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Douleur à l’estomac : symptômes, causes et traitements

Douleur à l’estomac : symptômes, causes et traitements

La douleur à l'estomac est loin d’être une affection rare et peut toucher quasiment tout le monde. Cependant, il est important de faire la différence entre douleur abdominale (au ventre) et douleur gastrique (à l’estomac). En effet, comme l’indique son appellation, cette dernière touche l'estomac. Par contre, le mal de ventre peut être lié à n’importe quelle composante de l’abdomen, y compris l’estomac. Découvrez quelques informations utiles par rapport à la douleur gastrique.

Douleur à l’estomac : comment se manifeste-t-elle ?

caractéristiques. Parmi celles-ci figure la localisation de l’algie (douleur). C’est principalement elle qui vous permettra d’avoir la certitude (ou presque) que vos maux de ventre sont effectivement liés à l’estomac.

Une douleur d’origine stomacale se localise au niveau de l’épigastre, l’une des neuf régions de l’abdomen. Communément appelée creux de l’estomac, cette région se situe entre le sternum et l’ombilic (à deux ou trois travers de doigt de ce dernier). Même si une douleur abdominale est localisée dans cette zone, il se pourrait qu’elle ne soit pas d’origine gastrique. 

En effet, en dehors de l’estomac, une partie du côlon (le transverse) et du pancréas (plus profond) traverse également l’épigastre. Il se pourrait donc que votre épigastralgie soit en réalité due à un dysfonctionnement au niveau de ces deux organes.

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Les autres caractéristiques de la douleur à l'estomac

En dehors de la localisation exacte, les autres informations liées à la douleur sont également de bons indicateurs. En effet, les caractéristiques des douleurs abdominales en général varient en fonction de leurs causes et par ricochet de l’organe concerné. Il est donc important que vous puissiez préciser :

  • son ancienneté (récente ou ancienne) ;
  • son mode de survenue (brutal ou insidieux) ;
  • mais aussi son rapport avec les repas (moment de survenue) ;
  • son intensité (légère, moyenne, insupportable, invalidante, impactant le sommeil, etc.) ;
  • le type de douleur (brûlure, crampe, pesanteur, faim douloureuse, coup de poignard, etc.) ;
  • les signes associés au mal (les autres symptômes qui accompagnent les douleurs épigastriques).

Ces détails sont surtout importants lorsque vous décidez de consulter un gastroentérologue. Ces détails lui permettront d’émettre des hypothèses diagnostiques et donc de vous proposer des solutions ou examens adaptés.

Les principales formes de douleurs à l’estomac

l’ancienneté/mode de survenue de la douleur et son type. Suivant l’ancienneté, on distingue la douleur gastrique aiguë et la douleur gastrique chronique.

Le premier type est une douleur généralement intense qui apparaît de façon brutale et dure depuis moins de 3 mois. Quant à la douleur chronique, elle s’installe progressivement et évolue depuis au moins 3 mois. La douleur épigastrique chronique a généralement le temps d’évoluer parce qu’elle est supportable et n’alerte pas forcément le patient.

Suivant le type de la douleur à l’estomac, on distingue une grande multitude de formes. Toutefois, il y en a quelques-unes que l’on rencontre souvent.

Les 3 formes de douleurs à l'estomac

  • Les crampes d’estomac : elles se manifestent par des contractions involontaires et douloureuses au niveau des muscles gastriques. Elles sont plus ou moins similaires aux crampes que vous ressentez au pied ou à la jambe.
  • Les brûlures épigastriques : le patient ressent clairement des brûlures au creux de l’estomac. Selon les cas, cette sensation de brûlure peut remonter jusqu’à l’œsophage et être accompagnée de remontées acides au fond de la gorge. Cette forme d’épigastralgie est souvent nocturne ou survient après un repas.
  • Les ballonnements abdominaux : il s’agit d’une sensation de gêne ou de pesanteur due à l’accumulation de gaz au niveau de l’estomac (et de l’intestin). Le patient se sent donc ballonné avec son ventre qui prend temporairement du volume. Des éructations (rots) et des flatulences (pets intempestifs) peuvent accompagner la douleur.

Quelle que soit la forme de douleur à l’estomac que vous ressentez, certaines situations doivent vous pousser à une consultation immédiate. La première est la persistance de la douleur (malgré la prise d’antalgiques). Deuxièmement, une douleur gastrique intense qui survient trop brusquement et persiste ne doit pas être prise à la légère.

Enfin, voici quelques signes qui doivent vous alerter en cas de douleurs épigastriques : perte de poids, perception d’une boule dans le ventre, fièvre, sang dans les selles, âge avancé ou au contraire très jeune âge. Tous ces signes et situations d’alerte ne signifient pas systématiquement que vous souffrez d’une pathologie grave, mais le risque existe.

Douleur à l'estomac : quelles en sont les causes ?

De façon générale, les douleurs à l’estomac sont dues à des troubles digestifs. Ceux-ci peuvent être fonctionnels (sans cause apparente) et donc souvent liés à votre style de vie. Mais ils peuvent aussi être organiques et donc liés à une cause plus ou moins grave.

L’ulcère œsogastroduodénal

Même s’il est souvent associé à l’estomac, l’ulcère peut aussi toucher l’œsophage et le duodénum (partie initiale de l’intestin après l’estomac). Il se définit simplement comme une plaie profonde localisée au niveau de la paroi gastrique, œsophagienne et/ou duodénale.

L’ulcère peut être causé par la prise de certains médicaments (AINS comme l'aspirine), l’Helicobacter pylori (bactérie entraînant une inflammation de la paroi). L’hyperacidité gastrique est une cause moins fréquente de l’ulcère gastroduodénal.

