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Médicament pour dormir : les solutions contre l’insomnie

Médicament pour dormir : les solutions contre l’insomnie

Classée dans la catégorie des troubles du sommeil, l’insomnie est un problème de santé très largement sous-estimé. Elle affecte en effet près de 20 % de la population et engendre des conséquences dramatiques sur la vie sociale et professionnelle ainsi que sur la santé de ces victimes. Il est donc devenu normal de se tourner vers l'achat d'un médicament pour dormir.

Ces dernières ont alors souvent recours à plusieurs traitements, notamment l’usage de médicaments pour retrouver un sommeil de qualité. Mais quels sont ces médicaments qui aident leurs millions de consommateurs ? Quelles sont leurs conséquences ? On fait le point dans ce dossier complet sur les médicaments pour dormir.

Médicament pour dormir : mieux comprendre l’insomnie pour mieux appréhender son traitement

Avant d’aborder les médicaments pouvant permettre de mieux dormir, il est nécessaire de faire le point sur ce qu’est l’insomnie. Cela passe entre autres par un rappel sur sa définition, ses causes et ses conséquences.

Qu’est-ce que l’insomnie ?

L’insomnie peut être définie comme une insuffisance de la qualité et/ou de la quantité du sommeil en présence de conditions environnementales favorables. On distingue donc plusieurs formes d’insomnies.

La première est liée à la durée du sommeil (le sujet ne dort tout simplement pas assez). Cette forme d’insomnie se manifeste de deux façons. Il peut s’agir de grandes difficultés d’endormissement (où il passe plusieurs heures dans son lit sans arriver à dormir) ou encore d’un réveil précoce sans qu’il arrive à se rendormir.

La deuxième forme d’insomnie quant à elle est plus liée à la qualité du sommeil. Dans ce cas, la personne affectée arrive à dormir, mais ne bénéficie pas d’un sommeil récupérateur. Dans un environnement favorable au sommeil, il peut s’agir d’un sommeil léger entrecoupé par des réveils nocturnes. De même, la nuit peut être perturbée par des cauchemars.

Ainsi, la durée d’endormissement est normale, mais les micros-réveils ou les cauchemars le perturbent et diminuent sa qualité.

Enfin, il peut arriver que la personne atteinte d’insomnie reste éveillée toute la nuit sans jamais pouvoir s’endormir. On parle alors d’insomnie totale et c’est la forme la plus sévère d’insomnie.

Qu’est-ce qui provoque l’insomnie ?

Du point de vue étiologique, les insomnies sont réparties en deux grandes catégories : les insomnies primaires et les insomnies secondaires.

Les insomnies primaires ou intrinsèques sont des insomnies qui ne sont pas liées à des causes extérieures. Elles surviennent dans trois situations bien distinctes. La première, ce sont les insomnies paradoxales (plaintes d’insomnie ou de sommeil non réparateur alors que le sujet dort).

Ensuite, une insomnie primaire peut être due à des causes psychologiques comme un événement traumatisant ou un bouleversement important dans la vie. Enfin, la troisième catégorie d’insomnie primaire, c’est l’insomnie idiopathique, une insomnie dont la cause demeure inconnue.

Les insomnies secondaires quant à elles sont dues ou associées à une maladie externe. Il peut s’agir par exemple :

  • de l’hyperthyroïdie ;
  • de l’apnée du sommeil ;
  • d’un reflux gastro-œsophagien ;
  • du syndrome des jambes sans repos ;
  • de douleurs chroniques liées à un cancer ou une arthrite ;
  • ou encore de maladies neurologiques comme Alzheimer ou Parkinson.

En dehors de ces maladies, une insomnie peut également être due à des facteurs environnementaux (environnement trop bruyant ou lumineux, repas trop copieux) ou psychologiques (stress intense ou anxiété).

Quelles sont les conséquences d’une insomnie ?

Enfin, avant de nous appesantir sur les médicaments qui permettent de traiter l’insomnie, parlons de ses conséquences. Ce sont en effet ces dernières qui justifient la nécessité de faire appel à un traitement pour en guérir.

