Cancer du col de l’utérus : l’importance de la prévention

cancer du col de l'utérus

Le cancer du col de l’utérus est de moins en moins fréquent dans les pays industrialisés. Et pour cause, l’accent est mis sur la prévention depuis plusieurs années, à des stades primaires ou secondaires.

Pour autant, le cancer du col de l’utérus reste mortel pour une patiente sur deux.

Même si l’organisation des frottis a très largement réduit la mortalité de ce cancer, il reste néanmoins un sujet grave dans les pays en voie de développement – qui malheureusement restent encore souvent mal organisés.

Nous détaillerons pour vous les mesures qui permettront de faire régresser radicalement cette mortalité :

  • Une diffusion de la vaccination anti-HPV
  • Une meilleure analyse des virus concernés
  • Un meilleur dépistage en association
  • Et enfin l’introduction d’un dépistage ciblé des virus responsables de ce cancer

Cancer du col de l’utérus : une nette progression des mesures médicales

Il s’agit sûrement du cancer qui a fait l’objet des meilleures mesures de prévention ces dernières années.

Malgré tout, il reste dans les pays en voie de développement un fléau répandu.

L’avancée en matière de dépistage – dans les pays pouvant se le permettre financièrement – a par contre permis de faire régresser le nombre de décès de ce cancer, en éliminant les lésions précancéreuses de manière précoce.

On associe majoritairement le cancer du col de l’utérus aux infections du papillomavirus, particulièrement fréquentes lorsqu’une femme débute sa vie sexuelle. On estime que 80% des femmes présentent une infection par HPV au cours de leur vie.

Et on juge par ailleurs que le pic d’incidence de cette infection se situe avant 25 ans, alors que les cancers se développent généralement au-delà de 40 ans.

Cancer du col de l’utérus et papillomavirus

L’infection par papillomavirus commence dès que la femme ou la jeune femme a des rapports sexuels.

La contamination est particulièrement rapide (plus de 50% après un rapport) et la transmission virale peut aussi se faire en dehors de la pénétration.

Dès lors, la majorité de la population féminine, et masculine très certainement, est un jour porteur de l’infection, qui reste sans conséquence.

Le cancer du col de l’utérus reste une manifestation assez rare et grave, d’une infection par contre très fréquente.

Caractéristiques du cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus se présente sous forme de lésions précancéreuses et sans symptômes pendant plusieurs années.

Et c’est seulement plus tard qu’il va se développer et s’étendre. Généralement, les lésions vont régresser d’elles-mêmes, et seul un petit nombre va se transformer en cancer.

Malgré tout, son évolution naturelle, des dépistages réguliers et un traitement adéquat des lésions précancéreuses, font que ce cancer se prête bien au dépistage.

La prévention du cancer du col de l’utérus

Le dépistage du cancer du col de l’utérus peut prendre plusieurs formes :

  • Primaire : banaliser le port du préservatif et la vaccination anti-HPV pour éviter l’infection par papillomavirus
  • Secondaire : détection des lésions précancéreuses  en prélevant des cellules superficielles, permettant la destruction et la résection des lésions de dysplasie (anomalie dans le développement des tissus ou des organes)

Toutefois, le port du préservatif ne permet pas d’éviter complètement l’infection par HPV, même s’il réduit la persistance des lésions chez une femme déjà infectée (en réduisant les cycles « infection/guérison/infection »).

La réalisation des « frottis de dépistage » (qu’on appelle aussi frottis cytologique) a représenté une réelle avancée dans la lutte contre le cancer du col utérin.

Des recommandations européennes ?

Les recommandations européennes visent par exemple à étendre un frottis de dépistage chez 80% des femmes entre 25 et 65 ans, en y associant une vaccination.

Pour autant, même si les femmes jeunes semblent avoir intégrer ce paramètre, la population âgée n’est que très partiellement dépistée ; et le cancer du col de l’utérus a par conséquent une mortalité élevée chez elle.

