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À quelle fréquence réaliser un bilan sanguin VIH ?

À quelle fréquence réaliser un bilan sanguin VIH ?

Afin de dépister efficacement le virus du sida, il est important de réaliser un bilan sanguin VIH régulier. Pour ce faire, 3 méthodes s’offrent à vous : le test ELISA, le TROD et d’autotest. À quelle fréquence faire le dépistage ? Combien de temps attendre après une prise de risque ? On vous explique tout.

Bilan sanguin VIH : c’est quoi le VIH ?

Le VIH désigne le virus de l'immunodéficience humaine. Il s'agit d'une infection sexuellement transmissible connue pour être très agressive. Toute personne sexuellement active peut attraper ce virus, bien qu'il existe une prévalence dans la communauté des hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes.

L’infection par le VIH commence par une première phase qui, parfois, est asymptomatique. Pour les autres, elle se manifeste par des symptômes similaires à un syndrome grippal : fièvre, courbatures, nausées, etc. À ce stade, il est donc fréquent de passer à côté de cette infection car elle est soit silencieuse soit similaire à une simple grippe

Ensuite, le virus s’installe dans l’organisme et commence alors une phase de latence qui peut durer 10, 15 ou même 20 ans. Le patient n’a pas de symptôme et pourtant le virus s’attaque petit à petit aux cellules de son système immunitaire. Une fois celui-ci détruit, le patient entre dans le stade final de l’infection par le VIH : le sida, syndrome d'immunodéficience acquise. Le système immunitaire n’est pas capable de protéger l’organisme qui est alors sujet à de nombreuses pathologies opportunistes. Ce sont ces maladies graves qui finissent par causer la mort du patient.

Modes de transmission du VIH : gare aux idées reçues

De nombreuses idées reçues circulent quant à la transmission du VIH. Cela alimente la sérophobie et la peur de côtoyer des personnes séropositives. Pourtant, il n’est pas si simple d’attraper le VIH ! Rétablissons la vérité sur les modes de transmission de cette infection.

Le VIH se transmet via les liquides biologiques : le sperme, le liquide pré-séminal, les sécrétions vaginales, le sang et le lait maternel. C’est donc le contact entre ces liquides et vos muqueuses qui présente un risque de transmission. Généralement, les situations à risque sont les rapports sexuels non protégés et les accidents d’exposition au sang. Précisons qu’il est bel et bien possible d’attraper le VIH sans éjaculation puisque le liquide pré-séminal est contaminant.

En revanche, la salive et la transpiration ne permettent pas de transmettre le VIH. Il n’y a donc aucun risque à embrasser (même langoureusement !) une personne infectée, à boire dans le même verre qu’elle ou à lui serrer la main.

Bilan sanguin VIH : comment dépister le virus du sida ?

Le seul moyen de diagnostiquer une infection par le VIH est d’effectuer une sérologie VIH. Pour ce faire, il y a trois méthodes : le test ELISA, le TROD et l’autotest. Toutes consistent en une analyse sanguine à la recherche de la présence du virus.

Le test ELISA en laboratoire

Ce sont les laboratoires d'analyses médicales qui proposent le test ELISA de 4ème génération. On l’appelle aussi test combiné car il recherche à la fois les anticorps anti-VIH HIV1 et HIV2 et l’antigène P24 (Ag P24) du VIH.

Ce test peut être fait dans n’importe quel laboratoire, public ou privé. Si pour les autres tests IST vous avez besoin d’une ordonnance dépistage IST pour avoir un remboursement, il n’en est rien pour le VIH. Peu importe le laboratoire, le biologiste réalise le test sans prescription, sans RDV et sans avance de frais. Le test ELISA est donc gratuit pour tous afin d’en faciliter l’accès aux plus précaires.

Vous recevez le résultat du test ELISA sous 2 à 3 jours, en fonction du laboratoire.

Le TROD

Le TROD correspond au Test Rapide d’Orientation Diagnostique. Ce test est réalisé sur la base d’une goutte de sang prélevée au bout du doigt. Le résultat, lui, est attendu en 15 minutes, d’où son nom de test rapide. Le test recherche la présence des anticorps anti-VIH HIV1 et HIV2 dans le sang.

Pour faire un TROD, vous pouvez vous rendre dans un CeGIDD (structure d’accueil, d’écoute et de diagnostic autour de la sexualité) ou dans une association de lutte contre le sida. Vous pouvez alors faire le test gratuitement, sans RDV et parfois même de manière anonyme. Aucune ordonnance médicale n’est nécessaire.

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L’autotest

Depuis peu, il est possible d’effectuer un bilan sanguin VIH à domicile ! Eh oui, l’auto-dépistage est une révolution dans la prévention contre le sida car il permet de faire tomber de nombreuses barrières (peur de se rendre dans une structure, peur qu'une connaissance nous voit, honte…).

