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Trichomonase : symptômes, diagnostic et traitement

Trichomonase : symptômes, diagnostic et traitement

Moins connue que ses consœurs chlamydia ou syphilis, la trichomonase est pourtant l’une des infections sexuellement transmissibles les plus courantes. Elle touche surtout les femmes mais les hommes n’en sont pas dispensés. Heureusement, il s’agit d’une infection génitale curable.

Quels sont ses symptômes ? Comment se transmet-elle ? En quoi consiste son traitement ? On vous dit tout.

Qu’est-ce que la trichomonase ?

La trichomonase fait partie des 4 IST les plus fréquentes d’origine bactérienne ou parasitaire. Il s’agit donc d’une IST, infection sexuellement transmissible. Elle est due à un parasite : le Trichomonas vaginalis. Ce parasite flagellé peut survivre jusqu’à 24h en milieu extérieur si les conditions y sont favorables.

La trichomonase est souvent à l’origine de la vaginite chez la femme et de l’urétrite chez l’homme.

Qui est touché par cette IST ?

Ce sont surtout les femmes jeunes qui sont touchées par la trichomonase. Cependant, s’il existe une prévalence, toute personne sexuellement active peut être infectée par ce parasite.

Comment se transmet la trichomonase ?

Comme toute IST, la trichomonase se transmet par voie sexuelle. Ainsi, il existe de nombreuses situations à risque lorsqu’aucune protection n’est utilisée : pénétration vaginale, pénétration anale, cunnilingus, fellation, etc. Et ce, qu’il s’agisse de relations hétérosexuelles ou homosexuelles.

Par ailleurs, soyez vigilant car il arrive d’être contaminé par ce parasite par l’utilisation conjointe d’une serviette de bain, d’un maillot de bain ou de sous-vêtement. De même, baigner dans la même eau du bain présente aussi des risques. Toutefois, cela reste assez exceptionnel.

Quels sont les symptômes de la trichomonase ?

Les symptômes sont assez similaires chez l’homme et chez la femme.

Notons que la trichomonase est souvent asymptomatique chez l’homme. Mais lorsqu’il y en a, les symptômes chez l’homme sont les suivants :

  • Douleurs et rougeurs au niveau de l’orifice urétral et du sillon sous le gland ;
  • Douleurs lors de la miction ;
  • Écoulements au niveau du méat urinaire (l’orifice par lequel sort l’urine).

Chez la femme, l’infection se manifeste de différentes façons :

  • Pertes vaginales anormales, verdâtres et malodorantes ;
  • Sensations de brûlure et démangeaisons au niveau de la vulve et du vagin ;
  • Douleurs lors de la miction.

Notons que ces symptômes n’apparaissent qu’après le délai d’incubation. Il s’agit de la période durant laquelle aucun symptôme ne se manifeste mais la personne peut tout de même transmettre le virus. Ainsi, la période d'incubation est de 4 à 28 jours pour la trichomonase.

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Comment diagnostiquer cette infection ?

Chez la femme, la trichomonase se diagnostique aux moyens d’un simple examen clinique et d’un prélèvement de fluide du vagin. Chez l’homme, c’est une mise en culture du premier jet d’urine qui est faite. L’objectif commun est de réaliser une analyse en laboratoire afin d’observer la présence du parasite au microscope.

Un dépistage régulier est alors nécessaire afin d’avoir un diagnostic précoce. Particulièrement lorsque l’infection est sans symptôme, on ne peut pas savoir si l’on est porteur du parasite.

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La trichomonase peut-elle être traitée ? Peut-on en guérir ?

Contrairement à d’autres IST comme le papillomavirus, le VIH ou l’hépatite B (VHB), la trichomonase est curable ! Il est possible d’en guérir totalement.

Pour ce faire, c’est un traitement antibiotique qui est mis en place : le métronidazole (Flagyl) ou le tinidazole. La posologie et la durée du traitement diffère selon que vous soyez un homme ou une femme :

  • Chez la femme : une seule prise de 2 g par voie orale.
  • Chez l’homme : 500 mg par voie orale 2 fois/jour pendant 5 à 7 jours.

Généralement, le médecin préconise également le traitement du partenaire sexuel du patient.

Trichomonase : les complications possibles

La trichomonase est une infection génitale souvent bénigne. Toutefois, elle peut parfois avoir quelques complications. Chez l’homme, on observe de rares cas de prostatite et chez la femme, il peut y avoir de manière exceptionnelle un accouchement prématuré chez les patientes enceintes.

Par ailleurs, souffrir de la trichomonase favorise la contraction du VIH, le virus du sida.

Comment se prémunir d’une infection par ce parasite ?

Le meilleur moyen de se protéger d’une infection génitale reste encore de porter un préservatif. Les rapports sexuels non protégés sont à éviter au maximum, à moins de connaître parfaitement la santé sexuelle de votre partenaire.

Ainsi, pour se prémunir d’une infection, il faut porter un préservatif, masculin ou féminin, tout au long du rapport. On a tendance à penser qu’il suffit de le porter lors de la pénétration vaginale, or c’est faux. La pénétration anale et les pratiques bucco-génitales sont aussi des situations à risque. De même, rappelons que ce n’est pas nécessairement le sperme qui contamine, mais aussi les autres liquides biologiques ou le contact entre les muqueuses.

