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L’apnée du sommeil : test, diagnostic et examen

L’apnée du sommeil : test, diagnostic et examen

Pourquoi faire un test apnée du sommeil ? L’apnée du sommeil est classée parmi un grand groupe de troubles respiratoires affectant la qualité du sommeil de la personne touchée. Elle se détache d’ailleurs du lot par sa fréquence et sa gravité. En effet, en plus de ses nombreuses conséquences sociales comme une fatigue généralisée ou des troubles de l’humeur, l’apnée du sommeil peut également engendrer des complications conduisant au décès du patient.

Le plus alarmant est que cette maladie est encore largement sous-diagnostiquée aujourd’hui. Il est donc important de connaître les tests, les examens et les symptômes pouvant aboutir au diagnostic de l’apnée du sommeil pour une prise en charge rapide et efficace.

Mieux comprendre l’apnée du sommeil pour mieux la détecter

L’une des principales raisons qui font de l’apnée du sommeil une maladie si peu détectée, c’est l’ignorance qui l’entoure. En effet, très peu de gens connaissent son existence, ses causes ou encore les facteurs pouvant favoriser son apparition.

Il est donc important de présenter ces différents éléments pour une meilleure compréhension de la pathologie avant d’aborder son dépistage.

L’apnée du sommeil, qu’est-ce que c’est ?

L’apnée du sommeil est un trouble caractérisé par la survenue répétée d’arrêts respiratoires involontaires au cours du sommeil. Elle se manifeste par des pauses respiratoires (apnées) durant au moins 10 secondes et qui peuvent se répéter jusqu’à 100 fois en une nuit. A noter que si l'indice d'apnées-hypopnées (IAH) est supérieur ou égal à 30 on parle d'apnée sévère.

Ces pauses répétées sont à l’origine d’une diminution du taux d’oxygène dans le sang (hypoxie), ce qui affecte négativement plusieurs organes, notamment le cerveau. Le cœur travaille donc à plein régime pour mobiliser les réserves d’oxygène de l’organisme, mais sans succès.

L’hypoxie va ainsi persister et provoquer entre autres des micro-réveils à chaque pause sans que le malade en ait conscience. Ce dernier va donc avoir un sommeil de mauvaise qualité expliquant la fatigue extrême et la somnolence diurne.

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Quelles sont les causes de l’apnée du sommeil ?

L’apnée du sommeil est due à deux causes principales. En premier lieu, il peut s’agir de collapsus ou de blocages au niveau des voies aériennes supérieures. On parle alors d’apnées obstructives ou de syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS).

Les apnées obstructives peuvent être dues à une dilatation du pharynx, à une augmentation de volume de certains organes (amygdales, langue, luette) ou encore à une obstruction des voies nasales. Mais dans la majorité des cas, elles sont dues au relâchement excessif des muscles de la gorge et de la langue qui vont bloquer le passage de l’air.

Au cours des épisodes d’apnées obstructives, le malade fait donc des efforts intenses pour respirer, mais n’y arrive pas du fait de l’obstruction de ses voies respiratoires. Il s’agit là de la différence notable avec la deuxième cause d’apnées du sommeil.

Le deuxième groupe de causes de l’apnée du sommeil est plus rare. Il s’agit des apnées du sommeil d’origine centrale. Dans ce type d’apnées, le cerveau « cesse d’envoyer » aux muscles respiratoires l’ordre de respirer.

Ces derniers n’accomplissent donc pas leur travail à plein temps, ce qui explique les pauses respiratoires répétées. Tout comme celle des apnées obstructives, la survenue de ces apnées centrales n’est pas anodine. Elle peut être favorisée par de nombreux facteurs.

Les facteurs de risque

Il existe plusieurs facteurs augmentant le risque de survenue d’une apnée du sommeil chez une personne. Par exemple, une apnée du sommeil surviendra plus facilement après la prise de substances pouvant modifier l’activité cérébrale.

Comme facteurs de risque de survenue d’une apnée du sommeil, il faut donc noter :

  • l’obésité (avec un indice de masse corporelle supérieur à 27 kg/m2) ;
  • le sexe masculin et un âge avancé (supérieur à 60 ans) ;
  • l’hérédité, la race, des anomalies des voies respiratoires et un cou large ;
  • la consommation de somnifères, de narcotiques ou d’alcool avant le coucher ;
  • le tabagisme et des maladies respiratoires préexistantes (asthme) ;
  • des maladies cardiaques et neurologiques (AVC, insuffisance cardiaque…), etc.

Si vous présentez un ou plusieurs facteurs augmentant le risque de survenue d’une apnée du sommeil et que vous avez un sommeil de mauvaise qualité, vous pouvez passer des tests. Ce sont de bons indicateurs de la présence ou non d’une apnée du sommeil.

Test apnée du sommeil : l’évaluation du risque

Si vous suspectez la présence d’une apnée du sommeil chez vous-même ou chez l’un de vos proches, vous pouvez passer un test pour dissiper vos doutes. Toutefois, il est important de comprendre qu’un simple test ne suffit pas à diagnostiquer une apnée du sommeil.

