AccueilBlogTraitementAlprostadil : comment utiliser cette solution contre l’impuissance masculine ?

Alprostadil : comment utiliser cette solution contre l’impuissance masculine ?

Alprostadil : comment utiliser cette solution contre l’impuissance masculine ?

Aujourd’hui, ce sont plus de 150 millions de personnes de sexe masculin qui sont touchées par le dysfonctionnement érectile à travers le monde. Néanmoins, avec les avancées scientifiques, la médecine propose à ces hommes de nombreuses solutions pour traiter leur impuissance. L’alprostadil fait partie de ces remèdes contre l’impuissance masculine et s’inscrit dans la catégorie des traitements par voie cutanée. Que retenir sur ce médicament contre les troubles de l’érection ? Voici le point. 

Qu’est-ce que l’alprostadil ?

Médicament de la classe des prostaglandines, l’alprostadil est un principe actif qui agit sur le débit de la circulation sanguine. Aussi, ce vasodilatateur possède diverses utilisations. Il intervient aussi bien en urologie qu’en cardiologie.

En fonction de la partie du corps dans laquelle le produit a été injecté, il surviendra une vasodilatation pour augmenter l’afflux sanguin dans la zone visée. Ainsi, lorsque la substance est injectée dans le sexe de l’homme, son action va relaxer les muscles et les vaisseaux sanguins. Ce phénomène stimulera le débit sanguin dans le pénis et le sang irriguera davantage la verge de manière à provoquer une érection.  

Cette solution intervient dans le cadre du traitement de la dysfonction érectile chez les personnes de sexe masculin. Elle permet au patient de « bander » pendant 60 minutes ou même plus. Par ailleurs, ce médicament ne s’adresse qu’aux hommes souffrant de troubles de l’érection ou d’impuissance. Une mauvaise utilisation peut engendrer des dommages irréversibles sur le pénis. 

Comment utiliser l’alprostadil ?

Généralement, l’alprostadil est commercialisé sous la forme d’une poudre stérile à dose unique à mélanger avec un diluant avant injection dans le pénis. Le produit est fourni avec une seringue prête à l’emploi, une aiguille, un guide d’administration et des compresses alcoolisées. 

Vous pouvez également retrouver le produit sous forme de crème topique ou de suppositoire urétral, une pastille à insérer dans l’orifice urinaire de la verge. 

Quel est le mode d’administration de l'alprostadil ?

L’utilisation de l’alprostadil se fait par injection au niveau des parties gorgées de sang du sexe de l’homme. La posologie est déterminée par le médecin et elle dépend de plusieurs paramètres : 

  • la sévérité de l’impuissance ;
  • l’âge ;
  • le poids du patient. 

Dans la majorité des cas, la dose initiale oscille entre 1,5 et 2,5 microgrammes. Après l’injection du produit, il faut attendre entre 5 et 20 minutes pour « bander ». Dans certains cas, l’érection peut continuer après l’éjaculation.  

À la suite de la première administration, le thérapeute peut réajuster la dose prescrite jusqu’à obtenir la quantité optimale pour que le patient puisse obtenir une érection efficace. Généralement, cette quantité n’excède pas les 60 microgrammes. 

Quelles sont les mises en garde à respecter ?

Ce médicament ne doit pas être utilisé plus de trois fois par semaine à raison d’une dose quotidienne. Il doit y avoir au moins une journée d’intervalle entre deux prises. Au moment de la prescription, le médecin doit vous recommander des méthodes pour réduire l’érection si elle dure plus de deux heures. 

Par ailleurs, si vous remarquez que votre érection se maintient pendant trois heures ou plus après l’injection, vous devez en parler à votre thérapeute sur-le-champ. L’alprostadil ne doit pas être administré dans la verge pendant l’érection. Il est formellement interdit d’augmenter les quantités prescrites soi-même, sans l’avis de son urologue. 

Avant de laisser le patient réaliser les injections, le médecin doit s’assurer que celui-ci maîtrise la procédure d’administration. En outre, pendant le traitement, il importe de consulter régulièrement votre thérapeute (une fois par trimestre) pour avoir l’assurance de l’efficacité du produit et de son innocuité. 

Comment conserver le médicament ?

Les boites d’alprostadil doivent être conservées à l’abri du gel à une température comprise entre 2 et 30 °C. Une fois la poudre mélangée avec le diluant, la solution obtenue doit être utilisée immédiatement. Il faut garder la substance hors de la portée des enfants et éviter de se débarrasser des fioles inutilisées dans les eaux usées ou avec les ordures ménagères. 

Quelles sont les différentes précautions d’emploi de l'alprostadil ? 

Comme pour de nombreux produits pharmaceutiques, l’utilisation de l’alprostadil nécessite certaines précautions. Vous devez notamment informer votre thérapeute si vous souffrez de problèmes médicaux, d’allergie ou si vous suivez un traitement médical. 

Ces paramètres déterminants influent sur la manière dont vous devez prendre le produit sans mettre votre santé ou celle de votre partenaire en danger. 

L’administration de la solution peut entraîner un léger saignement au niveau du site de l’injection. Pour les hommes souffrant d’une pathologie hématogène, l’écoulement sanguin occasionné accroît le risque de contamination ou de transfert de la maladie à leur partenaire sexuel. 

Par ailleurs, l’utilisation de ce produit ne réduit pas le risque de transmission des infections sexuellement transmissibles. Il est donc recommandé de toujours vous servir de préservatif lors de vos relations sexuelles afin de vous protéger vous et votre compagne de toute éventualité de contamination.  

