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Perte de cheveux (alopécie) : que faire, et comment l’éviter ?

Perte de cheveux (alopécie) : que faire, et comment l’éviter ?

La perte de cheveux constitue un motif de consultation fréquent en dermatologie ou en médecine générale. L’alopécie, le terme médical pour désigner la chute des cheveux, peut avoir différentes formes et différentes origines. 

Il est important de comprendre l’origine de la perte de cheveux, notamment pour savoir s’il s’agit d’une cause réversible ou non. La prise en charge rapide offre cependant de bons résultats pour stopper la chute. 

Nous énumérerons les antécédents médicaux, gynécologiques, chirurgicaux, diététiques pouvant être impliqués dans l’alopécie, ainsi que les causes possibles et les traitements. 


Qu’est-ce que l’alopécie ?

L’alopécie désigne une chute de cheveux (ou des poils) anormale (partielle ou totale). Cette raréfaction de la chevelure s’accélère lorsque la chute de cheveux n’est plus proportionnelle avec la phase de repousse. 

Elle est donc à différencier d’une perte de cheveux normale, qui peut par exemple intervenir à certaines périodes (automne, printemps).

Perte de cheveux : quelle est la différence entre l'alopécie et la calvitie ?

La calvitie est en réalité une alopécie androgénique liée à des facteurs génétiques et héréditaires. Elle se localise sur le front chez les hommes alors qu’elle est plus diffuse chez les femmes. Cette chute de cheveux est progressive, à la différence de la chute de cheveux saisonnière qui est brutale.

Les causes peuvent être héréditaires et hormonales. 

En combien de temps poussent les cheveux ?

Avant de parler de la chute des cheveux, déjà comprenons comment ils poussent. Les cheveux suivent un cycle pilaire définit par différentes phases :

  1. Une phase de croissance : on parle de la phase anagène, qui dure entre 3 à 5 ans.
  2. Une phase catagène : le cheveu se dégrade durant cette phase pendant 15 à 20 jours et cesse de croître.
  3. Et la phase télogène : cette phase dure 2 à 3 mois. Le cheveu est mort et tombe dès lors qu’un autre cheveu le pousse.

Après la chute du cheveu, une nouvelle phase anagène recommence pour un nouveau cycle et ainsi de suite. 

Quelles sont les causes de la perte de cheveux ?

En fonction de ces cycles (phase anagène, catagène, télogène) et de l’apparition de la perte des cheveux, on parlera d’effluvium de type anagène ou télogène

Nous voyons pour commencer les principales causes des de la perte de cheveux en phase anagène

Des causes médicamenteuses 

Lorsque la perte de cheveux se produit en phase anagène, des causes médicamenteuses (colchicine, acitrétine, cytostatique), peuvent être observées, altérant la phase de croissance (kératinisation). 

Des troubles métaboliques 

Les troubles métaboliques sont aussi impliqués dans la chute de cheveux en phase anagène, par exemple : une maladie de la thyroïde, des déficits en vitamines, ou à l’inverse une hypervitaminose, etc.

Des causes cosmétiques 

Le fait d'utiliser certains soins cosmétiques pour les cheveux de façon excessive peut également provoquer un effluvium anagène. Les cheveux sont fragilisés à cause des altérations que subissent les bulbes en phase de croissance.

Une amélioration de la perte de cheveux est souvent observée suite à une modification de ces habitudes de soins cosmétiques. 

La trichotillomanie 

Il s’agit d’un trouble obsessionnel compulsif où les patients tirent ou arrachent leurs cheveux de manière répétée pour des raisons non cosmétiques. Cela comprend les cheveux, et parfois même les sourcils, les cils, où tout autre poil qui peut être arraché. 

Au fil du temps, ces différentes localisations peuvent évoluer. 

Les causes de la perte de cheveux télogène 

L’effluvium télogène peut avoir plusieurs causes. Généralement, la cause intervient 2 à 3 mois avant le début de la perte de cheveux. Lorsque la cause persiste et que l’origine est médicamenteuse, la perte de cheveux télogène peut devenir chronique. 

Elle doit néanmoins être définie dans le temps. 

La pelade 

Il s’agit d’une affection immunologique du bulbe du cheveu en phase anagène. La chute de cheveux est aiguë et peut laisser le cuir chevelu dans un état inflammatoire, mais non cicatriciel.  