Les tests ne sont en effet que de bons indicateurs de la qualité de votre fonction respiratoire au cours du sommeil. Devant un résultat défavorable (et même lorsque le résultat est favorable), il est important de consulter votre médecin pour avoir plus de certitudes.

Il existe de nombreux tests pour l’apnée du sommeil. Ils peuvent toutefois être répartis en deux catégories. Les tests qui évaluent la somnolence diurne et ceux qui évaluent la qualité du sommeil. À l’évidence, une grande somnolence diurne peut indiquer la présence d’une apnée du sommeil.

Pour évaluer la somnolence diurne, l’échelle de somnolence d’Epworth est le test le plus utilisé. C’est une échelle qui évalue la propension d’une personne à s’endormir dans 8 situations différentes pour donner un score évaluant sa somnolence.

En dehors de l’échelle d’Epworth, deux autres tests permettent d’évaluer le risque d’une apnée du sommeil. Par contre, ces derniers n’évaluent pas la somnolence, mais les autres facteurs de risque d’apnée du sommeil. Il s’agit du questionnaire STOP-BANG et du test Lausanne NoSAS score.

Une fois ces tests passés, vous devez aller voir votre médecin, surtout si les résultats suggèrent que vous souffrez d’apnée du sommeil. Ce dernier pourra alors évaluer vos symptômes pour procéder au diagnostic de votre maladie.

Test apnée du sommeil : les symptômes

Le diagnostic d’apnée du sommeil n’est pas clinique ce qui veut dire que pour diagnostiquer cette maladie avec certitude il faut passer des examens. Cependant, il existe des symptômes qui font suspecter cette maladie. Ce sont ces signes que votre médecin va rechercher avant de vous demander les examens adéquats.

Les symptômes d’apnée du sommeil sont divers et variés. En dehors de la somnolence diurne et de la fatigue déjà évoqués, la maladie peut se manifester par différents symptômes :

  • ronflements ;
  • maux de tête au réveil ;
  • troubles dépressifs et irritabilité ;
  • troubles de la mémoire et de la concentration ;
  • sensation d’étouffer ou de suffoquer la nuit ;
  • baisse des résultats scolaires chez l’enfant et de la productivité chez l’adulte, etc.

Face à de tels symptômes et en l’absence d’autres causes pouvant les expliquer, il existe suffisamment d’éléments pour suspecter une apnée du sommeil. Il est alors temps de passer aux examens pour confirmer ou infirmer le diagnostic.

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Les examens à passer pour confirmer le diagnostic d’apnée du sommeil

En cas de suspicion d’apnée du sommeil, l’examen de référence à passer est la polysomnographie. C’est un examen complet qui étudie les phases du sommeil et mesure plusieurs paramètres (activité cérébrale, taux d’oxygène dans le sang, fréquence et effort respiratoires…) afin de poser le diagnostic d’apnée du sommeil.

Toutefois, cet examen est assez contraignant, car il doit se faire dans un centre spécialisé. Alors, pour les cas les moins compliqués, un autre examen est disponible : la polygraphie ventilatoire.

Même si la polygraphie est moins complète que la polysomnographie, elle présente l’avantage d’être réalisable à domicile. De plus, elle est amplement suffisante pour diagnostiquer une apnée du sommeil, car elle permet d’enregistrer la fréquence respiratoire, les ronflements et les mouvements corporels.

Le traitement de cette maladie

Le traitement de l’apnée du sommeil fait intervenir deux volets. Un volet thérapeutique avec des mesures pour faire disparaître les symptômes et un volet préventif pour empêcher la survenue de la maladie ou de complications.

Le traitement curatif de l’apnée du sommeil peut se faire avec des dispositifs médicaux ou de la chirurgie. Le dispositif médical le plus utilisé est l’appareil à pression positive continue (PPC). Cet appareil insuffle de l’air dans les voies respiratoires en continu pour les maintenir ouvertes et supprimer l’apnée.

Bien utilisé, il est efficace et permet une disparition rapide des symptômes. En dehors de l’appareil à PPC, les gouttières anti-ronflement ou orthèses d’avancées mandibulaires sont utilisées pour les apnées du sommeil modérées.

La chirurgie quant à elle est peu efficace et extrêmement douloureuse. Elle n’est utilisée que pour corriger des défauts morphologiques.

Le volet préventif quant à lui débute par la perte de poids (pratique d’une activité sportive ou chirurgie pour la perte de poids en dernier recours). Il comprend ensuite l’éviction du tabac, de l’alcool et des narcotiques et de tout autre facteur pouvant favoriser d’une manière ou d’une autre des épisodes d’apnée du sommeil chez l’individu.

Voilà donc l’essentiel à savoir sur ce trouble du sommeil encore beaucoup trop méconnu malgré sa dangerosité. Entre facteurs de risques, symptômes, tests, diagnostics ou examens, vous savez maintenant comment détecter et prendre en charge cette maladie.

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