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PrEP prescription : quel médecin consulter pour avoir un traitement préventif contre le VIH ?

PrEP prescription : quel médecin consulter pour avoir un traitement préventif contre le VIH ?

La PrEP est un traitement de prévention qui a pour but d’empêcher une infection par le VIH. Alors comment obtenir une prescription pour la PrEP ? S’agissant d’un traitement particulier, il n’est pas toujours facile de savoir vers qui se tourner pour avoir une ordonnance. Ainsi, on vous explique tout sur la PrEP et sa prescription.

PrEP prescription : à quoi sert ce traitement ?

PrEP signifie Prophylaxie Pré-Exposition. Il s’agit d’un traitement de prévention contre le VIH, virus de l’immunodéficience humaine. Il permet de bloquer l’infection, même en cas de rencontre avec le virus. Ce traitement est une révolution dans la prévention contre le sida car, comme vous le savez, on compte de nombreuses infections par le VIH chaque année en France. Cette infection sexuellement transmissible s’attaque au système immunitaire du patient jusqu’à le détruire, au bout de plusieurs années.

La PrEP est commercialisée en France sous le nom du Truvada et dispose de 5 génériques. Chaque comprimé se compose de deux molécules anti-VIH, l’Emtricitabine et le Ténofovir disoproxil.

Comment prendre la PrEP au quotidien ?

Pour bénéficier d’une protection optimale, il est important de prendre correctement le traitement. Il existe deux façons de prendre la PrEP :

  1. La PrEP en continu : vous prenez un comprimé de PrEP par jour, tous les jours à heure fixe. La protection n’est alors optimale qu’après les 7 premiers jours de traitement. En cas d’oubli ou de retard supérieur à 2h, il faut considérer que la protection est rompue.
  2. La PrEP à la demande : cette méthode est hors AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) ; cela signifie que ce n’est pas le schéma de prise pour lequel le médicament a été validé. Toutefois, il s’avère efficace pour certaines personnes. La PrEP à la demande consiste à prendre le traitement uniquement en période d’activité sexuelle. Ainsi, il faut prendre 2 comprimés 24 à 2h avant le rapport sexuel, puis 1 comprimé 24h après, et encore 1 comprimé 24h après.

L’administration la plus adaptée à votre cas sera définie par votre médecin. Quoi qu’il en soit, il est important de dire que chaque comprimé est important. Si le schéma de prise est rompu (oubli ou retard de plus de 2h), la protection n’est plus fiable !

PrEP prescription : qui consulter ?

Depuis le 1er juin 2021, tous les médecins (spécialistes et généralistes) peuvent prescrire la PrEP en consultation. Vous pouvez donc consulter votre médecin traitant, consulter un médecin en CeGIDD ou encore consulter un médecin à l’hôpital. Cela fait suite à une recommandation de l’HAS (Haute Autorité de Santé) qui préconise d’élargir la prescription du traitement à l’ensemble des médecins afin d’en faciliter l’accès. En effet, avant juin 2021, les règles étaient différentes. La primo-prescription ne pouvait émaner que de médecins hospitaliers et de médecins exerçant dans un CeGIDD.

Comment accéder à une prescription pour la PrEP ?

Comme nous vous le disions, le traitement PrEP est avant tout destiné aux populations à haut risque de contraction du virus. Toutefois, la prescription se fait au cas par cas. Il n’y a pas de critère de sélection à proprement parler. Lors de la première consultation, le médecin évalue votre risque de contraction du virus en fonction de vos habitudes, de vos expositions passées, etc. L’interrogatoire du médecin lui permet d’estimer si un traitement PrEP est opportun dans votre situation personnelle.

Dans l’optique de vérifier l’absence de contre-indication, par exemple une infection par le VHB (virus de l’hépatite B), le médecin va fournir une ordonnance pour un dépistage IST et va aussi prescrire un bilan sanguin VIH. Cela lui permet de faire le point sur votre santé sexuelle et de s’assurer que vous n’êtes pas séropositif. En effet, la prise de la PrEP en cas de séropositivité est déconseillée car elle favorise le développement de mutations de résistance au VIH.

Une fois tous ces tests réalisés, il s’assure que vous avez un résultat de sérologie HIV1 et HIV2 négatif et que vous n’avez pas d’autres IST. Ensuite, il prescrit la PrEP pour 1 mois. Après ces 4 semaines de traitement, vous retournez voir le médecin afin de faire un bilan. Vous évoquez les effets secondaires de la PrEP ressentis ainsi que les difficultés rencontrées (par exemple oubli ou retard de prise). Si tout va bien, vous obtenez une prescription pour la PrEP pour 3 mois renouvelable.

Une fois sous PrEP, vous devez vous soumettre à un suivi médical renforcé : bilans rénaux, tests IST réguliers, vaccinations (papillomavirus, VHB, etc), etc.

Effets secondaires et contre-indications de la PrEP

Si les patients tolèrent plutôt bien la PrEP, il arrive tout de même de ressentir certains effets secondaires en début de traitement. Ceux-ci sont bénins et doivent disparaître spontanément en quelques jours. Si tel n’est pas le cas, consultez votre médecin.