L’autotest VIH est donc vendu en libre accès en pharmacie pour moins de 30 ans. Il n’y a pas besoin d’ordonnance pour s’en procurer.

Pour faire un test VIH en pharmacie, il suffit de prélever une goutte de sang au bout de votre doigt à l’aide d’un autopiqueur. Vous déposez l’échantillon sanguin sur le test avec une dosette de diluant. Ensuite, il suffit d’attendre 15 minutes et de lire le résultat à la manière d’un test de grossesse : une barre pour un résultat négatif (vous n’êtes pas infecté) et deux barres pour un résultat positif (vous êtes infecté).

L’autotest recherche la présence des anticorps anti-VIH HIV1 et HIV2 ; ce sont en fait des TROD conçus pour être réalisés seul à la maison.

À quelle fréquence faire un bilan sanguin VIH ?

Pour freiner la propagation du virus et bénéficier de la meilleure prise en charge en cas d’infection, il est important de procéder à des dépistages réguliers. La fréquence des tests dépend de votre situation.

Les professionnels recommandent un dépistage tous les 3 mois si vous faites partie des populations à haut risque de contraction du virus. Il s’agit par exemple des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes ou des usagers de drogues en intraveineuse avec partage de seringue.

Pour les autres, le dépistage peut être fait de manière annuelle et lors de certains moments clés : arrêt du préservatif dans un couple stable, nouveau partenaire sexuel, rapport sexuel non protégé, doutes, etc.

En cas de prise de risque, combien de temps attendre avant de faire un bilan sanguin VIH ?

Lors d'une prise de risque, rien ne sert de se précipiter pour faire un dépistage. En effet, le virus n’est pas détectable tout de suite dans le sang. Par exemple, faire un test 10 jours après un rapport sexuel non protégé a de très fortes chances de vous donner un faux négatif.

Pour un test ELISA, il faut attendre 6 semaines après la prise de risque pour avoir un test fiable. Pour un TROD ou un autotest, c’est 3 mois qu’il faut patienter. Ainsi, vous pouvez vous en tenir au résultat de ces tests si vous n’avez pas eu de nouvelle prise de risque entre temps.

Toutefois, si votre prise de risque remonte à moins de 48h, il est possible de réagir ! N’attendez pas de faire un test et rendez vous tout de suite dans un hôpital pour y recevoir un TPE, Traitement Post Exposition. Il s’agit d’un traitement qui permet de bloquer l’infection, même en cas de contact avéré avec le VIH. Il permet ainsi de stopper la séroconversion ; vous restez alors séronégatif. Plus vous prenez le TPE rapidement, plus il est efficace. L’idéal est de prendre le traitement dans les quatre heures suivant le rapport à risque. En effet, son efficacité décroît par la suite, au fil des heures qui passent. Les professionnels estiment toutefois qu’il est encore utile de le prendre jusqu’à 48h après le rapport à risque.

À lire aussi : pourquoi réaliser une sérologie TPHA VDRL ?

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Je suis séronégatif : comment me protéger du virus ?

Si vous avez un résultat de sérologie HIV1 et HIV2 négatif, alors vous êtes séronégatif. L’objectif est évidemment de le rester. Les conséquences d’une infection par le VIH peuvent être véritablement dramatiques. Ainsi, il est important de bien s’en protéger.

Pour ce faire, les professionnels recommandent l’utilisation systématique du préservatif, lors de relations vaginales, anales et de sexe oral. Le préservatif masculin et le préservatif féminin constituent les principaux remparts contre le VIH et les autres IST : chlamydia, trichomonase, hépatite B (VHB), hépatite C (VHC), gonorrhée, syphilis, papillomavirus, etc. 

Le dépistage régulier est lui aussi un outil de prévention efficace. Il permet un diagnostic précoce et, par conséquent, une meilleure prise en charge de la pathologie. Ne pas ignorer son infection permet également de prendre les mesures nécessaires pour ne pas transmettre à son tour le virus.

Enfin, il est également possible d’avoir recours au traitement PrEP. Il s’agit d’un traitement préventif qui empêche de contracter le virus du sida, même en cas de rapports sexuels non protégés avec une personne séropositive. De nombreuses personnes, notamment des hommes ayant des rapports avec d’autres hommes, sont sous PrEP en France. Il suffit de consulter un médecin pour qu’il évalue votre situation et décide si la prise du traitement est justifiée dans votre cas. Ensuite, un suivi médical est mis en place tout au long du traitement, notamment pour discuter des effets secondaires de la PrEP. Par ailleurs, la sécurité sociale prend en charge le prix de la PrEP.

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