AccueilBlogDigestionIndigestion : symptômes, causes, traitements

Indigestion : symptômes, causes, traitements

Indigestion : symptômes, causes, traitements

Synonyme populaire de la dyspepsie, l’indigestion est une affection courante qui survient lorsque le patient a la sensation que son appareil digestif peine à digérer. Si elle est parfois qualifiée de crise de foie, il s’agit d’un abus de langage puisque le foie n’est pas forcément impliqué.

La dyspepsie se manifeste généralement par une gêne légère et diffuse, n’alarmant donc pas forcément les personnes qui en souffrent. Mais même si ce trouble digestif est souvent transitoire et sans gravité, il est parfois rattaché à une pathologie sous-jacente plus ou moins grave. Voici ce que vous devez savoir à propos de l’indigestion : symptômes, causes et traitements.

Indigestion : quels sont ses symptômes ?

Il est important d’avoir une bonne connaissance des signes de dyspepsie, car ce sont eux qui définissent réellement le trouble. Il faut également savoir que l’indigestion peut prendre deux formes : aiguë (survenue récente et brutale) ou chronique (survenue ancienne et insidieuse). Les signes sont identiques dans les deux cas, mais souvent plus intenses dans la forme aigüe.

De façon générale, l’indigestion est décrite comme une gêne siégeant dans la région épigastrique (creux de l’estomac). Les patients évoquent souvent un mal digérer et se plaignent d’avoir une « digestion lente » ou une sensation que le repas leur reste sur l’estomac. Les symptômes les plus fréquents sont :

  • une détresse postprandiale (sensation gênante de plénitude gastrique après un repas) ;
  • des brûlures épigastriques pouvant s’accompagner d’une sensation de pesanteur ;
  • une sensation de satiété (rassasiement) précoce avec difficulté à terminer un repas de taille normale.

En dehors de ces trois signes, vous pouvez en présenter d’autres (en fonction des causes de votre indigestion). Il s’agit :

  • de la perte d’appétit ;
  • des éructations (rots) ;
  • des nausées et vomissements ;
  • de la constipation ou des diarrhées ;
  • des ballonnements abdominaux et flatulences (pets intempestifs) ;
  • des reflux gastro-œsophagiens (caractérisés par un pyrosis et des régurgitations).

Le pyrosis se définit comme une brûlure partant de l’épigastre et remontant dans la bouche via l’œsophage (derrière le sternum). Quant aux régurgitations, elles correspondent à une remontée du contenu de l’estomac dans la bouche sans effort de vomissements. Les aigreurs (goûts amers dans la bouche) peuvent aussi signer des RGO (reflux gastro-œsophagiens).

Alors que le fait de manger calme les symptômes chez certains patients, les repas constituent un facteur aggravant chez d’autres. En réalité, cette variation a généralement un rapport avec la cause sous-jacente.

Les signes d’alarme d’une indigestion

Même s’il est toujours préférable de consulter un gastroentérologue pour en avoir le cœur, tous les épisodes de dyspepsie ne nécessitent pas une consultation immédiate. Cependant, certains signes doivent vous alarmer, peu importe le type de dyspepsie dont vous souffrez (aiguë ou chronique).

En tête de liste, l’essoufflement, la transpiration ou la tachycardie (accélération du rythme cardiaque) accompagnant une crise de dyspepsie sont inquiétants. Lorsque ces signes accompagnent un épisode soudain (sans antécédent), ils peuvent être liés à une ischémie coronarienne aiguë.

De même, les nausées et vomissements (notamment avec le sang) ne sont pas à prendre à la légère. Il faut également consulter en cas :

  • de persistance de l’affection malgré les traitements médicaux ;
  • d’anorexie (plus grave qu’une simple perte d’appétit) ;
  • de perte de poids (surtout lorsqu’elle est trop rapide) ;
  • odynophagie (douleur à la déglutition) ;
  • de dysphagie (gêne à la déglutition) ;
  • de présence de sang dans les selles.

En outre, si vous souffrez d’une indigestion chronique dont les signes apparaissent à l’effort physique et disparaissent au repos, l’existence d’un angor est probable. Enfin, qu’il y ait des signes avant-coureurs ou pas, la consultation médicale s’impose en cas de dyspepsie chronique. Cette dernière n’est pas forcément due à une maladie grave. Mais il est préférable d’intervenir pour soulager les symptômes et prévenir les complications. En effet, les manifestations de l’indigestion ne sont pas toujours sans conséquence.

Par exemple, des vomissements répétés peuvent entraîner une lésion de la paroi œsophagienne (déchirure). De même, les RGO intempestifs peuvent provoquer une érosion dentaire plus ou moins importante.

Youtube Video

Indigestion : quelles en sont les causes ?

Sur le plan étiologique, la dyspepsie peut être fonctionnelle ou organique. Dans le premier cas, le médecin n'identifie aucune lésion objectivable, mais l’affection existe bel et bien. Encore appelée dyspepsie sans ulcère, l’indigestion fonctionnelle peut être liée à une sensibilité accrue aux sensations de l’estomac ou aux contractions intestinales.

Mais dans le second cas, il y a une situation ou un mal sous-jacent dont la dyspepsie est une forme de manifestation. Dans certains cas, la cause n’implique pas de difficulté à digérer les aliments.

Les causes de la dyspepsie aigüe

Une indigestion aiguë peut être associée à un repas (trop) copieux, gras ou rapide. De même, la consommation d’alcool (en grande quantité) peut provoquer un épisode aigu de dyspepsie. Cette dernière peut aussi être causée par certains médicaments irritants : bisphosphonates, érythromycine, fer, anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

Par ailleurs, une crise cardiaque ou une angine instable (ischémie coronarienne) peut se manifester par une dyspepsie au lieu d’une douleur thoracique classique.

