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Asthénospermie : comment augmenter la mobilité des spermatozoïdes ?

Asthénospermie : comment augmenter la mobilité des spermatozoïdes ?

L’asthénospermie est l’un des facteurs les plus fréquents d’infertilité masculine. Elle désigne une anomalie qui affecte la mobilité des cellules reproductrices limitant ainsi les chances du couple de concevoir. Quelles sont les causes de cette affection spermatique ? Comment se déroule le processus de diagnostic ? Quelles sont les solutions de traitement possibles ? Comment accroître la motilité des spermatozoïdes ? Le point ici.

L’asthénospermie : qu’est-ce que c’est ?

Encore appelée asthénozoospermie, l’asthénospermie est une affection qui se caractérise par un problème de mobilité des gamètes mâles contenus dans le sperme. Ce phénomène diminue le taux de fécondité de l’homme et réduit les chances du couple d’avoir un enfant. 

En effet, lorsque les spermatozoïdes ne sont pas suffisamment mobiles, il devient compliqué pour eux de migrer du vagin vers les trompes où se déroulera la fécondation de l’ovocyte. Dans certains cas, cette pathologie peut être associée à d’autres anomalies spermatiques. 

On pense notamment à l’oligospermie qui désigne une faible concentration des gamètes mâles dans le sperme et à la tératozoospermie. Cette dernière indique une trop grande quantité de spermatozoïdes mal formés. Lorsque l’asthénospermie se conjugue à l’une de ces pathologies, l’impact sur la fertilité de l’homme devient encore plus grand.

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Asthénospermie : quelles sont les causes de cette anomalie ?

Les facteurs pouvant entraîner une asthénozoospermie sont nombreux. Il s’agit notamment de :

  • la varicocèle ;
  • une infection sexuellement transmissible ;
  • la consommation de substances nocives ;
  • l’exposition à des perturbateurs endocriniens (pollution) ;
  • un épisode de fièvre ;
  • un antécédent infectieux ;
  • une insuffisance hormonale ;
  • un traitement médical lourd ;
  • une exposition prolongée à de fortes températures ;
  • une ectopie ;
  • ou encore une malformation génétique. 

Au cours de l’entrevue avec le médecin, ce dernier va essayer de déterminer si son patient a connu l’une de ces situations. Il peut également arriver que l’âge soit une cause de l’asthénospermie, car la mobilité des gamètes diminue considérablement dès 45 ans. Cette anomalie peut aussi être le résultat d’une carence alimentaire. 

Asthénospermie : comment se fait le diagnostic de cette pathologie ?

Comme la majorité des affections qui touche la qualité du sperme, le patient ne présente aucun symptôme. Il décide de consulter quand son couple rencontre des difficultés pour concevoir. 

Le spermogramme

Le diagnostic de l’anomalie se fait à l’aide d’un spermogramme. Cet examen biologique du sperme est l’un des premiers qu’on réalise au moment d’effectuer le bilan de fertilité d’un couple. 

Un spermogramme en laboratoire permet d’évaluer plusieurs critères comme le volume de l’éjaculat, mais aussi la forme, le nombre, la vitalité et la mobilité des gamètes. Ce dernier paramètre désigne le nombre de spermatozoïdes pouvant atteindre la trompe pour y fertiliser l’ovocyte. 

Comment se mesure la mobilité des gamètes ? 

Pour l’évaluation de la mobilité, les biologistes disposent une goutte de sperme entre deux lames. Ils observent par la suite le pourcentage de gamètes capables de bouger rapidement et en ligne droite afin de traverser le champ du microscope. 

Cette étude de la mobilité des cellules reproductrices se fait en deux temps. La première analyse a lieu 30 minutes à une heure après l’éjaculation et consiste à évaluer la mobilité primaire des gamètes. Une seconde analyse est réalisée trois heures après l’éjaculation et permet d’apprécier la mobilité secondaire des spermatozoïdes. 

Quels sont les différents critères d’évaluation ?

À l’issue de ces multiples analyses, la mobilité des cellules reproductrices est catégorisée en quatre groupes distincts :

  • la classe (a) regroupe les gamètes avec une mobilité normale, rapide et progressive ;
  • puis, la classe (b) contient les cellules avec une mobilité réduite, lente ou faiblement progressive ;
  • la classe (c) regroupe les spermatozoïdes qui bougent, mais dont la mobilité n’est pas progressive ;
  • enfin, la classe (d) se compose des gamètes immobiles.

D’après les règlementations de l’OMS, la qualité du sperme est satisfaisante quand il contient au moins 30 % de spermatozoïdes de catégories (a) et (b). Lorsqu’il s’agit uniquement des cellules à mobilité normale, le taux doit excéder les 40 %. 

En outre, même quatre heures après l’éjaculation, la mobilité des gamètes ne doit pas diminuer de manière significative. Ainsi, chez un patient qui présente des taux en deçà de ces seuils, le médecin peut suggérer une asthénospermie. 

Le résultat d'un spermogramme seul ne suffit pas pour confirmer le diagnostic. Il faut réaliser un deuxième spermogramme dans un intervalle de trois mois et même un troisième dans certains cas. En effet, la spermatogenèse (le processus de production des gamètes mâles) se déroule au cours d’un cycle de 74 jours. 

Ce phénomène peut être influencé par de nombreux facteurs tels que le stress ou une infection qui altère de manière transitoire la qualité du sperme. 

Les examens complémentaires

Même une fois l’anomalie détectée, les médecins effectuent d’autres analyses pour compléter le diagnostic. Il s’agit notamment :

Ces examens permettent de détecter d’éventuelles anomalies morphologiques sur les spermatozoïdes ou une infection susceptible d’altérer la spermatogenèse.

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Asthénospermie : quels sont les traitements possibles ?

