Comment soigner la maladie de Lapeyronie ou redresser son pénis ?

Comment soigner la maladie de Lapeyronie ou redresser son pénis ?

La maladie de Lapeyronie est caractérisée par une courbure anormale de la verge et des douleurs en érection et/ou au repos. On estime qu’elle touche par ailleurs 3,4 à 10% des hommes à l’âge adulte. 

Il s’agit donc d’une maladie fréquente, avec de nombreuses répercussions sur la sexualité, mais aussi sur le bien-être global d’un patient. L’accent est mis aujourd’hui sur l’importance d’un diagnostic précoce et d’une prise en charge pluridisciplinaire. 

Comment soigner la maladie de Lapeyronie ? Existe-t-il des exercices pour redresser le pénis ? La chirurgie est-elle efficace ? Charles fait le point pour vous. 

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Comment soigner la maladie de Lapeyronie ?

Actuellement, tous les traitements de la maladie de Lapeyronie sont ajustés en fonction des symptômes : courbure de la verge, douleurs, pénétration impossible, etc. En fonction de la gravité et du stade de la maladie, l’approche des traitements sera différente. 

À savoir : les traitements oraux ou locaux offrent aujourd’hui des résultats mitigés. La chirurgie est donc souvent requise, en plus d’exercices (gymnastique du pénis) visant à corriger la courbure du pénis. La prise en charge médicale sera donc pluridisciplinaire dans les approches thérapeutiques.

Les objectifs de ces traitement seront de : 

  • Diminuer la douleur de la verge au repos ou en érection ;
  • Réduire la taille de la plaque (fibrose) responsable de la déformation du pénis ;
  • Et de diminuer globalement la déformation du pénis ;

Les traitements non chirurgicaux de la maladie de Lapeyronie

Le traitement oral le plus répandu reste la prise de vitamine E, avec des degrés d’efficacité très variables selon les hommes et les évolutions de la maladie de lapeyronie. 

Il est également possible d’associer la Vitamine E avec de la colchicine (un alcaloïde tricyclique) afin de réduire la douleur, la taille de la plaque et la déformation du stade initial de la maladie, selon certaines études.

C’est une stratégie envisageable, bien que des études supplémentaires doivent encore être réalisées pour juger réellement de son efficacité. 

Les traitements injectables 

Les injections de stéroïdes ont démontré depuis plus de 50 ans des résultats très variables. Selon certains scientifiques, le bénéfice de ces injections proviendrait davantage de l’effet mécanique dû à l’injection, que de l’effet des stéroïdes.

À ce jour, l’utilisation des stéroïdes n’est plus recommandée.

Et de manière générale, tous les traitements injectables (à base de corticoïdes, collagénase, vérapamil, etc.) méritent encore d’être étudiés à plus large échelle pour démontrer leur efficacité. 

L’iontophorèse : le traitement par ondes de choc 

L’iontophorèse (ou force électromotrice) désigne un procédé médical qui, grâce à un faible courant électrique, permet de réduire la taille de la plaque ou de la fibrose responsable de la maladie de Lapeyronie.

Cette technique consiste à appliquer des chocs de basse énergie à l’emplacement de l’induration pénienne (la plaque). Les ondes de choc apportent de bons résultats pour la régénération des tissus de la plaque.

Les résultats sont également positifs sur la douleur. En revanche, l’amélioration de la courbure du pénis est variable selon les patients. C’est toutefois une approche très intéressante quand elle est combinée à d'autres traitements.

La gymnastique du pénis ou la “traction thérapie” 

Il est prouvé scientifiquement qu’exercer une traction progressive sur un tissu, peut entraîner la formation de nouveaux tissus. Il est donc fréquent qu’un travail de ce type soit réalisé dans le traitement de la maladie de Lapeyronie selon l’intensité des symptômes.

La traction thérapie semble montrer un intérêt certain sur l’amélioration de la déformation du pénis, même si les résultats semblent corrélés à la durée du traitement.

Point essentiel : n’essayez jamais de redresser votre pénis vous-même sans l’aide ou les conseils d’un urologue. Si la gymnastique du pénis peut apporter des résultats intéressants, il s’agit d’exercices lents et progressifs, qui doivent être encadrés par un spécialiste. 

