AccueilBlogFemmeSquirt et éjaculation féminine : origine, mécanisme et impact sur la santé !

Squirt et éjaculation féminine : origine, mécanisme et impact sur la santé !

Squirt et éjaculation féminine : origine, mécanisme et impact sur la santé !

Connaissez-vous le squirt ? L’éjaculation féminine fait partie des nombreux sujets tabous qui existent dans l’univers de la sexualité de la femme. Longtemps associé à de l’incontinence, ce phénomène physiologique apparaît généralement au moment de l’orgasme, même si on ne l’y associe pas toujours. Découvrez ici un petit guide pour tout savoir sur ce mécanisme qui se produit chez certaines femmes. 

Squirt : Qu’est-ce que l’éjaculation féminine ?

Contrairement à ce que pensent de nombreuses personnes, les hommes ne sont pas seuls à éjaculer. Les personnes de sexe féminin peuvent également connaître ce phénomène. L’éjaculation féminine se produit généralement en réponse à une excitation sexuelle

En effet, au moment de l’orgasme, certaines femmes expulsent en petits jets un liquide visqueux provenant de leur « prostate ». Cette réaction est un réflexe qui constitue une réponse involontaire du corps à un stimulus tel que la jouissance ou le plaisir sexuel. Ce mécanisme a été évoqué par le Kâmasûtra avant de refaire surface au XXe siècle. Néanmoins, à cette époque, les scientifiques n’ont pas pu révéler toute la physiologie du processus. 

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D’où provient cette sécrétion ?

L’éjaculat féminin est sécrété par la « prostate féminine ». Cette dernière désigne des glandes situées au niveau du vagin et de l’urètre (le canal qui conduit l’urine à l’extérieur de l’organisme). Plus précisément, elles se trouvent près du fameux point G. Il s’agit des glandes para-urétrales ou glandes de Skene qui possèdent des similitudes avec la prostate de l’homme d’où leur surnom de prostate féminine. 

Toutefois, on ne retrouve pas ces organes chez toutes les femmes. Une analyse réalisée sur 25 individus de sexe féminin en 2011 a montré que seules 14 des personnes étudiées possédaient ces glandes. Par ailleurs, le liquide sécrété par ces glandes a des caractéristiques similaires à celles des sécrétions prostatiques de l’homme

L’éjaculat féminin contient donc de la PSA (une enzyme favorisant la mobilité des spermatozoïdes), du zinc, du fructose et des phosphatases acides. Cependant, en raison de sa petite taille, la prostate féminine ne sécrète que peu de liquide : au maximum un millilitre. Ainsi, l’éjaculat passe souvent inaperçu pendant les relations sexuelles, parce qu’il se mélange aux sécrétions vaginales. 

Ce phénomène est-il normal ?

L’éjaculation de la femme au point cumulant du plaisir lors d’un coït ou la masturbation est complètement normale. Toutefois, le sujet reste encore tabou et ne fait pas souvent l’objet de débat. En outre, le phénomène ne touche pas toutes les femmes

D’après l’international society for sexual medicine, entre 10 et 50 % des personnes de sexe féminin éjaculent durant leurs ébats sexuels. Pour certains scientifiques, toutes les femmes ont connu au moins une fois l’éjaculation en faisant l’amour. Cependant, bon nombre d’entre elles ne s’en aperçoivent pas. Cette situation peut résulter du fait que le liquide reflue dans la vessie au lieu d’être expulsé à l’extérieur du corps.

Une étude a été réalisée sur plusieurs femmes afin de savoir si elles ont déjà connu le phénomène de l’éjaculation. 14 % des participantes ont rapporté avoir éjaculé pendant toutes leurs relations sexuelles ou lors de la majorité d’entre eux. 

En revanche, plus de la moitié des personnes étudiées (54 %) ont déclaré avoir expérimenté l’éjaculation au moins une fois. Une comparaison d’échantillons d’urine obtenus avant et après l’orgasme a révélé la présence d’une quantité considérable de PSA dans l’urine prélevée après la jouissance. 

Les experts ont alors conclu que la production de l’éjaculat avait lieu chez toutes les femmes. Toutefois, celles-ci ne l’expulsent pas toujours, le liquide regagne parfois la vessie où il est évacué lors de la miction. 

Qu’est-ce qui différencie le squirt et l’éjaculation féminine ?

Le thème squirt en anglais signifie littéralement en français gicler et il fait généralement référence aux femmes fontaines. La réalité de ce phénomène va bien au-delà des images montrées dans les films pornographiques. 

Au moment de jouir, une femme fontaine ou en réaction à une grande excitation sexuelle expulse un liquide clair et inodore en grands jets. C’est pour qualifier cet effet de jaillissement qu’on parle de squirting ou de femme fontaine

Par ailleurs, durant de nombreuses années, on pensait que les personnes sujettes à ce phénomène souffraient de problèmes d’incontinence urinaire. Mais cette hypothèse a été réfutée après de nombreuses années de recherches. 

La quantité de liquide expulsé lors du squirt

Le volume de sécrétion émis reste l’une des différences principales entre ce phénomène et l’éjaculation féminine. En effet, si l’éjaculat féminin n’excède pas un millilitre et peut facilement passer inaperçu, ce n’est pas le cas pour le liquide produit par une femme fontaine qui peut atteindre jusqu’à 300 ml

La provenance de la sécrétion du squirt

Le liquide expulsé lors du squirting ne provient pas du vagin, mais de la vessie. En outre, selon une étude publiée dans The Journal of Sexual Medicine, la sécrétion contiendrait de l’urée, de l’acide urique et de la créatinine. 

