AccueilBlogSexualitéPourquoi réaliser un test spermogramme et comment réagir en cas de résultats préjudiciables ?

Pourquoi réaliser un test spermogramme et comment réagir en cas de résultats préjudiciables ?

Pourquoi réaliser un test spermogramme et comment réagir en cas de résultats préjudiciables ?

Le test spermogramme est un examen médical permettant d’analyser le sperme d’un homme, les caractéristiques des milliards de spermatozoïdes qui le composent et leur pouvoir fécondant. Il est généralement sollicité en cas d’infertilité masculine. Après tout, un homme pensant être devenu stérile s’interroge en premier lieu sur l’état de chaque spermatozoïde.

Cependant, il peut également se révéler très utile dans le cadre de la lutte contre d’autres pathologies. Voici une présentation détaillée du déroulement de cet examen et les potentielles anomalies détectables.

Qu’est-ce qu’un test spermogramme ?

Le spermogramme est un test médical généralement assimilé à un test de stérilité ou à un test infectieux. En réalité, il s’agit d’un procédé médical se focalisant sur l’étude du sperme. Sa réalisation permet de réunir des informations relatives au nombre, à la taille, à la morphologie et à la vélocité des spermatozoïdes d’un individu. Il devient alors possible de comparer ces données aux standards médicaux et d’identifier l’anomalie à l’origine du désarroi d’un couple stérile.

Quelles sont les raisons justifiant la réalisation d’un test spermogramme ?

Deux cas de figure peuvent justifier la réalisation d’un spermogramme.

Dans la majorité des cas, un médecin exige un test spermogramme afin de garantir la fertilité de son patient. L’analyse d’un échantillon de sperme permet soit de certifier le bon fonctionnement des gamètes, soit d’en détecter les anomalies.

Dans le premier cas de figure, le gynécologue planifie la réalisation de tests chez la femme et essaie de déterminer pourquoi elle a des difficultés à tomber enceinte. Dans le second, il a plus de facilité à proposer un traitement adéquat afin de permettre au couple de concevoir un enfant sans difficulté.

Et parfois, dans des circonstances plus rares, le spermogramme sert à détecter la présence de bactéries dénommées saprophytes. Le médecin prélève une partie de la semence du patient et lance une spermoculture. Il s’agit d’un procédé médical permettant de reproduire artificiellement les conditions favorables au développement des spermatozoïdes. Grâce à cette expérience, le médecin est capable de discerner la nature de l’infection rendant la semence stérile et de prendre les mesures appropriées.

Comment se déroule un test spermogramme ?

Le spermogramme est un examen médical plutôt commun. La majorité des centres hospitaliers disposent donc de l’équipement nécessaire à sa réalisation. Pourtant, il reste plus judicieux de prendre rendez-vous auprès d’un centre clinique ou laboratoire spécialisé dans l’Assistance Médicale à la procréation. Il est ainsi plus facile d’entamer par la suite les procédures pour avoir un enfant.

Une fois la date fixée, le patient organise son agenda de sorte à faire preuve d’abstinence les 5 jours précédant le rendez-vous. L’objectif est de garantir la quantité et la qualité de la semence utilisée et d’analyser avec exactitude sa capacité à procréer.

Le jour J, l’intéressé se rend dans une pièce afin de fournir un échantillon de sperme. Il commence par recouvrir son gland d’un produit désinfectant afin d’éliminer les risques de contamination. Puis, en usant de magazines mis à sa disposition ou de son imagination, il se masturbe. Après la collecte de sperme frais, un agent du centre procède à la congélation du sperme en attendant la réalisation de l’examen clinique.

L’examen consiste essentiellement en une caractérisation des spermatozoïdes. Le praticien réalise une analyse complète des gamètes, observe leur forme, leur taille, leur nombre total, le PH ou encore leur viscosité. 