Quelles sont les contre-indications de ce vasodilatateur ?

Avant de commencer un traitement avec l’alprostadil, vous devez informer votre médecin si vous faites l’objet de l’une ses situations suivantes :

  • une allergie à l’alprostadil ou tout produit à base de prostaglandines ;
  • une interdiction d’activité sexuelle pour raison médicale ;
  • une anémie drépanocytaire ;
  • une insuffisance cardiaque ;
  • une leucémie ;
  • le priapisme ;
  • l’utilisation d’un implant pénien ;
  • la maladie de La Peyronie ou toute autre déformation du pénis

En outre, ce produit est formellement interdit aux personnes de sexe féminin ou des hommes en dessous de 18 ans. 

Quels sont les effets secondaires de l'alprostadil ? 

À l’instar de bon nombre de produits pharmaceutiques, l’alprostadil peut aussi entraîner des effets indésirables. Généralement, ces effets sont des réactions de l’organisme en réponse à un principe actif. Les effets peuvent être temporaires ou permanents selon le patient. 

Les réactions secondaires les plus fréquentes avec l'alprostadil

Ces effets indésirables concernent notamment :

  • des céphalées ;
  • des étourdissements ;
  • mais aussi des sensations de brûlure sur l’orifice urinaire ;
  • une érection douloureuse (intensité légère ou modérée) ;
  • une douleur ou dans certains cas une enflure au niveau de la zone d’injection ;
  • des rougeurs ou des éruptions cutanées sur le pénis ;
  • un saignement léger sur le site d’administration ;
  • une érection trop prolongée ;
  • des vésicules pleines de sang près de la région d’injection ;
  • des douleurs lombaires ;
  • ainsi que des courbatures dans les testicules, les jambes ou le périnée

Les effets cités n’ont été observés que par une personne sur 100 et ne concernent donc que 1 % des utilisateurs du produit. Par ailleurs, certaines de ces réactions indésirables peuvent disparaître d’elles-mêmes avec le temps et d’autres peuvent nécessiter l’intervention d’un professionnel de la santé. 

Rapprochez-vous de votre pharmacien pour plus de recommandations en ce qui concerne la conduite à tenir en cas d’effets indésirables. 

Les effets secondaires graves avec l'alprostadil

Contrairement aux réactions indésirables qui peuvent disparaître d’elles-mêmes avec le temps, les effets secondaires graves nécessitent l’intervention immédiate d’un médecin au risque d’engendrer un trouble plus complexe. Il s’agit notamment :

  • d’une éjaculation anormale ;
  • d’une rougeur, une enflure ou une courbure anormale du sexe pendant l’érection ;
  • mais également d’une inflammation du gland ;
  • de l’apparition de nodules ou de régions rigides sur la verge ;
  • de l’accélération des battements du cœur ; 
  • du gonflement des vaisseaux sanguins au niveau des jambes ;
  • et enfin de l’évanouissement. 

Par ailleurs, lorsque l’aiguille se brise au moment de l’injection et ne peut être enlevée par vos soins, contactez votre médecin sur-le-champ et arrêtez la prise du médicament. Vous devez également avertir votre thérapeute si votre érection dure plus de 4 heures ou si vous remarquez un changement au niveau de votre rythme cardiaque ou de votre pression artérielle. 

En cas de surdose, rendez-vous immédiatement aux urgences. L’overdose de l’alprostadil peut se manifester par des vertiges, des nausées, une douleur persistante dans le pénis qui ne disparaît pas ou une érection de plus de 6 heures. 

L’alprostadil peut-il interagir avec d’autres médicaments ?

Comme beaucoup de produits pharmaceutiques, la consommation de certains médicaments au même moment que l’alprostadil peut engendrer une interaction. On pense notamment aux agents tels que les inhibiteurs de la phosphodiestérase-5 (sildénafil, vardénafil, tadanafil) et les anticoagulants (héparine). 

Vous devez informer votre thérapeute si vous prenez l’un de ces médicaments. Selon votre situation, le médecin ou le pharmacien peut vous demander :

  • d’arrêter la prise de l’un des produits ;
  • de changer la posologie de l’un des médicaments ou celle des deux ;
  • ou de substituer l’un des produits à un autre. 

Lorsqu’un agent médicamenteux interfère avec un autre, cela n’implique pas toujours que vous arrêtiez la prise de l’un d’entre eux. Votre médecin peut donc vous recommander de ne rien changer dans vos habitudes de consommation. 

Toutefois, n’hésitez pas à demander conseil à votre thérapeute pour connaître la conduite exacte à tenir en cas d’interactions médicamenteuses

Quelles sont les autres solutions contre les troubles de l’érection ?

Outre l’alprostadil, il existe d’autres moyens pour traiter l’impuissance masculine. On pense notamment aux traitements administrés par voie orale comme le viagra, le Lévitra ou encore le tadalafil. Ces pilules agissent essentiellement en augmentant l’afflux sanguin au niveau des corps caverneux et nécessitent une stimulation sexuelle pour plus d’efficacité.

La médecine propose également aux patients atteints de troubles érectiles un traitement hormonal qui consiste en une supplémentation en testostérone. Cette solution intervient uniquement lorsque l’impuissance de l’homme est associée à une baisse du taux de testostérone

Par ailleurs, lorsqu’aucun des traitements habituels n’a fonctionné, l’urologue peut envisager de poser un implant pénien. Cette solution est également indiquée quand les thérapies habituelles font l’objet de contre-indications chez le patient. 

Liste des médicaments et traitements prescrits contre les troubles érectiles :

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