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Nymphomanie : vivre avec l’hypersexualité de sa partenaire

Nymphomanie : vivre avec l’hypersexualité de sa partenaire

La nymphomanie est un trouble de la sexualité caractérisant une hypersexualité chez la femme. Elle affecte les personnes qui en souffrent, que ce soit sur le plan personnel ou social. Dans un couple, il est reconnu qu’un appétit sexuel très élevé de l’un des partenaires peut s’avérer problématique.

Il est alors évident qu’un homme peut souffrir de la nymphomanie de sa compagne. Cela peut avoir des conséquences fâcheuses sur la vie de couple. Zoom sur quelques recommandations pertinentes pour faire face à l’hypersexualité de sa partenaire.

Mieux comprendre la nymphomanie pour mieux agir

La nymphomanie (ou andromanie) se caractérise par une amplification des besoins sexuels chez la femme. Concrètement, elle a beaucoup trop fréquemment envie de faire l’amour. Il ne faut pas la confondre avec une simple dépendance sexuelle ou avec un simple intérêt sexuel élevé. Il s’agit d’un état pathologique de l’hypersexualité qui nuit significativement aux femmes qui en souffrent.

Comment diagnostiquer une nymphomanie ?

Les nymphomanes sont incapables de contrôler leurs pulsions à avoir des relations sexuelles avec des hommes. Généralement, elles n’ont pas beaucoup de contrôle et peuvent changer de partenaire en permanence. Leur objectif n’est pas d’atteindre nécessairement l’orgasme, puisqu’elles sont majoritairement anorgasmiques.

En outre, la nymphomanie s’accompagne souvent d’un autre trouble de la personnalité. Il s’agit notamment des troubles de la personnalité (paranoïde, narcissique, histrionique, ou borderline). Elle peut également s’accompagner d’un trouble psychiatrique comme :

  • la manie ;
  • la schizophrénie ;
  • le trouble bipolaire ;
  • les épisodes psychotiques ;
  • et le trouble obsessionnel compulsif.

Ainsi, pour être sûr que votre partenaire souffre de ce trouble, vous devez observer attentivement son comportement. Si en plus d’avoir du mal à contrôler ses désirs sexuels, cette addiction l’empêche d’accomplir certaines tâches ou constitue une échappatoire, il est fort probable qu’elle souffre de la nymphomanie. Notez aussi que l’hypersexualité féminine peut se manifester par une masturbation très fréquente (5 à 15 fois par jour).

Quelles peuvent en être les causes de la nymphomanie ?

Les causes de la nymphomanie ne sont pas clairement définies. Pour certains, ce dysfonctionnement trouve son point de départ dans le cerveau (une cause psychique). Pour d’autres, il est lié à un déséquilibre physiologique.

Dans le premier cas, l’andromanie est un trouble psychique lié à un vieux conflit intrapsychique. Elle peut alors se déclencher suite à des traumatismes liés à une enfance trop tendre ou caractérisée par un manque d’affection et de sécurité.

Un amour violent contrarié et un œdipe non résolu peuvent aussi être pris en compte. De plus, une imagination débordante accentuée par la pornographie ou les lectures érotiques peuvent déclencher une nymphomanie.

En ce qui concerne le second cas, il peut s’agir d’un déséquilibre hormonal engendré par la prise d’un contraceptif inapproprié ou par un problème endocrinien. Les personnes qui suivent un traitement médicamenteux contre la maladie de Parkinson sont aussi exposées à l’andromanie. Cette dernière peut aussi s’expliquer par une origine neurologique caractérisée par une atteinte du système limbique.

Par ailleurs, certaines études ont démontré que la nymphomanie peut être symptomatique d’une affection des organes génitaux (prurigo de la vulve, phlegmasie, cancers, etc.). D’ailleurs, une masturbation abusive et des rapports sexuels trop fréquents peuvent causer ces affections.

En quoi le bien-être du couple est-il menacé par la nymphomanie ?

La nymphomanie peut être vécue comme une profonde souffrance aussi bien chez la femme que chez son compagnon. Quel que soit le lien qui les unit, la vie au sein du couple sera impactée d’une manière ou d’une autre.

En effet, l’homme est souvent frustré, car il est incapable de satisfaire les besoins sexuels convulsifs de sa partenaire. Il se retrouve blessé émotionnellement. La nymphomane aura du mal à rester fidèle après un certain temps. Cela peut constituer un motif suffisant de rupture.

Cela a d’ailleurs été mis en exergue par le docteur Rory Reid et ses collaborateurs dans une étude publiée dans le journal scientifique « The Journal of Sexual Medicine ». Comme évoqué précédemment, la nymphomanie s’accompagne souvent d’autres troubles psychologiques dont le traitement requiert une forte assistance.

Si tant est que l’homme décide de rester, il peut être épuisé physiquement et psychologiquement. Dans tous les cas, la nymphomanie ne constitue pas en soi une fatalité pour le bien-être d’un couple. Il est bel et bien possible de vivre avec l’hypersexualité de sa conjointe.

Vivre avec une personne hypersexuelle : quels comportements adopter au quotidien ? 

Un homme qui souhaite partager durablement la vie d’une personne atteinte de nymphomanie doit apprendre à user de patience et de tact. De façon pratique, voici quelques astuces qu’il est recommandé d’appliquer.

N’hésitez pas à placer des limites au sexe

Si votre partenaire souffre de la nymphomanie, elle voudra avoir des rapports à n’importe quel moment de la journée. Ce sera alors à vous d’essayer de poser des limites. Pour cela, vous devez avant tout accepter votre incapacité à assouvir tous ses fantasmes. Ensuite, vous devez apprendre à ne pas céder à ceux-ci.