Il compare les informations aux données standards d’une semence fertile et se sert des résultats afin d’estimer l’infertilité chez l’homme. Il prend également en compte des facteurs tels que le surpoids du patient ou la surproduction d’une hormone spécifique. Selon les circonstances, il est habilité à demander des examens complémentaires comme :

  • un caryotype ;
  • une échographie des voies génitales ;
  • une spermoculture ;
  • un spermocytogramme ;
  • une échographie ;
  • le test de migration de survie (TMS), etc.

Ces analyses aident à affiner les données récoltées lors du spermogramme.

Quels sont les facteurs susceptibles d’influencer les résultats d’un spermogramme ?

Le spermogramme est un test de fertilité plutôt fiable. Malgré tout, certains éléments sont susceptibles d’en influencer les résultats.

En premier lieu, l’alimentation d’un individu détermine la qualité de son sperme. La consommation de fruits et autres produits riches en fibre favorise la production de gamètes de qualité. A contrario, un régime centré sur la viande et les acides gras saturés affecte négativement le liquide spermatique. Il est donc conseillé de bien choisir ses repas une semaine avant les tests.

Ensuite, l’état psychologique du patient doit être pris en compte. En effet, le stress, la crainte inexpliquée du diagnostic et autres émotions négatives nuisent aux spermatozoïdes et perturbent la production de testostérone. Il faut également noter le rôle joué par chaque hormone vis-à-vis de la préservation de l’équilibre sexuel du patient. Le calme et la détente sont donc de mise avant la masturbation à l’hôpital.

Enfin, les bactéries et organismes extérieurs sont susceptibles de fausser les résultats du test. Heureusement, les hôpitaux rendent l’environnement stérile afin de limiter au maximum les risques de contamination.

Pourquoi certains patients se montrent-ils réticents vis-à-vis du test spermogramme ?

Le test spermogramme est plutôt simple à réaliser et facile d’accès. Pourtant, de nombreux patients refusent de s’y plier. Il est difficile d’expliquer ce phénomène d’un point de vue global. Mais la principale raison expliquant leur réticence semble être de nature psychologique.

Certains hommes considèrent ce test comme une offense à leur virilité. Les femmes ont également du mal à faire face à cette situation. 

En effet, en cas d’anomalie, l’une des procédures les plus communes suppose la réalisation d’une insémination in-vitro (FIV) ou d’une Injection Intra Cytoplasmique de Spermatozoïdes (ICSI) à la compagne. Celle-ci doit donc se laisser analyser l’utérus, l’urètre, les trompes de Fallope et l’ensemble des autres composantes de son système génital afin d’estimer si elle est apte à subir l’intervention. Ces techniques de Procréation Médicalement Assistée (PMA) ne sont pas forcément bien perçues par le couple puisqu’elles impliquent un donneur dans certains cas.

C’est pourquoi les médecins se doivent de faire preuve de patience et de finesse lors de la prescription de cet examen.

Quelles anomalies peut-on détecter suite à ce test spermogramme quelles sont les solutions envisageables ?

La réalisation d’un spermogramme aboutit parfois à l’identification d’une ou de plusieurs anomalies causant la stérilité masculine. C’est pourquoi il est crucial pour le patient d’être suffisamment informé pour y faire face. Voici une liste non exhaustive des troubles susceptibles d’affecter les spermatozoïdes et quelques approches de solutions.

L’hypospermie

C’est un trouble caractérisé par une production insuffisante de liquide séminal lors de l’éjaculation. En conséquence, la quantité de spermatozoïdes passant à travers les canaux déférents lors de l’éjaculat est réduite et les gamètes ont du mal à féconder l’ovule. Ce dysfonctionnement peut parfois être dû à une trop faible excitation. Cependant, il est dans la majorité des cas lié aux glandes et voies séminales.

Outre sa capacité à diminuer la fertilité masculine, cette pathologie peut se révéler dangereuse pour son organisme. C’est pourquoi le biologiste chargé du cas se doit d’entamer un traitement adéquat au plus tôt.

