Quels sont les différents moyens contraceptifs féminins ?

moyens contraceptifs féminins

A l’heure actuelle, le poids du contrôle des naissances repose encore majoritairement sur les femmes : les moyens contraceptifs sont principalement féminins.

En effet, l’homme a peu d’option aujourd’hui pour contrôler sa fertilité : il peut porter un préservatif (avec le risque qu’il lâche, s’il est mal adapté), choisir un traitement hormonal (à base d’injection) ou bien bénéficier d’une opération chirurgicale, la vasectomie.

Concernant la contraception masculine, nous vous conseillons de jeter un œil à cet article du Monde, paru en janvier 2018.

S’agissant des femmes, il existe de nombreuses méthodes à ce jour.

Les politiques de sensibilisation et les organismes de santé soulignent l’importance générale de bien choisir sa contraception ; que l’on soit un homme ou une femme.

Rappelons l’importance du préservatif, qui protège non seulement de la plupart des IST, mais qui sert aussi de moyen contraceptif.

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Les différents moyens contraceptifs féminins

Nous allons détailler et présenter les différentes méthodes contraceptives, afin de choisir la contraception qui vous convient le mieux.

Il nous paraît important de préciser que ce choix doit être discuté avec un.e professionnel.le de la santé, dans tous les cas.

Les prix et les remboursements indiqués étaient ceux en vigueur en France métropolitaine en 2019.

LE DIU (Dispositif Intra-Utérin)

Ce procédé était plus connu auparavant sous la désignation de « stérilet ». Il en existe deux types : au cuivre ou au levonorgestrel (DIU hormonal).

Le DIU est placé dans l’utérus de la femme par un.e professionnel.le de la santé, qui peut ensuite être retiré à tout moment.

C’est une méthode fiable ; la pose du DIU ne prend quelques minutes et ce dispositif est réversible (il peut être enlevé lorsque la femme le désire).

Son efficacité est comprise entre 4 et 10 ans.

Prix, remboursement et comment l’obtenir 

Un DIU en cuivre coûte 34 euros et un DIU hormonal se situe entre 96 et 107 euros. Ces deux DIU sont remboursés à hauteur de 65%.

Ils sont gratuits :

  • Dans les CPEF (Centre de Planification et d’Education Familiale) pour les mineures et les non-assurées sociales
  • Ou en pharmacie pour les mineures âgées d’au moins 15 ans assurées sociales ou ayant droits

Le DIU est livré sur ordonnance en pharmacie uniquement et sa pose nécessite l’intervention d’un.e professionnel.le de la santé.

La pilule contraceptive

Elle ne concerne que les femmes à ce jour, bien qu’une pilule masculine risque de voir le jour dans les prochaines années.

Selon le type de pilule, il s’agit d’un comprimé à prendre pendant 21 ou 28 jours, quotidiennement et à heure régulière.

C’est le moyen contraceptif féminin le plus répandu, qui présentent parfois des effets secondaires : il est important de la choisir au mieux avec son/sa médecin.

Il existe deux types de pilules : des pilules combinées avec deux hormones (les pilules œstroprogestatives) et les pilules contenant une seule hormone (les pilules progestatives).

Une pilule est classée selon la génération du progestatif ; un avis médical est indispensable pour la choisir.

Prix, remboursement et comment l’obtenir 

Pour les pilules de 1ère et 2nde générations, elles coutent en moyenne 1,50 euros/mois. Les autres pilules sont en vente à des prix libres.

Elles sont gratuites :

  • Dans les CPEF (Centre de Planification et d’Education Familiale) pour les mineures et les non-assurées sociales
  • Ou en pharmacie pour les mineures âgées d’au moins 15 ans assurées sociales ou ayant droits

L’obtention d’une pilule contraceptive nécessite une première prescription médicale ; on peut renouveler l’ordonnance pour 6 mois maximum.

Elle est délivrée en pharmacie sur ordonnance uniquement. Le/la pharmacien.ne peut renouveler l’ordonnance pour 6 mois également.

