Thérapie de couple : comment, où et pourquoi faire une thérapie de couple ?

thérapie de couple

La thérapie de couple (en même temps que les sexothérapies) a beaucoup évolué ces dernières 50 années. En effet, avec l’essor des sciences sociales, les psychothérapies permettent maintenant de réels progrès au sein d’un couple.

Par ailleurs, il est même rare qu’une personne consulte seule, lorsqu’elle est en couple ; justement parce que des problèmes psychologiques et/ou sexuels incluent souvent l’autre partenaire.

Un travail doit donc être réalisé ensemble, entre le/la thérapeute, et les deux partenaires. Petit tour d’horizon des principales approches de la thérapie de couple.

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Thérapie de couple : qu’est-ce qu’un couple ?

Lorsqu’un couple débute une thérapie, il est toujours considéré comme une « entité psychique » à part entière.

Cet élément est fondamental pour la compréhension du couple : l’analyse du couple (ce qu’on décrira plus tard comme une thérapie analytique) permet sa compréhension et sa compréhension solidifie son analyse.

Ces deux aspects sont indissociables et complémentaires. Ensuite, nous devons nous poser la question de ce qui constitue un couple, particulièrement la notion de projet : enfants, projet de vie, ou simple entraide mutuelle lorsqu’on s’identifie comme « couple ».

Un motif fréquent d’une consultation de couple est l’échec face à un projet. La constitution du couple, sa rencontre dans la durée et la temporalité, modifie et transforme le lien conjugal. Et ce lien conjugal est organisateur et constitutif du couple.

En fait, un couple s’organise sur la base consciente de plusieurs accords (comme le fait de vouloir « tourner une page » par la thérapie), mais également sur une base inconsciente (la part d’inconnu nécessaire au bon fonctionnement du couple).

Se focalisant sur ces différents postulats, des évènements peuvent rentrer en « collision » sur la vie amoureuse du couple et son lien conjugal ; que ces évènements soient positifs ou négatifs.

Couple, identité et sexualité

Une thérapie de couple est censée soigner une part de soi, en même temps que le couple en lui-même.

Par ailleurs, un autre paramètre important du couple est la sexualité : le lien conjugal permet la sexualité dans la durée. Avec cette notion de durée intervient de nouvelles caractéristiques : sécurité et satisfaction de la libido de part et d’autre.

Cette rencontre du couple doit en effet organiser la sexualité en réassurant (ou réaffirmant) l’identité de chacun des conjoints.

Le couple comme catégorie sociale ou « groupe » dans une société

Enfin, une dernière caractéristique essentielle du couple est son émergence comme « groupe », au sein d’une société, en se différenciant d’autres groupes : amical, familial, professionnel etc.

Un couple qui veut donc « rester vivant » en tant que couple doit non seulement établir un double processus de différenciation, mais aussi un double travail psychique. En effet, il devra établir une frontière entre le monde extérieur et lui-même (ce qu’on peut appeler enveloppe psychique) créant ainsi un « dehors » et un « dedans ».

Et dernièrement, au sein même du couple, il est fondamental et indispensable de travailler sur la notion d’altérité, c’est-à-dire de « ce qui est autre » : même en couple, notre conjoint est une personne à part entière. Pour conclure sur ce point, un couple doit savoir travailler sur les aspects de complémentarité et son contraire, ou encore gérer la distance, le rapprochement

Pourquoi une thérapie de couple ?

Pourquoi consulter en couple, plutôt qu’individuellement ? Nous pouvons répondre assez simplement à cette question : on distingue en effet la souffrance individuelle et la souffrance liée à un groupe –  comme le couple.

Cette distinction permet notamment d’ajuster les outils thérapeutiques.

En effet, quand la souffrance est individuelle (quand on est célibataire), la personne contient généralement les moyens de la soulager ; alors que dans le cas du couple, la personne ne contient qu’une partie de la solution.

Les informations sont en réalité partagées, réparties, entre les conjoints.

Une thérapie de couple nécessite donc un cadre spécial et une approche spéciale, pour expliquer la souffrance d’un individu. Car comme nous l’avons dit, l’individu dans le couple ne possède jamais « la clef » de la résolution du problème dans sa totalité.

Cette explication de la souffrance sera partagée avec son/sa partenaire. Mais pourquoi cette remarque est-elle très importante ?

D’abord parce que cela revient à impliquer l’autre conjoint, qui n’est pas forcément souffrant ; comment exiger alors de cette personne de rechercher une cause en elle-même ? Il est toujours délicat d’accuser l’autre.