L’aspermie ou azoospermie

Cette anomalie génitale est considérée comme une forme plus sévère d’hypospermie. Plutôt qu’une simple insuffisance de sperme, elle cause la cessation totale de la production du liquide séminal. Elle prive ainsi les gamètes masculins de toute chance de fécondation et d’ovulation.

Sexuellement parlant, l’azoospermie n’est pas problématique. Contrairement à la panne sexuelle, elle n’empêche pas l’érection, la jouissance ou l’atteinte de l’orgasme lors d’un rapport sexuel. Elle empêche juste la manifestation habituelle de ce phénomène.

L’aspermie est due à des malformations testiculaires dans la majorité des cas. Elle n’empêche pas les relations sexuelles, mais complique clairement la procréation par cette voie. Le seul traitement envisageable est alors d’ordre chirurgical. Elle peut également être due à la consommation de médicaments inadaptés. Le médecin prescrit dans ce cas un traitement hormonal et en observe l’évolution.

L’oligospermie 

C’est un trouble immobilisant les gamètes masculins. Il peut être dû à :

C’est pourquoi l’identification de sa cause requiert une série d’examens poussés.

L’oligospermie n’endommage pas véritablement les spermatozoïdes. Elle se contente de causer une altération au niveau de leur mobilité totale. En conséquence, il est possible d’en contrer les effets en réalisant une insémination artificielle grâce à une ponction des gamètes sur un testicule.

L’asthénozoospermie

Les spermatozoïdes ne sont pas tous mobiles. À chaque éjaculation, le sperme comprend un pourcentage de gamètes immobiles et incapables de se rendre vers l’ovule. En principe, leur présence ne nuit en rien au cycle reproducteur. Cependant, l’asthénozoospermie affecte la qualité du sperme et cause une augmentation considérable du pourcentage de spermatozoïdes immobiles.

Ce phénomène s’explique généralement par la consommation de substances nocives (l’alcool, le tabac, la drogue, etc.), l’utilisation d’une méthode de contraception inadéquate ou la présence d’une anomalie au niveau du testicule. Il peut également s’agir d’une réaction immunitaire suite au mauvais dosage de médicaments.

Compte tenu de la difficulté à établir un diagnostic, il est préférable de demander un second avis ou de recommencer le test après trois mois environ. En ce qui concerne le traitement à suivre, il dépend entièrement de la pathologie responsable du trouble.

La tératospermie

C’est une maladie spermatique relativement commune. Elle se manifeste à travers l’apparition d’anormalités au sein des sécrétions séminales. La nature des anomalies est irrégulière et peut concerner la mobilité, la viscosité ou encore faire prendre une forme atypique aux gamètes. Elle les rend ainsi incapables de remplir leur rôle, empêche la spermatogenèse, la fertilisation des ovules, la formation de l’embryon et ainsi de suite.

La tératospermie est généralement due à une infection ou à une mauvaise hygiène de vie. Dans ces cas-là, il suffit de soigner la pathologie responsable pour voir ses effets disparaître. Mais elle peut également être le fruit d’une malformation génétique

L’approche à adopter devient alors tout de suite plus délicate. C’est pourquoi il est conseillé de repasser le test avec quelques mois d’intervalle avant de décider d’un traitement.

La nécrospermie

C’est un trouble caractérisé par la mort d’une partie ou de la totalité des spermatozoïdes peu après leur production.

Cette maladie réduit drastiquement le nombre de spermatozoïdes capables de se rendre à l’ovule et amoindrit les chances de fertilisation. Elle est souvent due à une anomalie génétique ou à la présence d’anticorps capables d’éliminer les spermatozoïdes au sein du sperme. Dans un cas comme dans l’autre, une guérison totale est inenvisageable.

C’est pourquoi les médecins effectuent un prélèvement de gamètes directement au niveau des gonades. De cette façon, ils peuvent procéder à une insémination in-vitro et contourner les effets de la nécrospermie. Si le taux de mortalité des gamètes est trop élevé, il faut envisager d’adopter.

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