Les causes d’indigestion chronique

Face à une dyspepsie récurrente, il faut penser à :

  • un reflux gastro-œsophagien (qui peut être une cause et non une manifestation) ;
  • les mêmes médicaments que dans la dyspepsie aigüe ;
  • la gastrite ou l’ulcère œsogastroduodénal ;
  • le cancer gastrique ou œsophagien.

Un retard de la vidange gastrique peut aussi être en cause. Ce trouble se caractérise par la stagnation des aliments dans l’estomac. Il est généralement dû à certaines affections affectant les nerfs du tube digestif : le diabète, un trouble du tissu conjonctif ou un trouble neurologique qui affecte les nerfs du tube digestif.

Aussi bien pour l’indigestion aiguë que chronique, le stress et l’anxiété sont des facteurs de risque. Dans certains cas, ils ne font qu’aggraver les symptômes.

Comment traiter une indigestion ?

La prise en charge de la dyspepsie inclut le traitement symptomatique, mais aussi étiologique (traitement de fond). Ce dernier permet d’éliminer définitivement le trouble. Mais lorsqu’il s’agit d’une indigestion fonctionnelle, le style de vie et le soulagement des symptômes sont vos meilleurs alliés. En absence de lésion causale spécifique, les médicaments les plus utilisés sont :

  • les antiacides ;
  • les anti-sécrétoires ;
  • les agents cytoprotecteurs ;
  • les antalgiques et antispasmodiques ;
  • les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) ;
  • les stimulateurs de mouvements des muscles gastro-intestinaux (procinétiques par exemple).

En fonction des observations du gastroentérologue, il peut prescrire d’autres types de produits pharmaceutiques et vous orienter vers un autre spécialiste.

Quelques recommandations pour combattre une dyspepsie

Si vous n’êtes pas en mesure de consulter dans l’immédiat, vous pouvez vous rendre en pharmacie. Demandez conseil à votre pharmacien sur les produits que vous pouvez utiliser en automédication. Toutefois, cette astuce peut être inefficace, voire dangereuse (notamment chez les personnes présentant des signes d’alarme).

Aussi, lutter contre l’indigestion, c’est éviter les facteurs déclenchants, favorisants ou aggravants. Il s’agit des repas (trop) copieux ou gras, de l’alcool, du café, du stress et de tout type d’excitants. Pensez également à ne pas trop manger trop rapidement. Assurez-vous de mâcher correctement les aliments au cours de vos repas. Les nourritures trop épicées et les boissons gazeuses doivent être mises de côté. Après avoir mangé, évitez de :

  • vous allonger avant une durée de 2 h ;
  • faire du sport avant 1 h 30 ;
  • mâcher du chewing-gum ;
  • boire du café ou de fumer ;
  • rester penché vers l’avant.

A contrario, vous pouvez faire une petite marche digestive de 15 minutes pour favoriser le processus digestif. La pratique d’une activité physique régulière peut aussi aider votre appareil digestif à mieux fonctionner. Cependant, il vaut mieux éviter les sports trop intenses ou mettre le bassin au-dessus des épaules.

Quelques remèdes naturels contre l’indigestion

Tout comme l’automédication, la prise de remèdes naturels doit se faire avec précaution. D’ailleurs, ils sont plus adaptés lorsque vous êtes conscient d’avoir pris un repas festif ou particulièrement exagéré. Mais cela n’exclut pas l’importance du conseil de votre pharmacien ou de l’avis de votre médecin.

L’argile verte

Avec ses propriétés de pansement intestinal, l’argile verte agit à travers la silice et l’alumine. Elle a des effets anti-ballonnements, antidiarrhéiques et antibiotiques dans certains cas. Grâce à sa richesse en minéraux (magnésium, calcium, etc.), elle aide à reminéraliser et faire cicatriser l’appareil digestif.

Chaque matin pendant 10 jours, vous pouvez prendre une cuillerée d’argile verte avec de l’eau et du jus de citron. Vous pouvez remplacer le citron par deux gouttes d’huile essentielle de coriandre. L’argile doit être utilisée à distance des repas et des prises de médicaments. Autrement, elle pourrait ralentir leur absorption. Aussi, l’insuffisance rénale est une contre-indication à l’utilisation d’argile verte.

Le bicarbonate de sodium alimentaire

Le bicarbonate de soude alimentaire a la capacité de capter les ions acides et de les neutraliser. Pour l’utiliser, vous avez deux solutions. La première consiste à mélanger une demi-cuillerée à café de bicarbonate à un verre d’eau. La deuxième consiste à boire directement un verre d’eau de source bicarbonatée. La prise du bicarbonate doit durer environ 30 minutes avant de manger.

En raison de sa teneur en sodium, le bicarbonate de soude est contre-indiqué chez les insuffisants rénaux, les personnes souffrant de rétention d’eau, les hypertendus au régime peu salé et les personnes prenant des corticoïdes.

Le charbon végétal

Le charbon végétal intervient contre les ballonnements (gaz) et les toxines (ou bactéries). Sauf avis médical (ou pharmaceutique) contraire, il se prend à raison de deux gélules deux fois par jour. Sa prise est ponctuelle, c’est-à-dire qu'elle se limite au jour où vous ressentez l’inconfort digestif.

Qui veut être mon associé
Découvrez le passage de Charles.co sur 
M6
Voir le replayfleche-droite-fine-picto