Attention toutefois, si la femme a ses règles, le risque est décuplé ! Le sang est une voie de transmission importante.

L’anulingus, lui, n’est pas une pratique à risque.

5. Les moustiques transmettent le virus du VIH

C’est évidemment faux. Les moustiques peuvent en effet transmettre certaines maladies telles que le virus Zika ou la dengue, mais ils ne transmettent en aucun cas le virus du VIH. Cela est valable pour tous les insectes qui pourraient vous piquer.

Comment dépister le virus du VIH ?

Le dépistage du VIH est l’un des principaux moyens de prévention. Il n'est pas évident de savoir si l’on est porteur du virus : les premiers symptômes ressemblent à une simple grippe, et le virus devient silencieux ensuite pendant plusieurs années. Autrement dit, il est facile de passer à côté ! D’ailleurs, un tiers des personnes infectées ne le savent pas.

C’est dans ce contexte qu’un dépistage systématique et régulier prend tout son sens. Afin de freiner la propagation du virus, et de recevoir le traitement adapté le plus vite possible après l’infection, il est important de se faire dépister. Cela est d’autant plus vrai si vous avez plusieurs partenaires sexuels.

Le dépistage du VIH peut se faire de 3 manières différentes :

  1. L’autotest : il est en vente libre en pharmacie. Vous prélevez vous-même une goutte de sang sur le bout de votre doigt grâce à un autopiqueur. En cas de prise de risque connue, l’autotest est plus fiable s’il est réalisé 12 semaines après. Un test VIH en pharmacie coûte moins de 30 euros.
  2. Le test rapide « TROD » : ce test permet d’avoir un résultat en 30 minutes. Il fonctionne de la même façon qu’un autotest, mais c’est un professionnel de santé qui le réalise. Vous pouvez vous faire dépister de cette manière dans un centre de dépistage spécialisé. C’est gratuit et anonyme. En cas de prise de risque connue, ce test est plus fiable 12 semaines après.
  3. La prise de sang en laboratoire : on appelle aussi cette sérologie VIH le test ELISA. On recherche dans le prélèvement sanguin la présence d’anticorps anti-HIV-1 et anti-HIV-2, signes d’infection au VIH. Ce test est fiable s’il est réalisé 6 semaines après la possible infection. Ainsi, si vous avez un résultat de sérologie HIV1 et HIV2 négatif, vous êtes séronégatif.

Peut-on guérir du sida ?

De nombreuses personnes pensent que l’on peut guérir du sida. Or, ce n’est pas vrai. À l’heure actuelle, il n'est pas possible d’éradiquer le VIH de l’organisme.

Toutefois, grâce au traitement par trithérapie (combinaison d’antiviraux), il est possible de limiter les symptômes de l’infection et de contrôler efficacement la propagation du virus.

En effet, ce traitement permet de contenir la charge virale et, ainsi, de réduire le risque de transmission. D’ailleurs, lorsqu’une personne séropositive sous traitement a une charge virale indétectable depuis plus de six mois, et qu'elle n'a pas d'IST, le VIH ne peut plus se transmettre.
De plus, le traitement permet d’améliorer nettement la qualité de vie des personnes séropositives. Elles peuvent avoir une vie sexuelle épanouie et avoir des enfants si elles le souhaitent. Elles peuvent vivre correctement en prenant ce traitement à vie. Leur espérance de vie est aussi bien plus élevée ; elle s’approche de l’espérance de vie d’une personne saine.

Peut-on attraper le sida sans éjaculation - comment se protéger du VIH ?

La meilleure façon de se protéger du VIH est d’utiliser un préservatif à chaque relation sexuelle, du début à la fin. Rappelons au passage que la pilule contraceptive ne protège pas du VIH.

Toutefois, si une personne vient d’être exposée au virus, il est toujours possible d’agir. Il faut se rendre à l’hôpital le plus vite possible, de préférence dans les 4 heures suivant l’exposition, mais cela peut aller jusqu’à 48h. Un TPE, traitement post-exposition, peut alors être administré. Il s’agit du Truvada (traitement prophylactique). Il permet de bloquer l’infection dans 80 % des cas. Plus il est pris rapidement après l’infection, plus il a de chance d’être efficace. C’est un peu comme la pilule du lendemain.

Consulter immédiatement un médecin sexologue en ligne

Consultation (téléphone, vidéo ou messagerie privée) avec un médecin sexologue.

Délivrance de fiches conseils et d’une ordonnance  si nécessaire.

Qui veut être mon associé
icone croix
Découvrez nous sur 
M6
Découvrez le passage de Charles.co sur 
M6
Voir le replayfleche-droite-fine-picto