Les effets indésirables peuvent être : nausées, vomissements, diarrhées, maux de tête, vertiges, fatigue, éruptions cutanées. Le traitement peut aussi entraîner une prise de poids.

Dans des cas plus exceptionnels, le traitement PrEP peut engendrer une insuffisance rénale ; c’est pourquoi votre médecin réalise un bilan rénal trimestriel tout au long du traitement.

Côté contre-indications, la PrEP est n’est pas conseillée chez les personnes infectées par le VHB. De plus, la consommation de certains produits deux heures avant ou après la prise d’un comprimé peut gêner la bonne assimilation des molécules. C’est le cas du psyllium, du charbon actif ou encore des pansements gastriques. Enfin, sachez que les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (Voltarène, Ibuprofène, etc) sont toxiques pour les reins en combinaison avec la PrEP.

Puis-je arrêter le préservatif si j’ai une prescription PrEP ?

Le port exclusif du préservatif est le meilleur moyen de se protéger de nombreuses IST : VIH, chlamydia, trichomonase, gonorrhée, syphilis, hépatites virales, etc. Pour qu’il protège de manière optimale, il faut l’utiliser du début à la fin du rapport sexuel, lors de la pénétration vaginale, de la pénétration anale et du sexe oral (fellation, cunnilingus).

Ainsi, le préservatif masculin et le préservatif féminin sont les meilleurs remparts contre une infection par le VIH. Sous PrEP, les professionnels recommandent de poursuivre le port du préservatif pour deux raisons.

La première raison est que le schéma de prise de la PrEP peut facilement être rompu ! Une erreur ou un oubli arrive à tout le monde et il vaut mieux ne pas prendre de risque. L’utilisation combinée du préservatif et de la PrEP permet une protection efficace contre le virus.

La deuxième raison est que la PrEP protège effectivement du VIH, mais pas des autres IST ! Il est donc nécessaire de conserver un moyen de protection contre ces infections génitales qui, elles aussi, peuvent avoir de lourdes conséquences. De plus, une infection par une IST favorise la contraction du VIH.

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Que se passe-t-il s’il y a une séroconversion sous PrEP ?

Comme nous vous le disions, une séroconversion sous PrEP favorise le développement de mutations résistantes du VIH. La conséquence de ce phénomène est que le traitement antiviral administré aux personnes séropositives est moins efficace.

C’est pourquoi le médecin s’assure de l’absence d’infection par le VIH avant la prescription du traitement, puis vérifie tous les 3 mois que vous n’avez pas contracté le virus. En cas de séroconversion sous PrEP, il est important de s’en rendre vite compte afin de réagir dans les plus brefs délais. Le traitement préventif est alors stoppé, au profit du traitement antiviral : la trithérapie.

Précisons qu’il n’est pas possible de guérir d’une infection par le VIH ; le virus du sida reste dans l’organisme et il n’est pas possible de s’en débarrasser. Ainsi, la trithérapie permet de freiner l’évolution de l’infection vers son stade final, le sida (syndrome d’immunodéficience acquise). Le traitement permet d’améliorer la qualité de vie des patients et de prolonger leur espérance de vie. Parfois, le traitement permet d’avoir une charge virale indétectable ; cela signifie que le virus, bien que toujours présent, ne se transmet plus.

Le point sur le dépistage du VIH

Que vous soyez sous PrEP ou non, le dépistage régulier du VIH est indispensable. Pour les personnes les plus exposées, les spécialistes recommandent un dépistage systématique tous les 3 mois. Sont concernés les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, les personnes multipartenaires ou encore les travailleurs-euses du sexe n’utilisant pas systématiquement le préservatif. Pour les autres, le dépistage peut se faire de manière annuelle ou lors de moments clés : arrêt du préservatif, nouveau partenaire, prise de risque, etc.

Le dépistage se fait aux moyens d’une sérologie VIH. C’est en effet dans le sang que l’on peut détecter la présence du virus.

Il est d’abord possible de faire un bilan sanguin VIH dans un laboratoire d’analyses médicales. Le biologiste fera alors un test ELISA de 4ème génération qui recherche la présence d’anticorps anti-VIH HIV1 et HIV2 ainsi que la présence de l’antigène P24. Vous n’avez pas besoin d’ordonnance ; tous les laboratoires réalisent ce test gratuitement, sans prescription et sans RDV.

Ensuite, vous pouvez faire un TROD, Test Rapide d’Orientation Diagnostique, dans un CeGIDD ou dans une association de lutte contre le sida. Il permet d’obtenir un résultat en 15 minutes seulement. Les structures proposent ces tests gratuitement et, souvent, vous pouvez rester anonyme.

Enfin, il existe des TROD conçus pour être réalisés seul à la maison : les autotests VIH. Ils sont disponibles en pharmacie pour moins de 30 euros, sans ordonnance. Il vous suffit de prélever une goutte de sang au bout de votre doigt à l’aide d’une autopiqueur puis de déposer l’échantillon sur le test. Le test VIH en pharmacie vous donne un résultat en 15 minutes, à la façon d’un test de grossesse.

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