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Éjaculation externe : y a-t-il un risque de grossesse ?

Éjaculation externe : y a-t-il un risque de grossesse ?

L’éjaculation externe, qu’on appelle aussi méthode du retrait, est utilisée par certains comme un moyen de contraception. Mais est-il fiable ? Existe-t-il un risque de grossesse ? Charles.co vous explique tout ce qu’il y a à savoir !

Éjaculation externe : bonne ou mauvaise idée ?

Certains hommes utilisent l’éjaculation externe en guise de moyen de contraception. Cette méthode consiste à se retirer du vagin juste avant l’orgasme pour éjaculer à l’extérieur. Ainsi, le sperme n’entre pas en contact avec le vagin. L’éjaculation externe s’oppose à l’éjaculation interne, à l’intérieur du vagin.

Cette méthode est privilégiée par certains car elle est simple, pratique et gratuite. Si Monsieur n’aime pas porter le préservatif ou que Madame n’en peut plus des contraceptifs hormonaux, la méthode du retrait peut sembler toute trouvée ; du moins, en apparence.

Si certains pratiquent le coït interrompu en pensant se prémunir de toute grossesse non-désirée, dans les faits, ce n’est pas tout à fait vrai. Cette méthode de contraception n’est en réalité pas très fiable.

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Pourquoi l’éjaculation externe n’est pas fiable ?

Utiliser cette méthode de contraception est risqué pour deux raisons principales.

La première raison est qu’il faut une maîtrise parfaite de son réflexe éjaculatoire. Et, comme son nom l’indique, c’est un réflexe, il est donc par définition difficile à contrôler. Parfois, l’homme ne ressent pas les signes annonciateurs de l’éjaculation et se laisse aller sans s’en rendre compte. D’autres fois encore, il peut se retirer une seconde trop tard, laissant alors s’échapper une goutte de sperme dans le vagin. Par ailleurs, il est important que la femme ait une grande confiance en son partenaire.

La deuxième raison est liée au liquide pré-séminal. Il s’agit d’un liquide émis par l’urètre durant la phase d’excitation, avant l’éjaculation donc. Ce liquide, lorsqu’il s’écoule, peut entraîner avec lui des spermatozoïdes d’une précédente éjaculation, toujours présents dans l’urètre. Et puisqu’il suffit d’un seul spermatozoïde pour féconder l’ovule, une grossesse est alors possible.

Tout cela mène le retrait à un taux d’échec de 4 % en théorie. Il s’agit du taux d’échec lorsque la méthode est utilisée de manière optimale (indice de Pearl). En pratique, avec les désagréments du quotidien (oublis, ratés, etc), son taux d’échec atteint 27 % ! Autrement dit, il y a plus d’une chance sur 4 d’obtenir une grossesse non-désirée en utilisant cette méthode. C’est bien plus que pour les autres méthodes de contraception, reconnues fiables et efficaces.

Par ailleurs, nous savons que les femmes sont particulièrement fertiles pendant leur période d’ovulation. Oui, mais pas que ! Cela ne signifie pas qu’aucune grossesse n’est possible en dehors de cette période. En réalité, les femmes peuvent tomber enceinte à n’importe quel moment de leur cycle, même pendant leurs règles.

Une grossesse est-elle possible sans pénétration ?

Une grossesse sans pénétration vaginale est possible, même si cela est assez rare.

Cela peut se produire dans le cadre d’une éjaculation vulvaire. L’homme éjacule alors sur la vulve, près de l’entrée du vagin. Les sécrétions vaginales dues à l’excitation favorisent la remontée des spermatozoïdes vers l’utérus. Une grossesse est donc possible, bien qu’il n’y ait pas eu de pénétration.

Si l’éjaculation est faite loin des parties génitales de la femme, alors une grossesse n’est pas possible. Attention toutefois aux spermatozoïdes qui pourraient rester sur les doigts par exemple. Ils peuvent aussi être introduits dans le vagin de cette façon, entraînant alors un risque de grossesse.

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Est-ce que l’éjaculation externe protège des IST ?