Le patch contraceptif

Il concerne là aussi uniquement les femmes.

Le patch doit être collé sur la peau une fois par semaine, à renouveler chaque semaine pendant 3 semaines.

On peut le faire soi-même.

La quatrième semaine, la protection reste active, bien qu’il ne faille pas mettre de patch. L’arrêt du patch provoque l’apparition des règles.

Ce dispositif contient deux types hormones : un œstroprogestatif et un progestatif.

Prix, remboursement et comment l’obtenir 

Une boîte coute en moyenne 15 euros et contient 3 patch. Le prix est libre et non remboursé.

Une prescription médicale est obligatoire pour obtenir une ordonnance en pharmacie.

L’implant contraceptif

Il concerne les femmes : on insère sous la peau du bras, un bâtonnet cylindrique de 4cm de long (pour 2mm de large) sous anesthésie locale.

C’est un contraceptif hormonal.

Tout comme le DIU, l’implant peut être retiré à tout moment (par un.e professionnel.le de la santé) lorsque la femme le désire.

Il peut rester en place 3 ans.

Prix, remboursement et comment l’obtenir 

L’implant coute 103 euros. Il est remboursé à hauteur de 65%.

Il est gratuit dans les cas suivants :

  • Dans les CPEF (Centre de Planification et d’Education Familiale) pour les mineures et les non-assurées sociales
  • Ou en pharmacie pour les mineures âgées d’au moins 15 ans assurées sociales ou ayant droits

La prescription, la mise en place et le retrait de l’implant sont effectués par un.e médecin. Il est délivré sur ordonnance en pharmacie.

L’anneau vaginal

Il s’agit d’une méthode contenant là aussi deux types d’hormones (un progestatif et œstroprogestatif).

L’anneau est à placer soi-même à l’intérieur du vagin, comme un tampon. Il est laissé en place pendant les 3 premières semaines, puis il doit être enlevé la 4ème semaine.

La protection est efficace pendant les 4 semaines, avec la survenance des règles lorsqu’on le retire.

Prix, remboursement et comment l’obtenir 

L’anneau vaginal coute environ 16 euros par mois ; son prix de vente est libre et non-remboursé.

Une prescription médicale est obligatoire pour obtenir une ordonnance.  Il est délivré en pharmacie.

Le diaphragme et la cape cervicale

Le diaphragme, tout comme l’anneau vaginal, est à placer soi-même à l’intérieur du vagin.

Il s’agit d’une coupelle en silicone, associée à un produit spermicide, qui a pour effet de bloquer le passage des spermatozoïdes.

La cape en silicone est le même procédé : elle recouvre le col de l’utérus grâce à un dôme très fin.

Ils peuvent être posés juste avant le rapport sexuel, ou plusieurs heures avant ; ils sont réutilisables, mais il est important de les garder pendant 8 heures après le rapport.

Prix, remboursement et comment l’obtenir 

Ils coutent entre 20 et 60 euros.

Le diaphragme est remboursé sur la base de 3,14 euros tandis que la cape est à un prix de vente libre et n’est pas remboursée.

Il est obligatoire d’avoir une prescription médicale, notamment pour apprendre à le/la placer.

Pour le diaphragme, il est délivré en pharmacie sur ordonnance ou dans un CPEF (Centre de Planification et d’Education Familiale).

On peut par contre acheter la cape cervicale et les spermicides (pour le diaphragme) sans ordonnance dans une pharmacie.

Le préservatif masculin

Le préservatif est soit en latex, soit en polyuréthane. Une fois déroulé sur le pénis en érection, il fait office de barrière et retient le sperme.

On doit le retirer après le rapport – en faisant attention de ne pas le perdre – avant de le nouer et de le jeter dans une poubelle. 

Il est non-réutilisable et on peut l’associer à un gel lubrifiant.

Le préservatif masculin est le seul moyen de contraception, avec le préservatif féminin, a avoir une double action : il protège aussi du VIH et de la plupart des IST.