Les zones de la chute de cheveux peuvent être limitées (en aire) ou alors s’étendre rapidement sur tout le cuir chevelu. Parfois même, on parle de pelade universelle lorsqu’elle touche toute la pilosité corporelle.

Lorsqu’elle est inférieure à 6 mois, la perte de cheveux peut être définie comme aiguë et sera chronique  si elle date de plusieurs mois à plusieurs années. 

Ensuite, il faudra définir plusieurs points : 

  • La chute de cheveux est-elle diffuse ou localisée ?
  • La perte de cheveux laisse-t-elle apparaître des zones sans cheveux ?
  • Le perte de cheveux est-elle progressive, avec une diminution de la densité capillaire diffuse ou localisée ?
  • La zone est-elle fronto-pariétale ? 
  • Si la zone alopécique (sans cheveux) est délimitée (localisée), est-elle cicatriciel ? Une zone cicatricielle est une zone dont les orifices pilaires ont disparu : l’alopécie est donc définitive.

Antécédents médicaux et examens 

En premier lieu, l’âge et le sexe du patient peuvent orienter le diagnostic et sont des éléments importants. Ensuite, la recherche d’antécédents médicaux, gynécologiques, chirurgicaux, diététiques et dermatologiques est systématique.

Dernièrement, il faudra préciser les habitudes cosmétiques, ainsi que les antécédents familiaux de calvitie ou de pelade. 

Les antécédents médicaux 

Les antécédents médicaux permettent surtout d’orienter le traitement médicamenteux et de définir temporellement la chute de cheveux en lien avec le début d’un traitement. 

Cela permettra de déterminer s’il s’agit d’une perte de cheveux anagène et de type aigu (qui intervient 10 à 20 jours après la prise d’un médicament), ou si la chute de cheveux est subaiguë (plus de 3 mois) ou s’il s’agit d’un perte de cheveux chronique (plusieurs mois à plusieurs années). 

Ces antécédents médicaux permettent de mettre en lumière un trouble métabolique (de la thyroïde par exemple), mais aussi de définir les contre-indications de certains médicaments en vue d’un traitement de la chute de cheveux. 

Il sera aussi possible de remplacer un traitement par un autre.

Enfin, un épisode de fièvre prolongée (3 jours au-delà de 39°C) doit être recherché, ainsi qu’une prise chronique  de vitamines. Une intoxication à la vitamine A peut notamment être à l’origine de la perte de cheveux. 

Les antécédents chirurgicaux 

Un antécédent d’anesthésie générale peut être à l’origine d’une chute de cheveux télogène, 3 mois après une opération chirurgicale. Un déficit en fer à la suite d’une chirurgie (avec saignement important) peut être suspecté. 

Les antécédents gynécologiques

Il s’agira de retracer les antécédents de grossesse et si une patiente prend un contraceptif oral (ou a arrêté de le prendre). On peut aussi observer une chute de cheveux après une interruption de grossesse ou lors du post-partum. 

Les antécédents dermatologiques 

Parmi les antécédents dermatologiques, nous pouvons noter l’acné et l’hirsutisme. L’hirsutisme (hyper androgénie) est une maladie qui se caractérise par une augmentation de la pilosité chez la femme (barbe, torse…). 

Le traitement de l’acné (Roaccutane) peut dans de rares cas provoquer un perte de cheveux en phase anagène. 

Les événements diététiques 

Un événement brutal de diète peut provoquer une perte de cheveux dans les 3 mois qui suivent. On parle d’effluvium télogène ou d’effluvium anagène lorsqu’il est chronique. 

Les antécédents cosmétiques 

Le type de teinture, de coloration, de permanente, ainsi que la fréquence et le type de brushing peuvent avoir un lien avec une chute de cheveux. Des habitudes de traction, le fait de tirer sur ses cheveux, pour des raisons esthétiques, peut aussi avoir pour conséquence une perte de cheveux. 

On retrouve cette habitude de traction notamment chez les femmes jeunes qui portent des tresses. 

Examens sanguins 

Ils sont quasi systématiques après la recherche d’antécédents médicaux. Une prise de sang complète pourra affirmer ou infirmer des suspicions induites par les antécédents médicaux et l’examen clinique. Un bilan hormonal peut être nécessaire chez la femme lorsqu’on suspecte une hyperandrogénie. 

