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Spécialistes du sommeil : qui sont les médecins qui s’occupent du sommeil ?

Spécialistes du sommeil : qui sont les médecins qui s’occupent du sommeil ?

Les troubles du sommeil peuvent être liés à des causes psychiques et/ou psychologiques. Si tel est votre cas, la consultation chez votre médecin généraliste permettra à ce dernier de vous orienter vers des spécialistes du sommeil (généralement un psychiatre).

Spécialistes du sommeil : quelle différence entre le psychiatre et le psychologue ?

Il existe plusieurs différences entre le psychiatre et le psychologue, ces deux spécialistes du sommeil. La plus connue est l’autorisation ou non de prescrire des médicaments. Le psychiatre en a le droit alors que ce n’est pas le cas du psychologue. Pour autant, le rôle de ce dernier n’en est pas moins important.

Dans de nombreuses situations, l’intervention du psychiatre implique celle du psychologue. Il n’est pas rare qu’un traitement médicamenteux soit associé à des séances de psychothérapie ou de thérapie comportementale. Bien des cas ne nécessitent d’ailleurs pas l’usage de médicaments (antidépresseurs, inducteurs de sommeil, etc.).

Parmi les causes psychiques et psychologiques des troubles du sommeil, le stress est l'une des plus courantes. Il peut être lié à la vie quotidienne (travail, anxiété excessive et chronique). Mais il se peut également qu’il découle de situations ponctuelles (décès d’un proche, perte d’emploi, traumatisme provoqué par un choc émotionnel, etc.).

Par exemple, l’insomnie chronique d’origine psychologique est due au stress émotionnel. De la même manière, l’insomnie d’origine extrinsèque peut survenir à la suite d’un événement important. La perte d’un être cher ou le changement d’activité professionnelle peut être l'une des raisons. Le bruxisme nocturne (grincement des dents) semble également lié au stress.

Par ailleurs, on observe fréquemment des troubles du sommeil au cours des pathologies mentales. Il s’agit par exemple de dépression (chronique ou saisonnière), de psychose maniaco-dépressive, des épisodes psychotiques aigus, d’angoisse, de névrose, de phobie et de troubles de la personnalité.

L’ORL et le pneumologue ces spécialiste du sommeil

Alors que le pneumologue s’occupe de l’appareil respiratoire, l’oto-rhino-laryngologiste est en partie spécialisé dans les affections des voies respiratoires supérieures (bouche, nez, gorge). Tout comme le psychiatre et le psychologue, l’ORL et le pneumologue sont souvent complémentaires lors du traitement des troubles du sommeil.

Le ronflement est un signe qui conduit fréquemment à une prise en charge par l’ORL ou le pneumologue. S’il semble anodin, ce symptôme est souvent lié à une cause sous-jacente plus ou moins grave. Parmi elles figurent la déformation de la cloison nasale, l’hypertrophie des amygdales, un voile du palais trop long et une mâchoire décalée.

Ce sont autant d’affections face auxquelles l’ORL est en mesure de proposer un traitement adéquat. Selon le cas, ce dernier peut être chirurgical et/ou prothétique : redressement de la cloison nasale, prothèse mandibulaire, ablation des amygdales, utilisation d’une machine à pression constante, etc.

En outre, les ronflements peuvent être causés par un syndrome d’apnées du sommeil (SAS). En se référant aux résultats du rapport de l’étude de l’INSV/MGEN (2015) confirmés par les centres du sommeil, 4 % des Français déclarent souffrir de SAS.

Le ronflement

Ce dernier se manifeste par la survenue d’épisodes anormalement fréquents d’interruptions (apnées) ou de réductions (hypopnées) de la respiration au cours du sommeil. Le patient se plaint souvent d’asthénie importante ou de somnolences diurnes malgré de bonnes heures de sommeil.

Dans un SAS, les pauses respiratoires durent en moyenne 10 à 30 secondes, voire plus. De plus, elles peuvent se répéter une centaine de fois en une nuit. Elles sont majoritairement liées à des obstructions répétées complètes ou partielles des conduits respiratoires de l’arrière-gorge qui surviennent pendant le sommeil.

Les réductions ou interruptions de la ventilation observées dans le SAS provoquent une carence en oxygène. Le cerveau est alors alerté et réagit en réveillant le patient pour qu’il recommence à respirer. Il en résulte un sommeil saccadé parsemé de micro-réveils. La qualité du sommeil est alors mauvaise et s’accompagne souvent de ronflements. 

Le niveau de gravité de l’apnée du sommeil évolue en fonction du nombre d’apnées ou d’hypopnées par heure de sommeil. On peut donc souffrir de :

  • SAS léger (entre 5 et 15 pauses) ;
  • SAS modéré (entre 16 et 30 pauses) ;
  • ou SAS sévère (au-delà de 30 pauses).

Diagnostique de SAS

L’oto-rhino-laryngologiste est en mesure d’établir un diagnostic de SAS. Pour cela, il réalise un examen des voies aériennes supérieures (notamment endobuccal, cervical et des tympans). Il peut également être nécessaire de réaliser une naso-fibroscopie pour retrouver des facteurs obstructifs nasaux, pharyngés et laryngés.

