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Hypersomnie : comment gérer ce trouble du sommeil ?

Hypersomnie : comment gérer ce trouble du sommeil ?

L’hypersomnie se caractérise par un besoin excessif de sommeil, y compris en journée. Très handicapant au quotidien, ce trouble du sommeil est assez rare. Quels en sont les symptômes ? Comment le soigner ? On vous explique tout.

Hypersomnie : qu’est-ce que c’est ?

Les hypersomnies rassemblent différents troubles du sommeil liés à un besoin irrépressible de dormir, de jour comme de nuit. On distingue deux types d’hypersomnies :

  1. L’hypersomnie secondaire : c’est la plus fréquente. Il s’agit d’une forte envie de sommeil consécutive à un autre phénomène (manque de sommeil important, épuisement physique, prise excessive de sédatifs, maladie psychiatrique, prise d'antidépresseurs, etc.).
  2. L’hypersomnie primaire : elle est rare et son origine est souvent méconnue. Elle provoque une somnolence diurne sévère. On retrouve dans l’hypersomnie primaire, la narcolepsie, l’hypersomnie idiopathique ainsi que le syndrome de Kleine-Levin.

Les hypersomnies : la narcolepsie

La narcolepsie, qu’on appelle aussi maladie de Gélineau, est une maladie assez rare. Elle touche environ 1 personne sur 2 800. Les hommes et les femmes sont tout autant concernés. Toutefois, la maladie touche davantage les adolescents et jeunes adultes.

La narcolepsie se manifeste par différents symptômes. Par exemple, on peut observer une somnolence diurne excessive ou un besoin irrépressible de dormir plusieurs fois dans la journée. Un trouble de la vigilance apparaît à cause de l’envie de dormir constante.

Pour 50 à 75 % des personnes narcoleptiques, on constate aussi une cataplexie. Il s’agit d’une perte de force soudaine dans les jambes, les bras, mais aussi le visage ou le corps tout entier. Cette perte de tonus musculaire fait suite à une émotion forte, souvent positive (rire, chatouillements, etc). Ce phénomène dure de quelques secondes à 1 minute, et n’est pas toujours lié à l’endormissement.

Certaines personnes ont également des hallucinations, notamment au moment de l’endormissement ; on parle alors d’hallucinations hypnagogiques. Ces hallucinations peuvent être visuelles, auditives ou sensorielles.

Enfin, un autre symptôme est la paralysie lors du réveil. Le patient est éveillé et conscient mais il est incapable de bouger ou de parler. La paralysie du sommeil persiste de quelques secondes à quelques minutes. Elle peut entraîner des crises de panique.

Les hypersomnies : l’hypersomnie idiopathique

L’hypersomnie idiopathique est une maladie rare. Elle se manifeste par un sommeil très lourd, avec très peu de réveils nocturnes. Les nuits sont très longues et le réveil est très difficile. Les personnes souffrant de ce trouble sont confuses au réveil et ont du mal à s’éveiller complètement ; on parle alors d’ivresse du sommeil.

On constate une somnolence pendant la journée, malgré les longues nuits de sommeil.

Les personnes ont besoin de faire des siestes durant la journée. La sieste est souvent longue et le patient se réveille difficilement.

Ainsi, le patient peut dormir jusqu’à 20 heures par jour, tout en continuant à somnoler sur ses phases de réveil.

Les hypersomnies : le syndrome de Kleine-Levin

Le syndrome de Kleine-Levin ressemble à l’hypersomnie idiopathique. Les phases de sommeil sont longues et le patient à beaucoup de mal à se réveiller. En journée, l’envie de dormir est très forte.

Le syndrome se caractérise par des épisodes d’hypersomnie s’étalant sur plusieurs jours, accompagnés de troubles cognitivo-comportementaux.

Ces troubles cognitivo-comportementaux peuvent prendre différentes formes :

  • Troubles cognitifs : amnésie, confusion mentale, apathie, etc ;
  • Mégaphagie ;
  • Troubles de l’humeur ;
  • Désinhibition sexuelle ;
  • Etc.

