AccueilBlogSommeilSomnolence diurne : causes, conséquences, symptômes et remèdes 

Somnolence diurne : causes, conséquences, symptômes et remèdes 

Somnolence diurne : causes, conséquences, symptômes et remèdes 

La somnolence diurne est un phénomène caractérisé par une envie irrépressible de dormir en pleine journée. En apparence, elle ne se distingue pas particulièrement de son homologue nocturne. Mais les causes et conséquences de ce trouble sont toutes autres. C’est pourquoi il est crucial pour les personnes atteintes de suivre un traitement adéquat afin d’en contrer les effets. Ce guide complet étudie la question de long en large.

La somnolence diurne, un trouble à la dangerosité relative

La somnolence diurne est une hypersomnie modifiant le cycle du sommeil d’un individu. Une personne victime de somnolence diurne ressent une fatigue intense en journée. Elle est sujette à des pertes d’énergie soudaines et finit par s’endormir de façon incontrôlée. Cela peut durer quelques secondes ou plusieurs heures selon la gravité du trouble.

La somnolence pendant la journée n’est pas forcément un phénomène alarmant. Par exemple, une personne restée en éveil toute la nuit peut en présenter les symptômes.  Dans ces cas là, ce trouble s’apparente plus à une légère gêne. Il lui suffit alors de se reposer quelques heures et le tour est joué.

Mais si le trouble devient récurrent, il peut avoir un impact considérable sur l’intégrité physiologique et psychologique de la personne atteinte. Elle perd en tonus musculaire, semble constamment épuisée et présente même des troubles cardiovasculaires dans certains cas. Il devient alors urgent d’en comprendre l’origine et d’apporter les solutions adéquates.

Les causes de la somnolence diurne en journée

La somnolence diurne peut avoir plusieurs origines. Dans la majorité des cas, elle est due aux tendances nocturnes de la personne atteinte. Elle peut également être un symptôme de troubles du sommeil plus virulents.

À noter : la prise de certains somnifères peut être à l'origine de ce phénomène. En effet, les benzodiazépines hypnotiques (Zolpidem, Stilnox, Imovane, Lormétazépam, Havlane) peuvent causer une somnolence diurne, notamment si leur durée d'action est longue.

Les mauvaises habitudes nocturnes

Il existe une relation indéniable entre le développement des troubles du sommeil et les habitudes nocturnes d’un individu.

Le manque de repos est la première tendance problématique à prendre en compte. En moyenne, un être humain a besoin de 7 à 8 h de sommeil réparateur pour récupérer l’énergie dépensée dans le cadre de ses activités journalières. 

La durée du sommeil est donc très importante. Une personne réduisant ce temps de repos de façon continue verra ses performances en pâtir.

Il faut également s’interroger sur la qualité dudit sommeil. Certaines personnes dorment dans des environnements bruyants et inconfortables. Elles sont donc incapables de se débarrasser de la fatigue en dépit de la quantité considérable de temps allouée au repos.

Enfin, la somnolence diurne est parfois le fruit d’une perturbation excessive du cycle du sommeil. Chaque organisme possède une horloge interne définissant ses heures optimales de repos. Le fait de voyager ou de faire une privation de sommeil à plusieurs reprises peut dérégler cette horloge et causer des somnolences en journée. Certains médicaments peuvent également être à la base de difficultés d’endormissement, ce qui peut provoquer des somnolences diurnes.

Les troubles du sommeil

Les hypersomnies ou troubles du sommeil sont des pathologies perturbant les phases de repos d’un individu. Les personnes atteintes de ces maladies souffrent d’une baisse notable de la quantité (durée du sommeil) et de la qualité du temps de sommeil. Elles sont donc plus susceptibles de présenter des symptômes de somnolence diurne à long terme.

Il existe une multitude de troubles du sommeil. Cela inclut notamment :

  • le syndrome d’apnées du sommeil ;
  • l’anomalie ventilatoire nocturne ;
  • l’hypersomnie idiopathique ;
  • la trypanosomiase ;
  • la cataplexie, etc.

