La dyspareunie féminine : les causes, les conséquences et les traitements

Vaginisme

Le terme dyspareunie désigne les douleurs génitales survenant lors de la pénétration. Sa manifestation est plus fréquente chez la femme, mais dans certains cas la dyspareunie peut toucher les hommes.

Cet article traite de la dyspareunie féminine.

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Qu’est-ce que la dyspareunie ?

La dyspareunie est scindée en deux catégories : les douleurs superficielles et les douleurs profondes. 

Les douleurs superficielles se manifestent dès le début de la pénétration et parfois même juste au simple effleurement de la vulve. On parle également de dyspareunie d’intromission ou orificielle. 

Les douleurs profondes, comme leur nom l’indique, sont ressenties plus en profondeur dans le vagin. Par conséquent, elles ne sont ressenties que lors d’une pénétration profonde. 

On distingue également les dyspareunies primaires, qui existent depuis le début de la vie sexuelle, des dyspareunies secondaires qui sont apparues au cours de la vie sexuelle.

Outre les douleurs, la dyspareunie peut entraîner d’autres symptômes tels que des spasmes vaginaux (contraction incontrôlée des muscles vaginaux), une baisse de libido et une perte d’estime de soi qui peut dégénérer en dépression).

Ces symptômes peuvent eux-mêmes nourrir le problème, et détériorer la qualité de la pénétration. Les spasmes vaginaux en particulier augmentent considérablement la douleur lors de la pénétration. 

Fort heureusement, la dyspareunie se soigne. Mais pour la soigne, il faut d’abord en identifier la cause. 

Les causes de la dyspareunie féminine

Elles sont multiples et varient selon que les douleurs sont superficielles ou profondes.

Les causes des dyspareunies superficielles

En premier lieu, il se peut que les préliminaires soient insuffisants et que par conséquent le vagin soit mal lubrifié au moment de la pénétration. 

La dyspareunie est également causée par une baisse en oestrogène, qui est l’hormone sexuelle féminine. Cette baisse d’hormone peut elle-même être d’origines diverses ; on trouve fréquemment, entre autres, l’âge, l’allaitement et la prise d’antihistaminiques (médicaments contre les allergies).

En ce qui concerne les problèmes d’origine hormonale, il y a deux périodes où on les retrouve plus typiquement. Il s’agit de la ménopause et de la période post-accouchement.

En effet au cours de ces périodes l’équilibre hormonal de la femme est affecté. La sécheresse vaginale qui en résulte peut être efficacement traitée à l’aide de lubrifiant. 

Dans le cas de ménopause il est possible de recourir à un traitement hormonal substitutif. 

La période après l’accouchement joint au déséquilibre hormonal des modifications psychologiques faisant passer la libido au second plan.

Parmi les causes de la dyspareunie, on retrouve également les inflammations ou infections de la sphère génitale, du vagin ou des glandes de Bartholin. On peut citer également les inflammations ou infections des voies urinaires.

Autres causes possibles

La radiothérapie appliquée au niveau du bassin peut entraîner une dyspareunie. La radiothérapie agit en effet sur la muqueuse vaginale, les cicatrices en réaction à la radiothérapie, entraînant perte d’élasticité et sècheresse vaginale.

La dyspareunie peut également trouver sa cause dans une allergie. Le plus souvent, c’est une allergie à un gel contraceptif, au latex du préservatif, voire parfois à un lubrifiant.

Certaines malformations congénitales du vagin peuvent entraîner des douleurs au cours de la pénétration. On sera alors en présence d’une dyspareunie primaire, c’est-à-dire existant depuis le début de la vie sexuelle. 

La dyspareunie peut également résulter d’une intervention chirurgicale. Diverses Interventions ont pour effet de rétrécir ou de raccourcir le vagin, ce qui peut entraîner par la suite des douleurs à la pénétration. 

Une hygiène vaginale excessive ou effectuée avec des produits inadaptés peut également causer une fragilisation de la muqueuse vaginale et entraîner des douleurs. 

De manière générale, tout traumatisme de la sphère vaginale est susceptible de créer des douleurs lors de la pénétration. 

La dyspareunie peut enfin être causée par un traumatisme psychologique. Les causes psychologiques sont variées : abus sexuels, culpabilité concernant la sexualité, conflit au sein du couple, etc. 

On peut voir s’ajouter une composante d’origine psychogène au fil du temps. 

Les causes des douleurs profondes

Lorsque la cause de la dyspareunie se situe plus à l’intérieur du vagin, les douleurs ressenties sont plus profondes. 

La dyspareunie profonde peut résulter d’une infection. Que cette infection touche le col de l’utérus, des ovaires ou des trompes de Fallope. 

L’endométriose est une cause de dyspareunie profonde. Plus précisément, ce sont les lésions engendrées par l’endométriose dans la sphère vaginale qui sont source de douleurs pendant la pénétration.

On trouve également parmi les causes de la dyspareunie profonde les tumeurs au niveau de la région pelvienne. Ces tumeurs sont le plus souvent bénignes : fibrome ou kyste ovarien.