La première conséquence d’une insomnie est logiquement une fatigue intense (due au manque de sommeil). À cette dernière vont s’associer des symptômes tels que de la somnolence diurne, des difficultés pour se concentrer, de l’irritabilité, des troubles de la mémoire et un dérèglement de l’horloge biologique.

Bien qu’elles puissent être anodines à première vue, ces conséquences sont en réalité dramatiques. La fatigue, la somnolence et les difficultés à se concentrer peuvent par exemple entraîner des accidents de travail ou des accidents de la route.

De même, dans le cas d’une insomnie chronique, ces répercussions s’étendent dans d’autres secteurs de la vie. Chez les adultes, elle peut se traduire par de l’absentéisme ou une baisse du rendement au travail tandis que chez les enfants ; on observe des difficultés scolaires.

Enfin, l’insomnie peut également aggraver les symptômes d’autres maladies ou encore provoquer l’apparition de certains symptômes. Ainsi, l’insomnie peut s’associer à des migraines, à des problèmes digestifs (diarrhée, constipation) ou à des courbatures ou d’autres symptômes douloureux.

Quels médicaments utiliser pour dormir ?

Communément appelés somnifères (ou hypnotiques), les médicaments pouvant induire le sommeil appartiennent à plusieurs classes. Il s’agit notamment de benzodiazépines et de molécules apparentées, de barbituriques, d’antidépresseurs, d’antihistaminiques sédatifs ainsi que de la mélatonine et de ses agonistes.

Médicament pour dormir : les benzodiazépines et les molécules apparentées dans la lutte contre l’insomnie

Les benzodiazépines sont la famille de somnifères la plus utilisée. Ces molécules possèdent en effet toute une action sédative et anxiolytique particulièrement efficace dans les insomnies.

À titre d’exemple, il y a le lorazépam (Temesta), le témazépam, le flurazépam et l’oxazépam qui sont les benzodiazépines les plus utilisées. Le diazépam très utilisé dans les années 60 est progressivement délaissé, car il induit une somnolence importante le jour suivant son utilisation.

Toutefois, du fait de leurs effets secondaires dangereux (accoutumance et dépendance notamment), les benzodiazépines ne doivent pas être utilisées sur de longues durées.

Les molécules apparentées aux benzodiazépines comme Zolpidem (Stilnox) et Zopiclone (Imovane) sont plus proches des hypnotiques parfaits. Ils allient en effet un délai d’action très court à une demi-vie moins longue.

Ils permettent donc de s’endormir très vite et de se réveiller en pleine forme et sont donc parfaits pour les personnes qui ont du mal à s’endormir. Cependant, ils possèdent également des effets secondaires qui limitent leur utilisation.

À noter : il existe d'autres benzodiazépines hypnotiques à durée d'action plus longue (Lormétazépam, Havlane, Mogadon, Nuctalon). Ceux-ci ont un risque de somnolence diurne plus élevé.

Les antihistaminiques sédatifs comme médicament pour dormir

Bien que la principale indication des antihistaminiques soit les allergies, certaines molécules de cette famille peuvent être utilisées pour le traitement de traitement de l'insomnie.

Il s’agit de l’hydroxyzine qui a un effet sédatif et anxiolytique et de la doxylamine qui a un effet sédatif. Néanmoins, l’utilisation de ces médicaments en tant que somnifères doit se faire sous une surveillance stricte du fait des effets indésirables possibles (constipation, sécheresse buccale, somnolence et hypotension artérielle avec risque de chute).

De plus, il faut noter que les antihistaminiques peuvent parfois induire l’effet contraire, à savoir une excitation. Ils sont également contre-indiqués en cas de glaucome à angle fermé ou de pathologie prostatique.

Les antidépresseurs sédatifs comme médicament pour dormir

À faible dose, les antidépresseurs possèdent une action sédative. Ils sont donc très largement utilisés comme calmants bien que leur usage dans cette pathologie ne soit pas consacré.

