AccueilBlogEjaculation précoceHypospermie : quelles sont les causes de ce trouble de l’éjaculation ?

Hypospermie : quelles sont les causes de ce trouble de l’éjaculation ?

Hypospermie : quelles sont les causes de ce trouble de l’éjaculation ?

L’hypospermie se définit par une faible éjaculation, en petite quantité, et touche des hommes aux profils variés. Si elle n’est pas dangereuse en tant que telle, l’hypospermie peut poser souci dans le cadre d’un projet de parentalité. Quelles en sont les causes ? Comment la traiter ? Obtenir une éjaculation plus puissante changera t-il les choses ? Charles.co vous explique tout ce qu’il y a à savoir.

Hypospermie : définition

L’hypospermie se caractérise par un volume d’éjaculat inférieur à 1,5 ml selon l’OMS. Cela doit être constaté sur au moins 2 spermogrammes successifs. Il s’agit donc d’un petit volume de sperme éjaculé et pour cause, le volume d'éjaculation normal se situe entre 1,5 et 6 ml de liquide.

Une éjaculation fréquente (plusieurs fois par jour) peut entraîner une hypospermie de temps en temps. Dans ce cas, cela n’est pas grave et il n’y a aucun problème de santé sous-jacent. Une consultation n’est pas nécessaire ; l’espacement des éjaculations permet de régler le souci.

L’hypospermie peut toucher tous les hommes. Sa fréquence est difficile à déterminer car, souvent, elle est découverte à l’occasion d’une consultation pour infertilité. En dehors de cela, les hommes ont tendance à ne pas consulter pour un faible volume de sperme expulsé.

Les autres altérations spermatiques

Bien qu’elle puisse se manifester seule, l’hypospermie est parfois accompagnée d’autres altérations séminales :

L’oligozoospermieLa faible concentration de spermatozoïdes dans l’éjaculat.
L’asthénozoospermieLa faible mobilité des spermatozoïdes dans l’éjaculat.
La tératospermieLa faible quantité de spermatozoïdes dans l’éjaculat mais ayant des formes normales.
L’azoospermieL’absence de spermatozoïdes dans le sperme.
La nécrozoospermieLorsque le pourcentage de spermatozoïdes vivants est inférieur à 58 %.
Les différentes altérations spermatiques

Toutes ces altérations spermatiques peuvent avoir différentes causes génétiques, congénitales ou testiculaires par exemple. Lorsqu’un homme souffre de plusieurs altérations à la fois, sa fertilité peut en être fortement diminuée.

Youtube Video

Quelles sont les causes de l’hypospermie ?

L’hypospermie peut être causée par un dysfonctionnement du réflexe éjaculatoire ou par un défaut anatomique ou de fonctionnement des glandes et voies génitales. Ainsi, peuvent être responsables de ce trouble de l’éjaculation :

  • Une éjaculation rétrograde partielle (une petite partie du sperme est expulsé tandis que le reste se déverse dans la vessie) ;
  • Une varicocèle (obstruction des conduits) ;
  • Un âge avancé ;
  • Une inflammation ou infection des conduits éjaculatoires ;
  • Une pathologie neurologique (le diabète ou la sclérose en plaques par exemple) ;
  • Un traumatisme médullaire (concerne les hommes paraplégiques ou tétraplégiques par exemple) ;
  • Une maladie génétique ;
  • Un déficit de certaines hormones comme la testostérone (insuffisance androgénique) ;
  • Des mauvaises habitudes de vie (tabac, alimentation…) ;
  • Une chirurgie préalable (par exemple une chirurgie colorectale ou une chirurgie prostatique ayant entraîné une lésion des nerfs) ;
  • La prise de certains médicaments (psychotropes ou alphabloquants comme Tamsulosine) ;
  • Des anomalies endocriniennes (par exemple l’hypogonadisme, qui est un défaut de production du sperme au niveau des testicules).

Une éventuelle mutation du gène CFTR (Cystic Fibrosis Transmembrane Regulator) peut également être la cause d’une petite éjaculation. La mutation de ce gène est en cause dans l’apparition de la mucoviscidose, maladie génétique qui attaque principalement les poumons.

Comment diagnostiquer l’hypospermie ?

Le diagnostic de l’hypospermie se fait aux moyens de différents examens médicaux : un examen clinique des parties génitales ou encore des actes d’imagerie de l’appareil uro-génital.

