AccueilBlogSommeilSommeil polyphasique : définition, fonctionnement et effets sur la santé !

Sommeil polyphasique : définition, fonctionnement et effets sur la santé !

Sommeil polyphasique : définition, fonctionnement et effets sur la santé !

Qu'est-ce que le sommeil polyphasique ? Selon une étude de l’Inicea, un Français sur trois souffre de troubles du sommeil. 45 % d’entre eux, en l’occurrence, ceux de 25 à 35 ans considèrent qu’ils dorment moins que ce qu’ils devraient et 16 % des adultes souffrent d’insomnie chronique. Les professionnels de la santé sont formels : les troubles du sommeil peuvent avoir des conséquences désastreuses sur la santé physique et mentale (diabète, troubles cardiovasculaires, troubles de la concentration, etc.).

Le sommeil polyphasique serait une solution viable aux insomniaques. Il aurait aussi des effets bénéfiques sur la santé. Le sommeil polyphasique peut aussi être un choix personnel. On fait le point.

Définition du sommeil polyphasique

Le sommeil monophasique est le mode de sommeil le plus répandu. Il consiste à dormir d’une traite la nuit, sur une période continue de sept ou huit heures. A contrario, le sommeil polyphasique (sommeil segmenté) consiste à fractionner une nuit classique par une série de périodes de siestes, sur une journée de 24 heures. La durée des siestes varie en fonction du contexte.

Quel est l’intérêt du sommeil polyphasique ?

L’intérêt premier du sommeil polyphasique est de rentabiliser le temps de sommeil, c’est-à-dire réduire le délai d’arrivée du sommeil léger pour parvenir plus rapidement au sommeil paradoxal, la phase du sommeil la plus reposante. 

Ainsi, l’individu ne ressent pas la sensation de ne pas avoir suffisamment dormi. Il se sent en forme à chaque réveil, toujours d’aplomb, avec un regain de tonus musculaire.

La technique du sommeil segmenté permet aussi de réorganiser le planning en général, l’individu disposant davantage de temps de veille. Il peut ainsi dégager plus de temps de libre à l’atteinte de ses ambitions personnelles et professionnelles. En outre, le fractionnement du sommeil classique, entrecoupé de courtes siestes de 20 minutes à 30 minutes, permet in fine de réduire la durée totale standard de sommeil

Le dormeur peut alors se contenter de deux à cinq heures de sommeil par jour. Le sommeil polyphasique permet ainsi de maintenir une durée de sommeil inférieure à la normale tout en conservant une activité soutenue, sur une période plus longue.

À qui s’adresse la pratique du sommeil segmenté ?

Le sommeil segmenté est celui habituel chez l’espèce animale, l’éléphant et la girafe par exemple. Les nourrissons et les nouveau-nés l’adoptent naturellement. Il est aussi observé chez les mères qui allaitent. Dans un cas comme dans l’autre, le sommeil redevient nocturne et monophasé. Toute personne peut, sous réserve d’avis médical, pratiquer cette technique. 

Néanmoins, la pratique du sommeil polyphasique peut s’imposer à certains corps de métiers spécifiques. Il s’agit des professions qui nécessitent de la vigilance, de l’endurance et de la concentration permanente : navigateurs en solitaire, pilotes de rallyes, militaires (en faction), travailleurs de nuit. Le sommeil polyphasé concerne aussi les personnes présentant des problèmes de sommeil.

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Fonctionnement et exigences du sommeil polyphasique

Il est fondamental d’appréhender le cycle du sommeil ordinaire monophasé pour bien comprendre le sommeil polyphasé. Le sommeil monophasé est un ensemble successif et rotatif de différents stades : le sommeil léger, le sommeil profond et le sommeil paradoxal. A noter que le premier cycle est précédé d’une phase d’endormissement.

Principales phases du sommeil monophasique

Le sommeil lent léger est une phase de transition. Il est principalement destiné au tri et à la sauvegarde dans la mémoire à long terme des informations récentes. Le sommeil lent profond permet l’entretien physiologique (récupération physique, régulation de la température corporelle, production de mélatonine, sécrétion d’hormones de croissance, renforcement du système immunitaire, etc.). 

Cette phase est aussi celle de la sauvegarde de l’activité cérébrale. Le sommeil paradoxal permet la régénération du système nerveux. La durée moyenne de chaque phase oscille entre 90 et 120 minutes. Le dormeur moyen dort environ sept à huit heures par nuit, soit près de 4 à 6 enchaînements de cycle. Son sommeil comprend 60 % de sommeil léger pour 40 % de sommeil réparateur.

Fonctionnement du sommeil polyphasique

La théorie est simple : le sommeil paradoxal est le principal responsable de la récupération mentale. Le fractionnement du sommeil par de courtes siestes permettrait d’atteindre plus rapidement et plus facilement les phases de sommeil profond et paradoxal. Il permet aussi de les multiplier. En effet, chaque épisode de sommeil permet d’obtenir près de 65 % de sommeil profond.

Par conséquent, un dormeur polyphasique cumule une quantité de sommeil équivalente, voire supérieure à celle d’un dormeur monophasique. Une étude documentée, avec pour sujets des rats, fut réalisée pour analyser les différentes phases du sommeil. 

Les résultats de l’expérience révèlent que le manque de sommeil paradoxal mène à la mort des sujets, cela, au bout de 3 à 8 huit semaines. En revanche, les animaux survivent à la privation aux autres phases du sommeil.

Exigences du sommeil polyphasique

La transition vers le sommeil polyphasique implique de réduire au maximum la durée du sommeil léger, de condenser sur une courte durée les phases de sommeil profond et paradoxal. Selon les conclusions d’une étude du sommeil publiée sur le site internet, la médecine du sport, l’adaptation à un rythme de sommeil polyphasique peut se faire en un ou deux jours.

L’expérience fut réalisée en situation réelle. Elle avait pour sujet des navigateurs à la voile en solitaire. Elle avait pour objectifs la mise en place rapide d’un rythme de sommeil polyphasique, l’amélioration de la qualité des périodes de sommeil, la réduction du risque de somnolence durant les courses. L’enregistrement des données fut réalisé au moyen d'électro encéphalogrammes (EEG) ambulatoires.

Quelles sont les différentes possibilités de sommeil polyphasique ?

Le sommeil polyphasique se décline en de nombreuses variables. La différence réside dans la durée totale de sommeil et le nombre d’heures de siestes. Il convient de choisir son rythme de sommeil en fonction de son activité et de ses besoins.

Le sommeil biphasique

Le sommeil biphasique est probablement le plus répandu. Sa pratique remonterait avant l’ère industrielle. Il consiste à scinder la durée totale de sommeil en deux plages horaires distinctes : une période de sommeil nocturne de cinq à six heures, suivie d’une sieste de 20 à 90 minutes en début d’après-midi.

Le sommeil everyman

Le sommeil everyman se compose d’une nuit de sommeil (durée variable) et de plusieurs siestes. Si on parle de sommeil everyman 2, le sommeil est réparti en 4h30 de sommeil durant la nuit et de deux siestes de 20 minutes pendant la journée. Par ailleurs, le sommeil everyman 3 est fractionné en 3 h de sommeil et de trois siestes de 20 minutes. Le sommeil everyman 4 est composé de 1 h 30 de sommeil et de quatre siestes de 20 minutes.

Le sommeil Uberman

La technique du sommeil Uberman consiste à faire six siestes de vingt minutes toutes les 4 heures de sommeil

Le sommeil Dymaxion

L’idée du sommeil Dymaxion est de faire quatre siestes de 30 minutes toutes les six heures.

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Quels sont les effets du sommeil polyphasique sur la santé ?

On prête volontiers au sommeil polyphasique de nombreuses vertus sur la santé et dans la vie de tous les jours. 

Dans une interview accordée au figaro santé, le docteur Bertrand de la Giclais, spécialiste du sommeil, avançait ce qui suit : le sommeil polyphasique permet d’éviter la fatigue chronique. Il permet aussi d’avoir un sommeil réparateur et apaisant.

