Boutons sur le pénis : quelles sont les causes ? Comment se soigner ?

perte de sensation pénis

Des boutons sur le pénis peuvent avoir plusieurs causes : parfois, il s’agit simplement d’une simple mycose du gland (balanite), mais il peut aussi s’agir d’une IST, qui sont nombreuses à avoir ce genre de symptômes.

C’est pourquoi il est préférable de lever le doute sur la présence d’une IST ; et même s’il s‘agit d’une mycose, nous recommandons de consulter un médecin.

En appliquant un produit mal adapté, vous risquez d’aggraver la situation et rendre ensuite le traitement plus compliqué.

Consulter immédiatement un médecin sexologue en ligne sur Charles.co

Consultation (téléphone, vidéo ou messagerie privée) depuis chez vous avec un médecin sexologue français (35€). Délivrance de fiches conseils ainsi que d’une ordonnance pour des traitements si nécessaire.

Boutons sur le pénis : un relâchement du safe sex ?

En effet, depuis une dizaine d’années, on note un relâchement dans les mesures de précautions et une recrudescence des IST.

La principale cause est le non-port du préservatif, et le développement du sexe oral, vecteur de nombreuses IST.

Nous mettrons donc l’accent dans cet article sur les mesures de précaution, en rappelant le risque potentiel et les symptômes de plusieurs IST répandues pouvant causer des boutons sur le pénis (ou le gland).

Bien que des boutons sur le pénis ne soient pas nécessairement le signe d’une infection (il peut s’agir d’une balanite, qui est le plus souvent due à une mauvaise hygiène ou un excès d’hygiène), il n’en reste pas moins que c’est un symptôme qui ne doit pas laisser indifférent.

Si vous n’avez pris aucun risque sexuellement, alors il peut s’agir d’une mycose, et un médecin vous prescrira un traitement adapté. Mais ne vous soignez pas seul, c’est important ; même si une consultation pour ce motif peut être gênant, il vaut mieux être prudent avec sa santé.

Enfin, pour vous rassurer, la plupart des IST se soignent très bien, lorsqu’elles sont dépistées à temps. Consultez en ligne un médecin pour un diagnostic.

Boutons sur le pénis : des causes non-infectieuses

Nous commencerons par les causes les moins graves et aussi répandues ! Certains hommes peuvent avoir des boutons naturellement : on parle de grains de Fordyce ou de couronne perlée.

Les premiers, présents sur le prépuce ou la verge, ressemblent à des « grains de blé », de couleur blanche. Ces boutons ne sont pas pathologiques, mais peuvent être enlevés au laser pour des raisons esthétiques si l’homme le souhaite.

La couronne perlée présente un peu les mêmes caractéristiques, mais elle est localisée autour du gland (à sa base). Ce sont des petits boutons blancs-rosés, en relief, qui là aussi peuvent être enlevés partiellement s’ils constituent une gêne.

Comme autre origine, la plupart du temps non-infectieuse, on peut retrouver la mycose (ou la balanite). Elle n’est pas considérée comme une IST car elle est très souvent due à des causes hygiéniques (même si elle peut se contracter des suites d’un rapport vaginal, si la personne est infectée).

Un médecin prescrira généralement un traitement antifongique.

Enfin des boutons peuvent aussi être le signe d’un psoriasis (sous formes de plaques rouges), d’une allergie au latex, ou encore d’une tumeur maligne (une tâche anormale qui ne répond à aucun traitement).

Consulter immédiatement un médecin sexologue en ligne sur Charles.co

Consultation (téléphone, vidéo ou messagerie privée) depuis chez vous avec un médecin sexologue français (35€). Délivrance de fiches conseils ainsi que d’une ordonnance pour des traitements si nécessaire.

Les principales IST responsables de boutons sur le pénis

Les deux IST les plus répandues et responsables de ce genre de symptômes sont :

  • Des infections virales par le virus de l’herpès (HSV)
  • Et le papillomavirus (HPV)

Le virus de l’herpès toucherait près de cinquante millions d’américains, tandis qu’on décline près de 200 types de HPV différents, la plupart bénins.

Le dépistage est indispensable, notamment pour les femmes, dont le papillomavirus est presque à l’origine de 100% des cancers du col de l’utérus.

Le virus de l’herpès

On distinguait encore il y a peu de temps deux variantes du virus de l’herpès : l’HSV1, se manifestant autour de la bouche (du nez, des yeux), communément appelé « bouton de fièvre » et l’HSV2, localisé dans la zone génitale, et douloureux.

Mais avec la pratique du sexe oral (fellation, cunnilingus, anulingus), les deux virus peuvent se retrouver aux mêmes localisations, avec des symptômes similaires.

Si la maladie est prise à temps (ce qui est rarement le cas), la primo-infection peut être rapidement guérie à l’aide d’antiviraux. Mais une fois le virus logé dans les ganglions, l’herpès peut fréquemment récidiver.