Le dépistage

Par ailleurs, la réalisation d’un test IST régulièrement est vivement conseillée afin de ne pas passer à côté d’une trichomonase non connue. Si elle est souvent bénigne, cette infection peut tout de même avoir des complications et, surtout, elle vous rend plus vulnérable face à d’autres bactéries ou virus tels que le VIH. En cela, faites-vous dépister au moindre doute, après chaque prise de risque et tous les 3 mois si vous avez plusieurs partenaires sexuels ou des partenaires occasionnels.

Il est possible de vous faire dépister dans un laboratoire d’analyses médicales ; il vous faudra alors une ordonnance de dépistage IST pour avoir un remboursement du test. Sinon, un dépistage gratuit et sans ordonnance est possible au sein des CeGIDD. Ce sont des structures d'information et de prévention autour de la santé sexuelle. Y sont réalisés : des dépistages IST, des distributions gratuites de préservatifs, des consultations contraception, des consultations IVG, etc.

Enfin, rappelons qu’en cas de dépistage après une prise de risque, il est important de respecter un certain délai avant de réaliser le dépistage. En effet, durant le délai d’incubation, il est possible que vos tests soient négatifs car la bactérie ou le virus n’est pas encore visible. Il s’agit alors d’un faux négatif. Cette période d’incubation varie en fonction des IST ; n’hésitez pas à vous faire conseiller par un professionnel de santé.

Les autres IST d’origine bactérienne ou parasitaire les plus courantes

On distingue les IST d’origine bactérienne ou parasitaire des IST d’origine virale comme le VIH, le papillomavirus, l’hépatite B ou l’herpès. Ces dernières sont généralement difficiles, voire impossibles à guérir. À l’inverse, les infections génitales d’origine bactérienne ou parasitaire se soignent plutôt bien quand elles sont traitées à temps et correctement.

Les infections d’origine bactérienne et parasitaire se ressemblent dans leurs manifestations ; il est donc difficile de les distinguer sans un examen de laboratoire.

La chlamydia

La chlamydia touche surtout les personnes jeunes, au début de leur vie sexuelle. Elle est due à une bactérie, la chlamydia trachomatis. La plupart du temps, la chlamydia n’engendre pas de symptômes ; elle est silencieuse. Toutefois, elle peut parfois entraîner des écoulements et des douleurs urinaires.

La chlamydia peut parfois favoriser l’apparition d’une salpingite (inflammation des trompes de Fallope), qui rend certaines femmes stériles ou cause des grossesses extra-utérines.

Le diagnostic se fait grâce à un prélèvement local et une analyse d’urine. Ensuite, le traitement consiste en une prise d’antibiotiques.

La gonorrhée

La gonorrhée, qu’on appelle aussi familièrement la “chtouille”, est due à la bactérie du gonocoque de Neisser. Elle touche surtout les jeunes et il existe une légère prévalence du côté des hommes.

Parfois, la gonorrhée est asymptomatique. Sinon, ses symptômes chez l’homme sont des démangeaisons, des douleurs urinaires intenses (d’où son surnom de “chaude-pisse”), des écoulements jaunâtres ou verdâtres et un gonflement des testicules. Chez la femme, l’infection se manifeste par une dysurie (difficulté à uriner), des écoulements et saignements vaginaux et des douleurs lors des rapports sexuels.

La gonorrhée peut rendre stérile et favoriser les grossesses extra-utérines, bien qu’elle soit bénigne la plupart du temps.

Le diagnostic se pose après un examen dans un laboratoire. Ce sont un prélèvement local et un échantillon d’urine qui seront analysés à la recherche de la bactérie. Le traitement se fait sous forme d’antibiotiques.

La syphilis

La syphilis est une IST très ancienne puisqu’elle sa découverte remonte à la fin du XVème siècle. Si elle avait presque disparu à une période, elle circule de nouveau. C’est une infection due au germe Treponema pallidum.

L'infection se manifeste en plusieurs phases car l’infection se développe selon différents stades sur une longue période :

  1. La phase primaire, durant laquelle le patient n’a pas de symptôme, si ce n’est un petit chancre indolore. D’ailleurs, la petite plaie passe souvent inaperçue.
  2. La phase secondaire : en l'absence de traitement, l’infection passe à la phase suivante. Des symptômes apparaissent : fatigue, perte de cheveux, douleurs musculaires, etc.
  3. La phase de latence : il s’agit d’une phase durant laquelle le virus reste dans l’organisme sans aucune manifestation. Elle dure généralement entre 2 et 10 ans, mais peut aller jusqu’à 30 ans.
  4. La phase tertiaire : celle-ci arrive chez 15 à 30 % des personnes encore non traitées à ce stade. Elle peut entraîner des complications cardiovasculaires et neurologiques, pouvant entraîner la mort dans certains cas particuliers.

Bon à savoir : lorsqu’une personne est porteuse de la bactérie depuis plus de 3 ans, l’infection ne se transmet plus.

La syphilis se diagnostique à l’aide d’une prise de sang. Ensuite, des antibiotiques peuvent permettre de la guérir en phase primaire, secondaire et de latence.

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