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Tout savoir sur le spermogramme normal

Tout savoir sur le spermogramme normal

Comment savoir si on a un résultat de spermogramme normal ? Selon les statistiques de l’OMS, la mauvaise qualité des spermatozoïdes constitue l’une des principales raisons de l’infertilité masculine. En effet, il n’est pas rare de rencontrer des personnes souffrantes d’oligospermie ou d’azoospermie, des affections qui touchent les spermatozoïdes et rendent impossible une quelconque migration vers l’ovaire.

Heureusement, il existe aujourd’hui des examens qui permettent de déterminer l’état et la qualité de la semence masculine. C’est le cas du test spermogramme qui, lorsqu’il est normal, assure de la capacité des gamètes mâles à procéder à la reproduction.

Toutefois, en raison du caractère relativement singulier de cet examen, il existe de nombreuses ambiguïtés sur sa pertinence. Que faut-il savoir sur le spermogramme normal ?

Spermogramme normal : comprendre le spermogramme pour interpréter ses résultats

Pour comprendre le spermogramme normal et ses implications, il est important de bien cerner au préalable ce qu’est un spermogramme. Selon le Dr Martha Trullenque, spécialiste de la procréation, c’est un examen qui consiste à analyser un échantillon de semence masculine (liquide séminal) pour déterminer son potentiel de fertilité. Il permet donc de connaître la qualité et l’aspect du sperme d’un patient.

Le spermogramme est l’un des principaux examens recommandés pour les couples stériles ou ayant des difficultés à féconder après douze mois de relations sexuelles fréquentes non protégées (infertilité de couple).

Il est donc généralement précédé ou suivi d’autres examens tels que la spermoculture, le test post-coïtal, les tests d’andrologie, l’échographie scrotale ou les tests de migration-survie des spermatozoïdes. Ils permettent de déterminer les causes de la stérilité tant chez l’homme que chez la femme (endométriose, trompes bouchées ou anomalie chromosomique).

Dans les faits, le spermogramme permet de connaître des données précises telles que :

  • l’état des jets ou de l’éjaculat ;
  • la concentration réelle en spermatozoïde ;
  • la vitalité des spermatozoïdes ;
  • ainsi que la morphologie spermatique ;
  • et le pH du sperme.

L’état de l’éjaculat fait référence au volume, à la texture et la viscosité du liquide séminal. La concentration spermatique est relative au nombre de spermatozoïdes par millilitre de sperme, tandis que le pH est le taux d’acidité ou d’alcalinité de l’échantillon.

La vitalité quant à elle est relative au pourcentage de spermatozoïdes vivant dans l’éjaculat. Enfin, la mobilité fait référence aux capacités motrices des gamètes et à leur capacité à utiliser la glaire cervicale pour atteindre l’ovaire au moment de l’ovulation après les rapports sexuels.

Quand parle-t-on de spermogramme normal ?

Selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé, le spermogramme est dit normal lorsque les résultats d’examen se situent dans une certaine fourchette. Cette situation offrirait plus de garanties sur la capacité des spermatozoïdes à féconder les ovocytes libérés par les ovules.

Les chiffres d’un spermogramme normal

L’Organisation suprême de la santé estime qu’un sperme fertile doit avoir un volume compris entre 1,5 et 6 millilitres et un taux d’acidité ou de pH qui se situe entre 7,2 et 7,4. Il doit également avoir une viscosité moyenne avec un temps de liquéfaction d’environ 30 minutes. Il devrait donc être en mesure de rester en l’état pendant au moins une demi-heure.

La semence masculine doit également avoir un nombre de spermatozoïdes supérieur ou égal à 15 millions par millilitre ou à 39 millions par éjaculat. En outre, elle doit avoir une vitalité d’au moins 58 % et un nombre de leucocytes (anticorps) inférieur à 1 million/ml.

Des chiffres à nuancer

En dépit des recommandations de l’OMS, il est important de faire quelques nuances. 

Le spermogramme normal ne garantit aucunement la fertilité du sperme. Il ne fait qu’attester de la capacité des spermatozoïdes à féconder l’ovule. Il existe d’ailleurs de nombreux autres éléments pouvant entraver la fécondation des gamètes.

De même, les normes de l’Organisation mondiale de la Santé ne sont que des directives générales. Les « valeurs normales » varient grandement d’un laboratoire d’examen à un autre. D’ailleurs, il existe de très nombreux facteurs susceptibles d’influer sur le résultat des examens. C’est le cas de l’état de santé, de la fatigue, de l’anxiété ou d’une quelconque affection.

En outre, pour éviter l’influence des éléments exogènes pouvant influer sur les résultats de l’examen, les spécialistes de procréation recommandent une répétition. Il est donc conseillé de faire le spermogramme au moins deux fois.

Quelles anomalies pour un spermogramme ?

Lorsque le spermogramme n’est pas normal, les causes les plus répandues sont l’infection des testicules (orchite) ou une altération de la qualité du plasma séminal. En effet, il existe de nombreuses anomalies susceptibles d’affecter la semence masculine. Les plus répandues sont :

L’aspermie est le faible volume de sperme éjaculé. Il se distingue de l’oligospermie qui est une faible présence de spermatozoïdes normaux dans la semence et de l’azoospermie, une absence totale de spermatozoïdes. L’asthénospermie quant à lui est le manque de mobilité des spermatozoïdes. Lorsque les filaments ne disposent pas de la taille de queue nécessaire au mouvement, ils sont incapables d’accéder aux ovocytes pour constituer, à terme, un embryon.

