Introduction au BDSM

BDSM

Le BDSM (« Bondage, Discipline, Sado-Masochisme ») est souvent mal perçu de l’extérieur ; notamment par ceux qui manquent d’expérience dans ce domaine.

Pourtant, les pratiques sexuelles liées au BDSM permettent pour de nombreux individus d’explorer leur sexualité, leur corps ou leur personnalité : à travers le pouvoir, la soumission, des sensations que procurent des jeux de rôles, ou encore des méthodes amusantes et originales.

Enfin, si le BDSM est pratiqué par beaucoup de monde, son influence se retrouve aussi dans la pornographie, l’imagerie ou les romans de même nature : ce qui en fait une pratique très intéressante d’un point de vue sociologique.

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Introduction au BDSM 

Le BDSM désigne donc un ensemble de pratiques sexuelles (ou situations) qui utilisent la douleur, l’humiliation érotique, la contrainte, et à plus large échelle, la mise en scène de nombreux fantasmes sexuels.

Mais les pratiques du BDSM sont très variées selon les individus. Pour certains, le sadomasochisme doit faire l’objet d’un contrat entre un dominant et un dominé.

Pour des analystes comme Freud, cette limite entre dominé et dominant en réalité n’existerait pas vraiment : quelqu’un capable d’infliger de la douleur dans les rapports sexuels en prenant du plaisir, serait aussi capable de jouir de la douleur qu’on lui infligerait.

Mais cette position à largement été revue depuis et les commentaires sont nombreux. Il dépend à chacun de trouver sa voie, de l’explorer : certains couples ou partenaire peuvent adopter plusieurs rôles différents, quand d’autres sont uniquement sados ou masochistes.

Il y a également différents degrés de soumission ou de contrôle.

Les fondements du BDSM : confiance, communication et respect

On l’oublie souvent, mais le socle du BDSM est la confiance : les différents partenaires doivent communiquer et se respecter.

Le sadomasochisme fait souvent l’objet de stigmatisation, tous comme ses participants. Pourtant, le BDSM est dans l’idée une exploration de soi, qui accepte tous les genres, toutes les sexualités, tous les corps, toutes les relations, tous les âges et tous les modes de vie.

C’est une réelle réflexion sur le corps, la sexualité et les rapports de pouvoir.

Les origines du BDSM

Les racines historiques du BDSM remontent à loin, déjà dans la Grèce antique ou dans le Kama Sutra, où la pratique de la fessée était détaillée.

En Europe, la littérature commence à décrire ces pratiques dès le XVème siècle, à travers les bordels et les salons qui proposent des restrictions, des flagellations et d’autres punitions qui apparaissent successivement.

Le terme de « sado-masochisme » est dérivé des mots sadisme et masochisme, faisant tous les deux références à des auteurs qui ont décrit ces pratiques : le marquis de Sade et Léopold von Sacher-Masoch.

Des livres comme Justine ou les malheurs de la vertu ou Venus in Furs, scandaleux à leur époque, continuent malgré tout d’alimenter l’intérêt culturel du BDSM.

Bien que souvent considéré comme une pratique déviante de la sexualité ou une perversion, le BDSM nous apprend beaucoup de la nature humaine et contribue à élargir le champ de la sexualité.

Les différentes pratiques du BDSM

Elles sont nombreuses donc nous décrirons les principales. On peut considérer différentes catégories :

  • Domination et soumission : un dominant et un dominé.
  • Le « sado-masochisme » : il s’agit du fait de donner ou recevoir du plaisir de manière consensuelle à travers des actes impliquant l’infliction de douleur ou d’humiliation.
  • Le bondage et discipline : cette catégorie désigne la contrainte exercée sur une tierce personne.

Bien sûr, ces pratiques peuvent être mélangées ; et les ranger par catégorie ne sert qu’à vous donner une idée globale du BDSM. Par exemple, en fonction des pratiques et des individus, la douleur ne sera pas toujours présente : la domination peut autant être psychologique que physique.

C’est pour cette raison qu’à l’intérieur même de BDSM, il y a différents degrés de pratiques, notamment en fonction de la douleur qu’on inflige ou qu’on reçoit.

Quand on est nouveau/nouvelle dans ce domaine, il faut donc réfléchir aux aspects qui nous intéressent ou nous intriguent : rôle de dominant.e, soumission, le fait de donner de la douleur ou de la recevoir, être attaché.e  ou non…

Gardez à l’esprit que le BDSM n’est que l’expression de votre sexualité : cela ne reflète pas forcément votre personnalité dans les différents domaines de la vie.

En fait, beaucoup de gens aiment explorer les rôles opposés de ce qu’ils vivent dans leur vie quotidienne.

Les différentes catégories de jeux

Il existe de nombreuses catégories de jeux : l’expérimentation est donc nécessaire pour explorer toutes les pratiques du BDSM. Nous dressons pour vous une liste non-exhaustive des différentes activités du BDSM mais il en existe plein d’autres !

Pour apprendre, il n’y a de toute façon par de miracle : il faut expérimenter soi-même.

