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Troubles du sommeil : symptômes, causes et traitements

Troubles du sommeil : symptômes, causes et traitements

Pressé par le temps, souvent anxieux et débordé, le sommeil n’est pas toujours notre priorité. Pourtant, nous passons un tiers de nos vies à dormir et une nuit apaisée est synonyme de bonne santé. Garant de défenses immunitaires efficaces, de diminution des risques cardiovasculaires, mais aussi d’une libido épanouie, le repos est véritablement au centre de notre quotidien. Comment dès lors prendre en charge les troubles du sommeil ?

L’enjeu est de taille puisque les personnes souffrant d’insomnies ont augmenté ces dernières décennies. Nous parlons des symptômes, des causes et des traitements qui vous permettront de vous endormir paisiblement dans cet article.


Quels sont les symptômes des perturbations du sommeil ?

En France, une personne sur trois est concernée par un trouble du sommeil, autant dire que, pour beaucoup, il est commun de mal dormir. Avant d’analyser les différents indices qui traduisent ces difficultés, intéressons-nous à la compréhension du rythme de notre nuit.

Comprendre le cycle du sommeil

Le sommeil est composé de 3 à 6 cycles successifs de 60 à 120 minutes chacun. Un cycle est lui-même une alternance de sommeil lent et paradoxal. 

Le rythme de sommeil varie au cours d’une même nuit, les premiers cycles de sommeil sont majoritairement constitués de phases de sommeil lent profond, puis ils laissent la place au sommeil paradoxal pendant la fin de la nuit.

Le sommeil lent

Caractérisé par des ondes lentes sur les électroencéphalogrammes (EEG), le sommeil lent comporte trois stades :

  • une phase de transition de quelques minutes séparant la veille du sommeil ;
  • une période de sommeil léger ;
  • un sommeil progressivement plus profond.

La consommation d’oxygène est réduite pendant le sommeil lent ce qui traduit un métabolisme cérébral ralenti. Le tonus musculaire est fortement diminué.

Le sommeil paradoxal

L’activité cérébrale est proche de la phase d’éveil durant cette phase du sommeil. Aussi appelé période REM (Rapid Eye Movement) en raison des mouvements oculaires rapides qui surviennent paupières closes, le sommeil paradoxal est propice aux rêves. Il se caractérise par :

  • une réduction totale du tonus musculaire ;
  • une pression artérielle fluctuante ;
  • un rythme respiratoire variable.

Différencier les dysfonctionnements du sommeil

Il n’existe pas un trouble du sommeil, mais bien une variété de troubles. Distinguer quelle affection vous concerne est le premier pas pour mieux l’appréhender. 

Les insomnies

L’insomnie se caractérise par un hyperéveil neurobiologique perturbant l’endormissement et le maintien du sommeil profond. En pratique, elle se manifeste par des difficultés à s’endormir, des réveils précoces ou des éveils nocturnes. Multiples, certaines sont ponctuelles et d’autres chroniques. 

Comment se distinguent-elles ? Une insomnie temporaire ne dépassera pas une durée de trois semaines. Lorsqu’elles apparaissent plus de trois fois par semaine depuis au moins trois mois, il s’agit d’une insomnie chronique. Selon l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), 15 à 20 % des Français sont touchés par ces troubles du sommeil, et la moitié d’entre eux présentent une forme sévère.

Les parasomnies 

Les parasomnies interviennent durant la phase de sommeil lent profond ou lors du sommeil paradoxal. Généralement, elles concernent :

  • le bruxisme (grincement des dents) ;
  • le somnambulisme ;
  • la somniloquie (paroles pendant la nuit) ;
  • les terreurs nocturnes ;
  • les cauchemars ;
  • l’énurésie (le fait d’uriner pendant le sommeil).

Au cours du sommeil paradoxal, d’autres manifestations peuvent survenir, comme des :

  • mouvements violents, appelés TCSP (trouble du comportement en sommeil paradoxal) ;
  • bruits non articulés de la part du dormeur (catathrénie) ;
  • comportements sexuels inconscients (sexsomnies).

Les parasomnies ont parfois une composante génétique, mais elles sont souvent favorisées par des éléments extérieurs qui perturbent l’organisation normale du sommeil (stress, fièvre, certains médicaments, etc.).

Les hypersomnies

L’hypersomnie associe un besoin excessif de sommeil à des périodes de somnolences durant la journée. Ce trouble peut apparaître lors des variations saisonnières, notamment pendant le passage de l’automne à l’hiver. 

La narcolepsie est une forme d’hypersomnie, autrement appelée maladie de Gélineau, qui se manifeste par un endormissement brutal et irrépressible.

Les affections du rythme circadien

Ces troubles apparaissent lorsque l’horloge biologique est perturbée. Les personnes n’ayant pas sommeil avant une heure avancée dans la nuit ou celles qui ne peuvent pas rester éveillées après 19 h sont affectées. 

Des dérèglements épisodiques peuvent survenir en cas de décalage horaire. 

L’apnée obstructive du sommeil

L’apnée du sommeil correspond à un trouble respiratoire dont la probabilité augmente avec l’âge et le surpoids. Elle se manifeste par de courtes apnées, de quelques millisecondes à quelques secondes, durant lesquelles la gorge est obstruée par la langue et les muscles du pharynx sont relâchés. 

Ces épisodes aggravent le risque cardiovasculaire et favorisent une somnolence diurne ainsi qu’une forte fatigue due aux microéveils pendant la nuit.

Le syndrome des jambes sans repos

La maladie de Willis-Ekbom, aussi appelé SJSR, se caractérise par un besoin irrépressible de bouger les jambes. Ces mouvements interviennent pendant les périodes de repos ou d’inactivité, s’intensifient en fin de journée et pendant la nuit. 

