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Quels sont les 3 signes avant-coureurs du cancer du côlon ?

Quels sont les 3 signes avant-coureurs du cancer du côlon ?

Découvrons les 3 signes avant-coureurs du cancer du côlon. En raison du fort taux de mortalité (deuxième cancer le plus meurtrier en France) du cancer du côlon, un programme de dépistage national a été mis en place. Il favorise un diagnostic précoce afin de maximiser les chances de survie des personnes à risque. 

Cette campagne concerne notamment tout Français (homme ou femme) âgé de 50 à 74 ans et elle se déroule chaque deux ans. Mais entre deux tests, l’apparition de certains signes nécessite une consultation immédiate chez son médecin traitant ou son hépatogastroentérologue. Quels sont les signaux avant-coureurs du cancer colorectal ? On vous explique tout ici.

Quels sont les 3 signes avant-coureurs du cancer du côlon ?

En général, le cancer du côlon évolue de manière latente et silencieuse avant l’apparition des signes avant-coureurs. Certaines de ces manifestations peuvent sembler anodines, mais il importe de consulter votre thérapeute dès leur apparition pour ne pas prendre de risque. 

Du sang dans les selles

La présence de saignement dans les selles constitue l’un des principaux signaux du cancer colorectal. Toutefois, son apparition n’est pas toujours systématique. Le sang observé dans les matières fécales provient essentiellement de la muqueuse du gros intestin qui est fragilisée par la formation de tumeurs bénignes, les polypes. 

Cependant, la présence d’un polype sur la paroi intestinale n’est pas toujours synonyme de cancer du côlon. D’ailleurs, parmi les grosses excroissances de plus de 2 cm, seule une sur dix va dégénérer en cancer. 

Toutes les lésions précancéreuses ne saignent pas et il peut arriver que la couleur et le volume du sang varient en fonction de la localisation de celui-ci. Des selles rouges ou noires signalent donc un saignement plus ou moins abondant au niveau du tube digestif. 

En revanche, quand la quantité de sang émise par le polype est très petite, il devient alors difficile de le remarquer par soi-même. D’où l’intérêt des tests immunologiques qui peuvent révéler la présence de saignement occulte. 

Bien qu’on associe souvent le sang dans les matières fécales à des hémorroïdes, il convient tout de même de consulter un professionnel de santé. Si la présence de sang dans le sperme est souvent anodine, la présence de sang dans les selles, elle, est à prendre au sérieux. Le médecin avec des techniques d’analyse comme la coloscopie pourra poser un diagnostic précis

Des troubles digestifs prolongés

L’apparition soudaine ou persistante de certains troubles du transit intestinal doit vous alerter. On pense principalement à :

  • une diarrhée prolongée ;
  • une constipation soudaine ou inhabituelle ;
  • des selles très étroites ;
  • une difficulté à évacuer les matières fécales ;
  • des envies pressantes et continuelles de se soulager ;
  • une tension au niveau du rectum ;
  • des nausées et vomissements ;
  • une augmentation du volume abdominale. 

L’observation de ces signaux avant-coureurs doit vous pousser à prendre rendez-vous chez votre médecin traitant, surtout s’ils persistent ou apparaissent de manière soudaine. 

Des douleurs abdominales inhabituelles et prolongées

La sensation de douleurs abdominales inexpliquées et qui persistent peut constituer un symptôme du cancer colorectal. Il s’agit notamment des crampes intestinales, des douleurs au niveau du rectum, d’une impression de gêne en position assise, des ballonnements dans le bas ventre, etc. 

Les autres signes d’une tumeur colorectale

Il existe d’autres manifestations qui doivent être prises en considération dans le cadre d’un diagnostic préventif en dehors des principaux symptômes du cancer du côlon. On pense essentiellement à des signes tels qu’une fatigue extrême, un amaigrissement inexpliqué, une anémie ou l’émission de glaire par l’anus. 

À noter : lors de la réalisation d'un bilan de santé complet, tous ces symptômes qui vous semble anodins doivent être mentionnés. S'ils ne sont pas caractéristiques d'une maladie en particulier, ils peuvent toutefois évoquer certaines pathologies à votre professionnel de santé : cancer de la prostate, VIH, balanoposthite, infection au papillomavirus et bien d'autres encore.