Chacune de ces pathologies se manifeste de façon différente et a des effets bien distincts sur l’organisme. Pourtant, certaines se démarquent en raison de l’aspect particulier de leurs symptômes. 

Le syndrome des jambes sans repos se caractérise par des fourmillements, des picotements au niveau des membres inférieurs et de légères irritations en plein milieu de la nuit. Cela provoque des micro réveils, une fragmentation de la nuit de sommeil et empêche l’organisme de véritablement se reposer.

Le corps accumule des dettes de sommeil et réclame son dû en journée. L’impact semble similaire à celui d’une insomnie chronique mais les symptômes sont moins radicaux. Cette maladie affecte donc principalement la quantité de sommeil allouée.

La narcolepsie agit pour sa part de façon plus subtile. Les personnes atteintes bénéficient d’un cycle nocturne de durée ordinaire. Néanmoins, elles sont sujettes à des hallucinations et des crises de paralysie dans certains cas. Cela peut causer d’horribles réveils nocturnes et rend le temps passé entre les bras de Morphée beaucoup moins agréable.

Il est alors crucial de noter un rapport évident entre la pauvre qualité/quantité de sommeil d’un individu et sa tendance à somnoler de façon excessive en journée.

L’impact de du phénomène de somnolence diurne sur les personnes atteintes

La somnolence diurne bouleverse le quotidien des personnes qui en sont victimes. Elle affecte leur psyché et favorise le développement de troubles de l’humeur. Ce trouble est également responsable d’une détérioration considérable de leurs capacités de réflexion et de concentration.

L’apparition de troubles de l’humeur

La somnolence diurne perturbe le cycle du sommeil de l’organisme. Le corps ne bénéficie plus de ses intervalles de repos classiques et devient alors incapable de remplir convenablement ses fonctions. Le système hormonal est affecté et la personne atteinte se retrouve plongée dans un véritable chaos émotionnel.

Elle présente une sensibilité accrue, une certaine irritabilité et rencontre des difficultés à gérer les interactions humaines. Cela affecte les relations de l’intéressé avec son entourage et le pénalise considérablement d’un point de vue social.

Une baisse notable des facultés de réflexion et de concentration

Le repos joue un rôle crucial dans le cadre de l’épanouissement intellectuel d’un individu. En effet, le cerveau humain a besoin d’une quantité de sommeil suffisante pour remplir ses différentes fonctions. Une personne victime de somnolence diurne présente donc de légers déficits sur ce plan.

Dans un premier temps, elle rencontre des difficultés une fois confrontée à des tâches nécessitant une réflexion intense. Ses neurones sont incapables de suivre la cadence et de tirer pleinement profit de son potentiel cognitif. Les symptômes observés sont d’ailleurs similaires à ceux de l’Alzheimer, de la maladie de Parkinson ou de troubles neurologiques en général.

Dans un second temps, le manque d’énergie empêche les personnes souffrant de ce trouble de rester concentrées. Elles deviennent incapables de se dédier à une tâche relativement chronophage sans somnoler en plein milieu. Cela peut causer un trouble de la vigilance et vite constituer un handicap majeur dans le cadre d’une activité diurne. Le plus dangereux, c’est que des épisodes de somnolence diurne constitue de gros risques d’accidents au volant.

Les méthodes d’identification de la somnolence diurne

La somnolence diurne est un phénomène aux symptômes assez distinctifs. Il suffit de prêter attention à l’attitude d’une personne en journée pour se faire une idée. Un individu somnolant de façon répétée ou ayant des difficultés à rester éveillé est probablement victime de ce trouble. Pour une analyse plus objective, il est nécessaire de se rendre chez un médecin.

La consultation médicale se déroule en trois étapes. En premier lieu, le médecin-traitant pose une série de questions à l’intéressé. Le contenu du questionnaire varie d’un individu à l’autre. Par exemple, un adulte et un adolescent seront interrogés sur des thèmes plutôt différents. Le but est d’identifier avec précision les symptômes du trouble et ses potentielles origines.