Le bondage ou la contention

Il s’agit de restreindre les mouvements physiques d’un individu grâce à des cordes, des liens, des menottes ou même des ordres directs. Le bondage n’est donc pas forcément une pratique sexuelle, mais ce jeu peut aussi évoluer en jeu de douleur.

L’idée étant de rendre une personne captive, la priver de ses mouvements, lui bander les yeux – à travers tous les moyens ou accessoires possibles.

Les jeux de douleur

Ces activités regroupent toutes les pratiques qui impliquent d’infliger de la douleur ou d’en recevoir. Mais on peut aussi explorer ces sensations de différentes manières : chatouillements, mordillements, fessées, fouettements, jeux de cire, jeux électriques…

Certains jeux de douleurs peuvent aller assez loin : torture des parties génitales, brûlures etc.

Les jeux mentaux

L’ensemble de ces activités est destiné à créer un lien psychologique très fort entre les pratiquants. On peut par exemple retrouver la notion d’appartenance entre un maître/une maîtresse et son/sa dominé .e.

On peut explorer cette catégorie à travers l’humiliation, les injures, la honte ; le port d’un collier pour rappeler la soumission d’une personne etc.

BDSM : prêt à jouer ?

Avant de débuter à l’aveuglette, il est important de prendre ne compte quelques considérations.

La communication

Le commencement d’une relation ou d’un jeu BDSM nécessite de communiquer – que ce soit au début ou pendant les jeux sexuels. Ces conversations intimes permettent d’établir un premier élément de respect et de limite dans les pratiques.

En communiquant d’emblée, on établit l’objet de notre recherche ; la concrétisation de ce désir doit donc être respectueuse du souhait du partenaire. Le fait de s’engager entre partenaires nécessite donc une communication claire.

Il est important de poser des questions précises, expliquer les désirs en détail, être ouvert et accepter suffisamment pour ne pas être gêné ou sur la défensive. Il faut que votre partenaire puisse évaluer vos désirs et vos limites.

Pour ce faire, on peut établir une liste que le partenaire devra respecter ou se donner un nom de code lorsque les pratiques vont trop loin. 

Négocier

Le BDSM reste très théâtral, même si sa réalité est effective. Les mouvements sont parfois très chorégraphiés et mis en scène. Il faut donc négocier les rôles de chacun.e.s et établir des limites.

C’est donc principalement la personne soumise qui doit détailler ses limites et ses désirs : si ces attentes sont en adéquation avec ce que recherche le dominant, alors il est possible de débuter.

Vous pouvez aussi utiliser des vêtements ou des équipements qui suscitent ou intensifient l’excitation sexuelle. Enfin, n’oubliez pas que tous les jeux BDSM ne sont pas forcément sexuels.

D’où l’importance de la communication et de la négociation avant de débuter !

Rejoindre une communauté

Il existe de nombreuses communautés BDSM dans les grandes villes ou les grandes régions métropolitaines. On peut par exemple les retrouver dans certains clubs, des bars ou des soirées.

Les réseaux sociaux sont aussi des bons moyens de rencontrer des personnes qui ont les mêmes attentes que vous.

La sécurité

Toute pratique BDSM doit être consensuelle et partagée : il faut respecter les désirs et les limites de chacun.e.s établies lors de la négociation.

À tout moment, vous pouvez arrêter une pratique, si elle dépasse ce que vous imaginiez. Il est important avant de débuter, de choisir un mot spécial qui aura cette fonction : stopper l’activité BDSM.

Vous pouvez choisir un mot peu ordinaire pour que votre partenaire comprenne bien qu’il/elle dépasse vos limites.

Enfin, il est conseillé de ne pas consommer d’alcool ou de drogues : cela pourrait nuire à votre jugement et vous procurer des sensations dangereuses. Lors de contacts physiques, il est également judicieux de choisir des parties du corps adéquates : évitez la poitrine, le cou, la tête ou le ventre.

Veillez également à ne pas obstruer les voies respiratoires de votre partenaire ou lui couper la circulation sanguine.

L’importance d’un suivi

Après une rencontre, il est également important de garder un contact afin de discuter de ce qui a fonctionné ou de ce qui n’a pas fonctionné.

Il faut que vous parliez de votre propre exploration et de celle de votre partenaire, pour éventuellement aller plus loin. Cette discussion protègera le bien-être émotionnel, physique et mental de chacun.e.

Cet interlude peut se faire après la séance BDSM, en prenant un bain pour s’apaiser par exemple (ou une toute activité calmante).

En conclusion

La sexualité est une histoire de découverte : on découvre son corps, mais on va également au plus profond de soi.

À partir du moment où le respect et le consentement des deux partenaires sont présents, la pratique du BDSM ne pose aucun problème ; même si elle souvent jugée déviante ou perverse. C’est en fait un autre moyen d’exploration que les pratiques sexuelles classiques.

Quoi qu’il en soit, vous avez avec cet article quelques notions sur la pratique du BDSM ; mais rien de remplacera jamais l’expérience !

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