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Comment soigner les boutons sur le pénis ?

Comment soigner les boutons sur le pénis ?

Des boutons sur le pénis peuvent avoir plusieurs causes : parfois, il s’agit simplement d’une mycose du gland (balanite), mais il peut aussi s’agir d’une IST, qui sont nombreuses à avoir ce genre de symptômes.

C’est pourquoi il est préférable de lever le doute sur la présence d’une IST ; et même s’il s‘agit d’une mycose, nous recommandons de consulter un médecin sexologue en ligne ou en cabinet.

En appliquant un produit mal adapté, vous risquez d’aggraver la situation et rendre ensuite le traitement plus compliqué.


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Un relâchement du safe sex ?

En effet, depuis une dizaine d’années, on note un relâchement dans les mesures de précautions et une recrudescence des IST.

La principale cause est le non-port du préservatif, et le développement du sexe oral, vecteur de nombreuses IST.

Nous mettrons donc l’accent dans cet article sur les mesures de précaution, en rappelant le risque potentiel et les symptômes de plusieurs IST répandues pouvant causer des boutons sur le pénis (ou le gland).

Bien que des boutons sur le pénis ne soient pas nécessairement le signe d’une infection (il peut s’agir d’une balanite, qui est le plus souvent due à une mauvaise hygiène ou un excès d’hygiène), il n’en reste pas moins que c’est un symptôme qui ne doit pas laisser indifférent.

Si vous n’avez pris aucun risque sexuellement, alors il peut s’agir d’une mycose, et un médecin vous prescrira un traitement adapté. Mais ne vous soignez pas seul, c’est important.

Même si une consultation pour ce motif peut être gênant, il vaut mieux être prudent avec sa santé.

Enfin, pour vous rassurer, la plupart des IST se soignent très bien, lorsqu’elles sont dépistées à temps. Consultez un médecin sexologue en ligne pour un diagnostic.

Boutons sur le pénis : des causes non-infectieuses ?

Nous commencerons par les causes les moins graves et aussi répandues ! Certains hommes peuvent avoir des boutons naturellement : on parle de grains de Fordyce ou de couronne perlée.

Les premiers, présents sur le prépuce ou la verge, ressemblent à des « grains de blé », de couleur blanche. Ces boutons ne sont pas pathologiques, mais peuvent être enlevés au laser pour des raisons esthétiques si l’homme le souhaite.

La couronne perlée présente un peu les mêmes caractéristiques, mais elle est localisée autour du gland (à sa base). Ce sont des petits boutons blancs-rosés, en relief, qui là aussi peuvent être enlevés partiellement s’ils constituent une gêne.

Comme autre origine, la plupart du temps non-infectieuse, on peut retrouver la mycose (ou la balanite). Elle n’est pas considérée comme une IST car elle est très souvent due à des causes hygiéniques (même si elle peut se contracter des suites d’un rapport vaginal, si la personne est infectée).

Enfin des boutons peuvent aussi être le signe d’un psoriasis (sous formes de plaques rouges), d’une allergie au latex, ou encore d’une tumeur maligne (une tâche anormale qui ne répond à aucun traitement).

Comment enlever les boutons sur le pénis ?

Tout dépend de l'origine des boutons. S'il s'agit d'une IST, les traitements sont généralement des antibiotiques.

Mais lorsqu'il s'agit d'une mycose ou d'une balanite, alors un traitement antifongique (généralement sous forme de crème) vous sera prescrit avec ou sans ordonnance en pharmacie.

L'utilisation d'un savon antifongique peut également être utile pour de débarrasser des champignons.

Nous vous recommandons toutefois vivement d'avoir l'avis d'un médecin : en appliquant un mauvais traitement, non seulement vous n'enlèverez pas les boutons, mais vous aggraverez la situation.

Comment se débarrasser des grains de Fordice ?

Les grains de Fordice, même s'ils peuvent créer une gêne esthétique, ne sont pas une maladie : un traitement n'est donc pas nécessaire.

Toutefois, certains hommes peuvent décider de se les faire enlever par chirurgie. Il faut savoir que les traitements sont douloureux et n'apportent pas de résultats efficaces ; ils peuvent par ailleurs laisser une cicatrice, avec en plus un risque de récidive.

Nous vous recommandons donc de ne pas chercher à les traiter ou d'en discuter avec un médecin sexologue en ligne.

Combien de temps dure une mycose du gland ?

Il faut compter généralement une semaine de traitement pour que la mycose disparaisse complètement. Sans traitement, la mycose risque de s'étendre à d'autres parties du corps et s'aggraver.

C'est une affection commune qui touche de nombreux hommes et dont l'origine n'est pas nécessairement une contamination par voie sexuelle.