Idéalement, la prise de sang hormonale doit être réalisée entre le 4ème et le 7ème jour du cycle, de préférence 3 mois après avoir arrêté la contraception orale.

L’examen clinique 

L’examen clinique mettra en évidence les éventuelles zones alopéciques (trou dans le cuir chevelu) et si ces zones sont cicatricielles ou non. 

La mise en culture de squame peut être réalisée, notamment lorsqu’on suspecte une teigne ; un frottis profond (dans l’orifice de la biopsie) est indiqué lorsqu’on suspecte une cause bactérienne. Ce diagnostic sera mis en évidence par la présence de staphylocoques. 

Lorsque les alopécies sont cicatricielles (en dehors des folliculites bactériennes et des teignes), il peut s’agir d’un lichen ou du lupus ; les médecins évoquent parfois un lymphome et une sarcoïdose. Des biopsies classiques ainsi qu’une immunofluorescence sont systématiques.

Le diagnostic de la pelade est orienté en fonction des zones alopéciques et la présence d’une peau non cicatricielle. L’extension de la pelade (totale, locale, universelle) devra aussi être évaluée pour déterminer le traitement. 

Une chute de cheveux dans la zone fronto-pariétale est remarquée lors d’une alopécie androgénétique (calvitie). Un test de traction pourra être réalisé dans les différentes zones afin de déterminer l’activité de l’alopécie. 

Toutefois, ce test est surtout efficace si le patient ne s’est pas lavé ou brossé les cheveux de manière intensive dans les 48 heures précédentes. En effet, le lavage et le brossage éliminent les cheveux en phase télogène et catagène.

Un examen microscopique du cheveu (trichogramme) est également généralement nécessaire. Plusieurs zones capillaires pourront être prélevées : frontale, vertex (le sommet) et occipitale (partie postérieure et inférieure de la tête).

Le trichogramme sera aussi utile pour analyser la qualité des gènes et donc exclure les affections conduisant à un effluvium anagène. 

Quels sont les traitements de la perte de cheveux ?

Les traitements dépendent de la cause de l’alopécie, qui comme nous l’avons vu précédemment, peuvent être variées. Le dermatologue a ensuite de nombreux traitements médicaux à sa disposition, avec la greffe capillaire en dernier recours. 

Dans la grande majorité des cas, les traitements sont efficaces et apportent une réponse satisfaisante. 

L’alopécie chez les hommes 

Deux traitements sont proposés :

  1. Un traitement local par minoxidil ;
  2. Un traitement général par finastéride ;

Ces deux traitements doivent être utilisés sur du long terme pour être efficaces. 

Le minoxidil 

Le minoxidil se retrouve sous forme de lotion ou de mousse à 5%. 1 millilitre de lotion doit être appliquée tous les matins et tous les soirs. Ce traitement coûte environ 10 euros par mois et n’est pas remboursé par la sécurité sociale. 

Dans un tiers des cas, le minoxidil permet des repousses, avec l'arrêt et une stabilisation de la chute de cheveux. Pour le reste des cas, le traitement est peu efficace. 

Des résultats après quelques mois 

L’efficacité du traitement nécessite au moins 3 à 4 mois pour être validé. Il est par exemple possible de remarquer une chute de cheveux pendant les 4 à 6 premières semaines de traitement. Et c’est normal, puisque cela correspond à l’élimination des cheveux déjà morts ; ils seront ensuite remplacés par des cheveux sains et plus épais. 

Pour conclure, ce traitement est assez contraignant, puisqu’il nécessite une application bi-quotidienne et engage la motivation du patient. De plus, le traitement est actif seulement tant qu’on l’applique : à l’arrêt du traitement, les cheveux retombent. 

Le finastéride 

Le finastéride se retrouve sous la forme d’un comprimé dosé (1 mg)  à prendre tous les jours. Depuis l’arrivée des génériques, le traitement coûte environ 15 euros (contre 50 avant) et n’est pas remboursé par la sécurité sociale. 

Le maintien de la chevelure est assuré dans 80% des cas et une petite repousse des cheveux est même possible dans 40% des cas. L’efficacité de ce traitement sera jugée après 3 mois, et on peut parfois constater des repousses à la fin du sixième mois. 