D’après un article publié sur le site de l’institut national du sommeil et de la vigilance, le sommeil polyphasique présente des bienfaits sur la concentration et la mémoire. Il contribue à réduire le niveau de stress et l’état de fatigue, à améliorer la réactivité et les facultés de mémorisation. Il permet aussi de réguler le système cardiovasculaire.

Des professionnels de la santé affirment que le sommeil polyphasique peut aider à corriger les principaux troubles du sommeil. Il s’agit du manque de sommeil, de l’insomnie chronique, de l’apnée du sommeil, de la narcolepsie, du somnambulisme, de la somnolence diurne excessive. Une meilleure répartition du sommeil peut aider à récupérer les heures de sommeil manquantes. 

Le patient peut alors aller au lit, se coucher, bien dormir, passer une nuit normale. Il peut retrouver un sommeil profond tout en réduisant sa dépendance aux médicaments pour dormir (somnifères). En outre, le sommeil polyphasique est un excellent moyen pour discipliner le cerveau et améliorer sa productivité. Toutefois, il convient de souligner l’insuffisance d’études et de preuves scientifiques des effets bénéfiques du sommeil polyphasique sur la santé humaine.

Quels sont les risques et les contre-indications liés au sommeil polyphasique

Selon le docteur Bertrand de la Giclais, le sommeil polyphasique peut dérégler le rythme de sommeil. Le cerveau et le corps peuvent présenter des difficultés d’adaptations. Des conclusions de l’étude publiée sur le site la médecine du sport, il ressort qu’en fin d’expérimentation, les marins devaient gérer des dettes de sommeil

Ce type de sommeil présente aussi des inconvénients sur la vie sociale. Le dormeur polyphasique doit vivre en déphasage et s’adapter au quotidien de la société (encore largement habituée au sommeil monophasé). Ainsi, le sommeil polyphasique ne convient pas à tous. Il est fondamental d’être en bonne santé avant de faire l’expérience. 

Comment mettre en application du sommeil polyphasique ?

La pratique du sommeil polyphasique implique de la volonté, de la discipline, de l’organisation, de la persévérance et de l’abnégation. Le changement de rythme de sommeil doit se faire progressivement. Les spécialistes recommandent de commencer par le sommeil biphasique. Le dormeur biphasique pourra introduire au fur et à mesure des siestes supplémentaires. Il est impératif de les faire à des horaires fixes.

Sommeil polyphasique : ce qu’il faut retenir

Le sommeil polyphasique est un sommeil fractionné. Il permet alors d’optimiser son sommeil pour conserver une activité soutenue, sur une période plus longue. Ainsi, le sommeil polyphasique se décline en de nombreuses variables :

  • le sommeil biphasique (deux plages horaires de cinq à six heures + une sieste de 20 à 90 minutes) ;
  • le sommeil everyman 2 (4 h 30 de sommeil + 2 siestes de 20 minutes) ;
  • mais aussi le sommeil everyman 3 (3 h de sommeil + 3 siestes de 20 minutes) ;
  • le sommeil everyman 4 (1 h 30 de sommeil + 4 siestes de 20 minutes) ;
  • le sommeil Uberman (six siestes de 20 minutes toutes les 4 heures) ;
  • et le sommeil Dymaxion (quatre siestes de 30 minutes toutes les six heures).

Le sommeil polyphasique permet d’atteindre plus rapidement la phase de sommeil paradoxal. Ainsi, le dormeur polyphasique obtient une quantité de sommeil égale à celle d’un dormeur monophasique. La transition vers ce type de sommeil implique de réduire au maximum la durée du sommeil léger, de condenser sur une courte durée les phases de sommeil profond et paradoxal.

Le sommeil polyphasique présente de nombreux avantages sur la santé. Il permet notamment de soulager les troubles de l’insomnie. Ce type de sommeil présente aussi des inconvénients et des contre-indications.

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