La prise en charge du patient dépend de la sévérité de son mal. Elle est également influencée par le fait que d’autres affections spermatiques y soient associées. On pense principalement à la présence de gamètes malformés ou à un nombre insuffisant de cellules reproductrices dans l’éjaculat. L’origine de l’affection et l’âge du malade sont également pris en compte dans le traitement de l'infertilité masculine

Une supplémentation en antioxydants

Lorsque l’asthénospermie est légère ou modérée, le médecin peut prescrire à son patient un apport supplémentaire en antioxydant. En plus de lutter contre le stress oxydatif qui a un impact négatif sur les spermatozoïdes, les antioxydants seraient capables d’accroître le nombre de cellules ainsi que leur mobilité. 

En parallèle, le patient suit également un traitement pour soigner la cause de l’affection. Dans le cadre d’une infection par exemple, des médicaments antibiotiques peuvent être prescrits au malade. Pour certains cas, le professionnel de la santé peut recommander l’adoption d’une hygiène de vie plus saine en guise de traitement naturel à l'infertilité masculine

Les techniques de procréation médicalement assistée (PMA)

Il peut arriver que la cause de l’asthénospermie ne laisse pas entrevoir un traitement ou que les moyens mis en place pour la soigner échouent. Le médecin propose alors à son patient de recourir à une technique de PMA. 

Cette démarche offre de nombreuses possibilités aux couples qui souhaitent avoir des enfants, mais qui n’y arrivent pas en raison d’un défaut de mobilité des spermatozoïdes. Elle reste d’ailleurs la plus efficace pour provoquer une grossesse dans une situation pareille. 

La FIV est l’une des méthodes de la procréation médicalement assistée. Cette injection intracytoplasmique consiste à mettre manuellement un gamète (indépendamment de ses caractéristiques) à l’intérieur de l’ovocyte pour le féconder. Toutefois, lorsque la pathologie est sévère, le recours à un don de sperme reste l’une des meilleures options du couple pour concevoir. 

Comment augmenter la mobilité de ses spermatozoïdes en cas d'asthénospermie ?

Contrairement aux idées reçues, l’infertilité dans un couple ne concerne pas seulement la femme. L’homme est également concerné. Ce dernier doit adopter quotidiennement un mode de vie sain afin de booster sa fertilité et augmenter ses chances de procréer. Il s'agit là d'un traitement naturel à l'infertilité masculine, à mettre en place en complément d'une solution médicale.

Améliorer son régime alimentaire

Les aliments consommés influencent plus ou moins la fertilité masculine. Ainsi, chaque homme doit s’assurer d’intégrer dans son alimentation quotidienne des antioxydants, des vitamines et des oméga-3. Ces nutriments se trouvent essentiellement dans les fruits, les légumes, les poissons gras (hareng, sardines, maquereau). 

Une étude aurait montré que la consommation de lutéine et de bêta-carotène favoriserait une meilleure motilité des cellules reproductrices. Quant au lycopène contenu dans les légumes de couleur rouge (principalement la tomate), il serait bénéfique pour la morphologie des gamètes. Le DHA serait obligatoire pour la formation de l’acrosome. 

Même s’il est possible de se tourner vers des compléments alimentaires, il reste préférable de consommer des légumes et des fruits de saison pour profiter de ces nutriments. 

Faire de l’activité physique

Le sport n’est pas seulement important pour le maintien de la santé cardiovasculaire et pour avoir une bonne forme physique. Il permet également d’accroître la concentration de spermatozoïdes dans le sperme. 

Une étude publiée dans le British Journal of Sports suggère que la sédentarité aurait un effet néfaste sur la qualité des gamètes mâles. Il est donc important de pratiquer du sport quotidiennement pendant au moins trente minutes pour améliorer la qualité de son sperme. 

Réduire la consommation d’alcool

Boire de l’alcool de manière excessive a de nombreuses conséquences sur la santé reproductive. Ce comportement entraîne notamment une réduction du volume des testicules, une baisse de la libido et de la production du sperme. Cependant, la majorité de ces symptômes peut disparaître quelque temps après l’arrêt de la consommation de boissons alcoolisées. 

Réguler son niveau de stress

Un niveau trop élevé de stress pourrait impacter la sécrétion de la testostérone, l’hormone indispensable pour le déroulement de la spermatogenèse. Par ailleurs, lorsque l’individu subit une situation de stress, son hypophyse sécrète en grande quantité de la prolactine. Cette substance pourrait limiter le nombre de spermatozoïdes produit par l’organisme : on parle alors d’oligospermie. 

Malheureusement, il y a très peu de chances d’éviter les situations stressantes de la vie quotidienne (travail, relations sociales, soucis financiers). Toutefois, le recours à des techniques de méditation, des exercices de sophrologie et de respiration ou de yoga peut aider à réduire le stress. 

Éviter la consommation de tabac

Au-delà de nuire à vos poumons, fumer affecte également la production de cellules reproductrices. La consommation de tabac aurait également un impact négatif sur leur morphologie et leur mobilité. Par ailleurs, le tabagisme pourrait également provoquer chez le fumeur des troubles de l’érection. Toutefois, une grande partie de ces effets secondaires peut être réversible dès l’arrêt du tabac. 

Éviter d’exposer son corps à des températures élevées

Les cellules reproductrices de l’homme n’apprécient pas la chaleur. La température la plus appropriée pour les gamètes est de 32 °C. Il importe donc d’éviter toute activité capable de venir augmenter la température au niveau de vos testicules. On pense notamment au sauna, aux bains brûlants et au hammam. Privilégiez également le port de sous-vêtement et de pantalons amples. Si vous travaillez dans un environnement trop chaud, pensez à sortir pour prendre l’air plusieurs fois dans la journée.

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