Pour résoudre cette difficulté et la réticence de certaines femmes à se faire dépister, des méthodes de self-sampling (auto-échantillonnage) permettent aux femmes de recueillir elles-mêmes leur échantillon.

La mise en place de tous ces dispositifs a permis de faire reculer indéniablement l’apparition et la mortalité des cancers du col de l’utérus dans les pays développés.

Quelle prise en charge des lésions précancéreuses détectées ?

Pour prévenir le risque que des lésions précancéreuses se développent, on opère généralement à une conisation cervicale (opération de chirurgie visant à retirer une partie du col de l’utérus).

Si cette opération remplit bien ce rôle de prévention, elle comporte néanmoins un certain nombre de complications telles que des accouchements prématurés ou des ruptures prématurées des membranes…

C’est pourquoi il faut privilégier la prévention au stade primaire.

La vaccination anti-HPV

Deux vaccins sont actuellement disponibles. Le premier est le Gardasil, présentant une immunité contre les souches 6, 11, 16 et 18 du papillomavirus.

Il est particulièrement efficace pour protéger du développement des lésions précancéreuses du col de l’utérus mais aussi du vagin, de la vulve et de l’anus.

L’autre vaccin est le Cervarix, qui génère une immunité contre les souches 16 et 18. En association, on administre un adjuvant (ASO4), ce qui permet au vaccin de protéger des lésions cervicales des deux types viraux 16 et 18 et d’autres souches de papillomavirus.

Enfin, il faut savoir que dans 70% des cas, le cancer du col de l’utérus est causé par des souches de types 16 et 18.

Les traitements du cancer de l’utérus

Les traitements dépendent de l’avancée des lésions et du stade du cancer (on compte 4 stades).

  • Si la tumeur est de petite taille et limitée au col de l’utérus : surveillance simple si la totalité de la tumeur a été enlevée ; ce qui permet à la femme de garder son utérus. Une chirurgie peut cependant être nécessaire : une hystérectomie visant à enlever l’utérus et les ganglions associés ou une chirurgie conservatrice (préservation de l’utérus).

Mais en fonction des stades du cancer, on prescrit d’autres traitements, parmi lesquels :

  • La radiochirurgie : elle consiste en une curiethérapie puis d’une colpo-hystérectomie
  • Une radiothérapie en plus d’une curiethérapie, lorsqu’on contre-indique la chirurgie
  • Une radiochimiothérapie concomitante pour les stades du cancer les plus sévères

Les effets de secondaires des traitements du cancer du col de l’utérus

N’importe quel traitement du cancer du col de l’utérus peut comporter des effets secondaires. Mais ils ne sont pas les mêmes pour toutes les femmes. Certaines femmes éprouvent peu ou pas d’effets secondaires, quand d’autres en ont beaucoup.

Lors d’une séance de radiothérapie, on cherche à protéger au maximum les cellules saines qui se trouvent dans la zone concernée. Mais il arrive que des cellules saines soient touchées et provoquent des effets secondaires.

Parfois ces effets secondaires se font ressentir pendant la radiothérapie, juste après ou plusieurs jours, plusieurs semaines plus tard.

Parmi les effets secondaires les plus fréquents, on retrouve :

  • De la fatigue
  • Des irritations du vagin et de la vulve
  • Diarrhée
  • Nausées et vomissements
  • Troubles mictionnels (envie d’uriner fréquemment)
  • Un nombre bas de cellules sanguines
  • Ostéoporose
  • Lymphœdème
  • Des troubles sexuels

Si vous éprouvez le moindre effet secondaire, rapprochez-vous immédiatement des médecins, qui vous aideront à les soulager au mieux.

Que faut-il retenir ?

Grâce au développement de la prévention, le cancer du col de l’utérus est maintenant une pathologie assez rare dans les pays industrialisés.

Malheureusement, le traitement « préventif » comporte encore des effets secondaires. Pour cette raison, les instances de santé recommandent l’association de la vaccination ET des frottis.

Et espérons voir d’ici quelques années, un frottis virologique.

Sources

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