Prix, remboursement et comment l’obtenir 

On peut l’acheter à l’unité aux alentours de 56cts.

Ils sont parfois remboursés sur ordonnance et on les trouve gratuitement dans les CPEF (Centre de Planning et d’Education Familaile) ou les CeGIDD (Centres Gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic du VIH et des IST).

Ils sont en vente libre dans les grandes surfaces, dans des distributeurs automatiques, sur internet, et on peut les acheter avec ou sans ordonnance en pharmacie.

Le préservatif féminin

Il s’agit d’une gaine souple, en nitrile ou en polyuréthane, constituée de deux anneaux aux extrémités. On le place à l’intérieur du vagin.

Il est non-réutilisable, mais on peut le disposer plusieurs heures avant le rapport sexuel.

Prix, remboursement et comment l’obtenir 

La boîte de 3 préservatifs coute 8,30 euros en moyenne; ils sont non-remboursés mais gratuits dans les CPEF et les CeGIDD.

En pharmacie ou sur internet, on les acheter sans ordonnance.

Il protège, tout comme le préservatif masculin, du VIH et de la plupart des IST.

Les spermicides

On les retrouve sous forme d’ovule ou de gel à appliquer dans le vagin avant chaque rapport sexuel.

C’est une solution utilisée plutôt comme un moyen de dépannage ; ils détruisent les spermatozoïdes.

Prix, remboursement et comment l’obtenir 

Les spermicides, selon le type, coutent en moyenne de 5 à 20 euros ; le prix varie d’une pharmacie à l’autre.

Ils contiennent plusieurs doses et sont non-remboursés, sans ordonnance en pharmacie.

Progestatifs injectables

Pour les hommes, il existe un traitement hormonal spécifique, fonctionnant sur les mêmes bases que les progestatifs injectables.

Les traitements de progestatifs injectables consistent pour les femmes :

  • D’une piqûre intramusculaire d’hormones tous les 3 mois. Ce traitement est efficace de manière constante pendant 12 semaines (l’efficacité est immédiate si elle est réalisée dans les 5 premiers jours du cycle menstruel).

La piqûre doit être réalisée par un.e médecin à intervalles réguliers.

Le traitement hormonal pour les hommes :

  • Il consiste à des injections hebdomadaires de testostérone. Lors du traitement en cours, il faut réaliser des spermogrammes et le traitement n’est efficace qu’après 3 mois.

En cours de traitement, les piqures deviennent auto-injectables et l’OMS recommande un usage limité à 18 mois.

Prix, remboursement et comment l’obtenir 

Pour les hommes, les piqûres coutent en moyenne 10 euros par semaine en pharmacie. Elles ne sont pas remboursées par la sécurité sociale.

Pour les femmes, la dose coute en moyenne 3 euros ou sont gratuites dans les CPEF (sur ordonnance) et les CeGIDD.

En pharmacie, une ordonnance est obligatoire.

La stérilisation définitive

On peut envisager cette option ; elle concerne les hommes ou les femmes majeures.

Il s’agit de la vasectomie pour les hommes ou d’une ligature des trompes de Fallope chez la femme.

La stérilité est souvent considérée comme définitive, car les opérations inverses sont compliquées à réaliser.

Ces opérations nécessitent un entretien médical et un temps de réflexion de plusieurs mois après l’entretien (avec une confirmation écrite de la volonté de bénéficier de cette opération).

Elles sont remboursées de 70 à 80% pour les hommes et les femmes.

Existe-t-il d’autres moyens contraceptifs ?

Il existe d’autres méthodes dites « naturelles » avec des efficacité variables et donc plus dangereuses : le retrait avant l’éjaculation ou l’abstinence périodique…

C’est pourquoi nous ne prenons pas la peine de les développer ; elles ne sont pas approuvées médicalement.

On retrouve également une autre méthode de contraception masculine appelée aussi parfois « le slip chauffant ».

Nous ne détaillerons pas longtemps cette méthode car elle n’est pas reconnue par l’OMS et l’ANSP.