Cette hyperactivité peut être provoquée par la prise de tabac ou d’alcool, l’anxiété ou une prédisposition génétique. En outre, la maladie ulcéreuse peut rarement être causée par un cancer de l’estomac.

L’épigastralgie de l’ulcère est à type de crampe ou de faim douloureuse. Elle survient environ 3 h après un repas, se manifeste par poussées de quelques semaines avec des périodes d’accalmie (sans symptômes). Elle est calmée par l’alimentation sauf si cette dernière comprend trop de gras ou d’excitants (café, thé, etc.). La douleur est aussi aggravée par le tabac.En cas de prise en charge tardive ou insuffisante, l’ulcère peut se compliquer de perforationgastrique. Cette dernière crée une douleur assimilable à un coup de poignard dans l’estomac. Cette algue est extrêmement brutale et la perforation en elle-même constitue une urgence chirurgicale.

La gastrite

Souvent confondue avec l’ulcère, la gastrite est une inflammation de la muqueuse de l’estomac. Elle se caractérise par des brûlures épigastriques qui peuvent s’accompagner de pesanteur ou d’une digestion difficile. Contrairement à l’ulcère, la gastrite n’est pas calmée par la prise d’aliments. D’ailleurs, les symptômes surviennent souvent pendant ou après le repas.

Cette affection de l’appareil digestif peut être due à une alimentation (trop acide, grasse ou épicée), certains médicaments (AINS), le stress, l’Helicobacter pylori, la maladie de Biermer, etc. Son installation est favorisée par l’alcool, le café, le tabac et les boissons acides.

La dyspepsie

Les troubles dyspeptiques sont désignés comme une sensation de mal digérer. Ils se manifestent par un inconfort et une douleur au niveau épigastrique. Cette douleur à type de brûlures d’estomac peut aussi prendre la forme d’une pesanteur. La dyspepsie peut s’accompagner d’autres signes tels que les ballonnements, les éructations, les flatulences, les nausées et vomissements, etc.Elle peut être fonctionnelle et donc due aux habitudes de vie (repas trop copieux, excès de gras ou d’alcool, mastication inappropriée ou trop rapide, etc.). Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et certaines pathologies peuvent aussi en être la cause.

Le reflux gastro-œsophagien

Abrégé RGO, ce trouble digestif désigne la remontée du contenu acide de l’estomac vers l’œsophage. Sa douleur est sous forme de brûlure intense allant de l’épigastre à la bouche en passant derrière le sternum. Le reflux gastro-œsophagien est dû à un dysfonctionnement du sphincter œsophagien. Il est favorisé par le surpoids, les repas copieux, le tabac, l’alcool, les positions couchées ou demi-assises (surtout lorsqu’elles sont adoptées juste après un repas).

Le cancer de l’estomac

Il s’agit d’un des maux les plus redoutables en matière de douleurs à l’estomac. Seulement en 2020, 1,09 million de nouveaux cas ont été diagnostiqués dans le monde. Dans le cancer gastrique, des sensations de brûlure s’accompagnent de :

  • nausées ;
  • vomissements ;
  • amaigrissement ;
  • anémie chronique ;
  • altération de l’état général ;
  • saignements gastro-intestinaux.

En dehors de la génétique, le cancer gastrique peut être favorisé par une gastrite chronique à Helicobacter pylori, le tabagisme, une alimentation très salée ou riche en produits de fumaison. D’où l’intérêt de faire attention à son mode de vie et de consulter dès les premières douleurs ressenties.

Outre toutes ces causes, la douleur à l’estomac peut être due au stress à une hernie hiatale ou une augmentation de la pression intra-abdominale (grossesse, surpoids). Enfin, certaines pathologies comme les calculs biliaires et le cancer du pancréas peuvent projeter leurs douleurs à l’estomac.

Douleur à l’estomac : comment la traiter ?

Le traitement de la douleur gastrique passe par l’identification de sa cause. En fonction des signes présents, l'hépato gastroentérologue peut prescrire quelques examens tels que :

  • la pHmétrie ;
  • la manométrie ;
  • l’inpédancemétrie ;
  • l’échographie abdominale ;
  • l’endoscopie digestive (gastroscopie, fibroscopie), etc.

En fonction de l’étiologie diagnostiquée, le traitement peut être fait d’antispasmodiques, d’antalgiques, d’antiacides (comme les IPP) ou d’anti-sécrétoires, de pansements gastriques, d’antibiotiques ou d’antiparasitaires et parfois d’interventions chirurgicales de diverses natures.

Si la douleur s’avère fonctionnelle (sans lésion apparente), le traitement tourne principalement autour des habitudes de vie (notamment alimentaires). Il faudra donc :

  • manger posément et à bonne heure ;
  • avoir une alimentation saine et équilibrée ;
  • éviter les gestes incompatibles avec la digestion ;
  • pratiquer les activités favorisant le processus digestif ;
  • éviter au maximum les excitants tels que l’alcool et le tabac. 

Il faut également penser à rééquilibrer son poids si nécessaire, traiter les constipations, éviter les vêtements trop serrés au niveau du ventre et fuir au maximum l’automédication.

Quelques remèdes naturels contre le mal de ventre

L’aromathérapie est très utilisée dans le traitement des épigastralgies. Toutefois, avant de vous y aventurer, demandez conseil à votre pharmacien ou l’avis de votre médecin. Parmi les huiles essentielles les plus utilisées figurent la camomille et la menthe poivrée. Vous pouvez aussi vous tourner vers la réglisse et la guimauve officinale relevant de la phytothérapie.

Bon à savoir : si votre enfant à mal au ventre, la calmosine digestion peut être la solution.

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