Ensuite, le médecin essaie de définir la gravité du trouble et celle de son impact sur le quotidien de l’individu. Pour y parvenir, il se sert de l’échelle d’Epworth. Il s’agit d’une fiche évaluant le risque de somnolence dans une série de circonstances plutôt banales. Cela inclut entre autres le fait d’être :

  • allongé durant l’après-midi ;
  • assis dans un lieu public ;
  • au volant de la voiture ;
  • devant la télévision ;
  • au cinéma, etc.

L’intéressé doit évaluer son envie de dormir dans chacun des scénarios sur une échelle de 0 à 3. Le médecin procède alors à l’analyse des données recueillies. Enfin, certains médecins placent le patient dans une unité de sommeil. Il s’agit d’un véritable laboratoire du sommeil permettant une observation plus détaillée de son état.

Quelques astuces susceptibles de contrer les effets de la somnolence diurne

La somnolence diurne est la conséquence d’une accumulation de mauvaises habitudes et d’une hygiène de sommeil peu recommandable. Il est donc possible de limiter son impact en procédant à quelques ajustements. Cela comprend notamment une régularisation des habitudes nocturnes, le suivi d’un traitement médical adapté et l’amélioration des habitudes alimentaires.

Améliorer la quantité et la qualité du sommeil

La lutte contre la somnolence diurne débute par un réaménagement complet des habitudes de sommeil des patients.

Il est indispensable de dormir plus longtemps. La quantité de sommeil nocturne influence directement le besoin de repos en journée. Il est donc plus judicieux de l’adapter aux besoins de l’organisme. Cela permet de profiter d’un sommeil lent et reposant.

Il faut également optimiser son environnement. En principe, il est possible de s’endormir, même entouré de bruits ou autres perturbations. Cependant, ces éléments sont responsables de la mauvaise qualité du sommeil. C’est pourquoi il reste préférable de rendre des alentours calmes afin d’optimiser le temps de repos.

Suivre un traitement médical adéquat

Après consultation médicale, la personne atteinte a une idée plus précise des causes de sa somnolence diurne. Elle se doit donc de prendre les mesures adéquates en conséquence.

Si le trouble est l’une des conséquences d’une pathologie, il lui suffit de traiter cette dernière. Le médecin spécialiste en médecine de sommeil prescrit des produits ou traitements médicamenteux capables de favoriser la guérison de la maladie diagnostiquée ou d’alléger les symptômes.

S’il est plutôt dû à une hypersomnie (narcolepsie, syndrome des jambes sans repos, SAOS, etc.), il est impératif de se tourner vers un neurologue. Il prescrit à la personne atteinte des psychostimulants et benzodiazépines anxiolytiques (comme le Lorazépam, Temesta) respectivement capables de faire disparaître l’envie de dormir et de lutter contre l’anxiété.

Améliorer son alimentation

L’alimentation joue un rôle crucial dans le cadre de la lutte contre la somnolence diurne. Il est donc important de se montrer pragmatique lors de la sélection de ses repas.

Les fruits et les légumes sont caractérisés par leur richesse en fibres et leur faible teneur en calories. Leur consommation régulière facilite le processus de digestion et assainit l’organisme. Cela rend le corps plus léger en journée et réduit les risques d’endormissement. Il faut également noter leur importance dans le cadre du développement physiologique d’un adolescent.

En outre, il est préférable de tirer un trait sur les produits et boissons énergétiques. À première vue, leur effet est parfait pour contrer l’envie de somnoler. Mais les substances comme la caféine sont susceptibles de déclencher une réaction anormale et de bouleverser les cycles du sommeil en cas de consommation excessive. C’est pourquoi il est conseillé d’y avoir recours de façon exceptionnelle.

Enfin, il est indispensable de se passer des aliments excessivement gras. Ils sont la principale cause de surpoids, d’obésité et d’une pluralité d’autres maladies digestives. Les personnes atteintes font face à des troubles respiratoires, une accélération anormale du rythme cardiaque au moindre effort et une diminution considérable de leurs aptitudes physiques. Il faut également noter qu’ils ralentissent le métabolisme et dérèglent l’horloge biologique. Dans ces conditions, il devient bien plus difficile de passer une bonne nuit.

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