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Imovane : quels sont les contre-indications et effets secondaires de ce médicament ?

Imovane : quels sont les contre-indications et effets secondaires de ce médicament ?

Imovane est un médicament de la famille des benzodiazépines hypnotiques. Il permet de traiter les symptômes de l’insomnie, mais cela n’est pas sans risques. En effet, en cas de dose trop forte ou de traitement prolongé, il existe un véritable risque de dépendance à la molécule. Alors quels sont les contre-indications et effets secondaires d’Imovane ? Comment ne pas devenir dépendant de ce médicament pour dormir ? On vous dit tout.

Qu’est-ce que le médicament Imovane ?

Imovane est un traitement médicamenteux de la famille des benzodiazépines hypnotiques. Ce médicament permet de traiter l’insomnie en créant une dépression du système nerveux central.

Il est indiqué dans le traitement de l’insomnie aiguë et passagère uniquement. En effet, il ne pourrait être un traitement de l’insomnie chronique car sa prescription ne peut pas excéder 4 semaines.

Le médicament existe en deux dosages différents : Imovane 3,75 mg et Imovane 7,5 mg.

Commercialisé par les laboratoires Sanofi Aventis France, Imovane est disponible en pharmacie, sur ordonnance médicale uniquement.

Imovane est donc une benzodiazépine hypnotique à durée d’action courte, comme Zolpidem ou Stilnox, idéal pour les insomnies de début de nuit. Il existe d’autres médicaments de cette famille qui ont une durée d’action moyenne (Lormétazépam, Havlane) pour les insomnies de milieu de nuit ou une durée d’action longue (Mogadon, Nuctalon) pour les insomnies de fin de nuit. Plus la durée d’action du médicament est longue, plus il y a un risque que l’effet sédatif de la molécule persiste après le réveil.

Par ailleurs, il existe aussi des benzodiazépines anxiolytiques telles que Lorazépam ou Temesta. Ces médicaments permettent de traiter l’anxiété et, indirectement, de rétablir un sommeil de qualité.

Quelle est la composition de Imovane ?

La substance active d’Imovane est le Zopiclone. C'est donc cette molécule qui agit sur le cerveau pour provoquer l’endormissement. Toutefois, comme la quasi-totalité des médicaments, Imovane se compose également de plusieurs excipients. Il s’agit d’ingrédients qui n’ont pas d’effet thérapeutique mais qui permettent de gérer le goût, la texture, la conservation, etc, des comprimés. Ainsi, on retrouve dans Imovane :

  • Amidon de blé ;
  • hypromellose ;
  • lactose monohydrate ;
  • macrogol 6000 ;
  • magnésium stéarate ;
  • opadry ;
  • sodium carboxyméthylamidon
  • titane dioxyde ;
  • phosphate dicalcique ;
  • phosphate dicalcique dihydrate.

Comme vous le voyez, Imovane se compose notamment d’amidon de blé et de lactose. Il convient alors d’être vigilant en cas d’intolérance au gluten ou au lactose. Nous vous conseillons de demander conseil à votre médecin.

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Quelle est la posologie d’Imovane ?

La posologie usuelle d’Imovane est d’un comprimé de 3,75 mg par jour, 20 minutes avant le coucher. Toutefois, il est très important de dire qu’en pratique la posologie dépend de chacun. Le bon dosage varie d’une personne à l’autre. C’est votre médecin qui pourra vous donner la bonne indication en fonction de votre âge, de vos antécédents et de votre historique de santé. En effet, les personnes âgées par exemple sont généralement plus sensibles à la molécule que les jeunes ; il leur faudra alors un dosage plus faible.

Le médecin s’efforce toujours de prescrire la dose minimale efficace. L’idée est de ne pas prendre plus que ce qu’il faut pour bénéficier de l’effet thérapeutique. Une forte dose, surtout si elle n’est pas nécessaire, renforce le risque de dépendance et d’accoutumance.

Enfin, ce médicament ne doit pas être utilisé sans l’avis d’un médecin. S’il vous reste des comprimés d’un précédent traitement, ne les réutilisez pas ultérieurement sans avis médical.

Quelles sont les contre-indications d’Imovane ?

Il y a certaines situations dans lesquelles les médecins ne recommandent pas l'utilisation d’Imovane. Vous êtes concerné si vous avez des antécédents de :

De plus, il existe des interactions médicamenteuses entre Imovane et d’autres sédatifs (antidépresseurs, neuroleptiques comme la Rispéridone, etc) ou médicaments contenant de la buprénorphine. Si vous êtes déjà sous traitement, parlez-en à votre médecin pour vous assurer qu’Imovane ne va pas interférer avec celui-ci.

Enfin, Imovane est déconseillé durant la grossesse et l’allaitement. En effet, les benzodiazépines sont dangereuses pour le fœtus ; elles peuvent entraîner des malformations congénitales. La molécule passe également dans le lait maternel, présentant ainsi un danger pour le bébé et le bambin nourri au sein.

Quels sont les effets secondaires d’Imovane ?

Imovane présente différents effets secondaires. Le plus fréquent, qui est aussi le plus gênant, est la somnolence résiduelle. L’effet sédatif du médicament se poursuit au réveil entraînant une somnolence diurne. Notons que la demi-vie du médicament peut être encore plus longue chez les personnes âgées. De même, la consommation d’alcool au cours du traitement accentue la somnolence.