Des analyses génétiques peuvent également être faites, notamment à la recherche d’une mutation du gène CFTR, responsable de la mucoviscidose. En effet, en plus d’expliquer l’hypospermie, cela représente un véritable enjeu pour le patient. Il pourrait alors découvrir qu’il est atteint de cette maladie grave et pourrait ainsi commencer les soins adaptés. Cela est aussi important pour sa descendance car la mucoviscidose est une maladie héréditaire. En conclusion, l’hypospermie doit alerter et donner lieu à une analyse génétique en ce sens.

Le spermogramme

La réalisation d’un spermogramme en laboratoire permet de déceler toutes les altérations spermatiques dont souffre le patient. En effet, cet examen permet de mesurer les différents paramètres séminaux dans un échantillon de sperme. L’éjaculat est recueilli par masturbation dans un récipient stérile puis analysé au laboratoire. Pour des résultats les plus fiables possibles, les médecins recommandent de recueillir l’échantillon de sperme après 2 à 7 jours d’abstinence sexuelle. Un deuxième échantillon, voire un troisième, peuvent également être analysés afin de confirmer les premières observations.

On peut donc évaluer différents paramètres du sperme, afin de mettre en évidence les différentes altérations spermatiques. On en retrouve 8 :

  1. viscosité ;
  2. volume (normalement compris entre 1,5 et 6 ml) ;
  3. pH du sperme ou degré d’acidité ;
  4. quantité de spermatozoïdes ;
  5. vitalité des spermatozoïdes ;
  6. mobilité des spermatozoïdes ;
  7. présence de spermatozoïdes de forme anormale ;
  8. présence de différentes cellules (par exemple globules blancs).

Si le spermogramme révèle une anomalie, alors le médecin peut procéder à une spermoculture. Cela permet de détecter la présence de germes dans le sperme, signe d’une infection.

Peut-on soigner l’hypospermie ?

Il n’existe pas de traitement pour augmenter le volume de sperme éjaculé. Ainsi, le traitement de l’hypospermie passe par le traitement de ses causes. Par exemple, lorsqu’il y a une malformation, une intervention chirurgicale sur celle-ci permet de solutionner le problème d’éjaculation. Lorsque la cause est une maladie, c’est elle qui doit être soignée afin de réduire ses symptômes, dont fait partie l’hypospermie.

Comment appréhender un désir de parentalité quand on souffre d’hypospermie ?

Hypospermie n’est pas toujours synonyme d’infertilité. Parfois, le sperme est de très bonne qualité et les spermatozoïdes y sont très concentrés, permettant ainsi de procréer normalement. Tout dépend de la cause du trouble éjaculatoire, bien que la plupart des hommes souffrant d’hypospermie rencontrent des soucis de fertilité. Cela est d’autant plus vrai si l’hypospermie s'accompagne d’autres altérations spermatiques, telles qu’une faible quantité ou une faible mobilité des spermatozoïdes.

En cas de désir d’enfant, il faudra alors passer par un traitement de reproduction assistée tel que la PMA (Procréation Médicalement Assistée). Il pourra alors s’agir d’une insémination artificielle (les spermatozoïdes sont déposés dans l’utérus afin d’aller féconder l’ovocyte) ou d’une Fécondation In Vitro, dite FIV (l’ovocyte est également prélevé et la fécondation se fait directement en laboratoire). La solution la plus adaptée sera proposée par le médecin, en fonction des altérations spermatiques rencontrées.

Les autres troubles de l’éjaculation

Les différents troubles de l’éjaculation se manifestent souvent de façons similaires. En cela, il est possible de les confondre.

Youtube Video

L’éjaculation précoce

L’éjaculation précoce correspond au fait d’éjaculer trop vite lors d’une relation sexuelle. L’homme, ainsi que sa partenaire, n’ont pas eu le temps de ressentir le plaisir attendu. Le rapport n’est donc pas satisfaisant car l’homme n’est pas capable de retenir son éjaculation. Celle-ci arrive en moyenne dans la minute suivant la pénétration. Cela cause très souvent un véritable mal-être à l’homme qui en souffre : il devient anxieux, ne se sent pas à la hauteur et finit par fuir l’activité sexuelle, impactant directement sa libido.

Heureusement, l’éjaculation précoce se soigne. Il existe des traitements pour retarder son éjaculation. Les médecins recommandent de combiner l’action des médicaments avec une thérapie en sexologie afin de reprendre le contrôle durablement sur sa sexualité.