Vous vous exposez à des risques le cas contraire.

Les traitements chirurgicaux de la maladie de Lapeyronie

La chirurgie pour le traitement de la maladie de Lapeyronie est indiquée lorsque celle-ci est stabilisée. Et lorsque les problèmes d’érection constituent un handicap sexuel important. 

La déformation du pénis est souvent à l’origine d’une incapacité à avoir des rapports sexuels satisfaisants, notamment à cause des douleurs qu’elle implique. 

Les patients rapportent aussi des difficultés à maintenir une érection suffisamment rigide, même en cas de prise de Viagra, de Cialis ou d’un autre traitement de la dysfonction érectile

Les critères opératoires sont : 

  • Une maladie de Lapeyronie stabilisée depuis au moins 6 mois. C’est-à-dire sans douleurs et avec une déformation stable. Malgré tout, une difficulté ou une impossibilité du rapport sexuel persiste, malgré des traitements non chirurgicaux ;
  • Une maladie qui s’étend, se propage, avec une plaque calcifiée (une accumulation anormale de calcium dans un tissu de l’organisme) ; 

Les différentes techniques opératoires

Il existe à ce jour 3 méthodes interventions chirurgicales de la déformation du pénis : 

  • La technique de Schroeder-Essed et de Nesbit : cette intervention chirurgicale consiste en un raccourcissement de la partie la plus longue des corps caverneux. Le principal inconvénient est le raccourcissement de la taille du pénis ;
  • La résection ou l’incision des plaques : cette méthode consiste à retirer la plaque fibreuse de la partie la plus courte des corps caverneux, en la remplaçant par un greffon. Cette intervention présente un faible risque de raccourcissement du pénis. Toutefois, elle est plus invasive que la première, en raison du fait qu’il est nécessaire de disséquer les nerfs dorsaux et les vaisseaux sanguins ;
  • L’implantation d’une prothèse pénienne. Cette intervention consiste à retirer les deux corps caverneux du pénis. Les bénéfices et les risques doivent être jugés consciencieusement avec le patient.

La chirurgie est-elle efficace ?

Les résultats d’une intervention chirurgicale de la maladie de Lapeyronie dépendent principalement du stade d’évolution de la maladie et de la sévérité des symptômes. Toutefois, il est important de comprendre quels sont les objectifs réalistes. 

En effet, certains patients peuvent éprouver des symptômes dépressifs, avec une diminution de l’estime de soi, et parfois des objectifs irréalistes de guérison. Par exemple : retrouver la même verge qu’avant la maladie. 

Par contre, l’objectif réaliste est d’avoir une verge fonctionnelle : une capacité à avoir une érection, non douloureuse, et une déformation de la courbure du pénis inférieure à 20°.

Une diminution de la taille du pénis par rapport à l’état initial peut quand même être observée, ainsi qu’une diminution de la sensibilité du gland.

Et dernièrement, nous avons souligné l’importance d’une approche multidisciplinaire dans les traitements de la maladie de Lapeyronie. La chirurgie intervient donc rarement seule : d’autres thérapies peuvent venir en complément afin d’apporter, avec le temps, une rémission complète.

Existe-t-il des exercices pour redresser la verge ?

Les chirurgiens urologues recommandent très souvent une approche pluridisciplinaire dans le traitement de la maladie de Lapeyronie : des exercices peuvent donc être réalisés en sa présence, puis éventuellement à réaliser chez soi. 

Mais uniquement lorsqu’on est accompagné médicalement par un spécialiste de la maladie de Lapeyronie. Le cas contraire, on s’expose à des risques ; notamment aggraver les symptômes de la maladie, et même chez certains hommes, déclencher la  maladie de Lapeyronie.

Il est donc essentiel d’être accompagné médicalement : c’est le diagnostic médical qui orientera le choix des thérapies et des traitements. 

Quelle est la meilleure méthode pour guérir de la maladie de Lapeyronie ?

S’il y a bien un facteur qui peut jouer sur les chances de guérir complètement, c’est la prise en charge précoce de la maladie. Et donc un diagnostic rapide au début de son évolution. 