Les mesures de précautions :

  • Protéger le partenaire tant que la vésicule n’est pas cicatrisée : pas de rapport sexuel, pas même de sexe oral. La présence d’une croute entame le processus de guérison ; il faut attendre que la croute tombe pour ne plus être contagieux.

Ces mises en garde sont valables pour la zone génitale et la zone buccale.

Le papillomavirus (HPV)

Le papillomavirus est responsable de condylomes (ou verrues génitales), parfois très visibles. Cependant, ils peuvent aussi passer inaperçus, notamment dans la zone anale.

Le principal risque réside dans le fait que ces condylomes plans, qui passent souvent inaperçus, peuvent dégénérer en cellules cancéreuses.

Chez la femme, le papillomavirus est complètement asymptomatique, avant de provoquer des dysplasies (état précancéreux). On peut les détecter par frottis cervical.

On estime que quasiment toute la population a été un jour en contact avec le virus du papillomavirus. Pour autant, 70% des individus guérissent spontanément.

Il existe un vaccin pour certains types de HPV.

La syphilis

Autre infection, et pas des moindres, la syphilis. Autrefois ravageuse, on avait presque réussi à l’éradiquer, avant qu’elle ne ressurgisse il y a quelques années.

Elle est en recrudescence comme la plupart des IST à cause de comportements à risque. Quand s’alerter ?

Le premier signe de l’infection chez l’homme est la présence d’un chancre (qui peut être invisible si l’homme ne décalotte pas). Le plus souvent indolore, ce chancre peut même se résorber et guérir de lui-même au bout d’un mois.

Mais la bactérie responsable de l’infection (le tréponème) reste présente dans l’organisme, ce qu’on appelle la période de latence. Chez les femmes, cette primo-infection passe encore plus inaperçue ; seul un examen gynécologique peut révéler la présence du chancre.

L’infection peut par ailleurs s’étendre à la zone anale ou aux amygdales. Si vous avez un doute, n’hésitez pas à consulter en ligne un médecin.

Les mesures de précaution contre les idées reçues !

Le préservatif est toujours nécessaire ! Nous ne le rappellerons jamais assez… Il est la meilleure protection contre la plupart des IST et le VIH.

L’amélioration des soins et le développement des trithérapies dans la lutte contre le VIH ont hélas conduits à un relâchement du port du préservatif (permettant une recrudescence des IST).

Par ailleurs, on oublie aussi trop souvent les risques liés au sexe oral et le fait que la transmission des IST peut aussi se faire par la salive au contact des muqueuses.

Rappelons ces points importants : la présence d’une IST dans l’organisme offre une porte d’accès privilégiée au VIH (elle multiplie par 2 à 5 le risque d’infection). Et pour terminer avec d’autres chiffres, la fréquence des chlamydias et des gonorrhées a presque été multipliée par 10…

D’où l’importance de se faire dépister régulièrement si vous avez plusieurs partenaires ; de nombreuses IST sont asymptomatiques.

Enfin, si vous avez des pratiques à risque, il existe un traitement de prévention du VIH, la PrEP, qui peut éventuellement être associée au préservatif ; et non le contraire ! En effet, elle réduit un risque de contamination, mais ne l’élimine pas. Discutez de ce point avec un médecin.

Le principal risque de ce traitement est là aussi de voir un relâchement du port du préservatif et d’accroître les cas d’IST.

Sources

Consultez immédiatement un médecin sexologue sur Charles.co

Charles.co est une plateforme de santé dédiée aux hommes. Elle regroupe des spécialistes, médecins sexologues, et pharmaciens français pour construire une solution de qualité, sûre et accessible à tous.

Charles est une société immatriculée 844 332 130 en France au RCS de Paris. Ses données sont collectées et traitées chez un hébergeur agréé et certifié pour les données de santé au sens des dispositions de l’article L. 1111-8 du Code de la santé publique.

La plateforme vous permet de consulter en ligne parmi 15 médecins titulaires d’un DIU en sexologie (voir notre équipe médicale). La consultation en ligne peut se dérouler par messages écrits, téléphone ou visioconférence. Elle regroupe l’ensemble des avantages suivants :

  • Consulter un médecin spécialiste en sexologie (qui traite ce type de troubles quotidiennement)
  • Payer sa consultation 35€ au lieu de 90€ (prix constaté pour des consultations en physique avec un sexologue)
  • Obtenir un RDV en 24h (l’attente moyenne constatée pour obtenir un RDV avec un sexologue en France est de plusieurs mois)
  • Commander votre traitement en ligne et être discrètement livré à domicile par une pharmacie française

Consulter immédiatement un médecin sexologue en ligne sur Charles.co

Consultation (téléphone, vidéo ou messagerie privée) depuis chez vous avec un médecin sexologue français (35€). Délivrance de fiches conseils ainsi que d’une ordonnance pour des traitements si nécessaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *