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Pet vaginal : qu’est-ce que le frout ?

Pet vaginal : qu’est-ce que le frout ?

Le pet vaginal (ou frout, pour la contraction de prout et de foufoune) est un phénomène que la plupart des femmes expérimentent au moins une fois. Malgré sa fréquence, il reste un sujet tabou, une honte pour beaucoup de femmes, quand il survient.

Pourtant, c’est un sujet dont on devrait impérativement parler. En effet, en raison du mystère qui l’entoure, le frout est souvent mal vécu par les femmes et a des répercussions néfastes sur leur vie.

Il urge donc de lever le voile sur ce que sont réellement les pets vaginaux.

Comment reconnaitre un pet vaginal ?

Pour savoir ce qu’est un pet vaginal, il faut pouvoir en reconnaître un lorsqu’il survient. Cela passe entre autres par la connaissance de la définition d’un frout et de ses diverses caractéristiques.

Pet vaginal : définition

De son nom latin flatulis vaginalis, l’expression pet vaginal sert à désigner le bruit caractérisant l’émission involontaire d’air par l’orifice externe du vagin. Ce phénomène très curieux suscite de nombreuses consultations chez le gynécologue, car il est perçu comme anormal par la plupart des femmes.

Les frouts ont-ils la même odeur que les flatulences intestinales ?

Les pets classiques sont émis par l’anus et proviennent de l’appareil digestif. Ils sont le résultat d’une accumulation de gaz dans les intestins. Ce gaz est le produit de la fermentation du substrat digestif par le microbiote (les bactéries de la flore intestinale), aidés ou non par des probiotiques.

La conséquence de ce processus est l’émission d’un gaz dont l’odeur évoque celle des selles. Il a donc une odeur nauséabonde et est fort désagréable.

Les flatulences vaginales par contre ne sont pas issues d’un processus biologique. L’air expulsé au cours du frout provient originellement de l’extérieur. Il est renvoyé parce que le vagin n’est pas conçu pour stocker de l’air. Il est donc inodore la plupart du temps.

Toutefois, certaines pathologies comme une vaginite (inflammation du vagin), une mycose vaginale (infection fongique à Candida Albicans par exemple), une infection sexuellement transmissible ou des infections urinaires peuvent modifier l’odeur des frouts.

Ainsi, l’émission de gaz malodorants par le vagin doit immédiatement amener à consulter un gynécologue. C’est encore plus vrai si ces odeurs sont accompagnées d’autres signes comme des irritations, des sécrétions vaginales anormales (pertes blanches), des démangeaisons, l’inconfort ou des douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunie).

Les pets vaginaux font-ils le même bruit que les pets classiques ?

Un pet vaginal peut émettre divers types de bruits. Il peut s’agir d’une pétarade explosive ou alors d’un bruit plus étouffé, assez discret. D’autres descriptions parlent plutôt d’un bruit plus ou moins moelleux (ou veloutés) ou encore de sons gutturaux.

Malheureusement, chacun de ces bruits pourrait parfaitement être celui d’un pet anal. Dans les faits, les deux bruits sont d’ailleurs indifférenciables. Cette situation contribue d’ailleurs à augmenter la gêne des femmes.

Comment les frouts surviennent-ils ?

La survenue des frouts répond à un mécanisme assez simple. Toutefois, pour bien percevoir son fonctionnement, quelques notions sur l’anatomie de l’appareil reproducteur féminin sont nécessaires.

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Petit rappel anatomique sur les organes génitaux de la femme

En anatomie humaine, on répartit l’appareil génital de la femme en deux grands groupes : les organes génitaux externes et les organes génitaux internes.

Le groupe des organes génitaux externes comprend l’ensemble des organes du sexe féminin situés hors du bassin. Il s’agit des grandes et des petites lèvres, de la vulve, du clitoris et de plusieurs groupes de glandes, notamment celles de Skene et de Bartholin.

Les organes génitaux internes quant à eux se constituent des ovaires (qui produisent les ovules), des trompes de Fallope, de l’utérus et du vagin. Il faut noter qu’entre le corps de l’utérus et le fond du vagin se trouve le col de l’utérus et ses deux orifices (l’interne et l’externe). 

Ces orifices contiennent la glaire cervicale, un liquide épais et impénétrable qui empêche notamment le passage de l’air vers la cavité utérine.

Enfin, le vagin est séparé du rectum par le périnée encore appelé plancher pelvien. Cet ensemble de muscles joue un rôle important dans la tonicité des parois vaginales, ce qui aura son importance plus tard.

Quel est le mécanisme de survenue des pets vaginaux ?

Le pet vaginal n’est que la conséquence de la pénétration d’air dans le vagin. Étant bouché en interne par le col utérin et la glaire cervicale, ce dernier ne peut plus circuler et se retrouve piégé dans le vagin.

Pour sortir, il ne reste plus qu’une seule issue, celle par laquelle l’air est entré dans le vagin. Ainsi, l’air est expulsé par la vulve, causant ainsi la survenue d’un frout.

Quelles situations favorisent la survenue d’un pet vaginal ?

Un frout surviendra dès lors qu’une situation fera pénétrer de l’air dans le vagin. Il existe plusieurs facteurs favorisant cette entrée d’air.

Le premier (qui est d’ailleurs la première circonstance de survenue des pets vaginaux), ce sont les rapports sexuels. Ces derniers favorisent l’entrée d’air dans le vagin par plusieurs modalités.

Il faut savoir que le vagin (et surtout son tiers externe) se dilate lors des rapports, facilitant ainsi la survenue de frouts. Les mouvements de va-et-vient font également entrer l’air plus facilement, notamment lors de la pénétration.

De plus, une lubrification trop abondante (lorsque l’excitation est intense), les orgasmes féminins, et certaines positions sexuelles qui orientent le vagin vers le bas (andromaque et levrette) distendent aussi l’entrée du vagin.

En dehors de l’activité sexuelle, la survenue de frouts est également liée à d’autres facteurs. La multiparité (fait d’avoir eu plusieurs accouchements) notamment, laisse le vagin distendu et favorise les pets vaginaux.

Enfin, les constipations à répétition, certaines activités sportives (course à pied par exemple), le yoga (la position de la chandelle surtout) et les mouvements qui ouvrent et ferment la vulve (s’asseoir et se lever à répétition) peuvent aussi dans une moindre mesure contribuer à la survenue de pets vaginaux.

Quelles sont les conséquences des pets vaginaux ?

Lorsqu’il survient (généralement au cours d’un rapport sexuel), le frout fait l’effet d’un coup de tonnerre dans un ciel serein. Il peut bouleverser la femme et avoir bien des conséquences.

Les pets vaginaux ont-ils des complications sur le corps de la femme ?

À l’évidence, le pet vaginal est un phénomène purement physiologique. C’est la réaction naturelle de l’organisme face à l’entrée d’air dans la cavité vaginale.

De plus, en étant expulsé, l’air ne crée aucune lésion sur les parois ou sur la muqueuse du vagin. Ce phénomène n’est absolument pas à l’origine d’infections vaginales (car il ne favorise pas la prolifération de germes) ou d’autres affections pouvant altérer la santé de femme.

Les frouts n’ont donc aucune complication propre à eux. Leurs conséquences sont donc à chercher ailleurs.

Quelles conséquences peut avoir un frout ?

Un couple peut vivre la survenue d’un frout de deux manières. Il peut notamment être bien pris, faire rire les deux partenaires et n’avoir aucune conséquence durable. Bien que idéale, cette situation n’est pas encore assez fréquente.

Dans l’autre cas, le frout est vécu avec dégoût et horreur par la femme (ou les deux partenaires carrément). Cette dernière éprouve alors de la honte qui finit par installer un manque de confiance en elle. Ce dégoût peut également affecter son hygiène intime (lors des menstruations par exemple), favorisant ainsi la survenue d’une infection vaginale.

À la longue, on finit par observer chez cette dernière un isolement social et l’éviction des rapports sexuels. Elle peut également être victime de frigidité, de sécheresse vaginale, d’atrophie vaginale et de vaginisme. Ni elle ni son partenaire ne sont satisfaits sexuellement et son couple en pâtit forcément.

Toutefois, ces conséquences sont évitables. Il existe en effet plusieurs solutions qui peuvent prévenir la survenue de frouts.

Que faire pour empêcher la survenue d'un pet vaginal ?

Pour réduire de façon considérable la fréquence des pets vaginaux, il faut donc agir sur les facteurs de risque, en priorité la distension vaginale. L’une des méthodes les plus efficaces dans cet objectif est de tonifier le vagin en se remusclant le périnée.

Pour ce faire, plusieurs options sont possibles. Vous avez notamment le choix entre :  

  • une rééducation périnéale avec un kinésithérapeute spécialisé dans la période post-partum (ou même après) ; 
  • des exercices avec la méthode de Kegel qui permettent de renforcer le périnée. Ils servent aussi pour rééducation urinaire, en cas de vessie hyperactive par exemple ; 
  • ou encore essayer des poses de Yoga spécifiques qui resserrent le vagin…

En plus, il faudra éviter le plus possible les facteurs favorisant justement la survenue des frouts. Ainsi, il faudra limiter les pratiques à risques telles que la poussée abdominale dans les constipations chroniques, les mouvements pouvant provoquer l’ouverture du vagin, les positions décriées au yoga et les activités sportives mises en cause.

Avec ces quelques solutions, il est vraiment possible de réduire la fréquence des frouts. Toutefois, ce n’est pas la seule façon de procéder. Il est également possible de renforcer l’éducation sur le phénomène afin que les femmes n’aient plus à avoir honte et puissent vivre librement.

Le pet vaginal est donc un phénomène physiologique complètement normal qui peut arriver à toutes les femmes. Pour y remédier, vous devez mettre l’accent sur la rééducation périnéale et l’éviction des facteurs de risques qui peuvent permettre de réduire la fréquence des frouts.

Toutefois, bien qu’elles soient efficaces, ces solutions ne doivent pas occulter la nature profonde du problème. Il faut également renforcer l’information et l’éducation sur les pets vaginaux afin d’empêcher leurs conséquences sur la psychologie de la femme.

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