Parmi les traitements pharmacologiques, on retrouve le Priligy. C’est un médicament de la famille des inhibiteurs du recaptage de la sérotonine. Il s’agit en fait d’un antidépresseur sans effet psychotrope, utilisé dans le traitement de l’éjaculation rapide. Vous pouvez vous procurer ce médicament en pharmacie muni d’une ordonnance. Il coûte en moyenne 60 euros la boîte de 3 comprimés. Cela représente un certain budget et la sécurité sociale ne le rembourse pas. Pour autant, c’est un médicament très efficace.

Il existe aussi un traitement topique : le Fortacin. Il s’agit d’un spray à base de Lidocaïne, un anesthésique local. Appliqué sur la verge quelques minutes avant le rapport sexuel, il a l’avantage de conserver la spontanéité de l’ébat. Son action anesthésiante permet de désensibiliser le gland sans pour autant rendre le pénis engourdi. Le Fortacin est disponible en pharmacie sans prescription médicale. Il est affiché en moyenne au prix de 60 euros le flacon et n’est pas remboursé par la sécurité sociale.

L’anéjaculation ou éjaculation tardive

Il s’agit d’une difficulté, voire une impossibilité, pour l’homme d’éjaculer. Cela se produit malgré une stimulation suffisante et, ainsi, le rapport sexuel peut durer très longtemps sans que l’éjaculation ne survienne. Certains hommes parviennent à éjaculer seulement lors d’une masturbation en solitaire, d’autres au bout d’un très long moment de pénétration, d’autres pas du tout. L’anéjaculation peut avoir des causes organiques, comportementales ou psychologiques. Le traitement est à adapter selon la cause.

L’éjaculation rétrograde

Lors d’une éjaculation rétrograde, le sperme n’est pas expulsé à l’extérieur, mais est évacué dans la vessie. Ainsi, l’orgasme est là, de même que la phase d’expulsion, mais rien ne sort. Cela fait souvent suite à une intervention chirurgicale de la prostate. Sachez que la présence de sperme dans les urines n’est pas dangereuse pour la santé ; il s'évacue lors de la miction. Toutefois, cela peut être problématique pour concevoir un enfant.

Il est facile de confondre éjaculation rétrograde et anéjaculation avec orgasme. Si un doute existe, l’analyse d’un prélèvement d’urine permet de déterminer de quel trouble vous souffrez réellement. En effet, si des spermatozoïdes sont présents dans l’urine, alors il s’agit d’une éjaculation rétrograde.

L’éjaculation douloureuse

Lors d’une éjaculation douloureuse, l’homme ressent des douleurs dans la région pelvienne, au niveau du pénis, du rectum ou de l’abdomen. Ces douleurs d'intensité variable s’accompagnent souvent de symptômes urinaires : difficulté à uriner, besoin d’uriner pressant, manque de force dans le jet, etc.
On observe souvent une éjaculation douloureuse chez les hommes souffrant d’une prostatite, aiguë ou chronique. Il s’agit d’une inflammation de la prostate.

Est-on obligé de consulter lorsqu’on a un trouble éjaculatoire ?

La plupart du temps, les troubles de l’éjaculation sont bénins en tant que tels. Ils ne nécessitent donc pas de consultation ou de traitement. Toutefois, comme nous l’avons vu, ils peuvent être le symptôme d’autres pathologies qui, elles, nécessitent une prise en charge médicale. Ainsi, il est intéressant de tout de même consulter un médecin afin de réaliser quelques examens et d’écarter les possibles maladies encore non diagnostiquées.

De plus, un trouble de l’éjaculation peut avoir un impact psychologique négatif sur le patient. Les difficultés à avoir un enfant peuvent créer des tensions dans le couple et un sentiment de culpabilité. L’homme se sent alors incapable d’y parvenir et cela peut également impacter sa libido. Synonymes de virilité et de force dans notre société, l’érection et l’éjaculation sont prises très à cœur par les hommes. En cela, si des conséquences psychologiques se font sentir, n’hésitez pas à consulter un médecin sexologue qui mettra en place une thérapie.

Consulter immédiatement un médecin sexologue en ligne

Consultation (téléphone, vidéo ou messagerie privée) avec un médecin sexologue.

Délivrance de fiches conseils et d’une ordonnance  si nécessaire.

Qui veut être mon associé
icone croix
Découvrez nous sur 
M6
Découvrez le passage de Charles.co sur 
M6
Voir le replayfleche-droite-fine-picto