Si l’éjaculation externe n’empêche pas une grossesse, elle n’empêche pas non plus les infections sexuellement transmissibles. En effet, même sans éjaculation, vous pouvez être contaminé par une IST. C’est le contact entre les muqueuses génitales qui permet la transmission des virus et germes.

Il en est de même avec le virus du VIH, responsable de la maladie du sida. Eh oui, on peut attraper le VIH sans éjaculation. Là encore, c’est à cause du liquide pré-séminal, qui fait partie des fluides biologiques qui transmettent le virus du VIH.

Seul le port d’un préservatif, du début à la fin des rapports sexuels (y compris sexe oral), permet de vous protéger des IST et du VIH.

Éjaculation externe : comment éviter une grossesse non-désirée ?

Un rapport sexuel avec retrait uniquement équivaut à un rapport sexuel non protégé. Il y a une véritable prise de risque car aucun moyen de contraception fiable n’est utilisé.

Ainsi, si vous venez d’avoir un rapport sexuel à risque et que vous craignez une grossesse non-désirée, des solutions existent. La femme peut alors prendre la pilule du lendemain, si le rapport a eu lieu il y a moins de 72h. Sachez que plus vite le comprimé est avalé, plus il est efficace. Nous vous conseillons donc de vous rendre en pharmacie dans les plus brefs délais. La pilule du lendemain est en vente libre, vous n’avez pas besoin d’ordonnance pour vous la procurer.

Attention toutefois, la pilule du lendemain est un contraceptif de secours. Elle doit être utilisée ponctuellement, dans les situations d’urgence. Elle ne peut pas constituer un moyen de contraception sur la durée. Pour cela, nous vous recommandons d’adopter une contraception fiable afin d’éviter toute prise de risque ou doutes.

5 moyens de contraception fiables et efficaces

Selon votre situation : homme ou femme, en couple ou célibataire,... Vous pouvez choisir la méthode de contraception qui vous convient le mieux. Si certaines vous protègent également des IST, ce n’est pas le cas de toutes.

D’une manière générale, les méthodes de contraception hormonales sont les plus efficaces. Ce sont aussi des contraceptifs avec de nombreux effets secondaires sur les femmes, seules concernées par ce type de contraception. Ainsi, si vous êtes en couple, il est important de dialoguer afin de définir la méthode la plus adaptée à votre binôme.

Célibataire, il est recommandé de porter un préservatif à chaque rapport sexuel afin d’être protégé des IST. En effet, vous ne connaissez probablement pas l’historique médical de votre nouvelle partenaire. Il vaut mieux alors ne pas prendre de risque. De même pour le risque de grossesse, il vaut mieux vous en prémunir de vous-même pour être certain de garder le contrôle sur votre contraception.

1. La pilule contraceptive

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La pilule est un contraceptif hormonal. C’est la femme qui en assume la charge ; la pilule contraceptive masculine n’existe pas encore à l’heure où nous écrivons cet article. Il existe 2 types de pilules : les pilules combinées (PC), qui contiennent des œstrogènes et un progestatif, et les pilules microprogestatives (PP), qui contiennent seulement un progestatif. Selon sa composition, la pilule permet d’épaissir les glaires cervicales pour empêcher les spermatozoïdes d’atteindre l’utérus, de bloquer l’ovulation ou d’empêcher la nidation.

La pilule doit être prise tous les jours, à heure fixe, qu’il y ait des rapports sexuels ou pas. Les pharmaciens la délivrent sur ordonnance, et elle est totalement gratuite pour les femmes de moins de 26 ans.
La pilule a une efficacité théorique de 99,7 % et une efficacité pratique de 91 %. Elle est efficace après 7 jours consécutifs de prise. Elle protège d’un risque de grossesse, mais pas des IST et du VIH.

2. L’implant contraceptif

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L’implant est un contraceptif hormonal, supporté par les femmes. Il s’agit d’un petit bâtonnet en plastique, d’environ 4 cm de long et 2 mm de diamètre, qui est inséré sous la peau par un professionnel de santé. L'implant fonctionne comme les pilules microprogestatives ; il diffuse un progestatif en continu dans l'organisme.