Les médecins préfèrent toutefois parler de rémission plutôt que de guérison : la maladie est stabilisée et on a soigné les symptômes. Mais un objectif qui serait de retrouver la même verge qu’avant la maladie n’est pas réaliste. On ne parle donc pas de guérison dans ce sens là, mais plutôt de rémission.

Heureusement, après une prise en charge médicale, les résultats sont très positifs pour un patient, avec des objectifs atteints, parmi : 

  • Une verge fonctionnelle sur le plan sexuel, de l’érection, etc. 
  • Une diminution de la courbure du pénis inférieure à 20° ;
  • Et la diminution ou la disparition des douleurs ;

Cela ne veut absolument pas dire qu’il peut être trop tard pour consulter ! Au contraire, les symptômes de la maladie de Lapeyronie sont propres à chaque patient. L’évolution de la maladie est donc également spécifique à chaque patient. 

Nous pouvons d’ailleurs citer plusieurs facteurs qui influencent son évolution  :

  • Les causes de la maladie : naturelle, accidentelle, provoquée, etc. Des facteurs génétiques ou héréditaires pourraient aussi être impliqués ;
  • Les symptômes : courbure, déformation, douleurs, etc.
  • Son évolution naturelle ; 
  • Son aggravation : parfois à cause d’un accident lors d’un rapport ; ou encore certains comportements inadéquats chez certains patients, qui cherchent à redresser leur pénis, modifier la courbure, voire parfois s’injecter des produits, etc. 
  • Le stade de la maladie lors de la prise en charge médicale ;

Pour résumer, tout repose sur le diagnostic médical et l’approche pluridisciplinaire des traitements mis en place entre un patient et son médecin. 

Comment évolue la maladie de Lapeyronie ?

La maladie de lapeyronie se caractérise au début de son évolution par un durcissement et/ou la création d’une petite plaque (on parle parfois de fibrose) au niveau de la zone du corps caverneux du pénis. 

Évoluant de manière directe ou progressive, sa principale conséquence est la déviation, une courbure anormale du pénis. Cette courbure dépendra notamment de la localisation de la plaque et de ses caractéristiques (taille, dureté, etc.). 

Sans un diagnostic médical, une prise en charge et un accompagnement, d’autres déformations peuvent être observées, comme :

  • Un raccourcissement du pénis ;
  • Une incurvation ou un rétrécissement du pénis  ;

Les patients décrivent souvent aussi des douleurs lors de l’érection au début de la maladie. Elles peuvent aussi être présentes au repos. La déformation et les douleurs peuvent alors constituer une gêne importante lors des rapports sexuels, et même les rendre impossibles. 

Lorsque l’inflammation de la maladie est active, elle provoque ensuite une transformation fibreuse des plaques. Dans 20% des cas, on peut observer une présence de calcifications (dépôt anormal de calcium dans un tissu). 

Ensuite, la maladie se stabilise généralement entre 12 et 18 mois. Le plus souvent, les résultats observés sont la diminution des douleurs, de la déformation, et une verge fonctionnelle. 

Ce qu’il faut retenir :

  • On observe dans 30% des cas une rémission spontanée de la maladie ;
  • 30% des patients évoquent par la suite une dysfonction érectile croissante ;
  • De nombreuses études en ce moment cherchent à mieux comprendre les causes de la maladie afin de permettre une meilleure prévention. On entend souvent que l’évolution de la maladie est naturelle, mais la piste des facteurs organiques n’est toujours pas exclue. 
  • Il semblerait aussi que la maladie, dans de très rares cas, ne se stabilise pas en l’absence de traitements. D’où l’importance de consulter à n’importe quelle période de son évolution.

La maladie de Lapeyronie est donc une maladie avec des conséquences souvent graves pour l'intégrité et le bien-être d’un patient, avec en plus une diminution globale de la qualité de la vie.

Maladie de Lapeyronie : qui consulter ?

Si vous ne savez pas à qui vous adresser, n’hésitez pas à prendre une première consultation avec un médecin sexologue en ligne

D’une part, il pourra vous apporter un premier diagnostic, et surtout, vous conseiller un spécialiste (chirurgien-urologue) de la maladie de Lapeyronie, afin de bénéficier d’une prise en charge sérieuse et d’un accompagnement.

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