Par ailleurs, il peut également s’agir d’une nécrospermie qui est la faible présence de spermatozoïdes vivants dans le sperme ou d’une anomalie au niveau de la tête ou de la flagelle des filaments. Notez que les causes de ces anomalies sont multiples. Il peut s’agir de problèmes de prostate, d’un déficit de l’Hormone de Stimulation folliculaire (FSH), d’une vasectomie, d’une spermatogenèse défaillante ou d’une quelconque affection.

A lire aussi : Pourquoi faire un spermogramme après une vasectomie ?

Quelles solutions en cas de spermogramme anormal ?

Dans l’absolu, il n’existe pas de traitements curatifs aux anomalies du sperme. Toutefois, les spécialistes de la procréation préconisent un changement radical des habitudes alimentaires pour atténuer leurs effets pour les couples qui souhaitent avoir un enfant. Cela passera essentiellement par une alimentation plus saine et une suppression des substances alcooliques, des aphrodisiaques et des substances de synthèse.

Par ailleurs, ces spécialistes offrent une assistance médicale à la procréation en fonction des anomalies. À ce titre, ils proposent des alternatives comme l’insémination artificielle ou la fécondation in vitro (FIV).

La première est l’une des plus vieilles techniques (chirurgie) de procréation médicalement assistée (PMA). Elle est généralement recommandée pour les cas d’asthénospermie et consiste à déposer le sperme directement dans l’utérus de la femme. Ce procédé annule donc le problème de mobilité normale des spermatozoïdes et facilite la fécondation.

La fécondation in vitro quant à elle consiste à faire féconder l’ovule grâce à une injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI). Cette solution permet de pallier la plupart des anomalies liées au spermogramme anormal. Cependant, son taux d’efficacité est relativement faible et varie entre 19 et 25 %.

Spermogramme normal : le déroulé du spermogramme

Aujourd’hui, il existe deux façons de faire le spermogramme. La solution la plus répandue est le recours à un spermogramme en laboratoire spécialisé. Mais il est aussi possible d’adopter une solution homemade.

Le recours au laboratoire

Le patient se rend dans un laboratoire spécialisé pour procéder au dépôt de l’échantillon. Le déroulé de l’examen clinique est relativement simple. Il suffit d’éjaculer dans un bocal stérilisé après masturbation. Il pourra alors retourner à son domicile et attendre les résultats de l’examen.

Le spermogramme à la maison

La solution fait-maison est plus délicate. Dans un premier temps, il faut prendre rendez-vous avec un laboratoire pour définir un rendez-vous afin de présenter la semence.

Ensuite, le jour du rendez-vous, entre 7 h et 7 h 30, il faut recueillir le sperme émis lors d’une seule et même éjaculation dans un tube ou flacon conique qu’il faudra refermer hermétiquement. Il faudra par la suite maintenir le tube dans un endroit avec une température similaire à celle du corps. 

Pour finir, il faudra mettre le tube dans un sac biohazard et l’amener au laboratoire dans un délai de deux à trois heures. Au-delà de ce créneau, la semence subit des dégradations et devient impropre à toute analyse. Il faudra reprendre tout le procédé.

Les précautions pour un examen parfait

En raison de la sensibilité de ce type d’examen, il est important de prendre certaines précautions. Pour l’une ou l’autre des options, le donneur doit éviter les bains chauds et faire preuve d’abstinence sexuellement durant une période allant de 2 à 8 jours avant la date de l’examen. Cela permet au patient d’avoir une forme physique optimale afin de ne pas fausser les résultats d’analyse.

De même, il est recommandé aux personnes désireuses de faire le spermogramme d’uriner avant l’éjaculation. Cela permet d’éliminer les germes présents dans les canaux déférents et dans l’urètre. Il est aussi conseillé de bien nettoyer les mains et la verge avec des compresses stériles pour éviter tous risques d’infection.

Les résultats du spermogramme sont disponibles environ 10 jours après le dépôt de l’échantillon. Toutefois, ce délai peut varier en fonction des laboratoires. Il est donc parfaitement possible d’obtenir les résultats entre 15 et 20 jours après le dépôt du sperme.

Que retenir sur le spermogramme normal ?

Le spermogramme est une analyse qui permet d’évaluer la qualité du sperme d’un patient. Il est dit « normal » lorsque la semence possède des caractéristiques conformes aux normes de l’OMS. Il s’agit notamment d’exigences sur la forme, le volume, le taux d’acidité, la mobilité, la mobilité et la concentration spermatique. Lorsque l’échantillon de sperme ne correspond pas aux normes de l’OMS, il est dit anormal et peut souffrir des affections telles que l’asthénospermie, l’oligospermie ou la fragmentation de l’ADN.

La communauté scientifique ne s’accorde pas sur les causes possibles de ces affections. Cependant, la plupart des spécialistes estiment que les pathologies de l’enfance (cryptorchidie entre autres) et certaines maladies peuvent en être la cause. Il s’agit notamment du cancer et de sa chimiothérapie qui peuvent affecter les appareils génitaux et entraîner certaines insuffisances.

Elles peuvent également provenir de traumatismes du bassin, de dérèglements hormonaux, d’antécédents chirurgicaux, d’un déficit de testostérone, d’une infection urogénitale ou tout simplement du style de vie. Il peut aussi s’agir d’un problème biologique au niveau des organes (défaillance des vésicules, de l’épididyme ou varicocèle). 

Notons que les efforts physiques de haute intensité, les douches chaudes, le sauna et le hammam sont des éléments susceptibles d’altérer le sperme et de provoquer sur le long terme, des problèmes de fertilité.

Indiqué dans les cas de stérilité masculine, le spermogramme est bien souvent suivi d’autres examens plus ou moins importants comme la biopsie, la biopsie testiculaire, le dosage hormonal, l’échographie des voies génitales ou le caryotype.

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