Son efficacité est maximale après 1 an de prise quotidienne. En cas d’arrêt du traitement, la chute des cheveux reprend. Il est donc nécessaire de prendre le finastéride aussi longtemps que l’alopécie est un problème chez un patient. 

Les effets secondaires du finastéride 

Depuis février 2019, l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) a précisé la nature des effets secondaires possibles, qui peuvent toucher la sphère sexuelle et engendrer des troubles psychiatriques. 

Dans de rares cas, les symptômes des effets secondaires perdurent après l’arrêt du traitement : c’est ce qu’on nomme le syndrome post-finastéride. Les mécanismes du syndrome post-finastéride sont encore peu connus. Le traitement des troubles psychiatriques et sexuels est cependant possible. 

En cas de troubles psychiatriques, l’arrêt du traitement doit être interrompu immédiatement ; une consultation avec son praticien est nécessaire. 

Les troubles psychiatriques comprennent :

  • l’anxiété ; 
  • une instabilité dans les humeurs ;
  • la dépression ;
  • rarement, des pensées suicidaires.

S’agissant des troubles sexuels, on remarque dans 1 à 2% des cas : 

2 fois sur 3 les effets secondaires sexuels du finastéride sont réversibles, même si le traitement est poursuivi. Généralement, 15 jours sont nécessaires pour obtenir un retour à la normale. Ce laps de temps correspond à l’élimination du produit par l’organisme. 

Ces effets secondaires sexuels concernent davantage les hommes de plus de 40 ans. Plus rarement, le finastéride peut être à l’origine de douleurs de la glande mammaire, avec un gonflement de la poitrine associé.  

Dans la mesure du possible, les médecins évitent la prescription de finastéride chez des patients ayant déjà des troubles sexuels ou psychiatriques. Le traitement par finastéride est interdit chez la femme, car il pourrait être à la source d’anomalies de formation du foetus, en cas de grossesse, en plus d’être inneficace. 

La chirurgie capillaire 

Une greffe capillaire est réservée aux personnes atteintes d’une calvitie stabilisée. Donc, ce traitement est à éviter chez des patients jeunes, qui présentent une alopécie évolutive. 

Lors de l’intervention chirurgicale, une anesthésie de la zone horizontale à l’arrière du crâne, au niveau de la nuque, est réalisée. Le prélèvement de quelques millimètres englobe les racines des cheveux.

Ensuite, la zone prélevée est cousue sur la zone alopécique d’un patient, à l’aide d’agrafes ; la bandelette réalisée est ensuite découpée en petites parcelles, constituées de 1 à 5 cheveux. Pour réaliser cette intervention, le chirurgien procède au préalable à des petites incisions permettant à la greffe des cheveux et de leurs racines de s’insérer correctement. 

Ces cheveux transposés garderont leur mémoire génétique. Or, les cheveux à l’arrière du crâne persistent toute la vie. Une fois greffés sur le haut du crâne, ils reprennent leur cycle naturel : phase de croissance, chute et repousse. 

L’avantage est donc de pouvoir les couper quand ils repoussent, tout en gardant un aspect naturel. 

Quels sont les traitements de l’alopécie chez la femme ?

Les traitements anti androgènes ne sont pas toujours efficaces chez la femme. Ils sont surtout indiqués lorsque l’alopécie est associée à de l’acné, à des cheveux gras, à une pilosité trop importante (moustache, poils au menton, au torse, ou au nombril), ou encore à des règles irrégulières. 

Tous ces points suggèrent qu’une patiente présente une sensibilité hormonale excessive. 

Il existe aux Etats-Unis un traitement par prescription de spironolactone, un antihypertenseur. Toutefois, en France, son indication est hors autorisation de mise sur le marché (hors AMM) et donc sous la responsabilité du médecin.

Le traitement de référence est donc le minoxidil en lotion :

  • Soit 1 ml à 2% deux par jour ;
  • ou bien 1 ml à 5% une fois par jour.

Pour améliorer l’aspect des cheveux, il est recommandé d’éviter une coiffure avec une raie au milieu, le temps que le traitement fasse effet. On peut par exemple se coiffer en arrière, en retenant les cheveux avec une pince, plutôt que de ramener les cheveux sur le côté. 

Il existe également des poudres camouflantes (qui partent au lavage) qu’il est possible de saupoudrer sur le cuir chevelu. 

Quelle vitamine est efficace pour stopper la chute de cheveux ?

