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Infertilité secondaire : comment la soigner ?

Infertilité secondaire : comment la soigner ?

L’infertilité secondaire correspond à une infertilité qui intervient après une première grossesse. Difficile à comprendre et à accepter, ce type d’infertilité est pourtant assez courant et empêche de nombreux couples d’agrandir leur famille.

Alors quelles sont les causes de l’infertilité secondaire ? Comment la diagnostiquer ? Comment la soigner ? On vous dit tout.

Infertilité secondaire : définition

Quand on parle d’infertilité, on pense souvent à un couple qui ne parvient pas à avoir son premier enfant. Cette situation renvoie à l’infertilité primaire. Pourtant, l’infertilité peut aussi intervenir après une période sans difficulté particulière pour procréer. Ainsi, 20 % des couples souffrent d’une infertilité secondaire. Cela signifie que la femme ou l’homme (ou les deux à la fois) ont déjà eu un ou plusieurs enfants, ensemble ou séparemment, mais ne parviennent plus à en concevoir un autre.

Comme pour l’infertilité primaire, l’infertilité secondaire est constatée après un an d’essais sans succès, soit 12 mois de rapports sexuels réguliers non protégés. Ce délai peut être ramené à 6 mois pour les femmes de plus de 35 ans. C’est alors qu’une consultation avec un médecin spécialiste de l’infertilité est justifiée.

L’infertilité secondaire est étroitement liée au désir d’enfant qui, en France, est de plus en plus tardif. En moyenne, les Françaises ont leur premier enfant à 31 ans. Et nous allons voir que plus un désir de grossesse est tardif, plus il sera difficile à concrétiser.

Infertilité primaire VS infertilité secondaire

On distingue l’infertilité primaire de l’infertilité secondaire.

L’infertilité primaire concerne les couples dont aucun des deux partenaires n’a eu d’enfant auparavant. Les causes sont alors d’ordre génétique, liées à des pathologies ou d’ordre anatomique. Là encore, les facteurs favorisant l’infertilité peuvent venir du côté de l’homme ou de la femme. L’infertilité primaire peut aussi être mixte.

Ainsi, l’infertilité secondaire se différencie par le fait qu’un des partenaires (ou les deux) a déjà eu un ou plusieurs enfants par le passé. L’infertilité est donc arrivée plus tard, après une période durant laquelle la fertilité était normale.

L’âge, le principal facteur favorisant l’infertilité secondaire

Eh oui, de nombreux couples faisant face à une infertilité secondaire pâtissent en fait des années qui se sont écoulées entre la précédente grossesse et maintenant. Si le ou les enfants déjà là ne se sont pas fait désirer trop longtemps, c’est que les partenaires étaient plus jeunes à ce moment-là. Ainsi, leur fertilité était encore très correcte. Avec les années qui passent, la fertilité décline, tant chez la femme que chez l’homme.

Pour les femmes, la fertilité recule assez vite. En pratique, la probabilité d'une grossesse, par cycle, est de 25 % pour les femmes de 25 ans, puis elle descend à 12 % pour les femmes de 35 ans et 6 % pour les femmes de 42 ans. On peut alors voir qu’à 35 ans, la probabilité d’une grossesse a déjà été divisée par deux ! Ainsi, ce sont souvent les femmes entre 35 et 40 ans qui sont touchées par l’infertilité secondaire féminine. En effet, à cet âge on assiste à une diminution de la qualité des ovocytes. De plus, le risque de fausse couche augmente.

Si on entend souvent parler d’horloge biologique pour les femmes, il est important de dire que la fertilité de l’homme décline aussi avec le temps ! Les chiffres le montrent très bien : la fertilité masculine diminue de 2 % chaque année, dès 25 ans. Ainsi, les chances de concevoir pour un homme sont de 78 % à 25 ans, puis elles tombent à 58 % à 35 ans. En effet, la qualité du sperme diminue petit à petit et cela peut commencer à être problématique aux alentours de 40 ans.

Ainsi, l’âge est une cause majeure d’infertilité secondaire, chez les hommes comme chez les femmes. Toutefois, d’autres facteurs sont parfois aussi en cause.

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Les causes fréquentes d’infertilité secondaire

Si l’âge joue un rôle prépondérant dans l’infertilité secondaire, il n’est parfois pas le seul facteur à gêner la procréation. Ainsi, distinguons les facteurs qui concernent l’infertilité masculine de ceux qui concernent l’infertilité féminine.

Du côté des hommes

  • Une éjaculation rétrograde ou une anéjaculation : l’éjaculation rétrograde se caractérise par une éjaculation qui n’est pas expulsée. Le sperme est en fait évacué dans la vessie. Si la présence de sperme dans les urines est tout à fait bénigne, cette affection peut toutefois entraver la fertilité. Si le sperme n’est pas envoyé dans le vagin, les spermatozoïdes ne peuvent pas remonter jusqu’à l’ovocyte ! L’anéjaculation pose les mêmes soucis à la différence près qu’il n’y a pas du tout d’émission de sperme.
  • Une infection génitale : une IST, par exemple la chlamydia, semble anodine aux yeux de beaucoup de personnes. Et pourtant, cette infection sexuellement transmissible peut avoir des conséquences sur la fertilité masculine. C’est également le cas de certaines infections génitales hautes comme la prostatite.
  • Des troubles de l’érection : une difficulté à obtenir ou maintenir une érection entraîne souvent des difficultés à avoir des rapports sexuels, tout du moins des pénétrations vaginales. Ainsi, les opportunités d’éjaculer dans le vagin de la partenaire sont amoindries, et les chances de concevoir aussi.
  • Une varicocèle : il s’agit d’une pathologie des testicules. C’est une varice au niveau d’une veine située autour du cordon spermatique.
  • Un traumatisme testiculaire : il s’agit d’un coup ou d’un choc sur l’un ou les deux testicules.
  • Des altérations spermatiques : azoospermie, oligospermie, asthénospermie, tératospermie, nécrospermie… Toutes correspondent à une anomalie des spermatozoïdes impactant leur capacité à féconder l’ovocyte.
  • Un dysfonctionnement de l’hypophyse ou l’hypothalamus : cela entraîne une diminution de la production des spermatozoïdes.
  • L’obésité.
  • La consommation de tabac, d’alcool ou de drogues.

Du côté des femmes

  • L’anovulation : c’est une absence d’ovulation, sur tout ou partie des cycles. L’ovulation est un processus indispensable à la survenue d’une grossesse. Ainsi, sans ovulation, il n’est pas possible de concevoir. L’anovulation est parfois due au stress ou à une prise ou perte de poids excessive.
  • Des lésions des trompes de Fallope : cela peut survenir à la suite d’une IST ou d’une grossesse extra-utérine.
  • Une anomalie hormonale : cela peut par exemple être une inversion de rapport hormonal FSH/LH, ou une élévation de la FSH en rapport avec une insuffisance ovarienne.
  • Un obstacle utérin : cela peut être un fibrome, un polype ou encore du tissu cicatriciel.
  • L’endométriose : c’est une pathologie qui touche 10 % des femmes. Elle se développe souvent jeune, à l’adolescence, mais elle s’aggrave avec le temps ce qui favorise l’infertilité secondaire.
  • Le SOPK : le syndrome des ovaires polykystiques touche 8 à 13 % des femmes et favorise l’infertilité.
  • L’obésité.
  • La consommation de tabac, d’alcool ou de drogues.

À lire aussi : existe-t-il un traitement naturel à l'infertilité masculine ?

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Comment diagnostiquer une infertilité secondaire ?

Lorsque le couple constate qu’il ne parvient pas concevoir, après plusieurs mois d’essais, il consulte un médecin spécialiste de l’infertilité. Souvent, un bilan de fertilité du couple est réalisé afin d’explorer les causes de ces difficultés.

Cela commence par un interrogatoire du couple : âge, antécédents médicaux, fréquence des rapports sexuels, infertilité chez un parent proche, historique gynécologique de la femme… Toutes ces données vont aider le professionnel à orienter les recherches.

Du côté de l’homme, le médecin proprose d’abord un spermogramme. Cet examen consiste à analyser la qualité du sperme et son pouvoir fécondant sur la base d’un échantillon recueilli par masturbation. Les différents paramètres spermatiques sont observés (volume de sperme, viscosité, nombre de spermatozoïdes, vitalité, mobilité, etc) à la recherche d’anomalies. Il convient de faire deux spermogrammes à 3 mois d’intervalle et de les comparer avant de se prononcer sur la présence ou non d’altérations spermatiques. Le prix du spermogramme est remboursé par l'assurance maladie dans le cadre d'un bilan de fertilité.

Du côté de la femme, c’est d’abord une échographie pelvienne que le médecin prescrit. Celle-ci permet dans un premier temps d’évaluer la réserve ovarienne. Le professionnel va en effet compter les follicules antraux. Ensuite, l’examen permet de rechercher des causes ovariennes (comme des kystes) ou des causes utérines (fibromes, polypes, endométriose) à cette infertilité.

En fonction des résultats des premiers examens, le médecin peut préconiser d’autres actes pour préciser les sources de l’hypofécondité du couple. Cela permet de proposer la meilleure prise en charge par la suite.

Quels sont les traitements à l’infertilité secondaire ?

Les traitements de l’infertilité secondaire sont finalement les mêmes que pour une infertilité primaire.

Pour l’infertilité féminine, le médecin propose souvent une stimulation ovarienne. Il s’agit d’un traitement hormonal qui se prend par voie orale ou par infections. C’est toutefois une solution qui se révèle moins efficace chez les femmes approchant ou ayant dépassé la quarantaine.

Les traitements de l’infertilité masculine passent par le traitement des causes, même si cela s’avère rarement suffisant. Ainsi, on aura un traitement antibiotique en cas d’infection génitale, un traitement hormonal en cas de déséquilibre hormonal ou un traitement chirurgical en cas de défaut anatomique.

Pour bon nombre de couples infertiles, l’assistance médicale à la procréation est la solution, notamment si l’infertilité reste inexpliquée. Si un parcours de PMA est long, très éprouvant et qu’il présente souvent des échecs, il permet aux couples infertiles de finalement devenir parents. Le médecin peut alors proposer une insémination artificielle ou une FIV, en fonction des chances de réussite. En cas d’infertilité sévère ou de stérilité masculine, le couple peut avoir recours à un donneur de sperme.

Enfin, il est important de ne pas se renfermer sur soi durant cette épreuve qu’est l’infertilité. Lorsqu’un désir d’enfant ne peut pas être assouvi naturellement, cela est difficile à vivre, notamment si l’un des partenaires supporte seul le poids de ces difficultés. De plus, l’infertilité secondaire est d’autant plus difficile à accepter dans la mesure où le couple a déjà réussi à concevoir auparavant. Il y a souvent une incompréhension et un sentiment d’injustice qui s’installe. Il est important de bien communiquer, avec son partenaire ou un professionnel, pour garder le moral et l’espoir de donner naissance à un nouveau bébé.

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