Quoi qu’il en soit, un traitement individuel n’est jamais préconisé car il risque d’enfermer la personne dans ce dilemme : suis-je responsable de ma souffrance ou victime ?

Thérapie de couple : quels sont les principaux motifs de consultation ?

Le plus souvent, un manque de communication est à l’origine d’une consultation, en plus de schémas répétitifs ennuyeux et lassants.

Et généralement, les raisons qu’évoquent les couples lors de la consultation sont plus en rapport avec les conséquences, que les problèmes eux-mêmes. Notons tout de même qu’il est fréquent qu’un couple sache identifier une circonstance extérieure, une période de la vie, un événement, une difficulté liée à un enfant…

D’autres motifs de tromperies peuvent-être la source de consultation, brisant ainsi un rapport de confiance ; ensuite il existe plein de différents gestes qui peuvent nuire au couple et à son mythe : si on offre le même cadeau à une personne qui peut être potentiellement un amant, une maîtresse, ou pire sa mère, et que son conjoint s’en rend compte…

Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres facteurs destructeurs : mort d’un proche, maladies, problèmes professionnels…

Enfin, il arrive que la sexualité devienne également un problème au sein du couple, qu’elle s’épuise ; une sexothérapie de couple sera plus justifiée qu’une thérapie a proprement parlé.

Le prix d’une thérapie de couple

Le coût d’une séance dépend des praticiens et de nombreux facteurs. Cependant nous pouvons vous donner une fourchette large comprise entre 60 et 250 euros la séance, pour des durées d’1h à 1h30.

Enfin, précisons que dans le cas d’une thérapie qui dure 2 ans, les séances ont lieu tous les 15 ou 30 jours ; les changements se font à deux, et finalement une thérapie de couple n’est pas forcément plus couteuse qu’une thérapie individuelle.

La thérapie psychanalytique en couple : une approche très répandue

Comment se différencie l’approche psychanalytique des autres thérapies de couple ? Quel est l’objectif du thérapeute ?

Une thérapie psychanalytique a pour objectif d’analyser le couple et le lien entre les partenaires. Pour que cette analyse soit possible, le lien doit exister entre les deux partenaires ; c’est-à-dire qu’ils doivent s’identifier comme « couple ».

Cette approche exclut donc les autres formes de relations et se concentre sur l’analyse du lien, des rapports entre les conjoints réels ; l’analyse des fantasmes (que les partenaires entretiennent entre-eux ou sur leur vision du couple) et les dimensions narcissiques seront aussi étudiées.

L’analyse devra donc ouvrir la question du sens du choix amoureux, des particularités de ce choix, en passant par la compréhension des symptômes (qui prennent la forme de plaintes et de reproches) du couple.

L’objectif étant de permettre au couple de rester ensemble ou de se séparer, sans risque psychologique pour chacun des membres du couple.

Enfin, cette thérapie analytique permet d’offrir au couple un espace pour travailler sur leur analyse, les causes de leur souffrance, et dénouer certains aspects pathogènes de leur vie.

Le thérapeute devra notamment aider le couple à comprendre la fonction et le rôle de ces aspects pathogènes dans le fonctionnement du couple, et des conjoints.

Déroulement d’une thérapie analytique : consultation conjugale et entretiens préliminaires

La plupart des couples qui consultent traversent une crise et s’interrogent sur la répétition de certains symptômes.

On peut définir les symptômes comme issus des « collusions » qui rentrent en interaction dans la vie de couple. Ces symptômes sont cependant ce qui permet aux partenaires de rester ensemble sans se perdre l’un l’autre.

Plus précisément, ces symptômes constituent l’écart nécessaire pour que les conjoints existent individuellement. Le/la thérapeute devra donc comprendre avec le couple la nature des symptômes, et celle des « collusions » pour définir la problématique du couple.

Les entretiens préliminaires

La première étape est que le couple puisse être entendu et se sente aussi écouté. Ensuite, travailler sur ce lien qu’entretient le couple, implique que le/la thérapeute ne se focalise pas sur une problématique individuelle.

Les problématiques doivent être communes et se retrouver en chacun des conjoints. Également, il faudra comprendre les rapports qu’entretiennent chacun des partenaires au couple.

Enfin, les problématiques individuelles devront forcément aussi être prises en compte, afin de discerner comment le lien conjugal noue les problèmes d’un conjoint à l’autre. Pour autant, elles doivent seulement éclairer ce lien qu’entretient le couple et passer au second plan de l’analyse.