Quant au pneumologue, son diagnostic repose généralement sur l’examen des voies aériennes inférieures (bronches). Selon le cas, un SAS soupçonné ou diagnostiqué par l’ORL peut nécessiter la consultation d’un pneumologue. De la même manière, si ce dernier pose le diagnostic en premier, il peut demander l’intervention d’un ORL pour la prise en charge complète du patient.

Le ronflement est dans certains cas lié au surpoids. Ce dernier peut être la seule cause ou n’être qu’un facteur parmi tant d’autres. Le pneumologue ou l’ORL peut donc juger nécessaire de recourir à un nutritionniste pour rééquilibrer l’IMC (indice de masse corporelle) du patient.

Le cardiologue un des spécialistes du sommeil

En juin 2010, une enquête FLAHS a été menée auprès de 3 718 adultes (ayant 35 ans et plus) par le CFLHTA avec la collaboration de Kantar Health France. Cette étude a démontré que la prévalence du SAOS (syndrome d’apnée obstructif du sommeil) est 2,5 fois plus importante chez les patients hypertendus que chez la population générale.

D’un autre côté, un patient apnéique sur deux est hypertendu. Pour autant, les ronflements sont plus fréquents chez les personnes souffrant d’hypertension que chez la population générale (33 % contre 24 %).

Le SAS a également été établi comme facteur de risque de l’hypertension artérielle, l’insuffisance cardiaque ou coronaire, certains troubles du rythme cardiaque et l’infarctus du myocarde. Dans certains cas, le simple traitement des apnées permet de normaliser la pression artérielle.

Vu l'association fréquente des apnées du sommeil et du ronflement aux maladies cardiovasculaires, l’intervention du cardiologue est souvent demandée dans le processus de prise en charge. Il peut aider à contrer les risques de maladies cardiovasculaires et à les soigner si elles sont déjà installées. Mais il peut aussi aider à faire la part des choses.

En effet, il n’est pas toujours aisé de déterminer les liens entre maladies cardiovasculaires et apnées du sommeil. Cela est dû à un grand nombre de facteurs de risques partagés par les deux types de pathologies :

  • tabagisme ;
  • sédentarité ;
  • surcharge pondérale (surpoids) ;
  • taux de cholestérol élevé, etc.

Le neurologue parmi les spécialistes du sommeil

Dans certains cas, les troubles du sommeil sont avant-coureurs de maladies neurologiques ou signent un stade précoce de ces dernières. C’est par exemple le cas de la maladie d’Alzheimer. Selon le cas, l’orientation vers un neurologue peut être prescrite par un généraliste ou un psychiatre.

Par ailleurs, des troubles du sommeil sont fréquemment observés au cours d’affections neurologiques. Cela peut être des migraines, l’algie vasculaire de la face, la maladie de Parkinson, le syndrome de Gilles de la Tourette, la chorée de Huntington et le syndrome des jambes sans repos (SJSR).

Selon l’étude de l’INSV/MGEN réalisée en 2015, le syndrome des jambes sans repos toucherait 5 % de Français. Elle se manifeste principalement par des mouvements irrépressibles au niveau des jambes et touche parfois les bras.

Encore appelée impatience musculaire de l’éveil des membres inférieurs, cette maladie d’origine neurologique est diagnostiquée chez près de 10 % des patients qui vont en consultation pour insomnie.

Le SJSR comprend également des symptômes inconfortables (fourmillements, picotements, brûlures, etc.), des contractures, des secousses et même des douleurs dans certains cas. Ces sensations gênantes ne peuvent être calmées que par le mouvement du membre. Toutefois, cette amélioration est passagère puisque les sensations se répètent.

Les autres spécialistes

En dehors des principaux spécialistes du sommeil, les praticiens issus de toute autre spécialité peuvent être sollicités dans la prise en charge des troubles du sommeil. Par exemple, le chirurgien-dentiste intervient dans le cadre d’une collaboration pluridisciplinaire pour la prise en charge d’un bruxisme du sommeil.

Le reflux gastro-œsophagien, la vessie hyperactive et l’hyperthyroïdie font en outre partie des potentielles causes de troubles du sommeil. Un gastro-entérologue, un urologue ou un endocrinologue peut donc intervenir dans la prise en charge d’une pathologie du sommeil.

Enfin, des chercheurs suisses de Zurich et Fribourg ont démontré que l’hypnose peut diminuer le temps mis à s’endormir. Il peut aussi augmenter d’environ 80 % la durée du sommeil à ondes lentes (réparateur) sans impacter la durée des autres stades. Un hypnothérapeute peut donc être sollicité dans le cadre des soins.

En gros, presque tous les acteurs de la médecine (conventionnelle ou non) peuvent prendre en charge des troubles du sommeil. Retenez qu’il est préférable de consulter avant tout son médecin traitant. Ce dernier pourra alors vous orienter vers un spécialiste du sommeil en fonction des résultats de son examen.

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