La mélatonine et les agonistes de la mélatonine pour mieux dormir

La mélatonine (ou hormone du sommeil) est une hormone sécrétée pendant la nuit qui joue un rôle important dans la régulation du rythme circadien. Produite en grande quantité lorsque la luminosité baisse, elle induit le sommeil avec une action assez similaire à celle d’un sédatif.

Il est donc possible d’induire le sommeil en administrant soit de la mélatonine, soit l’un de ses agonistes (une molécule qui va se fixer sur les récepteurs de la mélatonine et reproduire ses effets).

Les précautions à prendre en utilisant les médicaments pour dormir

Les somnifères sont pour la plupart des psychotropes, c’est-à-dire des substances ayant un effet sur le psychisme. Leur utilisation est donc réglementée et il est important de suivre certaines règles pour les utiliser en toute sécurité.

En premier lieu, il faut toujours consulter un médecin avant de démarrer un tel traitement. À cause des risques de dépendance et d’accoutumance, la prise de ces médicaments est limitée dans le temps. 

Il ne faut donc pas modifier soi-même la posologie, l’heure de prise ou la durée du traitement. Tout ajustement (ou l’arrêt) de traitement doit être décidé par votre médecin-traitant. Il saura comment vous faire arrêter sans créer de dépendance ou d’autres effets sur votre santé.

Ensuite, au vu des effets de ces médicaments, il est préférable de ne pas conduire lorsqu’on est sous somnifère (les premiers jours au moins). De même, les psychotropes ne font pas bon ménage avec l’alcool et les excitants (café, boissons énergisantes…). Il est donc recommandé de ne pas en consommer durant le traitement.

Les alternatives aux médicaments pour dormir

Il existe, fort heureusement, des remèdes naturels contre l'insomnie. En effet, les somnifères ne sont pas le seul moyen pour un insomniaque de trouver le sommeil. Il existe de nombreuses solutions tout aussi efficaces que ces dernières pour trouver le sommeil. Ces dernières devraient même passer en premier lieu au vu des risques que fait courir le recours à ces médicaments.

La phytothérapie en remplacement du médicament pour dormir

De nombreuses plantes sont connues en phytothérapie pour leur effet apaisant et peuvent donc servir à trouver le sommeil. Il s’agit notamment de la valériane, de la camomille, du passiflore, du houblon et de la mélisse.

On peut les utiliser en thé, en tisanes, et infusions, sous forme de gélules ou de compléments alimentaires pour lutter contre l’insomnie. L’utilisation d’huiles essentielles comme celle de fleur d’oranger est aussi une bonne alternative.

Les psychothérapies comportementales à la place du médicament pour dormir

Dans les insomnies psychogènes, l’apport de ce type de thérapies est aussi important (voire plus) que celui des médicaments. Ces dernières permettent en effet de mieux faire face au stress et à l’anxiété et donc de mieux dormir.

L’aménagement de l’environnement et les bonnes habitudes peuvent remplacer le médicament pour dormir

Enfin, pour mieux dormir, il est nécessaire d’aménager son environnement et d’avoir une bonne hygiène de vie. Il faut que ce dernier soit bien aéré, dispose d’un éclairage tamisé et soit assez silencieux pour permettre un sommeil confortable.

Il faut également prendre de bonnes habitudes de sommeil (on parle d’hygiène de sommeil). Par exemple, il faut s’éloigner de tous les écrans plusieurs heures avant de dormir, il faut aussi se coucher à des heures de sommeil fixes et éviter de rester au lit quand on n’a pas sommeil.

En résumé, les médicaments pour dormir ou somnifères appartiennent à plusieurs classes thérapeutiques. Malgré leur efficacité, ils possèdent tous des effets secondaires dangereux et une fâcheuse tendance à induire dépendance et accoutumance. Il est donc nécessaire qu’ils soient un dernier recours pour rejoindre les bras de Morphée et non la solution de tous les jours.

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