Que faire en cas d’apparition de l’un de ces 3 signes avant-coureurs du cancer du côlon ?

Lorsque vous observez l’un de ses trois symptômes (présence de sang dans les selles, troubles digestifs prolongés, douleurs abdominales persistantes), consultez votre thérapeute. Même si ces manifestations peuvent présager d’autres pathologies qu’une tumeur colorectale, un examen clinique devient nécessaire pour déterminer leur cause réelle. 

À la suite de l’entretien avec votre médecin, il devrait vous recommander d’autres analyses complémentaires comme la coloscopie. Il peut également vous diriger vers un gastroentérologue. 

Quand il est détecté à un stade précoce, le cancer du côlon possède un pronostic de guérison de 90 %. Cependant, seul un patient sur 5 a la chance d’être diagnostiqué à cette étape. Ainsi, une certaine vigilance en présence de certains signes annonciateurs du cancer colorectal peut favoriser un dépistage précoce et baisser le taux de mortalité de cette maladie. De même, la réalisation d'un dépistage du cancer colorectal avant 50 ans, par exemple à l'occasion d'un check up complet, est une très bonne initiative !

Comment diagnostiquer le cancer du côlon ?

La coloscopie reste le meilleur moyen pour déceler une tumeur du côlon. Cet examen de référence permet de dépister les polypes avant qu’ils évoluent en cancer. Il favorise également la détection des petites lésions précancéreuses qui peuvent être retirées à un stade peu évolué. 

En outre, lorsque des excroissances de plus grande taille sont détectées, on réalise un prélèvement d’une partie de la tumeur pour l’analyser grâce à une biopsie. Si elle est maligne, le médecin effectue des examens complémentaires pour mesurer l’ampleur du cancer. 

L’utilisation du scanner thoraco-abdo-pelvien permet de localiser avec précision la tumeur. Cela permet aussi de déterminer la présence de potentielles métastases au niveau du foie et des poumons. 

L’évaluation de la concentration de l’antigène carcino-embryonnaire (ACE) dans le sang peut s’avérer aussi pertinente. Une augmentation de cette protéine dans le système sanguin signale la présence de cellules tumorales

Quels sont les différents traitements proposés pour le cancer colorectal ?

Les thérapies proposées pour soigner le cancer du côlon ont connu une nette évolution avec les avancées de la chimiothérapie, de la chirurgie et des solutions de traitements des stades métastatiques. 

L’intervention chirurgicale

La chirurgie reste la première solution utilisée pour traiter le cancer du côlon. Cette pratique consiste à retirer la partie du gros intestin touchée par la tumeur. L’opération varie en fonction de la localisation des tissus cancéreux. 

Ainsi, l’intervention peut se faire grâce à une incision au niveau de l’abdomen (laparotomie) ou avec le ventre fermé (cœlioscopie). En cas de cancer métastatique, le patient subit une thérapie par chimiothérapie néoadjuvante juste avant l’opération. Cela permet de faire régresser les métastases. 

La chimiothérapie

L’utilisation de certains agents chimiques intervient lorsque le cancer est agressif ou que les ganglions sont atteints. Ce moyen s'utilise également en cas de propagation des cellules tumorales vers d’autres organes de l’organisme. Les médecins utilisent alors des produits comme l’irinotécan, l’oxaliplatine ou le 5-fluoro-uracile. 

Dans certaines situations, la chimiothérapie peut s'accompagner d'une immunothérapie à base d’anticorps monoclonaux. Ces médicaments aident à freiner la croissance du cancer et l’empêchent d’évoluer. 

À noter : la chimiothérapie peut entraîner une infertilité masculine. En cela, si vous souhaitez peut-être avoir un enfant dans le futur, n'hésitez pas à avoir recours à une technique de conservation de la fertilité de l'homme (congélation d'échantillons de sperme).

Le suivi après le traitement

À l’issue de la chirurgie et/ou de la chimiothérapie, le patient doit subir des examens anatomopathologiques pour vérifier que la tumeur a bien été retirée. 

