AccueilBlogISTCondylome : les verrues génitales sont-elles dangereuses ?

Condylome : les verrues génitales sont-elles dangereuses ?

Condylome : les verrues génitales sont-elles dangereuses ?

Un condylome est une excroissance de chair, souvent en forme de chou-fleur, aussi appelée verrue génitale. Les condylomes sont connus pour être liés au papillomavirus, responsable de certains cancers. Mais alors, les verrues génitales sont-elles dangereuses ? Quelles en sont les causes ? Comment les soigner ? Charles.co vous explique tout.

Qu’est-ce que c’est, un condylome ?

Les condylomes sont des excroissances de chair. Ce sont des petites verrues situées sur l’appareil génital. Chez la femme, elles peuvent apparaitre sur la vulve, les parois du vagin, le col de l’utérus, le périnée, le méat urétéral ou encore l’anus. Chez l’homme, on les retrouve sur le gland, de frein, le prépuce, l’orifice urinaire, les testicules ou encore l’anus.

Ces verrues génitales sont très souvent liées au papillomavirus (HPV) et, de ce fait, elles sont sexuellement transmissibles. Les condylomes sont donc contagieux.

Les condylomes se caractérisent par la présence de verrues génitales, mais aussi par d’autres symptômes plus communs. Parfois, les personnes porteuses de condylomes souffrent également de démangeaisons ou de saignements lors des rapports sexuels.

Les condylomes acuminés

condylomes acuminés

Les condylomes acuminés se présentent sous forme de masses roses blanchâtres. On les appelle également crêtes de coq car elles poussent en grappes. C'est le type de condylome le plus fréquent.

Les condylomes papuleux

condylomes papuleux

Ce type de verrues génitales, les condylomes papuleux, sont des boutons secs de couleur chair.

Les condylomes plans

condylomes plans

Les condylomes plans se présentent sous forme de taches rouges sur le gland et particulièrement dans la zone péri anale. Elles sont invisibles à l'œil nu. La contamination par voie sexuelle de ce type de condylomes est élevée. Ils ont aussi plus de risque d’évoluer en cancer du col de l’utérus.

Qui est concerné par les condylomes ?

Les condylomes sont, pour la très grosse majorité d’entre eux, causés par une infection au papillomavirus. Le pénis est infecté par un virus très courant puisqu'il compte parmi les 4 IST les plus fréquentes. On estime qu’entre 50 et 70 % de la population sexuellement active va rencontrer le papillomavirus au moins une fois au cours de sa vie. La plupart des personnes s’en débarrassent spontanément. Par ailleurs, 1 % de la population a des condylomes.

Ce virus est si fréquent qu’il peut toucher toutes les catégories de la population : tant les hommes que les femmes, quel que soit l’âge. Néanmoins, il existe quelques facteurs de risque, favorisant le développement de condylomes :

  • Un jeune âge (on observe un pic de condylomes autour de 20-24 ans) ;
  • Un nouveau partenaire sexuel ;
  • La non-utilisation de préservatif ;
  • Être porteur d’une autre IST (Infection Sexuellement Transmissible) ;
  • Le tabagisme (le tabac réduit l’immunité face au virus et, ainsi, le sujet a moins de chance de l’éradiquer spontanément) ;
  • Un système immunitaire faible (personnes atteintes du sida par exemple).

Quelles conséquences peuvent avoir les condylomes sur la santé ?

Chez l’homme, la présence d'un condylome sur le pénis ou une autre partie génitale est bénin. Néanmoins, même s’il n’y a pas de danger, il n’est jamais très agréable d’avoir des verrues génitales. De plus, il est important de les traiter car il existe un risque de contaminer sa partenaire.

En effet, le papillomavirus (virus à l’origine des condylomes) est une IST et, en cela, il se transmet par voie sexuelle voire par simple contact peau à peau des parties génitales. Généralement, les verrues génitales sont causées par un papillomavirus de type 6 et 11. Ils ne font pas partie des types à haut risque (risque de cancer), mais n’oublions pas qu’un train peut en cacher un autre… Le sujet peut également être porteur de types à haut risque, il est donc important de rester vigilant.

Chez les femmes, les verrues génitales sont d’autant plus inconfortables. Même si elles sont, en soi, bénignes, il ne faut pas oublier qu’une infection au papillomavirus provoque parfois une transformation des cellules amenant à un cancer du col de l’utérus. Chaque année, ce sont 4 000 femmes qui en souffrent.

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Un condylome peut-il provoquer un cancer ?

Il existe 3 cas d’infection au papillomavirus :

  • Le sujet est asymptomatique et le virus s'évacue spontanément ;
  • Le patient présente des condylomes bénins puis élimine le virus ;
  • Le sujet est asymptomatique ou présente des condylomes, et il garde le virus dans son organisme, parfois durant plusieurs années.

Les deux premiers cas sont les plus courants, fort heureusement.

Néanmoins, le dernier cas existe et il est le plus préoccupant. Dans ce cas, les cellules infectées persistantes finissent par devenir des cellules précancéreuses. Celles-ci donnent lieu à un cancer si elles ne sont pas traitées à temps. Il peut s'agir d’un cancer du col de l’utérus (le plus connu et courant), mais aussi d’un cancer de la vulve, de l’anus ou encore du pénis.