Comment diagnostiquer l’hypersomnie ?

Le diagnostic d’une hypersomnie repose en premier lieu sur un examen clinique et psychologique.

Ensuite, les spécialistes du sommeil peuvent utiliser différentes méthodes pour analyser le sommeil des patients :

  • L’agenda du sommeil : cela consiste à répertorier le moment, la durée et la qualité des phases d’endormissement, de sommeil et de réveil. C’est le patient qui note tout cela ; le médecin analyse ensuite les données et en tire des conclusions.
  • L’actimétrie : il s’agit du port d’un actimètre, un bracelet avec des capteurs qui analyse la qualité du sommeil. Là encore, le médecin analyse les données récoltées par le bracelet.
  • La polysomnographie : cela consiste à mesurer la durée et la qualité du sommeil avec différents appareils comme un électroencéphalogramme (EEG).

Différents tests : il est possible de réaliser un test itératif de latence d’endormissement (TILE) qui évalue la capacité du patient à s’endormir durant la journée, ainsi qu’un test de maintien d’éveil (TME) qui évalue la capacité du patient à rester éveillé durant la journée. Cela permet au médecin d’apprécier la sévérité des symptômes.

L’échelle de somnolence d’Epworth.

À l’aide de ces tests et de ces données, le médecin peut poser son diagnostic. Ensuite, le traitement le plus adapté est proposé au patient.

Comment soigner l’hypersomnie ?

Qu’il s’agisse de la narcolepsie ou de l’hypersomnie idiopathique, il n’existe pas de traitement à proprement parler pour soigner le trouble. En revanche, il est possible de traiter les symptômes.

Pour ce faire, le médecin prescrit des traitements “éveillants” pour favoriser la vigilance du patient et éviter le sommeil en journée. Il peut s’agir de médicaments tels que le Modafinil ou le Méthylphénidate, qui permettent de moins avoir envie de dormir à chaque instant et de résister au sommeil.

Prévenir l’hypersomnie secondaire

Comme nous vous l'expliquions, l’hypersomnie secondaire est liée à l’hygiène de sommeil ou à des évènements particuliers. Lorsque vous ne pouvez pas bien dormir, vous vous exposez à une hypersomnie secondaire.

Ainsi, pour préserver ou améliorer la qualité de votre sommeil et mieux dormir, différentes habitudes peuvent être mises en place :

  • Avoir une durée de sommeil suffisante : un adulte a besoin de dormir de 7 à 8 heures par nuit ;
  • Instaurer des heures de coucher régulières : il est très bénéfique d'aller au lit à heure fixe chaque jour ;
  • Limiter les excitants (thé, café, coca) en fin de journée : cela évite les difficultés d'endormissement ;
  • Éviter les écrans le soir et faire des activités relaxantes : cela permet de détendre le corps et le cerveau avant d’aller se coucher.

En appliquant ces conseils, vous passerez de bonnes nuits et vous pourrez enfin vous sentir reposé au réveil. Un sommeil de qualité est primordiale pour une bonne hygiène de vie.

Enfin, pensez à changer votre oreiller lorsque c'est le moment et veillez à toujours avoir une bonne literie, adaptée à votre corpulence. Cela aide fortement à avoir un sommeil récupérateur.

Quel est le temps de sommeil normal pour un adulte ?

Un adulte qui ne souffre d’aucun trouble dort en moyenne 8 heures par nuit. Toutefois, le temps de sommeil idéal varie d’une personne à l’autre car les besoins en sommeil ne sont pas les mêmes. Les petits dormeurs peuvent se contenter de 6 heures de sommeil tandis que les gros dormeurs ont besoin d’une nuit de sommeil de 9 heures.

Pour dormir suffisamment, il faut connaître votre quantité de sommeil idéal. Pour ce faire, il suffit d’analyser vos nuits et vos habitudes de sommeil. Notez votre durée de sommeil pendant 1 semaine, sans mettre de réveil le matin. Faites ensuite la moyenne de toutes ces nuits et vous aurez la durée du sommeil parfaite pour vous. Adaptez ensuite votre heure du coucher en fonction de votre heure de réveil.

