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La sexletter #7, par Charles.co et Claire Alquier

La sexletter #7, par Charles.co et Claire Alquier

Le mot par Charles.co

2021, nous y sommes ! Qui dit nouvelle année, dit nouvelles résolutions. On les connaît bien celles-ci : faciles à prendre, difficiles à tenir. Alors, avec Claire Alquier, nous vous proposons de faire autrement.

De profiter de ce début d'année pour se recentrer sur soi, faire le point, et surtout pour s'écouter. Nous vous donnons les clés pour oser, pour s'assumer, pour accéder à une sexualité positive, une sexualité qui vous convient.

On vous souhaite une bonne lecture et surtout une excellente journée.


Les résolutions sexo de 2021 : par Claire Alquier

Le mois de janvier n’est pas que celui de la galette, c’est aussi celui des sempiternelles “bonnes résolutions”. Attention, toutefois, ne comptez pas sur nous pour vous faire un top 3 des nouvelles résolutions sexo qu’il s’agirait de prendre pour être au “top de sa sexualité”...! 

Avec Charles, on a préféré se dire que c’était plutôt une période propice pour se recentrer sur soi, faire le point et peut-être s’écouter un peu plus.

Et certainement pas pour se culpabiliser pour ce que l’on n’a pas fait (*marche aussi avec peu fait, mal fait, trop fait…), ni pour remettre une couche d’injonctions supplémentaires au moyen de résolutions pénibles que l’on n’arrive jamais à tenir. 

Non, ce qu’on vous propose pour cette première sexletter de l’année, c’est de cheminer ensemble au travers de quelques conseils simples et accessibles vers une sexualité positive adaptée à chacun.e. 

On ne le répètera jamais assez : une sexualité épanouie est un facteur de bonne santé. Et on va voir qu’avec quelques petits points d’attention bien particuliers, on peut améliorer considérablement les choses.  

Les bonnes pratiques - Sex is not the enemy - Garbage

On parlera ici de ce qui va permettre de faire de la sexualité son alliée et des “bonnes pratiques” qui l’accompagnent. 

Les bonnes pratiques c’est plutôt à voir comme le b.a.-ba, ou si j’osais, le “baisenville de la sexualité” (mais si, ce petit sac qui accueille le strict nécessaire pour passer une nuit dehors…). Et de quoi avons-nous besoin dans ce baisenville ? De sécurité et de liberté. 

Paf, aussi simple que ça. La sécurité c’est de pouvoir exercer son libre-arbitre, d’avoir le choix et de pouvoir vivre sa sexualité dans un cadre rassurant où l’on se sent en confiance.

C’est aussi d’avoir à sa disposition toutes les informations qui permettent de se protéger ou le cas échéant de gérer les risques et autres difficultés pouvant survenir (grossesses non désirées, IST, violences...). 

La liberté, c’est de pouvoir consentir (ou pas) à un rapport, une relation, une rencontre, une pratique… Bref, tout ce que peut englober la sphère intime.

Et c’est aussi celle de découvrir et faire évoluer sa sexualité à mesure du temps qui passe, ce qui peut comporter des temps de pause, des nouvelles expériences…

En réalité, il s’agit de tout ce qui sera propre au rythme et au parcours de chaque personne, dans le respect de son individualité. Et s’il y a bien un facteur qui peut aider à être raccordé à nous-même et à l’instant présent (et donc aux besoins du moment) : c’est d’essayer d’être bien dans ses baskets. 

And I’m... Feeling good - Nina Simone

C’est très bien tout ça sur le papier, mais concrètement, comment faire? 

Dans un premier temps on peut déjà faire un petit point sur la sainte trinité “hygiène de vie”, j’ai nommé l’alimentation, l’activité physique et le sommeil (et oui, toujours les mêmes !). Là non plus, le propos n’est pas de juger de ce qui est bien ou mal, mais toujours de se donner les moyens de se (re)saisir de ce qui peut contribuer à notre bien-être. Car oui : spoiler. Tout ceci est fort utile à ce que l’on appelle la santé sexuelle. 

  • Ce que l’on met dans l’assiette est important : aussi bien dans l’équilibre alimentaire (une alimentation riche en fibres, en bonnes graisses (*ça ne veut pas dire pas du tout), pas trop sucrée (*bis), pas trop salée (*ter)…) que dans le fait de savoir se faire plaisir. On associe souvent la gourmandise, les plaisirs de bouche à la sexualité, et le fond de ma pensée est que c’est précisément lié. Mais comme pour tout, il s’agit de le vivre dans un certain équilibre. 
  • Toute activité physique est bonne pour sa santé générale et donc pour sa santé sexuelle, of course. Là encore, pas de culpabilité et pas d’excès à aller chercher : on ne parle pas de faire un trail tous les matins, mais de trouver ce qui est bon pour soi et qu’on peut mettre en place facilement (marche rapide, yoga, méditation, danse (même dans son salon), natation, sport d’équipe…)
  • Le sommeil joue également un rôle capital : plus on dort, mieux on est disposé à la bagatelle. On a assurément plus la tête à ça quand on n’est pas fatigué, mais aussi parce que tout un tas d’hormones circulent pendant notre sommeil et qu’elles ont un effet direct sur la libido.
  • En bonus, on trouve aussi les consommations de tabac, alcool, psychotropes, médicaments… qui sont clairement nocifs. Du tout. Malgré la poudre de désinhibition qu’ils nous jettent aux yeux.

Encore une fois ici, l’idée n’est pas de “devoir” tout mener de front, mais d’identifier des pistes potentielles d’améliorer son bien-être, et de s’en occuper tranquillement, parce que “ce qu’on fait à l’intérieur, se voit aussi à l’extérieur” (merci Danone). 

Dans un second temps, et pour continuer dans cette énergie feel good, il y a un argument de poids pour être bien avec soi-même : apprendre à se connaître sexuellement. Car savoir ce qui nous procure du plaisir, c’est s’autoriser une sexualité sur mesure, qui nous fait pleinement vibrer (en solitaire, à deux, à plus). 

Et essayer de s’aimer un petit peu plus (le corps, l’esprit, tout !), et bien, cela aide. On ne parle pas de s’aimer à tout prix, bien trop facile à dire ça. Mais sans aucun doute de se regarder avec un peu plus de douceur.

2021 ne gommera pas par magie ces petits ou gros complexes dont on rêverait de se débarrasser, mais on peut essayer de s’en libérer un peu non ?

Tout simplement en essayant d’être un peu plus bienveillant.e.s envers nous, envers notre corps, et en prenant un peu de distance avec les injonctions d’une certaine société et le regard des autres. 

L’Autre, justement, parlons-en! 

Toi + moi +... (c’est bon, vous l’avez ?) - Love to love you baby - Donna summer

On l’a vu un peu plus haut, une sexualité épanouissante, c’est une sexualité qui a lieu dans un cadre libre, sécurisant et consenti. Partons donc de ce pré-requis fondamental. 

De manière générale, la communication est essentielle.

Dans la sexualité, c’est la même chose : tabous et épanouissement ne sont pas compatibles. Cela s’apprend et cela s’éduque à tout âge! (On po-si-ti-ve, on a dit !).

Alors qu’on soit en couple ou accompagné.e le temps d’un soir, osons évoquer un peu plus ouvertement à l’autre les sujets liés à la sexualité… Nos goûts, envies, fantasmes, gênes ou complexes… Personne n’est télépathe et ne peut deviner ce qui nous plaît ou à contrario, ce que l’on n’aime pas. 

Donc voilà ce qui pourrait être l’un des mots d’ordre pour cette nouvelle année : on libère la parole, on partage, bref, on parle sexe !

Car cette libération de la parole va non seulement permettre de faire évoluer sa sexualité (et ce, qu’on soit célibataire, en polyamour, en relation ouverte, en trouple, en couple…), mais aussi aider à clarifier les enjeux et tranquilliser certains stress (je n’ai pas fait le topo sur le sujet, mais on le sait, le stress ruine tout !

Il affecte le moral, l’envie de faire, la volonté au changement, il est tout à fait contre-productif!).

Osons ! (et je ne parle pas de François) - Darling faisons l’amour ce soir - Poetic Lover

Oser s’explorer : cela peut se faire en équipe avec son ou sa partenaire, mais aussi seul.e : l’auto-exploration comporte des vertues plus qu’appréciables : outre une meilleure connaissance de son corps et donc compréhension de son fonctionnement, c’est aussi un excellent moyen de faire connaissance avec son anatomie et de se saisir (sans mauvais jeux de mots) pleinement de sa santé sexuelle au sens le plus large du terme.