Diverses expériences ont été menées pour déterminer l’origine de la sécrétion. En effet, l’étude a été menée sur sept femmes fontaines à qui on a demandé de faire pipi avant de faire l’amour avec leur compagnon ou de se masturber. Les vessies des sujets ont été analysées à l’aide d’une échographie à différents moments : avant l’acte sexuel, pendant l’excitation et à la suite de l’expulsion du liquide. 

Les scientifiques ont remarqué un remplissage notoire de la vessie durant la période d’excitation. Celle-ci a été ensuite totalement vidée après l’expulsion du liquide. Ces résultats ont été par la suite confirmés par des mesures biologiques. 

À ce jour, les chercheurs n’ont pas encore pu déterminer le rôle de cette sécrétion abondante lors des relations sexuelles. 

Squirt : comment stimuler l’éjaculation chez la femme ? 

Si l’éjaculation peut survenir chez toutes les personnes de sexe féminin, il faut néanmoins que certaines conditions soient réunies. En effet, pour qu’une femme expérimente ce phénomène, il importe qu’elle lâche prise et soit prête à ressentir le plaisir sans aucune retenue. Elle doit également avoir une totale confiance en son partenaire. 

Une meilleure connaissance de son anatomie et une bonne musculation du vagin constituent des facteurs qui peuvent permettre à la femme d’atteindre cette sensation unique. Toutefois, il est possible qu’une stimulation du point G à travers un orgasme puissant puisse favoriser l’éjaculation féminine. 

En effet, cette zone qui se situe entre 2 ou 3 cm de l’entrée du vagin s’avère très sensible. De plus, sa proximité avec l’urètre stimule la venue de l’éjaculation chez la femme. Cependant, vous devez garder à l’esprit qu’éjaculer au cours d’une relation sexuelle ne constitue pas une obligation. 

D’ailleurs, ce phénomène n’est pas synonyme d’une sexualité épanouie. Vous pouvez avoir des orgasmes chaque fois que vous faites l’amour et connaître un véritable plaisir lors de vos ébats sans pour autant connaître l’éjaculation féminine. 

Existe-t-il un lien entre l’orgasme et le squirt ?

Certaines personnes ont tendance à associer le squirting et le plaisir ressenti lors des rapports sexuels. Néanmoins, l’évacuation d’une grande quantité de liquide par la femme n’est pas forcément le synonyme d’un orgasme intense. 

Ce dernier résulte plutôt de stimulations adéquates des zones érogènes (clitoris, petites lèvres, mamelons) de la part de l’amant pendant les préliminaires. Il peut également être le résultat de pratiques sexuelles comme le cunnilingus ou de positions sexuelles telles que la levrette qui sont plus susceptibles de permettre à la femme d’atteindre l’extase. 

En revanche, lorsque la femme expulse de grands jets de liquide incolore pendant la relation sexuelle, cela témoigne d’un réel lâcher-prise qui stimule le plaisir féminin. Par ailleurs, dans une situation de stimulation intense, la femme peut dépasser l’espace d’un instant tous ses blocages psychologiques et ainsi avoir un orgasme. 

Toutes les femmes peuvent-elles être des femmes fontaines ?

À la question de savoir si toutes les personnes de sexe féminin pouvaient être des femmes fontaines, les experts ne sont pas unanimes. Chaque personne diffère par son anatomie et sa psychologie. Il s’avère donc complexe de tirer des conclusions générales en ce qui concerne le sexe. 

Les femmes réagissent différemment face aux stimuli et au plaisir sexuel. Elles possèdent donc une manière unique d’atteindre l’orgasme ou de jouir. Ainsi, certains individus de sexe féminin émettent un liquide d’une quantité variable au moment de l’extase. 

On ne peut donc pas affirmer que toute personne dotée d’un vagin est en mesure de vivre ce phénomène. Chaque femme doit donc prendre le temps de connaître son corps et son plaisir grâce à son partenaire ou à travers la masturbation féminine afin de tenter d’expérimenter l’éjaculation. 

Il se peut que certaines femmes n’y arrivent jamais. Mais cela ne doit pas être un frein à l’épanouissement de leur vie sexuelle ou entrainer un complexe.  

Squirt : peut-on éviter d’éjaculer durant l’acte sexuel ?

Bon nombre de femmes vivent le squirt comme une situation honteuse et ressentent une gêne vis-à-vis de leur compagnon. Pourtant, il n’existe aucune raison de ressentir un quelconque embarras face à ce phénomène. En outre, on peut associer l’appréhension de l’éjaculation à un manque d’informations et à d’autres facteurs tels que :

  • la peur de salir les draps ;
  • une sensation de gêne ;
  • ou le désir d’avoir la maîtrise de son corps. 

Selon votre partenaire, vous pouvez au fil du temps changer votre perception sur ce phénomène, mieux l’accepter et mieux le vivre. 

Néanmoins, si vous désirez réellement éviter d’éjaculer au moment du coït, vous devez réprimer l’orgasme. Afin de ne pas jouir, il importe d’adopter des positions sexuelles qui ne vous procurent pas un plaisir intense. Toutefois, si vous sentez que la jouissance est proche, vous pouvez demander à votre partenaire de prendre une pause, le temps que la pression redescende. 

L’éjaculation féminine possède-t-elle un impact sur la santé ?

De manière générale, le rapport sexuel permet de limiter le stress. À ce jour, aucune étude n’a prouvé que l’éjaculation de la femme aurait des vertus ou non sur sa santé. Toutefois, la pratique de l’activité sexuelle en elle-même possède un bon nombre d’avantages. 

En effet, au moment de la jouissance sexuelle, le corps libère des hormones dotées de propriétés analgésiques capables de soulager les douleurs au niveau du dos et même les jambes, les céphalées et les contractions menstruelles.  

Enfin, la libération de l’ocytocine et de la prolactine après l’orgasme favorise un sommeil réparateur.

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