AccueilBlogSexualitéSpermogramme anormal : définition, implications et alternatives !

Spermogramme anormal : définition, implications et alternatives !

Spermogramme anormal : définition, implications et alternatives !

Votre spermogramme est-il anormal ? L’infertilité masculine est une affection qui se traduit par l’incapacité des spermatozoïdes à féconder l’ovule. Pour la déterminer, on analyse les différentes caractéristiques du sperme avec un spermogramme. À l’instar de certains examens médicaux, il peut se révéler négatif. Dans ce cas précis, on parle de spermogramme anormal. Qu’implique-t-il ? Quels sont les paramètres qui permettent de l’établir ? On fait le point dans cet article.

Spermogramme anormal : quel est l’essentiel à savoir ?

Le spermogramme ou analyse spermique est l’examen de base réalisé chez l’homme lorsqu’un couple n’arrive pas à concevoir après 12 mois de rapports sexuels fréquents non protégés. Il permet d’évaluer la qualité du sperme au niveau microscopique, ainsi qu’au niveau macroscopique.

Cela permet de mettre en évidence les éventuels dysfonctionnements qui peuvent expliquer l’impossibilité d’obtenir une grossesse au sein du couple. Il est donc important de connaître son déroulement et les paramètres isolés par cette analyse.

Comment se déroule un spermogramme ?

À l’évidence, l’analyse spermique ne peut se dérouler sans le sperme. Par conséquent, pour effectuer cet examen, on demande à l’homme de fournir son liquide spermique 30 minutes après l’éjaculation.

Il est recueilli au laboratoire dans une salle apprêtée pour la circonstance, par masturbation et dans un flacon stérile fourni par le centre médical. Naturellement, en cas de difficulté, on autorise la présence de la conjointe. En plus, pour éviter que d’éventuels microbes altèrent le résultat, il est nécessaire de se laver les mains et les parties génitales.

Par ailleurs, il est recommandé de bien s’hydrater la veille et le jour du recueil. Il est aussi essentiel d’observer une abstinence sexuelle de 3 à 5 jours avant l’examen. Cela inclut l’absence de relations sexuelles et de masturbation avant le jour. Il est également crucial de recueillir la totalité de l’éjaculat.

Mais en raison de gêne, il est fréquent de perdre une partie de l’échantillon, en l’occurrence la première fraction du sperme. Dans ce cas, l’analyse n’est pas représentative et n’est pas valable.

Pour éviter ces cas de figure, diverses cliniques offrent la possibilité de recueillir le sperme chez soi et de l’apporter ensuite au laboratoire. Mais cela implique que le temps entre l’obtention du liquide spermique et le transport n’outrepasse pas une fenêtre de 30 à 40 minutes. Aussi, le flacon doit :

  • être conservé dans la poche d’un pantalon ;
  • être enveloppé dans du papier aluminium ;
  • et rester en contact avec le corps.

Cela permet de s’assurer que le liquide séminal est préservé de la lumière environnante et à la bonne température.

Quels sont les paramètres mis en évidence par l’analyse spermique ?

Le test du spermogramme permet d’évaluer les caractéristiques basiques du sperme. Il s’agit notamment :

Cet examen se concentre également sur divers paramètres microscopiques du liquide séminal. Les variables les plus importantes qui sont étudiées sont :

  • la proportion de cellules séminales mortes et vivantes ;
  • la forme de la tête, du cou et de la queue des cellules ;
  • le nombre total de spermatozoïdes dans l’éjaculat ;
  • la concentration par millilitre ;
  • et la capacité de mouvement ;

On effectue aussi une analyse immunologique pour évaluer la présence des anticorps anti-spermatozoïdes ou des cellules épithéliales.

En fonction des valeurs obtenues, on déclare le spermogramme normal ou anormal. 

Quand l’analyse spermique est-elle anormale ?

Depuis 2010, L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a établi des valeurs seuils qui permettent de qualifier un spermogramme de normal. Évidemment, ces divers chiffres sont relatifs aux paramètres spermatiques précités.

Ainsi, une analyse spermique est normale, lorsque :

  • la concentration de spermatozoïde minimum est de 15 millions par ml ;
  • le nombre total de cellules séminales est de 39 millions au moins ;
  • la mobilité progressive minimale des spermatozoïdes est de 32 % ;
  • au moins 4 % des gamètes mâles présentent une forme normale ;
  • au minimum, 40 % des cellules séminales sont en mouvement ;
  • la capacitation spermatique est supérieure à 5 millions ;
  • au minimum, 58 % des gamètes mâles sont vivants ;
  • et le pH est supérieur à 7,2.

Elle implique également que le volume minimal de l’éjaculat est de 1,5 ml et que le taux de leucocytes s’avère inférieur à 1 million.

Si après analyse du sperme, les mesures obtenues ne correspondent pas à ces standards, le spermogramme est déclaré anormal.

Quelles sont les implications d’un spermogramme anormal ?

Une analyse spermique anormale implique que le fournisseur du sperme souffre d’un dysfonctionnement. Cependant, il est très souvent lié à un facteur précis. Voici donc cinq exemples d’anomalies liés à cinq paramètres différents.

Le nombre de spermatozoïdes

Lorsque le spermogramme décèle une absence totale de gamète mâle dans l’éjaculat, on parle d’azoospermie. À l’évidence, elle réduit à néant les chances pour le couple d’avoir une grossesse naturellement. Ce mal peut être provoqué par un défaut de production ou une obturation des canaux qui doivent transporter les spermatozoïdes.

Le volume du liquide spermique

Un volume d’éjaculat inférieur à 1,5 ml témoigne d’une hypospermie. Elle peut être due à :

  • une obstruction ou une inflammation des conduits éjaculatoires ;
  • un mode de vie axée sur la consommation de tabac ;
  • une exposition à des perturbateurs endocriniens ;
  • un dérèglement hormonal, etc.

L’essentiel à retenir, c’est que moins il y a de sperme dans l’éjaculat, moins il est probable que l’ovule soit fécondé.

La motilité des cellules séminales

Quand l’examen révèle moins de 40 % de cellules spermiques en mouvement, on en déduit une asthénospermie. Les gamètes peuvent donc présenter divers troubles de la motilité. Il peut s’agir d’une incapacité à progresser vers l’avant, à se mouvoir de manière rectiligne, ou à bouger à une vitesse suffisante. Dans l’un ou l’autre des cas, cela diminue les probabilités de féconder facilement l’ovule.

La morphologie des gamètes mâles

Lorsque moins de 4 % des cellules du liquide séminal ont une forme normale, on déduit que le patient est atteint de tératospermie. Ordinairement, un gamète normal à une tête ovale, un noyau fixe, ainsi qu’un flagelle unique et droit. À l’instant où une de ces parties présente un défaut, le spermatozoïde est déclaré anormal.

Cette déformation de la morphologie peut avoir divers impacts négatifs. Par exemple, elle peut ralentir le mouvement du gamète. Elle peut l’empêcher de progresser, ou même supprimer son pouvoir fécondant.

Le nombre de spermatozoïdes vivants

La présence de moins de 58 % de gamètes vivants dans le liquide séminal indique une nécrospermie partielle ou totale. Elle peut être entraînée par :

  • une infection urogénitale ;
  • une anomalie génétique ;
  • un traitement médical ;
  • ou un traumatisme.

En résumé, tous les défauts soulignés par un spermogramme anormal amenuisent les chances de féconder naturellement ou aisément l’ovule. Quand une première analyse spermique met en évidence ces dysfonctionnements, on procède généralement à un nouvel examen.

Il a lieu trois mois après le premier test pour permettre la mise en place d’un nouveau cycle de spermatogenèse. Si après ce nouveau contrôle les troubles sont confirmés, on requiert des examens complémentaires.

Quelles sont les analyses supplémentaires que nécessite un spermogramme anormal ?

Après un spermogramme anormal, le médecin traitant peut exiger trois examens additionnels.

Le caryotype et la biopsie testiculaire

Le caryotype permet de déterminer le code génétique d’une cellule avec une prise de sang. La biopsie testiculaire analyse un petit morceau de testicule au laboratoire. Le but est de rechercher la présence de spermatozoïdes au niveau testiculaire. Ces deux examens sont immédiatement demandés lorsque l’analyse du liquide séminal révèle un faible taux de spermatozoïdes ou une azoospermie.

L’échographie des testicules

Elle permet de vérifier l’anatomie des testicules pour s’assurer qu’il n’y a pas d’inflammations locales.

Le bilan hormonal

Dans la spermatogenèse, diverses hormones sont mises en jeu. Lorsqu’une analyse du liquide séminal se révèle négative, on procède donc à un dosage de l’hormone FSH. Pour cause, elle est responsable de la croissance des spermatozoïdes.

Si ces différentes analyses confirment les dysfonctionnements soulevés par le spermogramme anormal, il est peu probable d’avoir un enfant.

Spermogramme anormal : quelles sont les alternatives pour concevoir ?

La procréation médicalement assistée (PMA) est l’unique alternative face aux anomalies soulevées par l’analyse du sperme. Mais dans ce cas précis, la méthode à employer dépend du dysfonctionnement analysé.

Par exemple, lorsque les spermatozoïdes ont un minimum de motilité et sont présents en concentration adéquate, on recourt à la fécondation in vitro (FIV). Par contre, quand ils ne sont pas nombreux ou très peu mobiles, on privilégie la FIV avec micro-injection intracytoplasmatique (ICSI). Elle consiste à injecter directement dans l’ovocyte un spermatozoïde sélectionné.

Que retenir du spermogramme anormal ?

Le spermogramme est un examen médical qui permet d’évaluer la qualité du sperme sur tous les angles possibles. Bien évidemment, pour le réaliser, on utilise l’éjaculat de l’homme. Il peut être fourni au centre médical ou depuis la maison, à condition de respecter les recommandations prescrites à ce sujet.

Le spermogramme est anormal lorsqu’il met en évidence un ou plusieurs paramètres dont les valeurs ne correspondent pas aux standards définis par l’OMS. Il implique que l’homme souffre d’un dysfonctionnement relatif à un ou des paramètres séminaux.

Pour confirmer ou infirmer cette information, on réalise un nouveau test. Si le résultat reste inchangé, le médecin traitant recommande d’autres examens. Cette fois-ci, lorsque le bilan de ces analyses corrobore le premier constat, la conclusion est la même : le couple a peu de chance une grossesse naturelle. Dans ce cas, il faudra recourir aux diverses alternatives recommandées.

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