Il peut par exemple s'agir d'une mauvaise (ou d'un excès) d'hygiène, d'une utilisation de produits agressifs ou encore du port de sous-vêtements trop serrés.

Quelles sont les IST responsables des boutons sur le pénis ?

Les 3 IST les plus répandues et responsables des boutons sur le pénis :

1. Des infections virales par le virus de l’herpès (HSV) ;
2. Le papillomavirus (HPV) ;
3. La syphilis.

Le virus de l’herpès toucherait près de cinquante millions d’américains, tandis qu’on décline près de 200 types de HPV différents, la plupart bénins.

Le dépistage est indispensable, notamment pour les femmes, dont le papillomavirus est presque à l’origine de 100% des cancers du col de l’utérus.

Le virus de l’herpès

On distinguait encore il y a peu de temps deux variantes du virus de l’herpès : l’HSV1, se manifestant autour de la bouche (du nez, des yeux), communément appelé « bouton de fièvre » et l’HSV2, localisé dans la zone génitale, et douloureux.

Mais avec la pratique du sexe oral (fellation, cunnilingus, anulingus), les deux virus peuvent se retrouver aux mêmes localisations, avec des symptômes similaires.

Si la maladie est prise à temps (ce qui est rarement le cas), la primo-infection peut être rapidement guérie à l’aide d’antiviraux. Mais une fois le virus logé dans les ganglions, l’herpès peut fréquemment récidiver.

Les mesures de précautions :

  • Protéger le partenaire tant que la vésicule n’est pas cicatrisée : pas de rapport sexuel, pas même de sexe oral. La présence d’une croute entame le processus de guérison ; il faut attendre que la croute tombe pour ne plus être contagieux.

Ces mises en garde sont valables pour la zone génitale et la zone buccale.

Le papillomavirus (HPV)

Le papillomavirus est responsable de condylomes (ou verrues génitales), parfois très visibles. Cependant, ils peuvent aussi passer inaperçus, notamment dans la zone anale.

Le principal risque réside dans le fait que ces condylomes plans, qui passent souvent inaperçus, peuvent dégénérer en cellules cancéreuses.

Chez la femme, le papillomavirus est complètement asymptomatique, avant de provoquer des dysplasies (état précancéreux). On peut les détecter par frottis cervical.

On estime que quasiment toute la population a été un jour en contact avec le virus du papillomavirus. Pour autant, 70% des individus guérissent spontanément.

Il existe un vaccin pour certains types de HPV.

La syphilis

Autre infection, et pas des moindres, la syphilis. Autrefois ravageuse, on avait presque réussi à l’éradiquer, avant qu’elle ne ressurgisse il y a quelques années.

Elle est en recrudescence comme la plupart des IST à cause de comportements à risque. Quand s’alerter ?

Le premier signe de l’infection chez l’homme est la présence d’un chancre (qui peut être invisible si l’homme ne décalotte pas). Le plus souvent indolore, ce chancre peut même se résorber et guérir de lui-même au bout d’un mois.

Mais la bactérie responsable de l’infection (le tréponème) reste présente dans l’organisme, ce qu’on appelle la période de latence. Chez les femmes, cette primo-infection passe encore plus inaperçue ; seul un examen gynécologique peut révéler la présence du chancre.

L’infection peut par ailleurs s’étendre à la zone anale ou aux amygdales. Si vous avez un doute, n'hésitez pas à consulter un médecin sexologue en ligne un médecin.

Quelles sont les mesures de prévention ?

Le préservatif est toujours nécessaire ! Nous ne le rappellerons jamais assez… Il est la meilleure protection contre la plupart des IST et le VIH.

L’amélioration des soins et le développement des trithérapies dans la lutte contre le VIH ont hélas conduits à un relâchement du port du préservatif (permettant une recrudescence des IST).

Par ailleurs, on oublie aussi trop souvent les risques liés au sexe oral et le fait que la transmission des IST peut aussi se faire par la salive au contact des muqueuses.

Rappelons ces points importants : la présence d’une IST dans l’organisme offre une porte d’accès privilégiée au VIH (elle multiplie par 2 à 5 le risque d’infection). Et pour terminer avec d’autres chiffres, la fréquence des chlamydias et des gonorrhées a presque été multipliée par 10…

D’où l’importance de se faire dépister régulièrement si vous avez plusieurs partenaires ; de nombreuses IST sont asymptomatiques.

Enfin, si vous avez des pratiques à risque, il existe un traitement de prévention du VIH, la PrEP, qui peut éventuellement être associée au préservatif ; et non le contraire ! En effet, elle réduit un risque de contamination, mais ne l’élimine pas.

Le principal risque de ce traitement est là aussi de voir un relâchement du port du préservatif et d’accroître les cas d’IST.

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Sources

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