Ces agitations perturbent l’endormissement et, dans les cas les plus importants, entraînent des désorganisations et des fragmentations du sommeil.

Quelles sont les causes des troubles du sommeil ?

Étudier soigneusement son environnement 

Dormez-vous dans un espace calme et isolé ? Une chaleur excessive, une luminosité importante ou le bruit alentour peut fortement perturber la qualité de votre sommeil. Investissez dans des rideaux occultants ou un masque adapté et essayez des boules quies pour couper les nuisances sonores. De même, le confort de votre literie influe sur votre repos. Un matelas inconfortable peut être à l’origine de vos nuits agitées.

Surveiller son exposition aux écrans

C’est prouvé, la lumière bleue des écrans d’ordinateurs, tablettes et téléphones entrave la production de mélatonine, autrement nommée l’hormone du sommeil. Une exposition entre 21 h et 23 h provoque des nuits plus courtes et moins reposantes. Instaurez un couvre-feu digital pour vous prémunir de ces excitations visuelles. Limitez également les interruptions nocturnes de nos compagnons électroniques en désactivant les notifications ou en utilisant le fameux mode avion. 

Prêter attention à son hygiène de vie

L’anxiété et le stress contribuent à rester éveillés durant de longues heures. Lorsqu’on ressasse les événements de sa journée, les tracas du quotidien, les échéances professionnelles, vous n’êtes pas préparé à fermer les paupières, et c’est bien normal. 

L’agitation nerveuse est à l’origine de la majorité des troubles du sommeil. Ce type d'insomnie se résout généralement lorsque l’événement responsable s’achève. Néanmoins, si elle occasionne de la fatigue ou une somnolence pendant la journée, n’hésitez pas à vous tourner vers un traitement adapté.

Votre comportement éveillé influe également sur la sérénité de votre future nuit. Un repas copieux aura tendance à peser sur votre estomac et à vous maintenir alerte à cause d’une digestion difficile. De même, la prise d’excitants, comme la caféine ou l’alcool, impactera la qualité de votre repos.

Les maladies et pathologies 

Certaines affections mentales comme la dépression ou la psychose maniaco-dépressive s'associent fréquemment à des troubles du sommeil. De même, des perturbations neurologiques telles que les migraines, le syndrome de Gilles de la Tourette, la maladie de Parkinson ou la chorée de Huntington occasionnent des nuits plus turbulentes. L’asthme et le reflux gastro-œsophagien peuvent également être à l’origine d’un endormissement difficile. 

Quels sont les traitements pour mieux dormir ?

Rappelons que des nuits de moins 6 h augmentent le risque de diabète 2 de 28 % (étude FP Cappuccio et coll. Diabetes Care, 2010) et le manque de sommeil multiplie par 4 la probabilité d’attraper un rhume (étude AA Prather et coll. Sleep, 2015). 

Si vous ressentez de la fatigue, des somnolences ou de l’agitation pendant la nuit, vous devez réagir rapidement pour votre santé.

Employer des solutions préventives 

Avant de se tourner vers une prise en charge médicamenteuse, privilégiez un traitement naturel pour dormir. La première étape est de corriger les mauvaises habitudes et d’adopter un comportement qui favorise l’endormissement. La mise en place d’un rituel de coucher permet de reconquérir un sommeil normal. Les approches douces telles que la relaxation, la phytothérapie ou la sophrologie sont à expérimenter pour retrouver un sommeil réparateur. Ces actions sont fondamentales dans le cas d’insomnies occasionnelles ou transitoires. 

Lorsque les parasomnies sont causées par l’anxiété, un traitement de cette dernière agit, par ricochet, sur la qualité de son repos. Les techniques citées précédemment sont valides et peuvent être combinées à la consultation d’un thérapeute. Le bruxisme se traite avec la prescription d’une gouttière dentaire adaptée.

Se tourner vers une prise en charge médicale 

Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont à favoriser dans un second temps pour soigner les insomnies chroniques. Le principe de ces séances est de remplacer les comportements inadaptés et les fausses croyances par d’autres plus adéquates. Dans le cas de l’insomnie, il s’agit de prendre conscience des facteurs qui empêchent l’endormissement. Les TCC se révèlent plus efficaces que les traitements pharmacologiques sur la durée d’après l’INSERM. Elles restent sous-utilisées en France, car non prises en charge par l’assurance maladie.

En parallèle de ces thérapies, la prescription d’hypnotiques ou de somnifères peut être envisagée sur des périodes courtes ou discontinues. Les médicaments tels que les benzodiazépines, les anxiolytiques, les hypnotiques nouvelle génération ou les antihistaminiques sont prescrits selon le patient et ses symptômes. La consultation médicale est donc nécessaire et fondamentale pour définir le traitement adapté. Néanmoins, afin d’éviter toute accoutumance psychologique ou physiologique, ils ne doivent en aucun cas être pris de manière chronique.

Lorsque la dérégulation du système circadien est en cause, de la mélatonine peut être employée. Le traitement de la narcolepsie fait appel à des stimulants tels que le méthylphénidate. Les antidépresseurs sont utilisés pour traiter la cataplexie, les hallucinations, les paralysies du sommeil et les troubles du sommeil paradoxal. L’apnée obstructive du sommeil nécessite une consultation médicale pour définir sa sévérité et prescrire un traitement en conséquence.

Il n’existe pas de traitement pour les terreurs nocturnes ou le somnambulisme.

Chaque trouble du sommeil requiert votre attention et doit être pris en charge rapidement pour éviter des effets néfastes sur votre santé. Un sommeil réparateur se traduira par de multiples bienfaits sur votre quotidien. Pour découvrir d’autres sujets de santé, comme les causes des sueurs nocturnes ou comment mieux connaître son corps, consultez le reste de nos articles.

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