Comprendre la nature du lien

Pour sortir d’une problématique qui serait trop centrée sur une seule personne, le couple doit comprendre qu’il a une fonction – d’organisation et de défense – à l’origine d’une stabilité psychologique, ou du moins une économie qui lui permettait de fonctionner.

Or, cette organisation est maintenant tenue en échec et le couple devra l’assimiler, sans pour autant nier la relation passée et son sens.

C’est dans cette perspective que la problématique d’un des conjoints devient une problématique de couple.

Les entretiens préliminaires viseront donc la compréhension de l’idée de couple par le couple (« penser le couple »), et son fonctionnement. Si la thérapie analytique de couple est envisagée, un contrat thérapeutique est alors mis en place, entre le couple et le/la thérapeute.

Si la thérapie analytique n’est pas envisagée, quelles autres options ?

Pour environ la moitié des couples qui consultent, une thérapie analytique est envisagée. Les autres couples se répartissent alors principalement en deux autres catégories :

  • Ceux qui n’arrivent pas à sortir de la problématique du coupable ou du patient souffrant. Généralement, l’un des conjoints amène l’autre pour qu’il soit soigné ou change, mais ne trouve pas l’allié espéré en la personne du thérapeute. La prise en compte globale du couple n’est alors pas possible.
  • D’autres couples ne s’engagent pas dans une thérapie, mais utilisent les entretiens préliminaires pour se séparer. Des personnes cherchent même à utiliser le thérapeute comme médiateur.

Il faudra alors se poser un certain nombre de questions, et notamment savoir si l’aspect névrotique et l’aspect narcissique ont été suffisamment étudiés.

Parfois, une personne réussit à se séparer psychiquement du couple, sans pour autant quitter physiquement le couple… Parce que le couple comporte aussi un certain nombre d’enveloppes psychologiques, et permet une identité sociale, parfois difficile à quitter.

Enfin, certaines personnes, qui ne s’engagent pas dans une thérapie de couple, préfèrent privilégier une thérapie personnelle, laissant la thérapie de couple de côté pour un moment.

Thérapie de couple : séparation ou continuation du couple ?

Certaines thérapies débouchent sur une séparation et d’autres sur la poursuite d’une vie commune. Généralement, une thérapie qui s’oriente vers une séparation est plus courte que les autres.

Et lorsqu’une thérapie se conclut par une séparation, il faut aussi distinguer les couples qui ont consulté en pleine crise et ceux qui avait conscience de leurs problèmes et de leur difficulté à se séparer psychiquement.

Enfin, deux conjoints peuvent commencer à parler d’une éventuelle séparation, mais sans la planifier réellement. À l’inverse, lorsque le couple commence à prendre des mesures réelles, cela signifie souvent l’arrêt de la thérapie.

Pour autant, est-ce l’arrêt ou la fin de la thérapie ? Le processus thérapeutique est parfois plus long, même si un couple décide de se séparer pendant la thérapie.

Il existe aussi des cas de figure où des personnes ne veulent plus parler d’eux-mêmes devant leur partenaire ; pour diverses raisons, parce qu’elles ont compris les mécanismes de leur couple, où comment leur conjoint a pu les utiliser, manipuler, tromper, etc.

Pour ces individus, ils sont nombreux à continuer une thérapie individuelle.

Que faut-il retenir de la thérapie de couple ?

Une thérapie de couple ne doit pas nécessairement vouloir dire « séparation » dans votre esprit.

Cependant, si vous souffrez dans votre couple, il est important de ne pas rester seul.e dans cette situation ; vous devez aborder le problème avec votre partenaire, lorsque c’est possible (et même si c’est difficile).

Une séparation peut causer beaucoup de dégâts de part et d’autre ; il est parfois plus sage de se faire aider un temps, pour que les répercussions psychologiques ne soient pas dommageables.

Enfin, une thérapie permet pour de nombreux couples de se retrouver et continuer à mieux vivre ensemble.

Sources

  • Sonia León Giraldo, Stéphanie Campergue, Liza Colin, Valérie Le Goff-Cubilier, Christian Bryois, « Consultation d’urgence/crise pour couples et familles : motifs d’urgence et évaluation du traitement », Rev Med Suisse 2009; volume 5. 912-915.

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Un commentaire sur “Thérapie de couple : comment, où et pourquoi faire une thérapie de couple ?

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