Il existe certaines phytothérapies et des compléments alimentaires utiles pour traiter la chute de cheveux, lorsque celle-ci est saisonnière ou liée à une carence. Lorsqu’il s’agit d’une carence en fer, une alimentation spécifique peut améliorer la situation.

Parmi les aliments connus pour être riches en fer, on retrouve : 

  • La viande : principalement les abats, comme le foie ou le coeur ; 
  • le jaune d’oeuf ;
  • les légumes comme les lentilles, les haricots verts, la salade et les épinards. Ils présentent néanmoins une absorption moins importante que les aliments décrits plus haut.

Perte de cheveux : prévention

Des bons gestes au quotidien peuvent ralentir la progression de la calvitie, à défaut de pouvoir stopper la chute de cheveux. 

Utiliser un shampoing dermatologique 

Le shampoing permet aux cheveux d’avoir un aspect plus “gonflé” et de gagner en volume. Cela a pour effet de masquer les déficits capillaires. En plus, se laver les cheveux (même fréquemment) n’est pas néfaste pour l’évolution de la calvitie.

Ne pas utiliser de sèche-cheveux

La chaleur peut en effet aggraver l’alopécie. Le sèche-cheveux est donc déconseillé, ainsi que les permanentes régulières sous un casque chauffant. En effet, la chaleur accélère le temps de séchage, et l’évaporation rapide d'eau forme des petites bulles dans les cheveux qui deviennent plus fragiles. 

Attention aux techniques de coiffure 

Les défrisages ou les colorations peuvent aggraver la perte de cheveux en abîmant les racines. Une traction des cheveux trop importante a également pour effet de gêner la circulation sanguine : on parle alors d’alopécie de traction.

Ces alopécies de traction sont fréquentes chez les femmes jeunes, notamment d’origine africaine ou antillaise, qui portent des nattes ou des tresses très tendues. La chute de cheveux est localisée sur le devant de la tête ou au niveau des tempes.

De même, il faut également faire attention au port des élastiques (ou des barettes) trop serrés et surtout, ne pas les porter tout le temps au même endroit. 

Les fausses croyances

On prête au stress beaucoup de responsabilité dans diverses pathologies : or, il n’est pas responsable de tout ! Son rôle est en fait  mineur (de l’ordre de 10%), notamment dans la date de début de la chute de cheveux ou l’intensité de l’alopécie. 

Contrairement à une autre idée reçue, le port de la casquette ou d’un casque n’est pas un facteur déclenchant et n’aggrave pas non plus la calvitie ; de même que le rasage du crâne ne favorise pas non plus une repousse plus drue (c’est une croyance assez répandue) ! 

Les massages du crâne sont également inefficaces pour prévenir la perte de cheveux. Ils ne stimulent pas non plus la repousse. Certaines théories prêtaient en effet des vertus aux massages de la peau du crâne, dans l’idée de faire repousser les cheveux en "décollant" le cuir chevelu. 

Toutes ces méthodes n’ont pourtant jamais été validées scientifiquement. 

Perte de cheveux : qui consulter ? 

La prise en charge doit être réalisée par un dermatologue : il est le seul spécialiste du cuir chevelu et de l’épiderme en général. 

Il faut se méfier des instituts qui ne proposent pas de diagnostic médical, et vendent parfois des produits chers, sans avoir la certitude qu’ils fonctionnent.

Ce qu’il faut retenir sur la perte de cheveux

Le terme médical pour désigner la perte de cheveux est l’alopécie : elle peut être diffuse, en plaques ou totale (universelle). La calvitie désigne en fait un type particulier d’alopécie, l’alopécie androgénétique. 

Il s’agit d’une évolution naturelle chez un patient en lien avec des facteurs génétiques ou héréditaires. 

S’agissant des femmes, elles perdent davantage leurs cheveux en fonction des saisons, mais aussi de leur statut hormonal. Plusieurs carences peuvent être suspectées (en fer par exemple), ainsi qu’une maladie de la thyroïde, des ovaires ou encore certains médicaments. 

Le traitement de première intention chez la femme est le minoxidil, alors que les hommes bénéficient d’une autre alternative avec le finastéride. Celui-ci fait l’objet d’une mise en garde de l’ANSM et doit donc être prescrit par un médecin. 

Les traitements de l’alopécie peuvent être jugés après 3 à 4 mois. 

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