Toutefois, il est important de tenir compte des ressentis de sa compagne. Cette dernière peut par exemple se sentir rejetée et non désirée. Continuez à lui témoigner votre amour et à lui prouver que vous la désirez. En réalité, tout réside dans la façon dont vous lui dites non lorsqu’elle a envie de faire l’amour.

Si votre conjointe souhaite avoir des rapports sexuels à un moment inopportun, même si son jeu de séduction déclenche une érection, essayez de ne pas céder. Rassurez-la en lui rappelant que vous l'aimez quand elle vous désire et que vous la désirez également. Ensuite, dites-lui sincèrement pourquoi vous ne pouvez pas la satisfaire immédiatement et proposez-lui une alternative intéressante.

Aidez votre partenaire à trouver de nouvelles occupations

Les nymphomanes ont leur attention focalisée sur le plaisir sexuel. Cela peut s’aggraver si elles n’ont pas une vie assez active. Pour vivre avec l’hypersexualité de sa conjointe, aidez-la à trouver et à pratiquer de nouvelles activités. Il est recommandé d’opter (si possible) pour des activités intenses comme l’alpinisme et le trekking.

Elle peut aussi faire du jogging, du vélo ou s’abonner à une salle de gym. Le yoga est aussi un excellent moyen pour l’aider à se contrôler. Elle pourrait adorer jouer d’un instrument de musique, chanter, dessiner ou encore faire la cuisine. L’essentiel est de trouver ce qui la passionne réellement.

D’un autre côté, le sexe ne doit pas constituer votre seul moment en termes de relations intimes. Identifiez d’autres moyens pour vous rapprocher émotionnellement de votre partenaire. Vous pouvez par exemple privilégier les longues séances de discussion à la maison ou lors des rendez-vous romantiques.

Soyez ouvert d’esprit en matière de relation sexuelle

Parfois, il est utile d’être ouvert d’esprit en matière de relations sexuelles pour vivre avec une nymphomane. Il faut faire preuve d’une grande imagination pour combler les désirs de sa partenaire et favoriser une pleine jouissance sexuelle. N’hésitez pas à explorer d’autres possibilités. Il serait par exemple intéressant de faire durer le plaisir chaque fois que vous faites l’amour en essayant de retarder l’éjaculation le plus possible. 

D’ailleurs, le coït ou la pénétration n’est pas forcément la seule manière de se faire plaisir mutuellement. Discutez avec votre compagne de la masturbation. Contrairement à certaines idées reçues, le fait de se masturber joue un rôle important dans un couple. Elle contribue à mettre en place une relation sexuelle saine. Elle peut aider votre compagne à retrouver un équilibre psychologique et physique. Néanmoins, il faut faire attention à ce que cela ne devienne pas une obsession chez elle.

Pour pallier cela, vous pouvez participer en la caressant par exemple pendant qu’elle se masturbe. Aussi, faites des sex-toys (jouets sexuels) vos alliés. Vous pouvez d’ailleurs les manipuler vous-même pour satisfaire votre partenaire. Multipliez si possible les rapports sexuels oraux.

Si vous êtes physiquement éloignés, vous pouvez faire l’amour par téléphone. Par ailleurs, sachez que votre plaisir sexuel compte aussi. Certains hommes ont évidemment du mal à s’adapter, mais en explorant ce que vous aimez, il est possible d’identifier une pratique qui vous permet d’avoir une vie sexuelle plus saine avec votre partenaire. Il ne faut pas oublier que pour les femmes, c’est également une situation difficile à vivre. C’est pourquoi la piste d’un traitement ne doit pas être écartée…

Quels sont les traitements à envisager pour une nymphomane ?

En appliquant les conseils précédents, il est possible de vivre facilement avec l’hypersexualité de sa partenaire. Cependant, comme pour toute autre pathologie, il est nécessaire de trouver des traitements efficaces pour la soigner. Pour cela, la première étape consiste à déceler clairement la cause de cette obsession pour le sexe. Il faut identifier ce qui est susceptible de déclencher le désir.

N’oubliez pas que les causes peuvent être multiples. Il faut donc parfois une prise en charge pluridisciplinaire pour identifier dans quel contexte apparaît l’hypersexualité afin de favoriser une baisse du désir sexuel. Par exemple, il est possible de consulter à la fois un psychothérapeute et un endocrinologue. Dans certains cas, le gynécologue peut également intervenir.

Parmi les traitements les plus efficaces, on retrouve les thérapies cognitives et comportementales, ainsi que l’hypnose. Lorsque ceux-ci ne sont pas suffisants, vous pouvez opter pour des traitements médicamenteux qui l'empêcheraient d’augmenter sa libido ou encore de gérer l’angoisse et l’anxiété. Attention, tout traitement doit se faire sous conseil du médecin traitant, sexologue ou addictologue.

En outre, il est recommandé de rejoindre des groupes de soutien à l’instar des Dépendants affectifs et sexuels anonymes (DASA). Ils proposent des séances de discussions avec d’autres personnes souffrant du même problème. Des étapes de sevrage sont également établies pour aider les patientes à mieux affronter leur problème.

Lorsque la nymphomanie s’accompagne d’un trouble de la personnalité ou d’un trouble psychiatrique, un suivi plus important est requis. Dans toutes les situations, l’assistance du conjoint ou toute autre personne concernée est essentielle pour la réussite du traitement et l’atteinte d’une sexualité épanouie. De même, la patiente doit se sentir en confiance avec le thérapeute qui la suit.

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