En effet, en plus de comprendre ce qui pourrait nous donner plus de plaisir, il sera aussi plus aisé de détecter une anomalie qui pourrait se présenter.

Oser prendre du plaisir en solitaire : le plaisir sexuel pouvant provenir de tout le corps, il s’agit d’aller à sa rencontre !

Autant on connaît les zones érogènes primaires, génitales, autant on sous-estime la puissance des zones érogènes que l’on appelle secondaires, et qui peuvent être situées à peu près partout ailleurs, cela dépend de la sensibilité de chaque personne !

Osons aller les découvrir ! C’est l’occasion de s’octroyer de petits ou grands frissons en solo… Dans quel but ? Avoir du plaisir déjà, mais aussi prendre du temps pour soi, booster sa confiance en soi et mieux se connaître… (gling gling, on revient sur notre point numéro deux de cette newsletter, tout se connecte, CQFD!).

Osons les nouvelles expériences : ici la curiosité sera votre meilleure alliée! Et il peut y avoir plusieurs étapes avant de franchir le big step, on rappelle que l’idée ici n’est toujours pas de se forcer. En revanche, on peut lire, écouter, regarder…

Les voies du net regorgent d’articles presse, de podcasts, de petites vidéos éducatives ; les librairies ont de plus en plus de rayons fournis en matière de sexualité, empowerment et plaisir. Alors n’hésitez plus et cul-tivez vous ! 

Cela nourrira vos réflexions personnelles, vos échanges avec vos partenaires, et cela vous aidera à repérer ce qui vous attire.

Dans ce monde là, les perspectives sont infinies et le terrain de jeu de la découverte pourra se révéler très vaste : un roman érotique, un nouveau joujou, une visite dans un sex-shop, de la lingerie, un jeu de rôle, un lieu…

En 2021 soyons audacieux.ses ?! Il est parfois bon de délaisser nos valeurs sûres pour voguer vers de nouveaux horizons et réaliser un fantasme, s’essayer au bondage, au sexe tantrique, au libertinage ou encore explorer les joies prostatiques…

Assumer sa sexualité est un véritable apprentissage, ne croyez pas à l’opération magique et aux bonnes recettes qui peuvent parfois se vendre dans certains médias.

Cela prend du temps, mais il y a plein d’outils. En 2021 on peut donc peut-être parier de notre envie à apprendre à s’en servir, qu’en dites-vous ? Le tout en douceur, sans pression, en acceptant que la découverte soit parfois une totale réussite et qu’à d’autres moments…

Elle prêtera plutôt à la blague. Parce que oui, le sexe c’est aussi ça : du léger et du joyeux.

Alors, peut-être que c’est ça, notre pari fou de 2021 : en lieu et place de nos traditionnelles “bonnes résolutions”, essayons de nous rappeler ces petits conseils pour faire de notre sexualité un véritable moteur d’épanouissement, tout en douceur. 

Bonne et heureuse année à vous tous.tes.

Le sexiez-vous ? Sexe et sommeil : les liaisons vertueuses


Le sommeil permet d'augmenter le taux de testostérone, hormone du désir, nécessaire à la libido *

Faire l'amour au réveil renforce le système immunitaire et rend plus optimiste tout le long de la journée

 La privation de sommeil fait bondir de 37% le taux de cortisol (hormone du stress). Et on connaît l'impact du stress sur la sexualité !

Selon une étude The Journal of Sexual Medicine, l'augmentation du temps de sommeil (1 heure) chez la femme, augmenterait ses chances de faire l'amour le jour suivant de 14%.

À tester chez vous, si le cœur vous en dit

Inventer votre propre orgasmotron

A l’aune de Woody Allen qui en 1973 inventait “l’orgasmotron”, une décoiffante machine à plaisir, dans son film Woody et les robots (Sleeper en VO), nous vous proposons d’essayer d’inventer le vôtre, d’orgasmotron…! 

Alors, bien sûr, vous n’aurez pas cette grosse machine blanche au milieu du salon (sinon, on veut bien des photos!). Considérons ça comme une plaisante métaphore ! On reprend les quelques trucs & astuces exposés dans l’article, on identifie ce qui est précieux à notre plaisir, on fait appel à nos chers alliés imagination, curiosité, et fantasmatique, on remue un coup et hop!

Des chiffres et du sexe

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