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Insomnie : symptômes causes et traitements

Insomnie : symptômes causes et traitements

L’insomnie peut être définie comme un trouble du sommeil caractérisé par des difficultés à s’endormir, à rester endormi ou par le fait de se réveiller trop tôt dans la nuit sans pouvoir se rendormir. Pourtant, l’envie de dormir est bel et bien présente chez les personnes qui souffrent d’insomnie.

Le diagnostic de l’insomnie est confirmé lorsque ces difficultés impactent négativement la vie quotidienne de la personne concernée. On parle carrément d’insomnies chroniques lorsque le trouble survient plus de 3 fois par semaine sur une durée atteignant déjà les 3 mois.

S’il ne s’agit pas d’un trouble très dangereux à la base, il le devient lorsqu’il impacte sérieusement la productivité, la santé mentale et le bien-être de façon générale. Il est donc utile de connaitre les causes, les symptômes ainsi que les traitements de l'insomnie. Cet article fait le point sur la maladie. 

Comment reconnaître l’insomnie : focus sur les symptômes !

L’insomnie se manifeste à travers divers symptômes. Si certains sont facilement identifiables, d’autres le sont moins ou constituent tout simplement des complications dues à l’absence de prise en charge.

Les symptômes nocturnes de l’insomnie

Ce sont les symptômes primaires de l’insomnie. Ils se constatent logiquement durant la nuit et peuvent se manifester de trois différentes façons.

Une vraie difficulté à s’endormir au coucher

Comme on peut s’en douter, le symptôme le plus flagrant de l’insomnie est une réelle difficulté d’endormissement. Il se manifeste généralement par une peur constante de ne pas pouvoir s’endormir. Le patient se couche donc déjà avec la crainte de ne pas trouver le sommeil et passe une bonne partie de la nuit à cogiter sur cette situation.

Logiquement, tout cela l’empêche de dormir, parfois pendant la nuit entière. Dans les cas les moins graves, l’insomniaque s’endort vraiment tard, mais c’est parfois pour se réveiller quelques heures après, se retrouvant ainsi dans un cercle vicieux où la difficulté à dormir ou se rendormir persiste.

De nombreux réveils involontaires et incontrôlés

L’insomnie se manifeste également par des réveils nocturnes multiples et intermittents pendant la nuit. Le patient se réveille donc de nombreuses fois durant la nuit, éprouvant chaque fois beaucoup plus de mal à dormir de nouveau.

Concrètement, ces éveils multiples peuvent être causés par le stress et l’anxiété, des rêves et cauchemars d’angoisse, des troubles organiques, etc. Le résultat est donc le même : une altération de la qualité du sommeil et une insomnie persistante.

Un endormissement rapide… pour un réveil précoce

Contrairement à ce qu’on pense, l’insomnie ne se manifeste pas seulement par des difficultés à s’endormir au coucher. Un insomniaque peut bel et bien trouver rapidement le sommeil dès qu’il est allé au lit. Le problème est que ce sommeil est souvent de bien courte durée. Il se réveille donc au bout de quelques heures, incapable de retrouver les bras de Morphée jusqu’à l’éveil matinal.

Il faut noter que ces trois symptômes peuvent dans certains cas se manifester tous à la fois. Les conséquences sur le patient en sont beaucoup plus inquiétantes…

Les manifestations de l’insomnie en journée

Le sommeil réparateur étant un élément indispensable du bien-être et du fonctionnement de l’organisme, une situation d’insomnie a logiquement des conséquences sur le quotidien du patient. Certains symptômes se manifestant en journée peuvent donc constituer des indicateurs d’insomnie. On peut citer notamment :

  • une fatigue persistante ;
  • des épisodes de somnolence ;
  • des difficultés à se concentrer ;
  • une baisse de la capacité mémorielle ;
  • une baisse notable de la vigilance chez le patient ;
  • ainsi que des troubles psychologiques comme l’irritabilité et la déprime.

Dans certains cas, on peut également noter des maux de tête un peu trop fréquents et dans de très rares cas, des hallucinations.

Les complications liées à l’insomnie

Si elle n’est pas diagnostiquée et traitée à temps, l’insomnie peut à la longue engendrer des complications qui découlent des symptômes évoqués précédemment. Concrètement, on peut déplorer un impact très négatif sur les relations sociales, les performances à l’école, le rendement professionnel ou la productivité en général. 

Dans les cas les plus graves, ce trouble du sommeil peut engendrer des problèmes de santé comme des troubles digestifs ou pire, l’hypertension artérielle. Il faut également noter que plusieurs accidents de travail ou de la route ont pour cause sous-jacente une insomnie non prise en charge.

Les différentes causes de l’insomnie

Comme pour toute maladie, une prise en charge de l’insomnie passe d’abord par l’identification de la ou des causes de celle-ci. L’insomnie peut avoir plusieurs causes réparties en 3 grandes catégories. On distingue ainsi les facteurs physiques et environnementaux de ceux psychologiques ou encore de ceux pathologiques. 