Par ailleurs, on remarque que les cancers de la bouche et de la gorge liés au papillomavirus sont de plus en plus fréquents. Lorsque le virus est transmis par voie bucco génitale (lors de cunnilingus ou de fellations), les condylomes peuvent apparaître dans la bouche.

Il existe des facteurs de risque qui favorisent l’apparition d’un cancer suite à une infection au papillomavirus. Il s’agit du tabagisme, de l’âge, de la prise d’une pilule contraceptive ou encore d’un système immunitaire affaibli (personnes souffrant du sida/VIH, en chimiothérapie, ou ayant subi une greffe).

Condylome et grossesse : existe-t-il un danger ?

Lorsque la mère est porteuse de verrues génitales, il est possible que, lors de l’accouchement, l’enfant attrape l’infection. Si tel est le cas, alors des verrues apparaîtront dans sa bouche. Toutefois, ce cas de figure est assez rare.

Comment se passe le diagnostic des condylomes ?

Il n’existe pas de test fiable pour dépister une infection au papillomavirus chez l'homme. Ainsi, au moindre signe évocateur, il vaut mieux aller consulter. Par exemple, la présence d’une excroissance en forme de chou-fleur, notamment dans la zone génitale ou sur l’aine, est un signe évocateur. Via un examen génital, voire une endoscopie de l’urètre, le médecin pourra poser un diagnostic et proposer un traitement adapté.

Pour les femmes, l’examen clinique permet de constater la présence de verrues génitales. C’est ensuite le test Pap qui va permettre de déterminer s’il y a infection au papillomavirus chez la femme ou non. S’il y a infection à un type de papillomavirus à haut risque, alors une prise en charge adaptée sera mise en place.

Ne pas confondre un condylome avec…

D’autres affections peuvent ressembler à des condylomes mais, pour autant, il n’en est rien ! Le diagnostic est donc délicat et seul un professionnel est apte à le poser. Ainsi, il ne faut pas confondre les condylomes avec :

  • Un molluscum contagiosum : il s’agit d’une maladie de peau fréquente causée par un poxvirus. Elle se manifeste également par de petits boutons de couleur chaire ;
  • La couronne perlée du gland : il s’agit de petits boutons blancs sur le gland, sans gravité. Ils sont causés par une hyper croissance des follicules sébacées. On peut aussi parler de grains de Fordyce ;
  • L’herpès génital : il s’agit d’une maladie virale sexuellement transmissible qui touche 20 % de la population sexuellement active en France. Cette maladie se manifeste par des boutons rouges sur le gland et sur le pénis. L'herpès génital concerne aussi la femme ;
  • Une balanite du gland ou balanoposthite : il s’agit d’une inflammation du gland et du prépuce. Des plaques rouges apparaissent alors sur le gland.

Comment traiter les condylomes ?

Les verrues génitales se traitent plutôt bien. Une crème à base d’imiquimod ou de podophyllotoxine permet de faire disparaître les condylomes. Cette crème agit comme un immunomodulateur. Appliquée le soir au coucher sur la zone à traiter, elle permet de s’opposer à la prolifération des cellules du virus. Cette crème s’utilise en traitement de plusieurs semaines. Les pharmacies la délivrent sur ordonnance uniquement et elle coûte environ 60 euros.

Toutefois, on constate que dans 30 % des cas, il y a récidive. Ainsi, si les condylomes se propagent ou reviennent fréquemment, il existe d’autres traitements, plus drastiques : le traitement au laser, l’électrocoagulation (utilisation du courant électrique pour brûler), la cryothérapie (utilisation de l’azote liquide pour brûler) ou le retrait des verrues par la chirurgie.

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Comment prévenir l’apparition de condylomes ?

Chez la femme, la réalisation d’un frottis du col utérin de manière régulière permet de détecter une infection au papillomavirus, responsable des condylomes. Ce test Pap constitue l’un des meilleurs moyens de prévention des condylomes mais également du cancer du col de l’utérus. Il permet de mettre en évidence les cellules précancéreuses présentes sur le col de l’utérus et, ainsi, de les traiter avant qu’elles ne deviennent cancéreuses.

L’utilisation d’un préservatif constitue un filtre. Même si nous savons qu’il ne protège pas à 100 % (le papillomavirus est si petit qu’il traverse le latex), il est tout de même un rempart non négligeable. Toutefois, si on suspecte une infection, il vaut mieux s’abstenir d’avoir des relations sexuelles pour éviter de transmettre un éventuel virus à haut risque à son ou sa partenaire.

Enfin, il existe 2 vaccins contre le papillomavirus, GARDASIL et CERVARIX, qui protègent contre les types à haut risque mais aussi contre les types responsables des différentes sortes de condylome. Les médecins recommandent ces vaccins pour toutes les jeunes filles et les jeunes hommes avant de débuter leur vie sexuelle. Ce vaccin s'administre en injection intramusculaire et nécessite 2 doses. Elles doivent être faites avec le même vaccin (GARDASIL ou CERVARIX).

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