Pour cela, le médecin prélève du tissu lymphatique au niveau de l’excroissance : on parle de curage ganglionnaire. Cette procédure permet de vérifier la présence de métastases dans les ganglions. En cas de résultat positif, bien qu’elles aient été retirées au cours de l’intervention, le thérapeute suggère une chimiothérapie adjuvante à raison de deux cures chaque mois pendant six mois. 

Après ce processus, le malade fait l’objet d’un suivi une fois chaque trimestre pendant deux ans. Ensuite, c'est un suivi chaque semestre pendant trois ans et enfin chaque année. Le but de cette initiative est d’accompagner le patient dans son quotidien (hygiène alimentaire, problèmes digestifs), mais également de diagnostiquer une potentielle récidive. 

À noter : le cancer du côlon et ses traitements peuvent avoir un impact sur la vie sexuelle. Le choc de la nouvelle peut entraîner une baisse de la libido tandis que les traitements peuvent causer des difficultés à maintenir une érection. En cela, n'hésitez pas à consulter un sexologue pour vous aider à conserver une sexualité épanouie malgré la maladie.

Les 3 signes avant-coureurs du cancer du côlon : quels sont les principaux facteurs de risque du cancer colorectal ?

L’âge reste l’un des principaux facteurs de risque d’un cancer colorectal. En effet, les chances de développer cette pathologie augmentent à partir de 50 ans, tout comme les risques de développer un trouble de l'érection par exemple. 

Toutefois, il existe d’autres paramètres (évitables) liés aux habitudes de vie de la personne. On pense notamment à la consommation excessive d’alcool ou de viande rouge, l’obésité, une alimentation trop grasse et la sédentarité. Si le tabagisme cause des soucis d'érection, il favorise aussi le développement de cancers.

En revanche, certaines personnes présentent des prédispositions inéluctables qui augmentent leurs chances de développer un cancer du côlon. On parle alors de risque élevé ou très élevé dans l’une des situations suivantes :

  • antécédent personnel de tumeur ou d’excroissances au niveau du gros intestin ;
  • antécédent familial de cancer colorectal ;
  • inflammations chroniques du tube digestif (maladie de Crohn) ;
  • anomalie génétique (syndrome de Lynch, polypose adénomateuse familiale). 

Les patients concernés doivent faire l’objet d’un suivi particulier et subir des examens réguliers. Cela permet de détecter toute tumeur maligne à temps pour de meilleures chances de survie. 

Les 3 signes avant-coureurs du cancer du côlon : comment prévenir le cancer colorectal ?

Le dépistage reste l’un des meilleurs moyens de prévenir le cancer du côlon. Celui-ci peut se faire à l'occasion d'un examen médical complet de l'homme, mais aussi à votre initiative. Le pronostic de guérison du patient augmente jusqu’à 90 % lorsque la tumeur fait l’objet d’un diagnostic précoce. En effet, il peut se passer 10 ans entre l’apparition des lésions précancéreuses et la manifestation de la pathologie. 

Selon les statistiques, 8 cancers colorectaux sur 10 évoluent à partir de tumeur bénigne comme l’adénome ou le polype adénomateux. Ainsi, depuis 2008, l'État organise des campagnes nationales de dépistage afin de baisser le taux de mortalité de ce cancer. À cet effet, tous les Français de 50 à 74 ans déclarés éligibles au programme sont invités à participer à l’opération tous les deux ans. 

Pour réaliser le test, vous pouvez récupérer votre kit de dépistage du cancer colorectal en pharmacie ou chez votre médecin. Il est également possible de commander un kit de dépistage du cancer colorectal en ligne et de bénéficier d'une livraison directement à domicile. Une fois le matériel à votre disposition, vous devez réaliser un prélèvement de vos selles (selon le mode d’emploi fourni avec le dispositif) avant de l’envoyer par voie postale dans un laboratoire. Ce dernier se chargera d’effectuer des tests immunologiques afin de dépister la présence de sang occulte dans vos selles. Les résultats sont disponibles sous trois jours ouvrés en ligne et sous 15 jours ouvrés par courrier.

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Délivrance de fiches conseils et d’une ordonnance  si nécessaire.

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