L’implant contraceptif a une efficacité théorique et pratique de 99,9 % ! Il s’agit du contraceptif le plus efficace car une fois sous la peau, il fait tout tout seul et ne laisse pas place à l’erreur ou l’oubli. L'implant est efficace dès le lendemain de sa pose et peut rester en place pendant 3 ans.

Il protège, comme tous les moyens de contraception hormonaux, d’une grossesse non-désirée mais pas des IST. Il est donc judicieux de le combiner au port d’un préservatif si vous n’avez pas suffisamment confiance en votre partenaire.

D’autres contraceptifs hormonaux existent tels que l’anneau vaginal, le patch contraceptif ou encore le stérilet hormonal dont nous parlerons plus tard.

3. Le préservatif

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Il existe 2 sortes de préservatifs :

  1. Le préservatif externe, dit préservatif masculin : il s’agit d’une gaine en latex. Posée sur le pénis, elle empêche le passage des spermatozoïdes dans le vagin. Son efficacité théorique est de 98 %, tandis que son efficacité pratique est de 85 % (le préservatif masculin est sujet à la rupture ; pour éviter cela, pensez à bien lubrifier). Il est possible de s’en procurer en pharmacie, en grandes surfaces ou dans des distributeurs dans la rue au prix moyen de 60 centimes d’euros l’unité.
  1. Le préservatif interne, dit préservatif féminin : il s’agit d’une gaine en nitrile avec 2 anneaux souples aux extrémités. Il se place dans le vagin et, lui aussi, permet d’empêcher le passage des spermatozoïdes dans le vagin. Le préservatif féminin a une efficacité théorique de 95 % et une efficacité pratique de 79 % (problèmes de pose). Il peut être placé jusqu’à 8 heures avant le rapport sexuel. Il est possible de s’en procurer en pharmacie au prix moyen de 9 euros la boîte de 3 unités. Les préservatifs féminins sont plus difficiles à trouver et plus chers que leurs homologues masculins.

Les préservatifs protègent à la fois d’une grossesse non-désirée et des IST. Ils sont à usage unique et doivent être remplacés à chaque nouveau rapport sexuel.

Par ailleurs, le préservatif externe ne peut pas s'utiliser en même temps qu’un préservatif interne. Il faut choisir !

4. Le stérilet au cuivre et hormonal

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On l'appelle aussi DIU, Dispositif Intra-Utérin. Il s’agit d’un petit objet en forme de T, inséré dans l’utérus par un professionnel de santé. Le stérilet incombe donc aux femmes.

Il existe 2 sortes de stérilets :

  1. Le stérilet au cuivre : celui-ci est non hormonal. L’objet en T est alors en plastique, avec des manchons en cuivre. En effet, le cuivre rend les spermatozoïdes inactifs. Il existe deux tailles différentes, adaptées aux femmes nullipares et aux femmes ayant déjà eu des enfants.
  2. Le stérilet hormonal : l’objet diffuse en continu un progestatif. Le fonctionnement est similaire à celui de l’implant contraceptif.

Les stérilets sont efficaces à 99 %, en théorie comme en pratique. Ils peuvent rester en place entre 3 et 10 ans, en fonction du modèle.

Les stérilets protègent d’une grossesse non-désirée, mais pas des IST.

5. Les spermicides

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Il s’agit de crèmes, de gels ou d’ovules à insérer au fond du vagin. C’est donc un contraceptif qui incombe aux femmes. Les spermicides contiennent des substances qui rendent inactifs les spermatozoïdes. C’est un contraceptif mécanique et non hormonal.

Leur efficacité est assez aléatoire et tourne autour de 82 % à 71 %. Gels, crèmes et ovules ne s’utilisent pas de la même manière. Le moment où il faut les utiliser et leur durée d’action varient. Ce contraceptif nécessite donc une capacité d’adaptation.

Il existe d’autres contraceptifs mécaniques, sans hormone : le diaphragme ou la cape cervicale par exemple.

A lire aussi : quelle est la cause d'une éjaculation précoce ?

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