Si vous dormez moins que cela, alors vous vous exposez à des somnolences et assoupissements. Des nuits trop courtes vous constituent également une dette de sommeil : il s’agit de la différence entre les heures de sommeil dont vous avez besoin et le nombre d’heures réellement dormies.

À noter : le nombre d'heures de sommeil par âge n'est pas le même car les besoins évoluent.

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Pourquoi consulter lorsqu’on souffre d’une hypersomnie ?

L’hypersomnie est très handicapante au quotidien. Elle entraîne souvent un isolement social et une perte d'autonomie. En effet, le patient n’est plus capable d’étudier ou de travailler, et il lui est fortement déconseillé de conduire un véhicule. De plus, le temps passé à dormir n’est pas utilisé pour autre chose : activités, travail, relations sociales, etc.

En société, il est fréquent que les personnes souffrant d’hypersomnie soient perçues comme des fainéantes car elles passent énormément de temps à dormir. Cela engendre un sentiment de honte et de culpabilité, alors même que ce besoin de sommeil est complètement subi. Parfois, les conséquences psychologiques d’un tel trouble du sommeil sont dévastatrices.

Ainsi, nous vous recommandons de consulter un médecin spécialiste. Connaître la cause de vos maux et bénéficier d’un accompagnement est important. De plus, en traitant vos symptômes, le quotidien sera plus facile.

Les autres troubles du sommeil

Il existe différents problèmes de sommeil, qui affectent la durée du sommeil, la qualité du sommeil ou encore le comportement du dormeur. En voici quelques-uns :

  • L’insomnie : elle se caractérise par un manque de sommeil ou une difficulté à trouver le sommeil. Dans le cas d’une insomnie chronique ou sévère, on peut observer une somnolence excessive en journée. Les insomnies sont souvent causées par le stress, mais cela peut aussi être l'obésité par exemple. Son traitement repose sur la prise de benzodiazépines (somnifères) ou sur la suppléance en mélatonine (lorsque la production de mélatonine naturelle ne suffit pas).
  • Le somnambulisme : la personne effectue des actions complexes durant son sommeil ; elle est en fait dans un état intermédiaire, entre le sommeil lent profond et l’éveil ;
  • L’apnée du sommeil : il s’agit d’une maladie du sommeil qui touche principalement la respiration. Cette pathologie se caractérise par des pauses respiratoires pendant le sommeil. Les personnes souffrant d’apnées du sommeil ont aussi tendance à beaucoup ronfler pendant la nuit ;
  • Le sommeil agité : le patient a plusieurs réveils nocturnes dans la nuit et il éprouve des difficultés à se rendormir. Il peut alors manquer de sommeil, ce qui engendre notamment une fatigue au réveil ;
  • Les terreurs nocturnes : ce trouble touche particulièrement les enfants qui, au cours du sommeil profond, se met à hurler. Ce ne sont pas des cauchemars. L'enfant est terrifié, agité et ses yeux sont parfois grand ouverts. Ces terreurs viennent déranger le sommeil de l'enfant ;
  • Le syndrome des jambes sans repos : il s’agit d’un besoin irrépressible de bouger ses jambes qui se manifeste surtout le soir et la nuit. Les personnes souffrant de ce syndrome présentent également des secousses musculaires involontaires pendant le sommeil (mouvements périodiques nocturnes) qui peuvent nuire au sommeil. Ainsi, les réveils nocturnes induits par ce syndrome peuvent provoquer une somnolence dans la journée.
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Quoi qu’il en soit, nous rappelons qu’aucun problème de sommeil ne doit être pris à la légère. Un sommeil de mauvaise qualité a un impact certain sur votre qualité de vie et votre santé. La privation de sommeil, elle aussi, est très mauvaise pour votre organisme. Ainsi, il est important de mettre toutes les chances de votre côté pour bénéficier d’un sommeil réparateur chaque fois que vous tombez dans les bras de Morphée.

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