Il peut s’agir enfin d’une réaction cicatricielle ayant soudé plusieurs organes pelviens, en réaction à une infection, une radiothérapie ou une intervention chirurgicale.

Dans ce type de dyspareunie, les douleurs ne se manifestent que lorsque ces zones plus profondes sont sollicitées par la pénétration, parfois seulement dans certaines positions.

Le traitement de la dyspareunie

Dans tous les cas, il est recommandé aux couples de chercher des moyens d’avoir du plaisir sexuel ensemble, autrement que par la pénétration. Notamment par l’usage de la bouche, des doigts ou du vibromasseur.

La dyspareunie engendre autant de douleur psychologique que physique et il est très important de tout faire pour conserver une bonne entente dans le couple et un épanouissement sexuel optimal.

L’identification de la cause est importante, car cela va avoir une influence directe sur la manière dont on va soigner la dyspareunie. 

Traitement de la dyspareunie superficielle

Pour la dyspareunie superficielle, on peut utiliser des crèmes anesthésiantes, prendre des bains de siège ou bien utiliser des lubrifiants de synthèse. 

Les crèmes anesthésiantes à appliquer localement permettent de réduire la douleur. 

La pratique du bain de siège peut également aider à diminuer la douleur grâce à la vasoconstriction. 

Enfin, l’utilisation de lubrifiant pendant les rapports sexuels est un bon moyen de pallier le manque de lubrification naturelle. Il faut privilégier les lubrifiants aqueux, plutôt que ceux qui sont à base de substances huileuses. En effet, les lubrifiants huileux peuvent compromettre l’efficacité des contraceptifs en latex de type préservatif ou diaphragme, ainsi que des spermicides. De plus, ils peuvent assécher quelque peu le vagin. 

À cet égard, il faut souligner que l’allongement des préliminaires ne peut avoir qu’un effet positif sur la lubrification du vagin. 

Traitement de la dyspareunie profonde

En premier lieu, il est recommandé de chercher des positions sexuelles dans lesquelles la douleur est moindre. C’est souvent le cas des positions où la femme est sur son partenaire, car elle a alors plus de maîtrise sur la profondeur de la pénétration.

Pour les douleurs profondes ,  en fonction de la cause de la dyspareunie on peut envisager des traitements plus spécifiques.

Lorsque la dyspareunie est causée par une déficience en oestrogène (ménopause, période après l’accouchement) il est possible d’apporter de l’estrogène de synthèse. Soit en crème à appliquer localement soit en comprimé dans le cadre d’un traitement hormonal de substitution.

Lorsque la cause est une infection, le problème sera traité par des antibiotiques ou tout autre produit susceptible d’être efficace (antifongique pour les mycoses par exemple).

En présence de kystes ou d’abcès, le traitement consiste en leur ablation par une intervention chirurgicale.

Il existe également des possibilités de chirurgie correctrice pour les malformations congénitales.

Quant aux rétrécissements acquis du vagin , ils sont rares, mais peuvent bénéficier d’une 

chirurgie réparatrice de nos jours bien codifiée. 

Aspect psychologique de la dyspareunie

Le volet psychologique est très important dans le cas de la dyspareunie. À  la douleur physique, s’ajoute une souffrance psychologique liée à l’importance de la relation sexuelle. De plus la dyspareunie est souvent en partie causée par  une origine psychogène. 

On a donc toujours dans la dyspareunie un volet psychologique important. Dans certains cas il peut même être la cause de la dyspareunie. 

Lorsque la dyspareunie arrive progressivement c’est un indice de cause physique et lorsqu’elle arrive brutalement cela peut signifier que la cause est psychologique.  

L’aspect psychologique n’est donc pas à négliger, et il peut être traité par le biais des thérapies cognitivo-comportementales. 

La dyspareunie est une souffrance pénible, culpabilisante et très compliquée à gérer pour la femme, et ce pour plusieurs raisons.

La douleur se présente au moment du rapport sexuel qui est un acte particulièrement intime et important. De plus cette douleur est provoquée par l’intrusion du partenaire, ce qui peut être symboliquement difficile à gérer pour la femme. 

Comme souvent, en matière de sexualité, le manque de communication peut être délétère. La femme qui refuse d’en parler à son partenaire va rester seule avec sa souffrance et éviter les rapports sexuels. L’impact sur le couple est alors très négatif. 

Comme toujours une bonne prise en charge commencera par une information la plus complète  possible qui s’efforcera de dédramatiser, de rassurer et d’orienter vers la meilleure voie thérapeutique.

Il sera souvent souhaitable que le partenaire soit présent, au moins à la première consultation si  les mesures simples citées plus haut n’ont pas été efficaces.

Qui consulter ?

Il est très important de ne pas nier le problème et de le prendre en charge dès les premiers symptômes. Il est possible d’en parler avec son médecin traitant ou bien son gynécologue. L’essentiel étant d’être suffisamment à l’aise pour se livrer.

Les médecins sexologues sont particulièrement compétents pour traiter cette affection en raison de la pluralité de ces impacts (physiques, psychologiques et sur le couple). 

Sources

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