Les facteurs physiques et environnementaux  

Ce sont clairement les causes les plus fréquentes d’insomnie sérieuses ou chroniques. En effet, plus de 50 % des cas d’insomnie diagnostiqués sont dus à une cause psychologique. Le stress, l’anxiété et la dépression sont les causes psychologiques majeures de l’insomnie. Une personne naturellement stressée a donc beaucoup plus de risques d’en souffrir.

Dans certains cas, il s’agit donc simplement d’insomnies de courtes durées (moins de 3 mois) dues à un facteur ponctuel de stress ou d’anxiété. En cas de dépression, l’insomnie peut durer beaucoup plus longtemps, selon que le trouble de dépression soit traité assez tôt ou pas.

Les facteurs pathologiques et sanitaires

L’insomnie peut constituer tout simplement un symptôme ou une conséquence d’une autre pathologie dont souffre le patient. Dans cette catégorie, on peut citer principalement : 

  • un problème d’hormone ;
  • l’apnée du sommeil ; 
  • l’asthme nocturne ou autres difficultés respiratoires ;
  • le rhumatisme ou un cancer douloureux ;
  • un reflux gastro-œsophagien ;
  • ou encore le syndrome des jambes sans repos (envie irrésistible de bouger les jambes).

Par ailleurs, il faut noter que l’insomnie fait partie de la liste des effets secondaires de plusieurs médicaments. Il s’agit entre autres des amphétamines, des antituberculeux, des antidépresseurs, des anorexigènes, etc. 

Aussi, l’usage de certains produits chimiques du quotidien comme les dissolvants, les insecticides, les vernis ou les colorants peuvent aussi favoriser ou entretenir l’insomnie. 

Les traitements et moyens de lutte contre l’insomnie

Le traitement de l’insomnie dépend principalement de la ou des causes identifiées après diagnostic. En fonction de cela, on peut opter pour une combinaison ou pour l’une des trois approches suivantes.

Un travail sérieux et rigoureux sur les habitudes

Bien souvent, une correction des habitudes en fonction de la cause suffit pour améliorer le sommeil, surtout quand elle est occasionnelle ou transitoire. Cela passe généralement par une modification du comportement du patient afin de favoriser une meilleure hygiène de sommeil.

Les recommandations les plus fréquentes à cet effet sont les suivantes :

  • aller dormir uniquement lorsqu’on a sommeil ;
  • éviter de surveiller l’heure et de rester au lit lorsqu’on ne trouve pas le sommeil pendant plus de 30 min (marcher, faire une activité relaxante, etc., jusqu’à avoir sommeil) ;
  • s’assurer d’avoir au moins 5 heures de sommeil et se lever toujours à la même heure ;
  • supprimer impérativement les écrans au lit et n’y faire aucune autre activité ;
  • favoriser le sommeil en s’assurant d’avoir une chambre calme, sombre et relaxante avec une température optimale (ni trop chaude ni trop froide), etc. 

Il est également conseillé d’éviter de consommer beaucoup de thé, de café ou d’aliments difficiles à digérer les soirs. Les activités intellectuelles en fin de journée doivent aussi être limitées au maximum pour lutter contre l’insomnie.

Les thérapies comportementales et cognitives

Cette approche a pour objectif d’apprendre au patient à éliminer tous les stimuli qui défavorisent le sommeil. Il s’agit d’une prise en charge médicale avec suivi qui amène progressivement le patient à mieux comprendre le fonctionnement du sommeil et adapter ses habitudes et sa psychologie de sorte à mieux dormir. La plupart des suggestions déjà évoquées plus haut sont donc utilisées ici également. 

Sur la durée, les thérapies cognitivo comportementales sont plus efficaces avec des effets plus ou moins définitifs. Évidemment, ce type de traitement est beaucoup plus indiqué pour les patients dont la cause d’insomnie est psychologique.

Les médicaments pour combattre l’insomnie

Pour finir, l’insomnie se traite également par l’utilisation de certains médicaments. Il s’agit notamment des benzodiazépines, des somnifères, de la zopiclone ou encore du zolpidem. Toutefois, il faut comprendre que ces médicaments ne constituent pas eux-mêmes des traitements de l’insomnie. Ils traitent les symptômes et suppriment donc les nuits d’insomnie sans en supprimer la cause.

D’ailleurs, il ne faut utiliser un médicament pour se traiter qu’après une consultation avec un spécialiste du sommeil et sur prescription médicale. L’automédication est une très mauvaise idée ici, car certains médicaments peuvent avoir des contre-indications, des effets secondaires, voire aggraver l’insomnie. Retenez que le traitement de fond de l’insomnie implique presque toujours une approche comportementale.

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