En cela, la somnolence suppose forcément des troubles de la vigilance et de l’attention. Veillez donc à rester vigilant ! Évitez les activités nécessitant une vigilance accrue comme la conduite ou l’utilisation de machines dangereuses, au moins dans les 7 à 8 heures suivant la prise du comprimé.

La forte relaxation musculaire induite par le somnifère entraîne un risque de chute chez les personnes âgées qui se relèvent durant la nuit.

Parmi les autres effets indésirables d’Imovane, on retrouve :

  • Perturbation du goût (goût métallique, amer) ;
  • sensation d’ivresse ;
  • maux de tête ;
  • confusion ;
  • modification de la libido ;
  • éruption cutanée, etc.
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Existe-t-il un risque de dépendance en prenant Imovane ?

Il existe en effet un risque de dépendance en cas de traitement par Imovane. C’est d’ailleurs pour cela que les médecins recherchent toujours la dose minimale efficace et que le traitement est limitée à 4 semaines. Au-delà de 28 jours, le médicament ne présente plus un intérêt suffisant au vu des risques élevés de dépendance et d’accoutumance, selon la Haute Autorité de Santé.

Le risque de devenir dépendant à Imovane est accru chez les personnes déjà addictes à une autre substance (alcool, tabac, etc) ou ayant des antécédents de troubles psychiatriques. Toutefois, il est important de rester constamment vigilant, la dépendance peut arriver aussi à des doses thérapeutiques et sans facteurs de risque supplémentaires.

Nous savons que le risque de dépendance augmente avec la dose et la durée du traitement. C’est pourquoi il est indispensable pour votre santé de respecter la dose minimale efficace et de ne pas prolonger le traitement : 4 semaines maximum.

En cas d’arrêt brutal du traitement, on peut observer un syndrome de sevrage. De la même manière qu’un alcoolique qui arrête de boire, le corps est en manque et le manifeste par divers symptômes : anxiété, maux de tête, agitation, irritabilité… C’est pourquoi il est conseillé d’arrêter progressivement le traitement et de s’entourer de professionnels. Cela permet de réduire les effets du sevrage.

De même, après l’arrêt du traitement, il y a un risque de rebond. Cela correspond à une exacerbation de l'insomnie qui avait motivé le traitement.

Un trouble du sommeil persistant ne doit pas vous encourager à augmenter les doses ou à prolonger le traitement ; vous devez consulter à nouveau un médecin pour trouver une autre solution.

Comment vaincre l’insomnie sans aide médicamenteuse ?

L’aide médicamenteuse n’est pas la seule méthode pour retrouver le sommeil. D’ailleurs, les médicaments contre l’insomnie traitent simplement les symptômes de ce problème de sommeil. La TCC, Thérapie Cognitive et Comportementale, elle, traite les causes de l’insomnie en profondeur afin de s’en débarrasser pour de bon. 

Ce traitement consiste en une psychothérapie qui va permettre au patient de modifier son rapport au sommeil. Il va travailler, accompagné du thérapeute, sur ses pensées et ses comportements pour réapprendre à s’endormir. La TCC a fait ses preuves et est désormais le traitement de l’insomnie prescrit en première intention par les médecins spécialistes du sommeil.

Pour s’endormir vite, des disciplines comme l’hypnose ou la sophrologie peuvent aussi donner un coup de pouce. La sophrologie caycédienne par exemple s’appuie sur de nombreux exercices de respiration et de visualisation. Ceux-ci permettent au cerveau de s’ancrer dans le moment présent ; ainsi, les cerveaux les plus anxieux cessent de ressasser le passé et d’anticiper le futur. La détente apportée par la pratique d'exercices de sophrologie permet de relâcher les tensions et d'évacuer les pensées négatives qui, parfois, empêchent de trouver le sommeil. Cette médecine douce est ainsi très utile en cas d'insomnie liée au stress.

Soigner son environnement de sommeil

Pour de nombreux insomniaques, l’environnement de sommeil est un facteur déclencheur. Dormir dans de mauvaises conditions peut entraîner des insomnies. Il est donc important de veiller à réunir tous les éléments nécessaires pour un sommeil réparateur.

D’abord, sachez qu’il existe une température idéale pour dormir. Maintenez votre chambre entre 16 et 18 degrés Celsius pour permettre à votre corps d’enclencher correctement le processus d’endormissement. Ensuite, isolez-vous au maximum du bruit et de la lumière. Pour ce faire, n’hésitez pas à utiliser des bouchons d’oreille et un masque de sommeil ; votre cerveau doit être dans une bulle de calme, sans aucune stimulation.

Enfin, dernier conseil très important : en cas d’insomnie, ne restez pas dans votre lit à vous retourner ou à fixer le plafond. Levez-vous et faites une activité calme jusqu’à ressentir des signes de fatigue (paupières lourdes, bâillements, manque d’attention, etc). En effet, à cause du réflexe pavlovien, votre cerveau peut à long terme associer votre lit à un endroit où l’on est éveillé, ce qui perturbe l’endormissement.

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