Elle consiste à porter un slip réchauffant les testicules, 7 jours sur 7, pendant 15 heures par jour.

Cette méthode mettrait 3 mois à être efficace ou à cesser de l’être.

Important : quelque soit la méthode contraceptive adoptée, elle nécessite un avis médical.

De plus, le préservatif (masculin ou féminin) est la seule protection contre le VIH et la plupart des IST. On peut donc l’associer à d’autres moyens contraceptifs.

Oubli de pilule, problème de préservatif, contraception d’urgence… Comment ça fonctionne ?

Vous pouvez vous retrouvez dans différents cas.

L’oubli de pilule

  • Si l’oubli est de moins de 3 heures pour une pilule progestative (sauf Cézarette qui a un délai de 12 heures) et de moins de 12 heures pour une pilule œstroprogestative (conduite spécifique pour Claira) : il faut impérativement prendre le comprimé oublié et reprendre sa pilule à l’heure habituelle, dans la limité de 2 comprimés par jour.

La femme reste ainsi protégée.

  • Si l’oubli est de plus de 3 heures pour une pilule progestative (sauf Cézarette et ses génériques qui ont un délai de 12 heures) ou plus de 12 heures pour une pilule œstroprogestative (conduite spécifique pour Claira) : il est nécessaire pour retrouver une contraception efficace, de prendre pendant 7 jours consécutifs un comprimé « actif » ; et de continuer à l’heure habituelle ensuite.

(Un comprimé actif est une pilule contenant des hormones. Sur une tablette de 28 comprimés, les comprimés actifs se trouvent en début de plaquette. Les tablettes de 21 comprimés contiennent toutes des comprimés actifs.)

On recommande d’utiliser un préservatif pendant 7 jours.

De manière générale, nous conseillons d’avoir recours à un avis médical en cas d’oubli – celui de votre pharmacien par exemple, d’un.e médecin, d’une sage-femme…

Il existe des cas particuliers.

La contraception d’urgence

On peut y avoir recours, notamment lorsqu’un préservatif se déchire, sans contraception régulière.

Cette contraception « d’urgence » se présente sous la forme d’un comprimé hormonal, à prendre le plus rapidement possible après la prise de risque.

  • Il existe une contraception d’urgence à base de lévonorgestrel : elle coute en moyenne 6,50 euros.

Le comprimé est efficace s’il est ingéré dans les 72 heures (3 jours) après le rapport sexuel non-protégé.

  • L’autre contraception d’urgence est à base d’ulipristal-acétate : elle coute en moyenne 20 euros.

Le comprimé est efficace dans les 120 heures (5jours) suivant le dernier rapport sexuel non protégé.

On peut bénéficier de ces deux contraceptions d’urgence, avec ou sans ordonnance, en pharmacie. Elles sont gratuites pour les mineures et anonymes dans plusieurs établissements de santé : pharmacies, infirmeries scolaires, CPEF…

La médecine préventive des facultés prend aussi en charge cette contraception pour les étudiantes.

Enfin, on peut recourir à un DIU (stérilet) en cuivre dans un délai de 120 heures maximum après le dernier rapport sexuel non-protégé.

Cette option a l’avantage de constituer un moyen contraceptif fiable par la suite.

Moyens contraceptifs : la conclusion

Il est important de prendre le temps, avec un.e médecin, de choisir son moyen de contraception, afin de l’adapter au mieux et d’éviter d’éventuelles grossesses involontaires.

Un avis médical est indispensable pour le choix du contraceptif, notamment pour éviter les contre-indications ou les interactions médicamenteuses.

En cas d’accident (d’un oubli de pilule, d’un non-port du préservatif, d’un déchirement, ou d’une toute autre raison), il est toujours préférable de consulter un.e médecin ou un.e pharmacien.ne, pour établir la marche à suivre.

Vous trouverez toutes les informations complémentaires sur ces sites :

www.sante.gouv.fr/

Ou encore sur le site Sida-Info-Service.

[Vidéo] : Quand consulter un médecin sexologue ?

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